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- 25 novembre 2017 Temps de lecture : 15 minutesPourquoi il est important de numériser les examens?
L’industrie EdTech est en plein boom, c’est un fait. Il est prédit qu’en 2020, les investissements dans le secteur représenteront plus de 252 milliards de dollars, avec une croissance de 17% par an. Depuis 2010, de nombreuses start-ups (Coursera, Udemy, Courserio, Khan Academy, FutureLearn etc.) ont marqué l’industrie de l’éducation en proposant de nouvelles solutions : Le positionnement des start-ups Toutes ces entreprises qui ont fait de l’EdTech une révolution se positionne souvent sur un même challenge, proposer un accès quasi-illimité aux sources de connaissances et d’apprentissage sur plateformes digitales et améliorer le processus d’acquisition de connaissances. Seulement voilà, ces connaissances doivent avoir une valeur professionnelle. Pour l’acquérir, il est toujours nécessaire d’apposer une valeur académique à chaque étudiant, soit une note. Or, la forme même de l’examen n’a que peu été abordée par les projets tech. Aussi est-il utile de savoir comment révolutionner ce sujet? Quelques startups telles que TestWe, avec son produit logiciel d’examen, se sont lancées dans la course. L’évaluation digitale n’est pas qu’une sous partie de l’EdTech mais bien un moteur d’avenir, un moteur crucial de l’industrie. Et ce pour cinq raisons. 1 – L’évaluation digitale assure une légitimité aux cours en ligne et aux institutions Une des seules raisons pour lesquelles les plateformes de cours en ligne ou MOOCs ne sont pas encore reconnus à 100% sur le marché du travail est qu’il est encore trop facile de tricher. Oui, nous avons tous pu avoir l’occasion de tricher à certains examens. Imaginez alors la tentation quand vous savez qu’en un clic la réponse à votre question est face à vous, et ce sans aucune barrière. Alors oui, la confiance et la rigueur sont les premières valeurs capables de nous empêcher de passer le cap, mais face à d’autres, l’obtention d’un diplôme en ligne ne paraît pas toujours crédible. Et si l’on rendait ces examens anti-triche ? C’est le défi que nous nous sommes lancé à TestWe, en offrant une solution garantissant la sécurité des examens en ligne. Nous avons pu remarqué à quel point cette solution était utile pour les institutions et plateformes de cours en ligne, ainsi que pour les étudiants et professionnels, en quête d’officialiser leur cours et diplômes en ligne autrement que par un paiement. 2 – Les évaluations en ligne offrent de la flexibilité aux étudiants… Nous savons tous que les millennials illustrent ce besoin d’être en permanence en mouvement, d’accomplir plusieurs choses en même temps. Aussi, permettre aux étudiants de valider leurs examens sans leur imposer une contrainte de lieu peut se révéler être moins stressant pour eux (par exemple, au Royaume-Uni, 96% des étudiants ressentent un stress à l’idée d’entrer dans la salle d’examen). Cette option de flexibilité peut faire en sorte d’améliorer leur organisation et leur processus d’apprentissage sans pression. 3 – …et aux professeurs Le temps et la flexibilité sont deux variables cruciales pour les professeurs, habitués à travailler sur les copies de leurs élèves en dehors de leurs heures de travail et qui plus est dans des endroits relativement insolites (comme les transports en commun). N’oublions pas non plus le risque des pertes de copies, ce qui peut arriver particulièrement dans des écoles et institutions internationales où de nombreux étudiants en échange où étudiants étrangers viennent de plus cinquantes pays différents. Centraliser toutes ces données (évaluations, corrections, suivis etc.) en une solution accessible online et offline est un gigantesque moyen de gagner du temps (et de l’espace) pour les professeurs. À TestWe, on l’a bien compris. 4 – Les évaluations sont de formidables sources de données utiles pour les institutions académiques Il existe peu de données aussi intéressantes que les évaluations pour une institution académique (résultats, suivis, syllabus, objectifs de cours etc.) afin de noter et valoriser son éducation. C’est encore plus par exemple pour les organismes d’accréditations qui, lors des renouvellement de statut (soit généralement tous les cinq ans), passe un temps considérable à chercher, chercher et rechercher parmi tous les documents fournis par l’école, l’université, etc. afin de réaliser leur audit. Numériser ces informations est donc décisif, et ce, pour tous les acteurs de l’éducation. Ce fut le cas de Christophe Rouillon, directeur de l’ESSCA (campus de Shanghai) et l’un de nos premiers collaborateurs et utilisateur de TestWe. L’ESSCA étant accrédité AACSB, Mr. Rouillon a pu nous affirmer à quel point “il est terrible et long de réunir tous les dossiers et de les analyser, pour les administrateurs de l’école, ainsi que pour les analystes de l’AACSB”. 5 – Ne pas sous estimer l’impact environnemental du papier La consommation du papier a un impact significatif sur l’environnement: pollution de l’eau, de l’air, déforestations… De votre journal du matin aux examens sur table à l’école, tous ses modes de consommations ont la même finalité sur l’environnement. En Août 2017 déjà, les déchets de papiers représentent 356 millions de tonnes. Et la consommation croît toujours dans certains pays, tout en détruisant de précieux écosystèmes. La solution digitale est environnementalement parlant – inévitable ! Plus de méthodes pédagogiques ? Consultez nos autres articles à ce sujet
- 23 octobre 2017 Temps de lecture : 5 minutesL’eSport fait son entrée dans l’Enseignement supérieur
1.1 milliards de dollars, c’est ce que représentera l’industrie de l’eSport en 2019. Et pour cause, l’industrie crée des fans autour de ses jeux passionnants et engageants. De l’aventure épique de World of Warcraft (Blizzard), aux face à face d’équipes on ne peut plus stratégiques de League of Legends (Riot Games), il n’aura pas été très difficile pour de simples jeux de divertissement de devenir de véritables sports en arènes où les “wow” résonnent face aux habiletés intellectuelles et techniques phénoménales illustrées par les meilleurs joueurs du monde. Sans parler des “gamers”, l’eSport c’est maintenant 300 millions de spectateurs, soit la population des Etats-Unis, pas mal pour un peu moins d’une décennie de développement. Le jeu est maintenant devenue une industrie incluant marketing, management, innovation, médias, paris sportifs… Et déroule désormais son tapis rouge dans le monde de l’éducation. En effet, aux Etats-Unis par exemple, des universités ont fondées leurs propres équipes et programme d’eSport, pas seulement la pratique du jeu mais aussi la gestion d’équipe, le marketing, le développement de jeux etc. C’est notamment le cas de l’Université de Californie – Irvine, première université publique et une des premières à avoir fait le premier pas, grâce notamment à des investissements et dons de Riot Games (l’entreprise derrière League of Legends) et d’autres organisations. Le résultat est évident : les universités proposant ces programmes en complément des études ou bien en temps plein voient leurs demandes d’inscription s’envoler. On retrouve cette même tendance à l’Hunan Sports Vocational College en Chine ou la Staffordshire University au Royaume-Uni. Mais l’introduction du eSport dans l’Éducation supérieure fait désormais partie prenante de l’introduction du jeu et de la technologie dans l’éducation. Et les répercussions sont nombreuses. L’eSport fait donc aussi partie de la famille EdTech et offre un horizon au beau fixe à ses admirateurs mais aussi aux étudiants, professeurs et administrateurs d’écoles sans oublier les entrepreneurs. Il sera intéressant d’observer les impacts des jeux et du eSport dans l’éducation et l’éducation supérieure au moyen et long termes. Comment cela va t-il changer notre approche à l’éducation et à l’apprentissage ? Quelle influence auront ces changements de supports d’apprentissage sur l’évaluation et l’accompagnement des étudiants ? On a notre petite idée mais… Affaire à suivre. Plus de méthodes pédagogiques ? Consultez nos autres articles à ce sujet