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On a l’habitude de lire que l’Éducation connaît une transformation significative, notamment grâce à l’utilisation des nouvelles technologies. Réalité Virtuelle, Réalité Augmentée, gamification, Big data etc. Loin de moi l’idée de contredire cette affirmation. En effet, cette transformation est factuelle ! Les disruptors dans l’Edtech courent les rues aujourd’hui.

Il faut néanmoins nuancer. Notamment lorsqu’on affirme que la tech doit s’adapter à une génération d’étudiants millenials/generation Z, appelés aussi les digital natives.

Oui, digital natives. Une génération qui serait baignée dans la tech, une génération qui dès l’adolescence, ou même l’enfance, manipulait la technologie comme pas deux.

Chez TestWe, nous nous sommes souvent ralliés à cette idée. Erreur fatale : preuve à l’appui.

Vous le savez (ou peut être pas encore), notre solution tend à numériser le processus d’évaluation d’une institution à 100%, de la création d’un examen jusque la remise de la certification. Plus de papier donc.

Le but est aussi de permettre aux étudiants de présenter leurs examens sur leur propre ordinateur et dans un environnement simili-professionnel.


Ok, donc voici nos trouvailles :

  • 50% d’entre eux ne savent pas bien gérer leurs emails

  • 35% ne savent pas naviguer sur leur ordinateur

  • 30% ne savent pas comment installer un logiciel

  • c’est rare, mais certains ne savent pas différencier les différents OS


Certains diront que cela explique simplement que les générations millenials et generation Z n’utilisent plus leur ordinateur mais plutôt leur smartphone. Regardez ! 95% d’entre eux commandent de la nourriture, une chambre Airbnb ou un taxi via leur smartphone !

Pourquoi pas, mais travaille t-on désormais sur des écrans, qui bien que de plus en plus larges, restent de la taille d’une main ? Non, l’ordinateur reste l’outil numéro 1 de toute tâche “importante”. D’atant plus que ces outils sont de plus en flexibles et portables en tout lieux.


Alors tenez vous bien ! Tenez vous mieux !

Attention ! Il est vrai, l’enjeu n’est pas vital mais il souligne l’importance de l’idée suivante :

Les étudiants sont des digital natives en ce qu’ils sont nés majoritairement dans un environnement saturé par la tech et les médias. Oui.

Mais si l’on considère le terme digital natives en tant que génération naturellement dotée de capacités à comprendre et maîtriser le numérique alors nous en sommes loin comme l‘explique cette étude de Kate Moran pour le Nielsen Norman Group.

On parle plutôt de digital consumers, des consommateurs de ce que les entreprises tech leurs fournit tel que du contenu, des biens matériels, des informations, des liens sociaux etc.


Cela implique deux choses pour l’Éducation supérieure aujourd’hui.

Tout d’abord, il n’est pas nécessaire de faire 100 pas en avant et de proposer des solutions technologiques poussées ayant pour but de changer du tout au tout la manière dont on apprend.

Surtout quand on en a besoin de 10 tout au plus pour pouvoir faire en sorte de régler un problème central en ce moment, le skills gap, ou le déficit de compétences qui touche les nouveaux diplômés.

Ces derniers arrivent sur un marché du travail en besoin de talents technologiques, certes, mais surtout de personnes pouvant apprendre vite, bien et pouvant mettre en application ces compétences rapidement. Aussi, si plus de 70% des deans considèrent les nouveaux diplômés comme qualifiés pour leur premier emploi, moins de 40% des employeurs partagent cet avis.

Ce qu’il faut, c’est donc déterminer quels besoins du marché du travail et de l’innovation peuvent être répondu pendant le parcours universitaire. Allons sur la VR en école de commerce, par exemple, si dans 10 ans, il est perçu que plus de 50% des étudiants aujourd’hui l’utiliseront régulièrement.

Ensuite, dans la même mouvance, il faut pouvoir être capable d’appliquer un changement d’habitude auprès des apprenants. Par la pédagogie, promouvoir un travail non multi-tâche, symbole de la génération millennial et pourtant si destructeur en termes d’apprentissage et de “productivité”.

Ainsi, en conclusion, il n’y aura pas de révolution de l’apprentissage tant qu’on continuera notre fixette sur les nouvelles technologies, aussi bénéfiques soient-elles. Couplés à celles-ci, ce sont des mesures claires et des changements d’habitudes qui doivent être opérés.

Affaire à suivre.