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15 janvier 2020

Utiliser le Growth Hacking Pour Améliorer l’Apprentissage ?

Utiliser le Growth Hacking Pour Améliorer l’Apprentissage ?

Résumé

  • Le Growth Hacking a prouvé son efficacité et joue désormais un rôle clé dans la croissance de nombreuses organisations
  • L’exploitation des données et l’innovation technologique sont deux objectifs très recherchés aujourd’hui dans le monde de l’Éducation
  • Appliqué à la formation, cela revient à hacker l’apprentissage en quelques sortes : c’est l’application d’un processus d’apprentissage ayant pour but d’accélérer l’intégration des connaissances et l’optimisation des formations dans le but de favoriser l’apprentissage à travers divers projets et initiatives. Tout cela, à partir d’analyses de données et de feedback constants.

Growth hacking, quel bilan ?

Cela fait maintenant des années que le Growth hacking est un terme très recherché dans le monde du Marketing, des startups et de l’entrepreneuriat. Des entreprises de toutes tailles sont maintenant désespérément à la recherche de “growth hackers” sans vraiment savoir ce que cela veut dire, ce qui me fait toujours doucement rire.

Mais attendez, avant cela, un petit retour sur ce qu’est le growth hacking :

  • Appelons cela l’exploitation de données et des processus d’expérimentation rapide ayant pour but de faire croître une entreprise de la manière la plus optimale possible. Ceci, avec le minimum d’argent investi. On parle bien d’optimisation dans un seul but, celui d’une croissance rapide.
  • Puis, il y a le “Growth hacking process”, basé sur le design thinking. On parle toujours d’optimisation mais cette fois de l’organisation d’une équipe et du travail, cette fois-ci dans un but relativement différent: l’entretien d’une idéation constante et d’une rapidité d’exécution au sein de l’équipe. C’est ce qui nous intéresse ici.

De plus en plus d’académies ou d’agences de Growth hacking ont pu déjà faire leur entrée sur la scène, comme par exemple l’académie néerlandaise de Growth Tribe. Les choses commencent à devenir excitantes en ce que des universités commencent elles aussi à engager des partenariats avec ces académies (c’est notamment le cas de The University of Amsterdam).

Proposer des cours de Growth hacking c’est bien ! Mais pourquoi ne pas tenter de l’appliquer aux processus d’apprentissage ? D’une certaine manière, c’est plus ou moins le cas aujourd’hui et certains éléments aujourd’hui en cours d’utilisation et de développement prouvent que le Growth hacking est bien compatible avec l’apprentissage.

Qu’est-ce qu’un Growth process ?

Parlons ici du modèle GROWS développé par Growth Tribe. Celui-ci est composé de cinq étapes :

  1. Idéation : on collecte un certain nombre d’idées à expérimenter
  2. Priorisation des idées : on classe ces idées et on leur donne un score le plus objectif possible afin de les prioriser
  3. Renseignements sur l’expérience à suivre : le but ici est de détailler comment l’expérience, la mise en application de l’idée, sera organisée. Objectifs sur l’apprentissage, seuil de succès, seuil d’échec, durée de l’expérience etc.
  4. Mise en application de l’expérience
  5. Analyse des résultats : on analyse les résultats de l’expérience grâce à des données quantitatives et qualitatives, déterminons le succès ou l’échec et l’implémentation de l’idée dans le curriculum en cas de succès
  6. On recommence !

Si le GROWS process est appliqué afin de favoriser la croissance d’une entreprise ; appliqué à l’apprentissage, le but ultime pourrait être de forger un mix pédagogique ou un mix de pratiques favorisant au mieux l’apprentissage chez les apprenants.

Hacker l’apprentissage ?

Hacker l’apprentissage revient à appliquer un processus d’apprentissage ayant pour but d’accélérer l’intégration de connaissances et l’optimisation des formations dans le but de développer les soft skills et hard skills des apprenants à travers divers projets et initiatives.

Tout cela, à partir d’analyses de données et de feedback constants. À l’échelle d’un individu, hacker l’apprentissage semble simple à comprendre et déjà vérifié.

En effet, Tim Ferriss, growth hacker, auteur et investisseur, a développé une méthode d’apprentissage similaire à ce qu’on appelle ici hacking de l’apprentissage qui lui a permis de devenir chef cuisinier, maître en art martial, auteur à succès, tout cela en partant de rien et en des temps records.

En effet, grâce à une méthodologie d’optimisation, on perd moins de temps, on décompose l’apprentissage en chunk, en parties et sous parties, on s’auto-évalue et on détermine la marche à suivre. Du côté pédagogue, la question est peut être plus complexe car on ne cherche pas à apprendre, mais à mieux former. Comment un tel processus permet-il une optimisation de l’apprentissage ?

Tester des outils pédagogiques

Grâce à l’utilisation d’un modèle type GROWS, on peut accélérer le test d’une solution et de son efficacité pédagogique sur un apprenant. Plutôt que d’essayer un outil Edtech sur un an ou six mois, utiliser ce type de modèle permet de déterminer leur efficacité en seulement 2 mois.

Surtout, la communication entre formateurs devient plus clair, en ce que le rapport d’expérience développé à la fin de l’expérimentation resterait consultable par tous les autres formateurs ; un rapport d’expérimentation accompagné de données quantitatives-qualitatives.

Tester des méthodes pédagogiques

De la même manière, on peut plus rapidement tester et plus facilement mesurer l’efficacité de certaines pédagogies avec les apprenants dans des contextes particuliers. Le but ici n’est pas de déterminer si une pédagogie est bénéfique ou non mais si elle est bénéfique à un groupe d’apprenants dans un certain contexte, dans un certain type de formation.

Lors des analyses de résultats, suite à une semaine ou deux de formation, on peut déjà avoir accès à des données quantitatives (résultats aux divers tests) ainsi qu’à des données qualitatives via les feeback et les poll aux apprenants qui permettront d’en savoir plus sur la qualité des formats de cours ainsi que leur efficacité ressentie par les apprenants.

Tester des formats d’évaluation

Là encore, il est important de pouvoir rapidement déterminer les formats d’évaluations qui permettront de concevoir l’évolution de l’apprentissage de l’apprenant. Le problème, c’est qu’aujourd’hui ces expérimentations ne sont que très peu effectuées, l’on préfère alors utiliser un à trois formats d’évaluation, généralement les plus connus (essais, QCM, réponses courtes) sans aller plus loin.

Aussi, si l’on cherche à obtenir un retour qualitatif et quantitatif le plus authentique possible, qui nous permettra de comprendre si oui ou non un apprenant acquiert les connaissances, il est primordial d’adapter une évaluation à un sujet de formation en particulier.

Sinon, on peut passer à côté de l’essentiel et donner une observation ou une note à un apprenant qui seront mal justifiées. Autrement dit, on aura une vision biaisée de son apprentissage. Utiliser un processus de type GROWS permettrait aux instructeurs de rapidement déceler le format idéal pour un groupe d’apprenant avant même d’avoir procédé au évaluations déterminantes du programme.

Conclusion

Il existe évidemment d’autres cas selon lesquels les principes et les processus du Growth hacking s’appliquent effectivement au monde de la formation. Aussi, il est raisonnable d’opter pour un modèle similaire afin de gérer une formation au mieux.

Petit rappel : si le growth hacking tend à déterminer les moyens qui permettront à une entreprise de croître, « hacker l’apprentissage » a lui pour but d’utime de déterminer la forme optimale d’une formation qui favorisera au mieux l’apprentissage.

Les contextes et les échelles de temps, notamment, seront évidemment différentes, mais cela ne veut pas dire qu’appliqué aux formateurs, le processus soit inefficace, bien au contraire.

Je reconnais que cet article peut sembler hasardeux, ce n’est après tout qu’une idée, aussi n’hésitez pas à venir la discuter avec moi sur LinkedIn: Goran Nikcevic.

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Concrètement, vous êtes amené à raisonner en coût réel par candidat certifié, en intégrant : les replanifications, les sessions sur-mesure, les frictions administratives, les reprises liées aux incidents. Pour tenir l’équation économique, beaucoup d’acteurs cherchent à mutualiser les jurys, à standardiser les épreuves et à basculer vers des modalités à distance. L’évaluation numérique devient alors un levier d’industrialisation. Mais si l’intégrité n’est pas maîtrisée, elle devient aussi un point de fragilité.   3. Encadrement, audit et France Compétences : ce qui est imposé aux certifications Quand l’argent public se resserre, la preuve devient centrale.Financeurs et autorités de contrôle attendent des éléments opposables, pas des intentions. Cette exigence de clarté et d’harmonisation est d’ailleurs formalisée par la Commission de la certification professionnelle, qui a récemment publié un vademecum actualisé précisant les attendus en matière de référentiels, d’évaluation et de décisions certifiantes. Vous devez être en mesure de prouver, à tout moment : l’identité du candidat, sa présence effective, le déroulé de l’épreuve, les incidents survenus et les décisions prises. À cela s’ajoute un enjeu de conformité. Les dispositifs de surveillance, notamment à distance, doivent rester proportionnés, alignés avec le RGPD et les recommandations de la CNIL. La capacité à expliquer ce qui est collecté, pourquoi, et combien de temps, devient aussi importante que la technologie elle-même.   4. Garantir l’équité sous plafond budgétaire Si vous opérez sur un réseau multi-sites, vous êtes particulièrement exposé. Une même décision ne pleut plus varier selon le lieu, le superviseur ou l’outil utilisé. 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