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Que l’on parle de formation professionnelle ou d’Enseignement supérieur, évaluer c’est la clé. C’est ce qui nous permet de déterminer l’acquisition de compétences par un apprenant, de déterminer le bon déroulement d’un cours ou d’une pédagogie. C’est le facteur déterminant d’une formation accomplie et efficace.

Si dans la formation professionnelle on observe un réel accent posé sur l’évaluation et l’étude de l’évaluation, dans l’Enseignement supérieur, aujourd’hui et pour un certain nombre de facteurs, évaluer et noter a un effet de déconnexion avec l’apprentissage. L’apprenant ne cherche qu’une chose, la meilleure note possible sans penser à une courbe d’amélioration et à se concentrer sur ce qui l'intéresse dans certaines formations. Cela revient à évaluer pour le futur employeur et non pour l'apprenant.

Mais là encore, avec des taux d’engagements très faibles dans les formations professionnelles à l’interne comme en centres de formation, il semble qu’il y ait un problème de la pédagogie à l’évaluation.

Il est donc nécessaire de revoir les bases d’une bonne stratégie d’évaluation, celle-ci étant l’accélérateur et la balise d’apprentissage.

Cependant, concevoir une bonne stratégie d’évaluation, c’est un sacré casse-tête. Il faut se poser les bonnes questions, accepter certains biais, discerner l’utile du “trendy” dans les types d’évaluations et savoir ce qu’on en fait.

La docimologie : poser les bases d’une évaluation

Pour bien évaluer, il faut savoir de quoi on parle et pour cela il y a la docimologie, ou science de l’épreuve, développée depuis les années 1920.

L’objectif de la docimologie est tout d’abord de comprendre l’importance d’un certain nombre de facteurs ayant un impact sur une évaluation. Il y a les facteurs environnementaux comme l’état de fatigue d’un apprenant ou la pression exercée sur celui-ci. Il y aussi des facteurs psychologiques comme l’effet de contraste : un apprenant ne réussissant pas une série de questions alors que le précédent si, peut provoquer une mauvaise notation du premier par l’évaluateur.

Il est donc important de prendre en compte ces facteurs avant de se poser les questions suivantes :

  • Quelle compétence évaluer ?
  • Pourquoi ?
  • Pour qui ?
  • Comment (quel format d’évaluation) ?


La question des compétences à évaluer

Dans l’Enseignement supérieur, nombre de compétences à valider sont formulées par les accréditations internationales et les standards nationaux. Oui, leur expertise à ce sujet est claire, néanmoins, il reste important pour des formateurs/ enseignants de s’approprier la question des compétences, ceux-ci étant les accompagnateurs des apprenants.

Se poser la question des compétences à évaluer est essentielle afin d’établir une stratégie d’évaluation, pour savoir si la formation est efficace, pour baliser la progression de l’apprenant et adapter la suite de l’apprentissage par rapport à cela.

Ensuite vient la question suivante : “comment évaluer une compétence précise lors d’un examen ?”

À ce sujet, il faut différencier deux méthodes : le questionnement libre et le questionnement indicé. Le premier correspond à poser une question ouverte qui permettra à l’apprenant de faire fonctionner sa mémoire et structurer sa réponse de la manière la plus libre possible, selon son propre raisonnement. Le second consiste à proposer des indices, des chemins possibles à l’apprenant afin de participer à la mise en route de la mémoire et du raisonnement. Évidemment, il semble plus intéressant, et aussi plus long, d’opter pour la première méthode si l’on veut plus précisément :

  • savoir ce que connaît l’apprenant
  • savoir ce qu’il croît connaître

Dans tous les cas, s’assurer de clarifier au maximum les questions est essentiel si l’on veut que l’apprenant délivre son savoir. Une pression, une mise en compétition, un piège, et les résultats seront faussés ou inutilement minés. Bizarrement c’est plutôt cela qu’il se passe en formation et dans l’Enseignement supérieur.

Pour quel format d’évaluation faut-il opter ?

Et c’est à ce moment que ça devient un sacré foutoir. QCM, dissertation, QCU, exposé, simulation … bref on ne sait plus que choisir pour quelles compétences et dans quelle formation.

Alors remettons de l’ordre dans tout cela. Tout d’abord, il faut discerner cinq types d’évaluations différentes.

  • La sommative ou certificative permet d’observer l’acquisition des compétences. On va droit au but on pose des questions auxquelles on attend des réponses précises

  • La formative est un diagnostique des connaissances d’un apprenant. C’est une évaluation à but pédagogique qui permet à un apprenant de mieux comprendre sa progression et à un formateur de mieux l’aider

  • Dans le même sens que la formative, il y a l’évaluation continue, tout au long de l’année, qui a le même objectif que la précédente

  • L’évaluation authentique permet d’observer l’acquisition des compétences d’un apprenant dans le cadre le plus réel possible. Simulation, réplicât de situation, plus c’est réel mieux c’est et c’est très efficace bien que pas toujours adaptable à toutes sortes de formation

Maintenant qu’on a tout cela, que choisir ? Aujourd’hui, les évaluations alternatives (simulation, jeux de rôles, qcm, présentations etc.) ont le vent en poupe et à raison. Leur efficacité a été prouvé. Cela ne veut pas dire que des formats plus traditionnels doivent être laissés pour compte. Il faut pouvoir adapter un format d’évaluation aux compétences dont on veut observer l’acquisition, ou non, de la part de l’apprenant.

De plus, si l’on veut rester un maximum pédagogique et au service de l’apprenant, il est nécessaire de l’exercer, en effet, la mémoire long terme est stimulée et facilitée par l’exercice, mais surtout dans une pluralité de formats. Varier les formats c’est permettre à un apprenant d’aborder une problématique ou une connaissance dans toutes ses facettes.

Vous êtes prêts pour établir votre stratégie d’évaluation !

Pour vous donner plus de pistes, consultez le blog de Didask !