Temps de lecture : 4 minutes

26 février 2024

Quel bilan pour l’Éductech en 2023 ?

Quel bilan pour l’Éductech en 2023 ?

L’intelligence artificielle a bousculé le secteur de l’innovation et des technologies pour l’éducation en 2023. L’IA générative s’est invitée dans les salles de classe, aux examens mais aussi dans les salles de profs. Cette année aura aussi été celle des recommandations de la CNIL pour la surveillance des épreuves à distance. Le numérique doit permettre d’élever le niveau général des élèves pour le ministre de l’Éducation Gabriel Attal.

L’IA générative s’invite dans les classes en 2023

En novembre 2022, lorsque que ChatGPT a lancé sa version grand public, ce sont les élèves qui s’en sont emparé en premier. Une aubaine pour générer des devoirs maisons (DM) très rapidement. Dès janvier 2023, les témoignages de professeurs victimes de ces travaux assistés par l’IA générative se multiplient. Mais à la différence des habituelles réactions face à l’arrivée d’une technologie, le rejet a été de courte durée, voire inexistant.

L’IA générative adoptée par les start-up de l’Éductech (dont TestWe)

Les ingénieurs et les développeurs ont détecté rapidement le potentiel de l’IA générative pour leur faire gagner des heures en développement informatique. Les équipes des Éductech n’ont pas été en reste. La team IT de TestWe a notamment lancé plusieurs prototypes au premier semestre 2023. Les premiers utilisateurs testeurs ont pu faire leurs retours pendant l’été. Plusieurs fonctionnalités de l’assistant IA sont disponibles :

  • Un générateur de questions pertinentes pour des examens (QCM ou autres) ;
  • Un assistant pour la correction des copies ;
  • Un module pour repérer les éventuelles triches avec de l’IA.

Apprendre et comprendre l’IA générative

C’est la deuxième vague de la déferlante IA dans l’éducation : comment enseigner cette (r)évolution majeure dans le monde ? Le principe est d’aider les élèves et les enseignants à connaître les enjeux mais aussi les usages de l’intelligence artificielle. Pour cela, des travaux ont été réalisés pour offrir des fiches et des modules pédagogiques spécifiques aux différents intervenants dans les écoles ou les universités.

Les examens en ligne mieux encadrés par la CNIL ?

L’appropriation massive par les écoles ou même les organismes certificateurs (formation professionnelle) du passage d’épreuves à distance a été très rapide. Une accélération provoquée par la période du COVID 19 et ses différents confinements. Mais finalement, 3 ans plus tard, peu ont souhaité revenir en arrière, à l’organisation d’épreuves massives en présentiel. La surveillance à distance – le proctoring – s’est invitée avec son lot de fantasmes mais aussi de dérives.

La CNIL, la haute autorité en France en charge du respect des données personnelles, a publié au deuxième semestre une liste de recommandations pour les fournisseurs et utilisateurs de plateformes de concours en distanciel. Elle reconnaît la nécessité de lutter contre la fraude et donc de la mise en place d’une surveillance. Elle introduit une notion de bon sens : la proportionnalité. Il s’agit de mettre en place des moyens qui correspondent à l’importance de l’enjeu. Par exemple, une épreuve « test » pourra être contrôlée par un dispositif allégé quand l’épreuve finale d’un concours pourra bénéficier de l’ensemble des outils de proctoring.

Le numérique : un enjeu majeur pour l’enseignement en 2024

Le ministre de l’Éducation Gabriel Attal a profité de sa venue au salon Éductech pour rappeler son point de vue sur le numérique à l’école : « Pour élever le niveau général de nos élèves, le numérique et l’intelligence artificielle sont des outils clés ; les deux grandes priorités sont de former au numérique et de former par le numérique. »

Une manière de rappeler que le numérique à l’école n’est pas qu’une face sombre avec du harcèlement ou une concurrence de l’apprentissage par les écrans et les réseaux sociaux.

Partager :

Vous pourriez aussi aimer

Passer un examen de pilote de drone à distance avec TestWe

Passer un examen de pilote de drone à distance avec TestWe

Pour plusieurs types d’appareils et dans certaines conditions, le passage d’un brevet de pilotage est obligatoire. Télépiloter un drone nécessite de respecter plusieurs règles de sécurité et de vol.  TestWe a été choisi par la DGAC pour permettre le passage de cet examen à distance. Explications.

Le CPF en 2025 : ce que la loi de finances change pour votre formation

Le CPF en 2025 : ce que la loi de finances change pour votre formation

Le Compte personnel de formation ou CPF connaît de nouvelles évolutions avec la loi de finances de 2025. Les changements sont notables, pour les salariés comme pour les employeurs. Si la participation forfaitaire a augmenté de quelques euros, de nouvelles modalités pour suivre les formations sont possibles. Faisons le point sur les principales modifications du CPF version loi de finances 2025. Qu’est-ce que le compte personnel de formation ? Le CPF existe depuis le 1er janvier 2015, suite à la loi n°2014-288 du 5 mars 2014 relative à la formation professionnelle, à l’emploi et à la démocratie sociale. Ce nouveau dispositif permet au salarié de s’occuper lui-même de sa formation et de connaître le montant des sommes disponibles. L’employeur ne doit plus donner son accord. LE CPF remplace le DIF, le droit individuel à la formation qui concernait exclusivement les salariés en CDI. Toute personne active peut utiliser son CPF (salariés, indépendants, fonctionnaires ou demandeurs d’emploi). C’est la grande différence entre les deux dispositifs. Le CPF a connu une évolution majeure : depuis 2019, le compte s’exprime en euros et non plus en heures. Le fonctionnement du compte personnel de formation Chaque année travaillée crédite le CPF de 500 € dans la limite d’un total de 5 000 €. Vous pouvez utiliser les fonds pour financer : Pour accéder à son CPF, il est nécessaire d’utiliser la plateforme moncompteformation.gouv.fr Les changements du CPF avec la loi de finances 2025 L’évolution du CPF impacte aussi bien les employeurs que les salariés. La loi de finances 2025 modifie le CPF pour les salariés Une chose ne change pas : il n’est pas possible de mobiliser son CPF une fois retraité. Il est donc recommandé d’utiliser ses droits avant de finir sa vie professionnelle. L’augmentation du reste à charge pour le salarié  À compter du 1er janvier 2025, le reste à charge obligatoire passe de 100 € à 102,23€. Cette participation financière obligatoire (PFO) existe depuis le 2 mai 2024.  Des exceptions ont été prévues pour :  Le passeport des compétences renforcé Cet outil, qui est aussi disponible sur le site dédié, permet aux utilisateurs de centraliser toutes les informations concernant les formations et de valoriser leurs compétences. Plus de formations éligibles au CPF C’est une bonne nouvelle pour les salariés : plus de formations sont éligibles via le CPF,notamment dans le numérique, les langues étrangères ou le management. Les formations liées à la transition écologique ou énergétique bénéficient d’une attention particulière. La flexibilité des formats de formation Les modalités de suivi de formation ont évolué depuis la pandémie du COVID-19 : il est possible de suivre un apprentissage en distanciel avec des formats en ligne. Mais aussi de manière hybride avec une partie en présentiel et une autre en distanciel, comme cela est possible avec la plateforme TestWe. Des restrictions pour le financement de certaines formations Depuis le 16 février 2025, selon la loi de finances 2025, seules les formations ACRE (Aide à la création ou à la reprise d’une entreprise) menant à une certification RNCP (Répertoire national des certifications professionnelles) ou RS (Répertoire spécifique) restent éligibles au CPF. Avant cette date, il était possible de suivre une formation non certifiante, mais face aux abus, cela a été restreint. Attention : le financement du permis de conduire est limité au premier permis obtenu. Une exception : le permis remorque ou BE qui continue à être financé pour les titulaires du permis B.  La loi de finances 2025 apporte des modifications pour les employeurs La loi de finances 2025 pour le CPF concerne aussi d’autres publics que les salariés. Voici les informations à retenir, qui vont toutes dans le même sens : financer la formation du salarié L’employeur peut apporter des financements supplémentaires Le chef d’entreprise peut décider d’abonder le CPF. Cela peut être prévu dans des accords collectifs, mais des financements complémentaires peuvent être mobilisés. Le maintien de la rémunération pendant la formation C’est une possibilité intéressante quand la formation a lieu pendant le temps de travail. L’employeur peut décider de maintenir la rémunération pour éviter le salarié ne connaisse une baisse de revenu. La prise en charge de la participation forfaitaire obligatoire (PFO) Alors que la PFO a augmenté lors de la dernière loi de finances de 2025, le chef d’entreprise a la possibilité de payer ces 102,23 €. Cela montre son implication dans la réussite de cette formation, alors même que celle-ci n’a aucun rapport avec le domaine d’activité de la société. Depuis que le CPF est géré personnellement par le salarié, l’employeur ne peut imposer le thème d’une formation. 

Baccalauréat 2025 : une numérisation complète du processus d’inscription et de correction

Baccalauréat 2025 : une numérisation complète du processus d’inscription et de correction

La démarche de candidature pour le baccalauréat 2025 est entièrement numérisée en France, tout comme la gestion des copies et des corrections. Un exemple qui montre à quel point l’Éducation accélère sa transformation numérique, vers des process plus simples et plus fiables pour les établissements comme pour les candidats. Numérisation du baccalauréat : des enjeux de fiabilité et d’accessibilité Une seule plateforme de l’inscription à la consultation des copies En France, la plateforme Cyclades (Cycles automatisés des examens et concours) gère les inscriptions et l’organisation des examens, notamment le bac. Elle est en place depuis 2020. Chaque candidat crée un compte pour accéder aux différentes fonctionnalités de la plateforme, comme l’inscription aux épreuves ou la consultation de ses copies du bac. En effet, une fois les copies rendues, le proviseur de l’établissement se charge de les numériser. Les correcteurs corrigent ensuite les copies anonymisées. À noter : seuls les candidats libres doivent s’inscrire au bac via Cyclades. Pour les élèves scolarisés, c’est l’établissement qui gère les inscriptions. Des procédures dématérialisées plus simples et plus sécurisées Les avantages de ces démarches numérisées concernant le baccalauréat profitent à tous, aux établissements comme aux élèves. Pour les candidats, utiliser une seule plateforme permet de regrouper toutes les procédures au même endroit, en tenant compte des difficultés liées à la fracture numérique. Pour cette raison, les concepteurs de Cyclades l’ont rendue accessible sur tous types d’appareils (ordinateur, tablette et smartphone). Du côté des établissements, la numérisation limite les erreurs de saisie et fait gagner un temps considérable. Enfin, la plateforme est entièrement sécurisée et conforme au RGPD (règlement général de protection des données). Toutes ces fonctionnalités, TestWe les propose aussi avec son outil d’examen à distance sécurisé. La transformation numérique du secteur de l’éducation, un processus qui s’accélère La numérisation des examens nationaux prend de l’ampleur dans le monde Si la transformation numérique du bac fut progressive en France, avec un dernier coup d’accélérateur après la pandémie de Covid-19, les pays anglo-saxons ont pris de l’avance. Les inscriptions aux examens nationaux sont déjà numérisées depuis les années 2000 au Royaume-Uni et aux États-Unis. Et la progression continue ! Parmi les exemples plus récents, on peut citer le Maroc qui a annoncé la numérisation complète des démarches de candidature pour le bac 2025. Les candidats marocains scolarisés et les candidats libres doivent désormais, eux aussi, utiliser une plateforme dédiée pour valider leur inscription à l’examen.En savoir plus : Baccalauréat 2025 : Les candidats appelés à vérifier et valider leurs informations en ligne Et s’il était possible de passer le baccalauréat en ligne et à distance ? Dans la foulée des inscriptions numérisées, des pays comme l’Estonie ou la Finlandepermettent le passage de certains examens nationaux en ligne (exemple du MatriculationExamiantion, l’équivalent du bac finlandais). Les épreuves se déroulent via un ordinateur, la plupart du temps dans un centre d’examen et dans une salle surveillée (des modalités que TestWe est aussi en mesure de proposer). En France, à l’heure actuelle, les épreuves du bac se déroulent toujours en présentiel et sur des copies au format papier. Cela vaut aussi pour les candidats qui préparent le bac via l’enseignement à distance. Mais si le passage du bac en ligne était une prochaine étape de la transformation digitale du secteur de l’éducation ? Cela impliquerait le recours à des outils encore plus sécurisés et anti-triche. Les experts des examens à distance, comme TestWe, sont déjà prêts à accompagner les établissements et les élèves vers cette évolution.

Voir plus d'articles →