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28 février 2023

Formation pro : passage en mode compétence !

Formation pro : passage en mode compétence !

Très présentes dans le vocabulaire des RH, les compétences ou soft skills sont en train de prendre le pouvoir dans le monde de l’emploi, de la formation et de la certification.

En 2023, tout le monde passe à la valorisation des compétences !

Mot d’ordre des rencontres professionnelles 2023 : Compétences !

Le ton était donné à l’Université d’Hiver de la Formation Professionnelle (UHFP), rencontres de référence des professionnels de la formation. « Il faut valoriser l’expertise de tous les acteurs de l’accompagnement et du développement des compétences » avait annoncé Patrick Guézou, le directeur général de l’UHFP. Et cela tombait bien, car deux acteurs majeurs de l’emploi et de la formation avaient prévu de valoriser l’acquisition de compétences dans leurs productions de début d’année :

  • Pôle emploi lance son référentiel Rome 4.0 avec l’intégration des compétences dans ses critères ;
  • La CDC (caisse des dépôts et consignations) met en place le passeport de compétences dans le Compte personnel de formation.

Rome 4.0 : le référentiel de Pôle Emploi intègre les compétences

Depuis 2009, le service public de l’emploi utilisait un référentiel des métiers pour classer les annonces des entreprises mais aussi les CV des candidats. Pratiquement 15 ans plus tard, l’ensemble des acteurs ont constaté que les « fiches » avaient un peu de mal à s’adapter aux évolutions rapides des métiers.

Un besoin urgent pour le recrutement dans les métiers en tension

Dans le secteur du numérique, des nouveaux métiers apparaissent au rythme des innovations. Mais des problèmes de recrutement apparaissent dans des secteurs plus traditionnels. Ainsi, pour des spécificités métiers, des employeurs choisissent de former les nouvelles recrues en interne.

On parle aujourd’hui dans le monde de la formation et du recrutement en plus de soft skills de Upskilling, reskilling et de cross-skilling.

Ce qui en français correspond à 5 types de compétences 

  1. Le savoir : les connaissances théoriques
  2. Les compétences techniques (savoir-faire)
  3. Les compétences personnelles (savoir être)
  4. Les compétences transversales
  5. Les compétences transférables

Selon le besoin du secteur d’activité ou pour les métiers en tension du manque de candidats, le futur employeur va favoriser une ou plusieurs compétences pour faire son choix.

Les macro-compétences au cœur de Rome 4.0

Principale innovation de cette version 4 du « Rome » : la prise en compte de 481 macro-compétences. Les développeurs de ce référentiel nouvelle génération ont appliqué ce classement aux fiches métiers de Pôle Emploi : ils ont immédiatement constaté la transversalité de cette méthode. En effet, ils ont pu observer qu’une compétence s’appliquait à 28 métiers en moyenne, contre moins de 2 avec Rome V3. Objectif d’ores et déjà atteint pour améliorer l’employabilité, soit un accès à une base de candidats plus large pour les employeurs.

Rome 4.0 pour les branches et les organismes certificateurs

Dès le mois de juin 2023, le référentiel sera accessible à l’ensemble des acteurs de la formation via une plateforme collaborative. Pour les employeurs et les organismes certificateurs, cela pourra être l’occasion de :

  • Observer l’évolution des métiers via l’analyse des données par une IA ;
  • Faciliter l’évaluation des compétences ;
  • Construire et attester des parcours de développement des compétences ;
  • Adapter les parcours aux besoins des entreprises ou des métiers.

Pôle emploi aide les candidats à valoriser leurs compétences transversales et transférables

Logiquement, avec la mise en place de Rome 4.0, du côté des candidats, il va falloir adapter la présentation de son parcours professionnel et les éléments de son CV. C’est ainsi que Pôle Emploi propose un dossier complet pour évaluer et valoriser ses compétences.

Certifications des compétences : savoir-faire, savoir-être

Tout l’enjeu des professionnels de la formation sera d’adapter leur offre aux compétences demandées par les employeurs.

Deux grandes familles de compétences

  • Les savoir-faire : on y trouve les compétences liées aux outils et usages du numérique, mais aussi des certifications liées à l’environnement, la sécurité, au transport (permis), à la logistique. Dans certains secteurs comme celui de la santé, certaines spécialisations passeront par l’acquisition de nouvelles compétences.
  • Le savoir-être : une approche plus compliquée à modéliser, mais qui comprend par exemple la certification Voltaire, qui atteste d’un bon niveau d’orthographe (dans les fiches de poste, il s’agit de la mention : « écriture irréprochable »). Les formations de prise de parole en public ou d’éloquence pourront aussi être prises en compte.

La multiplication des micro-certifications

Petite par la durée mais grande par l’acquisition de nouvelles compétences ! En effet, les employeurs vont de plus en plus rechercher les soft skills mais aussi des compétences transversales ou transférables. À diplômes équivalents, deux candidats seront départagés par leurs compétences acquises ailleurs qu’à l’école : expérience, humanitaire, certifications, etc.

Les micro-formations de quelques jours, voire de quelques heures, vont donc se multiplier en ligne (à distance). Elles vont accompagner la formation tout au long de la vie. En revanche, pour conserver une grande valeur, le niveau d’obtention de la certification doit rester très exigeant. L’assurance d’équité d’accès, de surveillance de la triche ainsi que la légitimité du jury sont indispensables.

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Examen d’arbitre sportif et intégrité des compétitions : un contexte d’hyper exposition Une décision arbitrale prise en quelques secondes peut aujourd’hui être analysée pendant plusieurs jours. Multiplication des angles caméra, ralentis techniques, analyses en modules spécialisés, commentaires en temps réel : l’environnement médiatique transforme profondément la perception du rôle d’un officiel. Lorsqu’une décision est contestée, la question ne porte plus uniquement sur l’action de l’arbitre. Elle interroge le cadre qui l’a habilité. Le standard examen arbitre, la formation suivie, les épreuves validées et les dispositifs de contrôle sont indirectement mis en cause. Une contestation structurelle La contestation arbitrale est devenue structurelle. Elle ne remet pas nécessairement en cause la compétence individuelle, mais elle exige que cette compétence soit démontrable. L’examen d’arbitre sportif devient alors un socle essentiel de la certification arbitrale. 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Une responsabilité de gouvernance La gouvernance de l’examen d’arbitre sportif engage plusieurs niveaux : Dans des organisations nationales comme la Fédération Française de Football ou la Fédération Française de Basketball, la certification arbitrale s’inscrit dans une architecture réglementaire précise. L’examen d’arbitre sportif ne constitue pas uniquement un outil de validation. Il structure la filière : La certification sportive devient ainsi un levier stratégique de gouvernance. Organisation des examens, épreuves et modules : garantir l’homogénéité L’organisation des examens constitue un élément central de la qualité du standard homogène. Des épreuves cohérentes et contrôlées Les épreuves doivent être conçues selon des critères identiques : L’homogénéité ne repose pas uniquement sur les contenus. Elle concerne également les modalités : durée des épreuves, conditions de surveillance, modalités de validation. Dans un contexte de digitalisation des fédérations, l’organisation des examens peut intégrer des outils numériques. Cette digitalisation doit cependant renforcer la traçabilité certification sportive et non fragiliser le standard examen arbitre. Traçabilité et certification sportive La traçabilité constitue un pilier central. Elle permet de documenter : En cas de contestation, cette traçabilité certification sportive devient un élément de preuve. Elle renforce la défendabilité institutionnelle et contribue à protéger l’intégrité sportive. 4. Échelle nationale, échelle internationale et certification internationale Articuler organisation nationale et standardisation internationale Une organisation nationale doit garantir l’homogénéité sur l’ensemble de son territoire. Une certification internationale suppose en outre une cohérence entre pays. 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