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21 juin 2019

Donnons-nous trop d’importance au diplôme ?

Donnons-nous trop d’importance au diplôme ?

En cette fin d’année scolaire/universitaire il est intéressant de poser une question qui agite tous les acteurs de l’Éducation : donnons-nous trop d’importance au diplôme ? Quel est le rôle des employeurs dans ce phénomène ?

Dans notre précédent livre blanc nous en avions parlé, les entreprises ont leur responsabilité dans les phénomènes de skills gap. Pourquoi ?

Tout d’abord parce que comme l’illustre cette étude de la Commission européenne, il a été observé qu’une majorité d’employeurs demandaient de l’expérience aux nouveaux diplômés, trop d’expérience compte tenu de leur parcours d’apprenant.

Le problème est que parallèlement, en plus de cette demand d’expérience, nombre d’entreprises sélectionnent leurs candidats en fonction de leur diplôme. Ce n’est pas un secret mais cette pratique peut s’avérer destructrice, pour les jeunes diplômés comme pour les entreprises.

Pourquoi ?

  • Pour les entreprises, cela veut simplement dire passer à côté de talents et manquer de diversité intellectuelle et technique dans ses équipes. Cela illustre aussi qu’elles privilégient l’étiquette sur les skills.
  • Pour les jeunes diplômés, c’est bien plus grave. Chômage, perte de confiance, stress, perte de sens, sentiment d’injustice par rapport aux sortants d’”institutions d’élites” préférées par les entreprises.

Mais ce n’est pas tout. Juger sur le diplôme revient à juger sur … les notes des apprenants. Autrement dit, cela revient à créer encore plus de pression sur les épaules des étudiants lorsqu’ils passent leurs examens.

Cela revient à pousser les institutions à multiplier les examens, qui plus est des examens standardisés, qui n’auront aucun impact sur l’apprentissage, plutôt uniquement sur la moyenne, sur la qualité du dossier des apprenants qui auront un poids important pour leurs premières expériences professionnelles.

Ces examens standardisés sont un problème, nous l’avions expliqué. Eux, ont un réel impact, particulièrement négatif, sur les apprenants comme expliqué dans cette vidéo.


Comme l’explique Noam Chomsky, ces examens sont “une balle dans le pied pour les professeurs qui perdent toute opportunité de réellement comprendre le cycle d’apprentissage des étudiants, ce qui est l’objectif premier des évaluations”. Pire, Chomsky explique que la multiplication de ces examens sont un obstacle à la créativité des professeurs autant dans la pédagogie que dans la conception des examens. On arrive, selon lui, à “une perte de connexion entre professeurs, administration et étudiants”.

Attention, la tendance est clairement et rapidement en train de changer. Selon une étude de l’OFEM (Observatoire de la formation de l’emploi et des métiers de la chambre de commerce et d’industrie de Paris), si plus de 60% des grandes entreprises demandent l’obtention d’un bac +5 au minimum, plus de 70% des TPE et PME (parmis lesquelles les startups tech) demandent un bac +3 ou moins.

Du diplôme, on observe un pivot vers l’expérience et les skills (soft skills par exemple). Selon la même étude, 80% des entreprises interrogées considèrent l’alternance comme indispensable et 56% des entreprises l’ont déjà mise en place.

Selon Thomas Lesenechal, Directeur de Growth Tribe France, les entreprises ont leur part de responsabilité dans le digital skills gap, notamment en raison de problématiques de mauvais recrutement.

L’objectif de ces entreprises devrait être “d’embaucher des gens qui cherchent à monter en compétences. Et plutôt de n’avoir que des premiers de la classe, chercher des profils différents, n’étant pas tous d’écoles de commerce et ayant des profils plus atypiques et autonomes. C’est ainsi qu’on crée une cohésion et un apprentissage mutuel entre les collaborateurs.”

Découvrez notre podcast avec Thomas Lesenechal ci-dessous !

La gestion des compétences et des formations des apprenants n’est pas une mince affaire et nous sommes tous confrontés à ce challenge. Et vous ? Comment voyez-vous l’évolution du diplôme ? Comment gérez-vous vos formations ?

N’hésitez pas à relayer cet article et lancer le débat !

Pour plus d’infos sur le sujet, nous vous proposons de jeter un oeil à notre livre blanc sur le skills gap !

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Il doit garantir : L’intégrité compétitions dépend désormais aussi de la robustesse du dispositif de certification sportive. 2. Certification arbitrale et gouvernance : construire un standard homogène Définir un standard examen arbitre clair Un examen d’arbitre sportif structuré repose sur un référentiel précis. Ce standard examen arbitre doit être formalisé, partagé et appliqué de manière homogène. Sans standard homogène, des disparités apparaissent. À l’échelle nationale, certaines régions peuvent adopter des modalités d’épreuves différentes. À l’échelle internationale, la certification internationale peut varier selon les pays. La standardisation internationale n’implique pas une uniformité rigide. Elle suppose un cadre commun garantissant que la certification arbitrale exprime le même niveau d’exigence partout. Une responsabilité de gouvernance La gouvernance de l’examen d’arbitre sportif engage plusieurs niveaux : Dans des organisations nationales comme la Fédération Française de Football ou la Fédération Française de Basketball, la certification arbitrale s’inscrit dans une architecture réglementaire précise. L’examen d’arbitre sportif ne constitue pas uniquement un outil de validation. Il structure la filière : La certification sportive devient ainsi un levier stratégique de gouvernance. Organisation des examens, épreuves et modules : garantir l’homogénéité L’organisation des examens constitue un élément central de la qualité du standard homogène. Des épreuves cohérentes et contrôlées Les épreuves doivent être conçues selon des critères identiques : L’homogénéité ne repose pas uniquement sur les contenus. Elle concerne également les modalités : durée des épreuves, conditions de surveillance, modalités de validation. Dans un contexte de digitalisation des fédérations, l’organisation des examens peut intégrer des outils numériques. Cette digitalisation doit cependant renforcer la traçabilité certification sportive et non fragiliser le standard examen arbitre. Traçabilité et certification sportive La traçabilité constitue un pilier central. Elle permet de documenter : En cas de contestation, cette traçabilité certification sportive devient un élément de preuve. Elle renforce la défendabilité institutionnelle et contribue à protéger l’intégrité sportive. 4. Échelle nationale, échelle internationale et certification internationale Articuler organisation nationale et standardisation internationale Une organisation nationale doit garantir l’homogénéité sur l’ensemble de son territoire. Une certification internationale suppose en outre une cohérence entre pays. L’examen d’arbitre sportif doit alors répondre à une double exigence : La standardisation internationale facilite la reconnaissance des officiels et la mobilité entre compétitions. Certification arbitrale comme actif institutionnel Dans un environnement où l’intégrité compétitions est scrutée, la qualité du standard examen arbitre devient un actif institutionnel. Elle démontre : La certification arbitrale s’inscrit alors dans une architecture globale comparable aux dispositifs d’éthique et de conformité. Conclusion : l’examen d’arbitre sportif au cœur de l’intégrité sportive L’examen d’arbitre sportif ne peut plus être envisagé comme une simple formalité administrative. Il constitue un pilier de la certification arbitrale et un indicateur de maturité institutionnelle. Garantir un standard homogène, assurer la traçabilité certification sportive, structurer l’organisation des examens et articuler échelle nationale et échelle internationale sont devenus des impératifs stratégiques. 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Le participant va alors s’inscrire en auto-école pour la partie pratique de la conduite. Dans certains cas, les inspecteurs ou les formateurs remarquent pourtant un décalage évident entre l’attestation obtenue et le niveau réel de connaissance. C’est souvent à ce moment-là que le doute apparaît. C’est ce que révélait d’ailleurs une enquête TF1 dans laquelle avait été interrogé un moniteur d’auto-école. Des réseaux organisés et des pratiques frauduleuses structurées Le phénomène ne se limite plus à des arrangements ponctuels. Des organisations de fraudeurs se sont développées, parfois via des plateformes comme Snapchat, proposant des solutions “clé en main” pour obtenir le code frauduleusement. Des techniques détaillées dans l’article du Parisien ici. Les montants demandés varient : 300, 500 ou 800 euros selon les services proposés. Certaines offres incluent même la garantie d’un remboursement en cas d’échec. Face à cette situation, l’État a renforcé les mesures de lutte contre la fraude. Le sujet a d’ailleurs été évoqué à l’Assemblée, où une question parlementaire a mis en lumière les dispositifs déployés pour sécuriser l’examen théorique du permis de conduire. Les autorités rappellent que ces pratiques sont passibles de sanctions, d’amende, voire de peines de prison dans les cas les plus graves. Le ministère de l’Intérieur a d’ailleurs communiqué à plusieurs reprises sur la hausse des vérifications dans certains centres et sur la mise en place d’outils de détection statistique des anomalies. Externalisation, opérateurs privés et nouveaux risques Depuis 2016, le passage du code a été confié à des opérateurs privés agréés par le ministère. Cette réforme visait à réduire les délais, parfois de plusieurs mois, et à désengorger les services publics. En multipliant les centres d’examen sur le territoire, la France a amélioré l’accessibilité pour les candidats. Le délai d’attente a considérablement diminué ces dernières années. Mais cette modernisation a aussi modifié l’équilibre des risques. Lorsque l’organisation repose sur un maillage élargi de centres privés, le niveau de vérification et de contrôle peut varier. Dans certains cas, la validation d’identité reste visuel et rapide, laissant une marge d’erreur exploitable. Le système a gagné en efficacité. Mais il peut perdre en homogénéité. Un enjeu de sécurité routière et de crédibilité nationale La question dépasse largement l’obtention d’un simple document administratif. Le permis de conduire constitue une étape majeure dans la vie des jeunes candidats, souvent dès 17 ou 18 ans. Il engage leur responsabilité sur la route, mais aussi celle des autres usagers. Si l’examen théorique peut être contourné, c’est la sécurité routière elle-même qui en sera fragilisée. Le code n’est pas une formalité. Il valide des connaissances fondamentales : priorités, signalisation, distances de sécurité. 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CPF 2026 : ce qui change vraiment pour les certifications RS

CPF 2026 : ce qui change vraiment pour les certifications RS

CPF 2026 : que change le plafonnement pour les certifications RS ? Une réforme budgétaire qui change la certification et le financement Une réforme peut sembler budgétaire.En réalité, elle peut changer durablement qui décide. En janvier 2026, le compte personnel de formation (CPF) entre dans une phase plus contrainte, avec deux signaux forts : le plafonnement de certaines certifications du Répertoire spécifique (RS) et le recentrage de l’usage du permis B. Si vous êtes organisme certificateur, l’enjeu dépasse largement la question du financement. Ce tournant du CPF marque un changement de gouvernance. Avec les plafonds et le cofinancement, la valeur des formations certifiantes, ne se joue plus seulement sur leur attractivité, mais sur leur capacité à produire des preuves solides et à tenir face aux contrôles. Faire le point sur les évolutions du CPF entre 2025 et 2026 Le cap est clair.Les règles, beaucoup moins. Ce cadrage s’inscrit dans le projet de loi de finances 2026, ajusté par amendements, et traduit une volonté claire de maîtrise budgétaire du CPF, avec des impacts directs par rapport à 2025, pour les certificateurs et les organismes de formation. Premier signal immédiat : le reste à charge passe à 103,20 € au 1er janvier.Ce relèvement pèse directement sur la décision d’achat et accentue les renoncements, en particulier chez les publics les plus sensibles au prix. Pour vous, cela se traduit déjà par : plus d’hésitations côté candidats, davantage de reports, et une pression accrue sur la justification du prix. Autre changement structurant : le PLF 2026 (article 86) introduit le principe d’un plafonnement “par action” pour certaines certifications RS. Les montants précis restent à définir par décret, mais la trajectoire est claire : des plafonds plus serrés et un recentrage des usages. Le permis B est directement concerné. Les versions de travail évoquent un accès CPF réservé aux demandeurs d’emploi, et du cofinancement pour les autres actifs. Ce tournant met fin à un usage historiquement massif et recompose les parcours d’accès à l’emploi, notamment dans les territoires où la mobilité conditionne l’insertion professionnelle. En parallèle, un autre basculement est souvent sous-estimé : le CPF “coconstruit” devient plus simple à activer. Les abondements des financeurs tiers sont encouragés, et le suivi côté employeur se renforce. Conséquence directe : vous ne vous adressez plus à un acheteur unique.La décision se construit désormais à trois : candidat, employeur et financeur, avec des attentes beaucoup plus explicites sur la valeur réelle de la certification et le niveau de contrôle associé.   Répertoire Spécifique : 4 évolutions clés à anticiper pour rester finançable 1. De « finançable » à justifiable Avec un plafond par dispositif certifiant RS, la comparaison entre offres devient frontale.Le prix compte davantage, mais il ne suffit plus. Ce qui fait la différence, c’est votre capacité à justifier la valeur de la certification : un référentiel clair, des critères observables, des décisions explicables. Dans ce contexte, vous n’êtes plus jugé uniquement sur le contenu pédagogique. Les financeurs attendent avant tout des évaluations certifiantes robustes, dans un cadre de plus en plus structuré par France Compétences. Les zones grises sont de moins en moins tolérées : épreuves trop implicites, jurys hétérogènes, traçabilité insuffisante ou résultats incohérents d’un centre à l’autre.   2. Du prix affiché au coût total de certification Le plafond ne s’applique pas qu’à la formation. Il contraint l’ensemble du parcours, y compris l’évaluation finale. 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Sous contrainte budgétaire, chaque échec coûte plus cher au candidat, mais aussi aux organismes de formation. Les contestations augmentent, et les écarts de pratique deviennent difficiles à défendre. Même si le CPF est un dispositif français, la tendance est plus large. Les financements ciblés et conditionnés progressent aussi au niveau européen, notamment via le FSE+. Si vous intervenez sur plusieurs pays, vous devez harmoniser vos exigences de preuve pour conserver la confiance des financeurs orientés emploi et compétences. Impacts et risques pour les certifications RS sous contrainte budgétaire À court terme, la combinaison “ reste à charge + plafonds” a un effet mécanique.Si vous ne recalibrez ni le prix ni la durée, les conversions d’offres certifiantes peuvent reculer. Très vite, apparaissent davantage de demandes d’étalement, de reports, puis des abandons en cours de parcours. Mais le risque le plus coûteux n’est pas commercial.Il est décisionnel. 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