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2 mars 2020

Crise sanitaire : prévoir l’organisation d’examens à distance

Crise sanitaire : prévoir l’organisation d’examens à distance

L’épidémie de coronavirus COVID-19 et les procédures d’isolement qui l’accompagnent interrogent le monde de l’éducation dans la crise sanitaire. Si l’enseignement à distance semble assez aisé à mettre en place, qu’en est-il des concours d’entrée et des examens qui arrivent très vite dans ce premier semestre 2020.

L’enseignement à distance massif prêt à être déployé !

Le ministre de l’Education Nationale Jean-Michel Blanquer a affirmé sur France Inter le 26 février : « On est préparé sur l’enseignement à distance, déclenchable au cas par cas, ou massif si ça devait prendre des proportions plus importantes ».

Pour assurer la continuité de l’Etat et donc de l’éducation, le ministre dispose du savoir-faire du CNED. Aujourd’hui, plusieurs milliers de lycéens et étudiants sont en « quatorzaine » en raison de leur déplacement (voyages d’études ou vacances) dans des pays à risque.

Chine : « l’école à la maison est opérationnelle »

La plupart des écoles chinoises sont fermées mais une classe virtuelle, numérique, permet l’accès à des cours dans douze disciplines. La télévision propose même des émissions éducatives pour les régions les plus isolées. Le média participatif Le café pédagogique précise que les écoles qui dépendent de l’Agence pour l’Enseignement Français à l’Etranger (AEFE) en Asie sont fermées (en Chine, en Mongolie, Vietnam, Corée du Sud…) pour le moment. Une plateforme est proposée avec 3 heures de travail scolaire via des outils de vidéoconférence comme Zoom.

En Chine, un appel d’offres pour des salles de classe en ligne

On peut lire cet appel d’offre sur le site internet (officiel) China.org.cn en français. On découvre que les Chinois souhaitent pour cette « classe en ligne » toutes les technologies qui permettront la « gestion de l’éducation », comprendre avec l’évaluation. Ainsi, il est demandé de proposer des solutions pour l’identification des élèves ou des étudiants : « utiliser le réseau 5G, la reconnaissance faciale et d’autres technologies ».

Confinement, quarantaine : quid des partiels, concours d’entrée et examens ?

Le meilleur moyen d’éviter le développement d’une épidémie, c’est de limiter les rassemblements et les déplacements des populations. C’est ainsi que l’organisation d’un concours ou d’un examen avec plusieurs centaines de candidats, dans un même lieu, serait sans aucun doute interdit.

A partir du mois d’avril, les concours pour les grandes écoles s’enchaînent : Polytechnique, Ecole Normale Supérieure, Central Supélec, Mines-Ponts, Agro, Véto, etc. Le concours Sésame qui donne accès à 14 écoles de commerce et de management est fixé au 8 avril 2020. Certains étudiants sont en Asie, ils ont aujourd’hui des difficultés à rentrer en France. Il faut donc trouver une alternative au présentiel.

Enfin au mois de mai, la deuxième série des PACES (première année commune aux études de santé) se déroulera dans la plupart des grandes villes de France avec plusieurs milliers d’étudiants réunis dans des centres d’examens.

TestWe la solution alternative à l’épreuve en présentiel !

Cette situation de crise pourrait sans doute accélérer le déploiement des « e-exam » par les responsables pédagogiques des grandes écoles et des universités. En effet, aujourd’hui, la plupart des enseignants proposent des évaluations sous forme de QCM ou analyses/commentaires de documents. Il est donc assez aisé de digitaliser les épreuves.

Comme le précise Clément Régnier, co-fondateur de TestWe :

« nous pouvons remplacer efficacement le présentiel. Nos solutions se déploient sur les ordinateurs personnels des candidats. L’environnement logiciel est verrouillé pendant la totalité de l’épreuve afin d’éviter les accès à des sources tierces.

Nous travaillons aujourd’hui sur des méthodes de surveillance de l’environnement de l’étudiant via sa webcam par exemple et sur une identification via une signature liée au rythme de frappe sur un clavier. On peut ainsi limiter fortement l’usurpation d’identité et la triche. »

Enfin, et c’est sans doute le plus important, on peut donc offrir l’accès au concours ou à l’examen n’importe où sur le territoire, à partir du moment où une connexion internet (4 G, fibre ou ADSL) est disponible.

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Le participant va alors s’inscrire en auto-école pour la partie pratique de la conduite. Dans certains cas, les inspecteurs ou les formateurs remarquent pourtant un décalage évident entre l’attestation obtenue et le niveau réel de connaissance. C’est souvent à ce moment-là que le doute apparaît. C’est ce que révélait d’ailleurs une enquête TF1 dans laquelle avait été interrogé un moniteur d’auto-école. Des réseaux organisés et des pratiques frauduleuses structurées Le phénomène ne se limite plus à des arrangements ponctuels. Des organisations de fraudeurs se sont développées, parfois via des plateformes comme Snapchat, proposant des solutions “clé en main” pour obtenir le code frauduleusement. Des techniques détaillées dans l’article du Parisien ici. Les montants demandés varient : 300, 500 ou 800 euros selon les services proposés. Certaines offres incluent même la garantie d’un remboursement en cas d’échec. Face à cette situation, l’État a renforcé les mesures de lutte contre la fraude. Le sujet a d’ailleurs été évoqué à l’Assemblée, où une question parlementaire a mis en lumière les dispositifs déployés pour sécuriser l’examen théorique du permis de conduire. Les autorités rappellent que ces pratiques sont passibles de sanctions, d’amende, voire de peines de prison dans les cas les plus graves. Le ministère de l’Intérieur a d’ailleurs communiqué à plusieurs reprises sur la hausse des vérifications dans certains centres et sur la mise en place d’outils de détection statistique des anomalies. Externalisation, opérateurs privés et nouveaux risques Depuis 2016, le passage du code a été confié à des opérateurs privés agréés par le ministère. Cette réforme visait à réduire les délais, parfois de plusieurs mois, et à désengorger les services publics. En multipliant les centres d’examen sur le territoire, la France a amélioré l’accessibilité pour les candidats. Le délai d’attente a considérablement diminué ces dernières années. Mais cette modernisation a aussi modifié l’équilibre des risques. Lorsque l’organisation repose sur un maillage élargi de centres privés, le niveau de vérification et de contrôle peut varier. Dans certains cas, la validation d’identité reste visuel et rapide, laissant une marge d’erreur exploitable. Le système a gagné en efficacité. Mais il peut perdre en homogénéité. Un enjeu de sécurité routière et de crédibilité nationale La question dépasse largement l’obtention d’un simple document administratif. Le permis de conduire constitue une étape majeure dans la vie des jeunes candidats, souvent dès 17 ou 18 ans. Il engage leur responsabilité sur la route, mais aussi celle des autres usagers. Si l’examen théorique peut être contourné, c’est la sécurité routière elle-même qui en sera fragilisée. Le code n’est pas une formalité. Il valide des connaissances fondamentales : priorités, signalisation, distances de sécurité. 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CPF 2026 : ce qui change vraiment pour les certifications RS

CPF 2026 : ce qui change vraiment pour les certifications RS

CPF 2026 : que change le plafonnement pour les certifications RS ? Une réforme budgétaire qui change la certification et le financement Une réforme peut sembler budgétaire.En réalité, elle peut changer durablement qui décide. En janvier 2026, le compte personnel de formation (CPF) entre dans une phase plus contrainte, avec deux signaux forts : le plafonnement de certaines certifications du Répertoire spécifique (RS) et le recentrage de l’usage du permis B. Si vous êtes organisme certificateur, l’enjeu dépasse largement la question du financement. Ce tournant du CPF marque un changement de gouvernance. Avec les plafonds et le cofinancement, la valeur des formations certifiantes, ne se joue plus seulement sur leur attractivité, mais sur leur capacité à produire des preuves solides et à tenir face aux contrôles. Faire le point sur les évolutions du CPF entre 2025 et 2026 Le cap est clair.Les règles, beaucoup moins. Ce cadrage s’inscrit dans le projet de loi de finances 2026, ajusté par amendements, et traduit une volonté claire de maîtrise budgétaire du CPF, avec des impacts directs par rapport à 2025, pour les certificateurs et les organismes de formation. Premier signal immédiat : le reste à charge passe à 103,20 € au 1er janvier.Ce relèvement pèse directement sur la décision d’achat et accentue les renoncements, en particulier chez les publics les plus sensibles au prix. Pour vous, cela se traduit déjà par : plus d’hésitations côté candidats, davantage de reports, et une pression accrue sur la justification du prix. Autre changement structurant : le PLF 2026 (article 86) introduit le principe d’un plafonnement “par action” pour certaines certifications RS. Les montants précis restent à définir par décret, mais la trajectoire est claire : des plafonds plus serrés et un recentrage des usages. Le permis B est directement concerné. Les versions de travail évoquent un accès CPF réservé aux demandeurs d’emploi, et du cofinancement pour les autres actifs. Ce tournant met fin à un usage historiquement massif et recompose les parcours d’accès à l’emploi, notamment dans les territoires où la mobilité conditionne l’insertion professionnelle. En parallèle, un autre basculement est souvent sous-estimé : le CPF “coconstruit” devient plus simple à activer. Les abondements des financeurs tiers sont encouragés, et le suivi côté employeur se renforce. Conséquence directe : vous ne vous adressez plus à un acheteur unique.La décision se construit désormais à trois : candidat, employeur et financeur, avec des attentes beaucoup plus explicites sur la valeur réelle de la certification et le niveau de contrôle associé.   Répertoire Spécifique : 4 évolutions clés à anticiper pour rester finançable 1. De « finançable » à justifiable Avec un plafond par dispositif certifiant RS, la comparaison entre offres devient frontale.Le prix compte davantage, mais il ne suffit plus. Ce qui fait la différence, c’est votre capacité à justifier la valeur de la certification : un référentiel clair, des critères observables, des décisions explicables. Dans ce contexte, vous n’êtes plus jugé uniquement sur le contenu pédagogique. Les financeurs attendent avant tout des évaluations certifiantes robustes, dans un cadre de plus en plus structuré par France Compétences. Les zones grises sont de moins en moins tolérées : épreuves trop implicites, jurys hétérogènes, traçabilité insuffisante ou résultats incohérents d’un centre à l’autre.   2. Du prix affiché au coût total de certification Le plafond ne s’applique pas qu’à la formation. Il contraint l’ensemble du parcours, y compris l’évaluation finale. 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Sous contrainte budgétaire, chaque échec coûte plus cher au candidat, mais aussi aux organismes de formation. Les contestations augmentent, et les écarts de pratique deviennent difficiles à défendre. Même si le CPF est un dispositif français, la tendance est plus large. Les financements ciblés et conditionnés progressent aussi au niveau européen, notamment via le FSE+. Si vous intervenez sur plusieurs pays, vous devez harmoniser vos exigences de preuve pour conserver la confiance des financeurs orientés emploi et compétences. Impacts et risques pour les certifications RS sous contrainte budgétaire À court terme, la combinaison “ reste à charge + plafonds” a un effet mécanique.Si vous ne recalibrez ni le prix ni la durée, les conversions d’offres certifiantes peuvent reculer. Très vite, apparaissent davantage de demandes d’étalement, de reports, puis des abandons en cours de parcours. Mais le risque le plus coûteux n’est pas commercial.Il est décisionnel. Lorsqu’une évaluation est perçue comme moins fiable parce qu’elle a été allégée pour tenir un plafond, les conséquences s’enchaînent : > Les suspicions de fraude augmentent. > Les demandes de rattrapage se multiplient.> Les contestations de résultats deviennent plus fréquentes. Et chaque contestation fragilise un peu

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