De plus en plus de solutions apparaissent tous les jours dans le monde de l’Éducation, dans l’Enseignement supérieur. Néanmoins, les acteurs principaux de cet univers, les étudiants, sont toujours victimes d’un certain nombre de problèmes. Certains sont sociaux, d’autres ont à voir avec la pédagogie, d’autres sont budgétaires. Voici 5 problèmes récurrents dans la vie des étudiants et il est urgent d’y répondre.
1. Stress
Ce n’est pas nouveau, le stress chez les étudiants de l’Enseignement supérieur est ressenti par tous et de manière significative. À titre d’exemple, c’est 58% des étudiants français qui affirment vivre régulièrement des pics de stress et des troubles du sommeil, on atteint 80% au Royaume-Uni.
Le problème c’est que ces chiffres ne changent pas, voire vont de mal en pis. La source de ce trouble est structurelle, inhérente au système de l’Enseignement supérieur. En effet, selon une étude, 94% des étudiants en situation de stress affirment que les examens en sont la cause suivi des études puis de leur orientation professionnelle.
Il y a donc un problème à ce niveau. Une pression sociale énorme mise sur les épaules des étudiants par rapport à la carrière, à l’emploi, à la réussite dans une grande compétition contre les autres. La note est au centre, l’apprentissage bien vu, mais facultatif ? Cela change et ce qui est sûr c’est que ce sont les universités et écoles qui devront apporter des changements profonds.
2. Manque de sommeil
Selon une étude effectuée en mars 2018 et relayée par Le Monde par l’Institut National du Sommeil et de la Vigilance, c’est presque 88% des 15-24 ans qui déclarent manquer de sommeil. 38% dorment moins de sept heures par nuit alors qu’il leur en faut au moins huit. C’est problématique et cela a beaucoup de répercutions sur la santé.
Un problème qui est aussi une répercussion du stress dû aux examens et aux notes et à la pression social et académique, mais pas que. L’utilisation du numérique avant de dormir mènent beaucoup d’étudiants à expérimenter des nuits trop courtes, favorisent un trouble du sommeil régulier et une absence lors des cours.
À cela ajoutons des abus d’alcool, de drogues, de tabac, et on se retrouve dans un cercle vicieux. Quoi faire pour remédier à cela ? Du sport, moins de numérique remplacé par de la médidation, avant de dormir ou dans la journée. Aussi il serait très intéressant pour les écoles et universités de favoriser la pratique de la méditation pendant les journées d’étude et notamment lors des périodes d’examens.
Les bienfaits de la méditation sont multiples : bien-être, équilibre, meilleure santé, capacité de concentration accrue, contrôle des émotions, compréhension de soi … La méditation est un art ouvert à tous !
3. Budget
Classique. Nous avons tous connu la “galère estudiantine”. Peu de moyens, beaucoup de pression, que faire ?
La question du budget appelé aussi stress financier est “un sentiment de ne pas avoir de contrôle sur sa situation financière, accompagné de découragement, d’impuissance et de détresse,” comme le définit l’Université de Moncton. Le problème est que ce simple sentiment est un des causes de stress intense, de mauvais sommeil, de perte d’appétit et indirectement d’abandon.
Le sentiment est connu pourtant la situation est de plus en plus alarmante. Selon la SMEREP (Société Mutualiste des Etudiants de la Région Parisienne), les étudiants vivent moins bien qu’il y a cinq ans et l’hygiène en prend un coup particulièrement à cause du … stress.
Un réel appui aux organisations indépendantes de soutien aux étudiants doit être effectué afin de favoriser la prévention et le soutien aux étudiants en difficulté ; un soutien social et économique.
4. Liens sociaux
On quitte les problèmes structurels pour un problème moindre mais tout aussi impactant. Se faire des amis est simple pour certains, plutôt compliqué pour d’autres. La solitude a effectivement un impact sur les dépressions et sur la réussite académique.
D’un autre côté, certains liens sociaux peuvent être toxiques. On pense là à l’impact des fraternités et de certains abus, notamment le bizutage, dont sont victimes certains de leurs membres et nouveaux membres.
Cela ne veut pas dire que les évènements étudiants sont néfastes, bien au contraire, ils sont le poumon de la vie étudiante. Il est simplement nécessaire d’instaurer une atmosphère de découverte et de bien-être chez les étudiants.
5. Le futur
Quelle orientation ? Quel avenir professionnel ? Vers quoi se diriger ? Peut-on changer d’orientation lors de ses études ? Tout autant de questions qui taraudent fortement nos étudiants. À juste titre.
La pression immense sur le choix professionnel est démentiel, à tel point qu’il finit par toucher les genres, le sexe des étudiants. On perd carrément tout lien à l’apprentissage.
La preuve : en marketing on verra plus de femmes, en ingénierie et en finance, plus d’hommes. Autre point, les notes. Les notes sont devenues un tel problème que les apprenants préfèrent se diriger vers un parcours où les notes seront plus faciles à obtenir plutôt qu’un parcours qui les intéressent vraiment.
Tout cela pour favoriser au maximum une première embauche juste après leurs études. Il est donc extrêmement important de revoir ces modèles et de proposer de meilleurs orientations à l’université et dès le lycée ! De même, il est désormais urgent d’arrêter les liens entre études et genres.
Et vous ? Qu’en pensez-vous ? Y a t-il d’autres problèmes ? Quelles sont les solutions pour les régler ? On lance le débat !
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