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29 novembre 2018

5 Façons de Préparer les Étudiants aux Hybrid Jobs

5 Façons de Préparer les Étudiants aux Hybrid Jobs

La semaine dernière, nous avons publié un article traitant de l’augmentation du nombre d’emplois hybrides sur le marché et ses conséquences pour l’enseignement supérieur. Jetez un coup d’œil à ce tableau de Burning Glass technologies et vous comprendrez.

Cadeau.

De toute évidence, les impacts des emplois hybrides sur l’enseignement supérieur sont nombreux et des changements sont nécessaires en termes d’apprentissage / pédagogie, en termes d’organisations internes. Comme l’a écrit Joseph E. Aoun, «Face aux nouveaux emplois se faisant de plus en plus hybrides, les programmes d’études devront peut-être également s’hybrider.»

Voyons un peu plus en détail comment une université ou une école pourrait préparer ses étudiants à ces nouveaux types d’emplois occupant une place de plus en plus conséquente sur le marché du travail.

1. Proposer des projets et des parcours d’apprentissage non cloisonnés

Bien que cela soit déjà en train de changer aujourd’hui, les programmes d’apprentissage sont encore très cloisonnés. Si vous êtes étudiant en histoire, marketing, finance, biologie, vous ne pourrez ni apprendre ni utiliser (ou alors difficilement) les connaissances d’autres domaines pour découvrir et proposer des solutions à la problématique.

En fait, comme l’explique Joseph E. Aoun dans son article, il est beaucoup plus enrichissant de fonder l’apprentissage sur une problématique plutôt que sur un domaine défini, car c’est ainsi que les étudiants vont être confrontés à différents types de situations dans le monde réel.

Avoir accès à un type particulier de connaissances n’est plus un problème, les connaissances sont disponibles presque gratuitement, à tout moment, n’importe où. Il s’agit donc d’utiliser différentes sortes de connaissances pour résoudre des problèmes. C’est l’une des compétences qui définissent les emplois hybrides.

La Finlande est un bon exemple de transformation structurelle et pédagogique, d’une éducation cloisonnée à une éducation hybride. Dès leur plus jeune âge, les étudiants n’apprennent pas de matière, ne suivent pas de cours, mais participent à des projets autour de thématiques et problématiques différentes.

2. Insuffler une culture de growth mindset

Comme l’écrit Jennifer Gonzalez, «la plupart des enseignants savent que l’une des meilleures choses que nous puissions faire pour nos étudiants consiste à les aider à développer un état de growth mindset, à savoir qu’ils peuvent devenir plus intelligents grâce aux efforts produits. Mais beaucoup d’enseignants ne savent pas exactement ce qu’ils devraient faire pour promouvoir cet état d’esprit. »

Le growth mindset est l’idée que le cerveau a la capacité de changer tout au long de votre vie, écrit Katie Brohawn. Déjà très populaire dans la communauté des entrepreneurs par le biais d’expressions mille fois entendues comme “chaque erreur est une opportunité d’apprendre”, elle est encore peu appliquée à l’enseignement supérieur où la performance est perçue par les étudiants comme l’objectif final de l’apprentissage.

Enseigner aux élèves une mentalité de croissance peut avoir des effets positifs sur eux en termes de méthodologie, d’engagement et de rétention. Gauthier Lebbe, Inbound Marketing Manager chez Wooclap, une start-up belge qui fait des smartphones des outils engageant et adaptés à l’apprentissage, propose 5 façons d’aider les étudiants à développer un growth mindset.

3. Proposer plus de modèles de classes d’innovation

Nous avions précédemment parlé de la classe d’innovation de Don Wettrick et des possibilités qu’elle offrait pour l’enseignement supérieur.

  • Les cours d’innovation aident les étudiants à s’engager davantage dans le processus d’apprentissage.
  • Ils les aident à développer une grande curiosité pour les problématiques qu’ils veulent résoudre.
  • Ils les aident également à développer une expertise de haut niveau en un temps assez remarquable. Ils les aident à utiliser des outils technologiques et de nouvelles pratiques pour atteindre leurs objectifs.
  • Enfin, ils aident les étudiants à travailler ensemble sur des projets et à gérer les objectifs qu’ils se sont fixés.

Les classes d’innovation correspondent à 100% aux besoins actuels sur le marché du travail et aux nouvelles fonctions les plus demandées telles que les emplois hybrides.

4. Le modèle de Growth Tribe

Growth Tribe est la première académie européenne de growth hacking basée à Amsterdam. Plus que le growth hacking, l’académie forme des personnes de tous âges à la maîtrise de compétences qui leur permettront de s’adapter rapidement à de nombreux types de situations réelles en organisation, en entreprise etc.

Vu la croissance rapide de cette académie en si peu de temps (2 ans), il est intéressant d’analyser son cas et d’extraire des idées et des structures pouvant être appliquées aux établissements d’enseignement supérieur.Ce qui fonctionne à fond chez Growth tribe, c’est leur pédagogie d’apprentissage basée sur des projets ou project based learning.

L’académie est contactée par des entreprises (généralement de grandes entreprises) qui ont besoin d’optimiser leurs processus, de résoudre des problèmes ou d’atteindre certains objectifs. Ainsi, les apprenants forment des petites équipes et appliquent immédiatement ce qu’ils apprennent lors de conférences et de discussions sur ces situations réelles en ayant accès à un budget et aux responsables des entreprises.

Ce qui est plus intéressant dans le modèle de Growth Tribe, c’est la culture des données, du retour d’information et de l’optimisation que les apprenants doivent intégrer pour pouvoir évaluer leurs apprentissages tout au long du parcours ou encore pour s’adapter aux nombreuses situations réelles de problem solving auxquelles ils prennent part avec les entreprises.

Une académie comme Growth Tribe, en plus d’accélérer l’apprentissage de ses apprenants sur un pannel de compétences large, assure aux entreprises la maîtrise dont ses “étudiants” font preuve sur des situations complexes. Job assuré (ou promotion, beaucoup d’entreprises commencent à y envoyer leurs employés afin de se former) à la sortie !

5. “Hybrider” l’administration de l’institution

Enfin, pour revenir à l’argument de Joseph E. Adoun sur la nécessité pour les institutions d’hybrider leurs programmes d’apprentissage, nous pouvons aller encore plus loin. Les établissements peuvent modifier leurs propres processus et organisation internes pour améliorer constamment leurs programmes d’apprentissage et faire correspondre parfaitement les connaissances acquises par leurs étudiants aux besoins actuels et futurs du marché.

Cela signifie la mise en place d’équipes d’administrateurs, telles qu’une growth team, capable d’évaluer le marché et les innovations et d’adapter les programmes d’apprentissage en conséquence. Cela implique également de former ses professeurs et ses administrateurs pour qu’ils acquièrent les compétences nécessaires afin d’aider les étudiants à évoluer et à apprendre rapidement. Adaptabilité et apprentissage rapide sont des basiques des hybrid jobs.

Mais ceci est une autre affaire, pour un prochain article 😉

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CPF 2026 : ce qui change vraiment pour les certifications RS

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CPF 2026 : que change le plafonnement pour les certifications RS ? Une réforme budgétaire qui change la certification et le financement Une réforme peut sembler budgétaire.En réalité, elle peut changer durablement qui décide. En janvier 2026, le compte personnel de formation (CPF) entre dans une phase plus contrainte, avec deux signaux forts : le plafonnement de certaines certifications du Répertoire spécifique (RS) et le recentrage de l’usage du permis B. Si vous êtes organisme certificateur, l’enjeu dépasse largement la question du financement. Ce tournant du CPF marque un changement de gouvernance. Avec les plafonds et le cofinancement, la valeur des formations certifiantes, ne se joue plus seulement sur leur attractivité, mais sur leur capacité à produire des preuves solides et à tenir face aux contrôles. Faire le point sur les évolutions du CPF entre 2025 et 2026 Le cap est clair.Les règles, beaucoup moins. Ce cadrage s’inscrit dans le projet de loi de finances 2026, ajusté par amendements, et traduit une volonté claire de maîtrise budgétaire du CPF, avec des impacts directs par rapport à 2025, pour les certificateurs et les organismes de formation. Premier signal immédiat : le reste à charge passe à 103,20 € au 1er janvier.Ce relèvement pèse directement sur la décision d’achat et accentue les renoncements, en particulier chez les publics les plus sensibles au prix. Pour vous, cela se traduit déjà par : plus d’hésitations côté candidats, davantage de reports, et une pression accrue sur la justification du prix. Autre changement structurant : le PLF 2026 (article 86) introduit le principe d’un plafonnement “par action” pour certaines certifications RS. Les montants précis restent à définir par décret, mais la trajectoire est claire : des plafonds plus serrés et un recentrage des usages. Le permis B est directement concerné. Les versions de travail évoquent un accès CPF réservé aux demandeurs d’emploi, et du cofinancement pour les autres actifs. Ce tournant met fin à un usage historiquement massif et recompose les parcours d’accès à l’emploi, notamment dans les territoires où la mobilité conditionne l’insertion professionnelle. En parallèle, un autre basculement est souvent sous-estimé : le CPF “coconstruit” devient plus simple à activer. Les abondements des financeurs tiers sont encouragés, et le suivi côté employeur se renforce. Conséquence directe : vous ne vous adressez plus à un acheteur unique.La décision se construit désormais à trois : candidat, employeur et financeur, avec des attentes beaucoup plus explicites sur la valeur réelle de la certification et le niveau de contrôle associé.   Répertoire Spécifique : 4 évolutions clés à anticiper pour rester finançable 1. 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