Assine a nossa newsletter

________ Filtros ________

arrow

L'éducation Jedi ça donne quoi ?

Ça y est ! Enfin ! La saga Star Wars expose au cinéma son huitième volet au monde, un huitième épisode mouvementé, comme le prouvent les bandes annonces, que l’on s’attend à contempler avec émoi. Et pour cause.

On sait le rôle prépondérant qu’aura le vieux Luke, de retour dans l’aventure avec la tâche déterminante de former la jeune Rey au contrôle de la Force… Sans la faire basculer du côté obscur comme son précédent élève et neveu, Kylo Ren.


L’éducation ou plutôt la question de la bonne éducation est au coeur de la saga Star Wars. On fait toujours face au maître et à l’apprenti chez les Jedi ainsi qu’à leur quête de la sagesse et de l’accomplissement de soi au sein de l’équilibre de la Force.


Bon on retrouve à peu près la même composition d’équipe chez les Sith mais le principe chez eux est que le maître ou l’apprenti doit mourir une fois que les deux individus sont à égale puissance… Un peu moins paisible et peu de chances de s'épanouir.


Alors regardons l’éducation Jedi d’un peu plus près.

Des influences historiques

Tenues sobres mais élégantes, maîtres des mots et du sabre, danseurs aux mouvements fluides et spectaculaires lors des combats, les Jedi apparaissent véritablement comme des chevaliers sages, puissants et aux valeurs et principes imperturbables.


Comme un sentiment de déjà vu non ? Exact ! Cette image nous vient tout droit du samurai japonais féodal, une époque qui a particulièrement inspiré George Lucas dans la conception de sa saga.


L’éducation, cruciale dans la saga, est d’ailleurs relativement calquée sur la culture samurai. Comme eux, les chevaliers galactiques, avant de devenir des maîtres accomplis, doivent traverser trois phases d’apprentissage.


Une éducation dès le plus jeune âge

Les potentiels Jedi sont recrutés dès leur plus jeune âge, approximativement autour de leur sixième année, tout comme les samurai. Jusqu’à leur dix ans, leur journée est séparée en deux. La première moitié est dédiée à l’apprentissage des préceptes de l’Ordre, de ses valeurs et principes (on pense alors au cours de Maître Yoda donné aux jeunes élèves dans l’Attaque des Clones). On apprend son rôle joué dans la conservation de l’équilibre et de la justice dans la galaxie. La notion d’équilibre sociétal est très importante, on retrouve ce même intérêt dans la culture shintoïste japonaise et confucianiste chinoise.


La seconde moitié est ponctuée d’exercices pratiques et d’épanouissement par le jeu et l’activité physique (dans Star Wars on pense à l’exercice à l’aveugle où le but est de parer les tirs des petits drones en utilisant la Force)… L’éducation finlandaise ne serait donc pas si avant-gardiste ?


"C'est dans les nuits les plus obscures que les lumières que nous sommes brillent le plus." Mace Windu

De dix à quatorze ans, l’introduction des arts guerriers

C’est à l’adolescence qu’un jeune padawan apprend à véritablement maîtriser la force, manier le sabre et est introduit aux arts martiaux. Il entre alors dans l’apprentissage de la voie du Jedi. Encore une fois, comme l’apprenti samurai auquel on inculque le bushido, ou voie du guerrier.


Le bushido est le code moral et guerrier déterminant les actes du samurai confirmé. Son impact est tel sur la société japonaise qu'aujourd'hui encore beaucoup de préceptes du bushido sont appliqués dans la vie de tous les jours, dans l'éthique ou dans la relation au travail et à la famille. le code moral et guerrier


“La peur est le chemin vers le côté obscur : la peur mène à la colère, la colère mène à la haine, la haine ... mène à la souffrance”
(Maître Yoda)


De quinze à vingt cinq ans, la confirmation

Au cours de la dernière décennie d’apprentissage, le padawan est de moins en moins suivi. Ou en tout cas, il n’est plus suivi que par son maître qui s’assure de sa progression et de son accession au rang de Chevalier ou même parfois de Maître (c’est notamment le cas d’Anakin, notre héros déchu).


C’était aussi le cas chez les guerriers japonais qui perfectionnaient leur maîtrise de l’art de la guerre (combat et stratégie) et de la paix (philosophie, négociation, peintures et calligraphies etc).


Au bout de ces longues années de formation, le gardien de la paix galactique comme le samurai sont accomplis et prêtent définitivement leur serment de servitude. Le premier à l’Ordre Jedi et à la République Galactique, qu’il servira jusqu’à la mort afin d'appliquer sa justice ; le second à son seigneur, ou daimyo (l'équivalent du seigneur), au shogun (comparable à un rang de Premier ministre et généralissime) et à l’empereur, divin dirigeant du Japon.


Malgré tout, l’apprentissage ne s’arrête pas là et l'un comme l'autre s'engagent dans un cycle d'amélioration continue où ils considèrent l'éducation comme partie de toute chose de la vie. Il faut le dire, c'est beau, épanouissant et progressif.


Comme dit notre bon vieux Yoda : “Beaucoup encore il te reste à apprendre”, n’est-ce pas jeune apprenti ?

L’éducation civique, un point central de l’Ordre Jedi

On pense souvent à tort que les Jedi sont la force de frappe de la République (paix à son âme) sa police ou alors son armée. Tout comme les samurai pour le shogunat, ils sont plutôt des enforcers, des sortes de juges qui s’assemblent afin de décider de la nécessité d’agir par la force ou par la négociations. Ce sont les protecteurs de la stabilité républicaine et dans le cas historique, du shogun. Autrement dit, des gardiens.


L'engagement civique et politique sont au coeur de l’éducation des padawans. Bien que l’Ordre soit neutre, ces derniers étudient de près les composantes de la République, ses acteurs, son fonctionnement et son rôle dans la préservation de l’harmonie galactique. On peut penser à une légère touche de propagande pro-République, c’est sûr, tout comme les samurais ne pouvaient imaginer un monde stable sans l’existence du shogun et de l’empereur. Il n'empêche que l'un comme l'autre sont formés en de parfaits citoyens.


Plus précisément, l’apprentissage des devoirs civiques et des morales républicaines s’opèrent à travers des discussions philosophiques entre maîtres et élèves ainsi qu’à travers des études historiques gérées par les Archivistes du Temple Jedi et des académies par delà la galaxie.


Dans Star Wars on parle de République, pas de shogunat. En effet, la République Galactique est en fait inspirée de la République romaine destituée par l'Imperium de Jules César, la République allemande de Weimar chutant face au Parti Nazi, ainsi qu'un bon nombre d'autres sources d'inspiration. Bon, George Lucas a bien le droit de trouver ses sources autre part non ?


En attendant, on souhaite bonne chance à Rey qui se voit assignée la tâche plutôt

sympathique de sauver la galaxie.


Allez ! La force soit avec toi jeune padawan !