Souscrivez à notre newsletter

________ Filtres ________

arrow
Crise sanitaire : prévoir l’organisation d’examens à distance

L’épidémie de coronavirus COVID-19 et les procédures d’isolement qui l’accompagnent interrogent le monde de l’éducation. Si l’enseignement à distance semble assez aisé à mettre en place, qu’en est-il des concours d’entrée et des examens qui arrivent très vite dans ce premier semestre 2020.

Crise sanitaire : prévoir l’organisation d’examens à distance

L’épidémie de coronavirus COVID-19 et les procédures d’isolement qui l’accompagnent interrogent le monde de l’éducation. Si l’enseignement à distance semble assez aisé à mettre en place, qu’en est-il des concours d’entrée et des examens qui arrivent très vite dans ce premier semestre 2020.

L’enseignement à distance massif prêt à être déployé !

Le ministre de l’Education Nationale Jean-Michel Blanquer a affirmé sur France Inter le 26 février : "On est préparé sur l'enseignement à distance, déclenchable au cas par cas, ou massif si ça devait prendre des proportions plus importantes". Pour assurer la continuité de l’Etat et donc de l’éducation, le ministre dispose du savoir-faire du CNED. Aujourd’hui, plusieurs milliers de lycéens et étudiants sont en "quatorzaine" en raison de leur déplacement (voyages d’études ou vacances) dans des pays à risque.

Chine : « l’école à la maison est opérationnelle »

La plupart des écoles chinoises sont fermées mais une classe virtuelle, numérique, permet l’accès à des cours dans douze disciplines. La télévision propose même des émissions éducatives pour les régions les plus isolées. Le média participatif Le café pédagogique précise que les écoles qui dépendent de l’Agence pour l’Enseignement Français à l’Etranger (AEFE) en Asie sont fermées (en Chine, en Mongolie, Vietnam, Corée du Sud…) pour le moment. Une plateforme est proposée avec 3 heures de travail scolaire via des outils de vidéoconférence comme Zoom.

En Chine, un appel d’offres pour des salles de classe en ligne

On peut lire cet appel d’offre sur le site internet (officiel) China.org.cn en français. On découvre que les Chinois souhaitent pour cette "classe en ligne" toutes les technologies qui permettront la "gestion de l’éducation", comprendre avec l’évaluation. Ainsi, il est demandé de proposer des solutions pour l’identification des élèves ou des étudiants : "utiliser le réseau 5G, la reconnaissance faciale et d'autres technologies".

Confinement, quarantaine : quid des partiels, concours d’entrée et examens ?

Le meilleur moyen d’éviter le développement d’une épidémie, c’est de limiter les rassemblements et les déplacements des populations. C’est ainsi que l’organisation d’un concours ou d’un examen avec plusieurs centaines de candidats, dans un même lieu, serait sans aucun doute interdit. A partir du mois d’avril, les concours pour les grandes écoles s’enchaînent : Polytechnique, Ecole Normale Supérieure, Central Supélec, Mines-Ponts, Agro, Véto, etc. Le concours Sésame qui donne accès à 14 écoles de commerce et de management est fixé au 8 avril 2020. Certains étudiants sont en Asie, ils ont aujourd’hui des difficultés à rentrer en France. Il faut donc trouver une alternative au présentiel.

Enfin au mois de mai, la deuxième série des PACES (première année commune aux études de santé) se déroulera dans la plupart des grandes villes de France avec plusieurs milliers d’étudiants réunis dans des centres d’examens.

TestWe la solution alternative à l’épreuve en présentiel !

Cette situation de crise pourrait sans doute accélérer le déploiement des "e-exam" par les responsables pédagogiques des grandes écoles et des universités. En effet, aujourd’hui, la plupart des enseignants proposent des évaluations sous forme de QCM ou analyses/commentaires de documents. Il est donc assez aisé de digitaliser les épreuves.

Comme le précise Clément Régnier, co-fondateur de TestWe : "nous pouvons remplacer efficacement le présentiel. Nos solutions se déploient sur les ordinateurs personnels des candidats. L’environnement logiciel est verrouillé pendant la totalité de l’épreuve afin d’éviter les accès à des sources tierces. Nous travaillons aujourd’hui sur des méthodes de surveillance de l’environnement de l’étudiant via sa webcam par exemple et sur une identification via une signature liée au rythme de frappe sur un clavier. On peut ainsi limiter fortement l’usurpation d’identité et la triche."

Enfin, et c’est sans doute le plus important, on peut donc offrir l’accès au concours ou à l’examen n’importe où sur le territoire, à partir du moment où une connexion internet (4 G, fibre ou ADSL) est disponible

Lire

...
TestWe est maintenant partenaire et intégré à Canvas by Instructure

Depuis octobre 2019, TestWe est officiellement partenaire d'Instructure, le leader des technologies de logiciel en tant que service (SaaS), qui conçoivent des logiciels qui rendent les gens plus smart. Pourquoi? Pour intégrer TestWe au LMS Canvas.

La solution d'e-Exam s'intégrera désormais directement au système de gestion de l'apprentissage pour un processus d'évaluation plus rapide et un déploiement complet dans les établissements d'enseignement supérieur.

"En intégrant notre plateforme LMS à TestWe, les établissements d'enseignement supérieur auront désormais accès à un processus sécurisé d'évaluation en ligne et à des rapports détaillés pour les apprenants et les professeurs" Kurt W. Showalter - Directeur, Partenariats internationaux @Instructure

Avec l'interconnexion créée, les professeurs seront désormais en mesure de créer, gérer et noter des examens via TestWe. Pour les étudiants, c’est un accès facile et rapide à leurs résultats et un bon moyen d’observer leur évolution : analyse des notes, des compétences et des compétences générales.

"Nos clients avaient demandé l'API Canvas pendant longtemps. Ils vont maintenant se connecter aux deux solutions avec des informations d'identification uniques. Tous les rapports concernant les résultats des étudiants seront directement rapportés au LMS” Clément Régnier - Directeur général et co-fondateur @TestWe


À propos de TestWe

Pour les organisations qui développent l’excellence en matière d’apprentissage et d’évaluation, TestWe vous apporte la tranquillité d’esprit car elle est sécurisée!

Nous proposons aux étudiants un logiciel sécurisé, hors ligne et confortable pour les étudiants, afin qu'ils puissent se concentrer sur leur argumentation sans la pression du temps. Plus important encore, les étudiants peuvent passer leurs examens sur leur propre appareil.

TestWe est une solution complète d’e-Exam: une plateforme pour l’administration et des logiciels hors ligne pour les apprenants. Avec des rapports et des analyses approfondies sur les compétences des élèves (LO, LG, soft skills…), TestWe joue bien sa carte!

...
Ens. supérieur & écologie Part 2 : Une mobilité étudiante plus écologique ?

Nous parlions dans un précédent article de la responsabilité et du rôle de l'enseignement supérieur face au défi écologique. Nous lancions alors une série dédiée à l'analyse d'actions concrètes que pourraient prendre les établissements du supérieur afin de respecter leurs engagements en terme de préparation aux questions environnementales.

Aujourd'hui j'hésite entre deux sortes d'actions concrètes. La première serait tout simplement parler de ce qui a été annoncé, c'est à dire les contenus de cours. Des créations de programmes d'études dédiés aux questions environnementales ou bien une réforme de fond des programmes d'études déjà existants. La seconde sorte serait de discuter la mobilité étudiante et agir pour la rendre plus écologique et plus bénéfique pour les apprenants.

Je parlerais ici de la seconde. Pourquoi ? Je ne sais pas trop. Disons qu'avant d'être en cours, les étudiants doivent s'y rendre. D'où le sujet de mobilité. D'où le sujet du jour. C'est parti !


Constat de la mobilité étudiante aujourd'hui

Pour ce constat, basons-nous sur l'étude d'octobre 2016 de l’Institut d’aménagement et d’urbanisme d’Île-de-France (Territoires de la Vie Étudiante en Île de France). Tout d'abord, selon cette étude, c'est Paris et le Sud Ouest de l'Île de France qui regroupent le plus grand nombre d'étudiants (respectivement 30% et 33% des étudiants) avec plus de 645 000 étudiants de moins de 30 ans. En comparaison, Lyon est la deuxième ville étudiante de France avec plus de 155 000 étudiants de moins de 30 ans. Dans cet article, nous nous baserons uniquement sur le modèle francilien pour une question de population. Les questions géographiques et urbaines, par exemple, ne seront donc pas adaptables aux autres régions françaises. Sorry :( .

Tout d'abord, il faut savoir qu'environ 60% des étudiants franciliens vivent chez leurs parents. Si à Paris le chiffre tombe à 35%, c'est aussi dû aux étudiants franciliens venant d'autres régions, qui vivent, eux, en majorité en logement individuel. Si on compte en plus les logements universitaires, le CROUS et autres résidences étudiantes privées, on atteint 75,000 logements étudiants dans la région parisienne. C'est bien, le nombre grossit, mais cela reste insuffisant par rapport aux 645 000 étudiants en Île de France. Ces chiffres offrent une première observation : habiter et étudier de manière libre et indépendante en région parisienne, plus grande agglomération française, est très compliqué.

Vient la question du temps de déplacement quotidien domicile-lieu d'étude. Selon l'étude, 1 étudiant sur 5 passe environ une heure dans les transports pour se rendre à l'université ou à l'école. Cela fait en moyenne deux heures et plus passées dans les transports par jour. En contrepartie, les étudiants d'autres régions françaises y passent en moyenne moins de trente minutes.



Les répercutions

Les répercutions directes au respect de l'environnement existent : environ 26% des étudiants se rendent à l'université ou à l'école en véhicule et seuls. Néanmoins, une très grande majorité des étudiants franciliens sont utilisateurs quotidiens des transports en commun. Super ! Donc pourquoi poser la question de l'impact ? En fait, la mobilité étudiante influe énormément sur la capacité des établissements du supérieur à réussir leurs engagements, à prendre en main leur responsabilité face au défi énergétique, climatique et environnemental. Comment cela ? Je m'explique.

En premier lieu, le temps du transport, avoisinant les 2 heures par jour est long et peut avoir de sérieux effets très néfastes sur la réussite académique des apprenants, c'est ce qu'explique Olivier Klein, chercheur spécialiste des transports à l’université de Lyon. La cause ? Le désengagement puis l'abandon. Considérez ceci, l'engagement à une formation dans tous les domaines aux questions environnementales, est un virage à 180 pour les directions du supérieur. Sans engagement et motivation de la part des étudiants, les résultats ne suivront pas. Pour aborder des questions aussi cruciales et qui ne font peut être pas encore sens pour une partie la population étudiante, il vaut mieux les avoir en bonne santé intellectuelle et physique. Passer plus d'une heure et demie par jour dans des transports ça n'aide pas.

L'engagement étudiant est à la base de la réussite du supérieur dans l'accomplissement de ses objectifs. Seuls 10% des étudiants sont relativement engagés dans la vie associative de leur université. Un tiers de ceux qui n'en font pas partie aimeraient s'engager au moins un peu mais n'a simplement pas le temps, les transports étant difficiles d'accès, souvent problématiques. Une vie associative active c'est optimiser et multiplier les idées et les possibilités pour atteindre des objectifs acceptables en terme de responsabilité environnementale.

Des étudiants désengagés de leur université rend même difficile un simple projet comme celui proposé par The Shift Project, le think tank spécialisé dans les questions environnementales, énergétiques et écologiques, qui est celui du bilan carbone pour chaque étudiant et pour l'établissement en général.

En conclusion, des impacts écologiques directs il y en a ! Et nous allons voir comment remédier à ce problème. Cependant, le plus inquiétant sont les effets indirects liés à la mobilité. Les deux exemples que nous avons donné ne sont pas les seuls effets d'un mobilité rendue difficile. Dans tous les cas, c'est la capacité d'un établissement tout entier à accomplir ses objectifs de responsabilité écologique qui est mise en jeu par une mauvaise organisation de la mobilité étudiante.


Quelles solutions ? Quelles alternatives ?

Dans cette partie, nous ne prendrons pas en compte les possibilités ce qui ne relève pas de l'enseignement supérieur. Voilà, c'était simplement pour vous avertir car autrement la liste de solutions serait bien trop exhaustive. Entrons dans les détails. Vous verrez que les solutions relevant du supérieur sont parfois bien plus complexes qu'il ne semble.

  1. S'affranchir des classements internationaux
    Les classements internationaux sont à la base d'une normalisation internationale du modèle d'université. Basés sur des standards invariables, ils rendent difficiles la condition des enseignants-chercheurs et influencent indirectement la priorisation des actions d'une école ou d'une université. "Les classements sont le vrai problème," explique Clémence Vorreux, gestionnaire de projet et des affaires publiques chez The Shift Project. "J'ai déjà essayé de contacter ces classements tels que Challenge afin de savoir pourquoi ils ne prenaient pas en compte les facteurs écologiques et d'adaptation des programmes d'étude aux questions environnementales et énergétiques. Leur réponse : ça n'est pas nos affaires, nous ne sommes pas qualifiés pour cela."

    S'affranchir de ces classements, c'est mettre en place une boucle de rétroaction. C'est prendre le contrôle de son agenda décisionnaire, c'est se reposer sur des certifications nationales ou internationales plus claires. C'est aussi éviter un effet "magnet" où une université ou école attire le plus d'étudiants en raison de son classement, ce qui mène à l'abandon progressif d'universités en dehors de la capitale ou des grandes villes, des universités et écoles spécialisées. C'est donc aussi freiner l'exode étudiant vers des zones citadines difficiles à vivre en raison du prix de l'immobilier, comme Paris. C'est beaucoup, beaucoup de changements positifs.

  2. Éviter les centralisations et création de "super campus"
    Paris Saclay est clairement l'exemple le plus parlant dans ce cas là. On a la création d'un super campus regroupant plusieurs grands pôles universitaires dans le Nord de Paris, jouant alors le rôle de symbole du Grand Paris alors que ce projet n'est même pas garantit de fonctionner dans les temps. Il y a un bon côté derrière Paris Saclay, ce n'est pas cher et on a l'occasion de construire un écosystème favorisant la création d'un nouveau quartier, d'une nouvelle ville lumière et intellectuelle. Effectivement, Paris-Saclay ferait déjà partie des complexes technologiques les plus reconnus dans le monde et serait aussi appelée la Silicon Valley parisienne.

    C'est surtout un point fort pour l'immobilier, le complexe accélérant des constructions de logements rapide. Le problème c'est qu'au moindre soucis d'aménagement, qui font bon train aujourd'hui dans ce genre de "nouveaux quartier", c'est un abandon massif de la zone qui s'effectue, la création d'une ville fantôme. À voir, dans tout les cas, éviter la création de super campus permet une meilleure répartition des écoles et universités spécialisées comme générales à travers les régions. Niveau transport, centraliser les lieux d'étude, massivement fréquentés, c'est foutre en l'air l'idée d'un flux régulier des voyageurs dans les transports et créer des "bottlenecks" massifs ! Un retour des écoles dans les coeurs de ville semble plus efficace.

  3. Rendre flexible les études
    La flexibilité est une question très importante dans ce débat. Éviter des cours trop tôt le matin ou trop tard l'après-midi, arrêter de développer une atmosphère de compétition autour des examens qui amplifie le stress des étudiants en plus des transports. Opter pour des pédagogies telles que la classe inversée ou les MOOCs peut aussi être très utile. Privilégier les travaux de groupe peut aussi beaucoup aider dans le sens où collectiviser la recherche et les actions engage sensiblement un individu dans un collectif ... et peut faciliter la motivation à se lever le matin pour une heure de transports.



    En conclusion, il existe beaucoup de solutions pouvant aider à remédier au problème de mobilité. En plus de ce que nous avons proposé, on peut parler de promotion du covoiturage entre étudiants, de mise en place de navettes régulières ou de grandement faciliter le déplacement à vélo en investissant dans des espaces de garage sécurisés ...
...
5 Problèmes Récurrents chez les Étudiants

De plus en plus de solutions apparaissent tous les jours dans le monde de l’Éducation, dans l’Enseignement supérieur. Néanmoins, les acteurs principaux de cet univers, les étudiants, sont toujours victimes d’un certain nombre de problèmes. Certains sont sociaux, d’autres ont à voir avec la pédagogie, d’autres sont budgétaires. Voici 5 problèmes récurrents dans la vie des étudiants et il est urgent d'y répondre.



1. Stress

Ce n’est pas nouveau, le stress chez les étudiants de l’Enseignement supérieur est ressenti par tous et de manière significative. À titre d’exemple, c’est 58% des étudiants français qui affirment vivre régulièrement des pics de stress et des troubles du sommeil, on atteint 80% au Royaume-Uni.

Le problème c’est que ces chiffres ne changent pas, voire vont de mal en pis. La source de ce trouble est structurelle, inhérente au système de l’Enseignement supérieur. En effet, selon une étude, 94% des étudiants en situation de stress affirment que les examens en sont la cause suivi des études puis de leur orientation professionnelle.

Il y a donc un problème à ce niveau. Une pression sociale énorme mise sur les épaules des étudiants par rapport à la carrière, à l’emploi, à la réussite dans une grande compétition contre les autres. La note est au centre, l’apprentissage bien vu, mais facultatif ? Cela change et ce qui est sûr c’est que ce sont les universités et écoles qui devront apporter des changements profonds.



2. Manque de sommeil

Selon une étude effectuée en mars 2018 et relayée par Le Monde par l’Institut National du Sommeil et de la Vigilance, c’est presque 88% des 15-24 ans qui déclarent manquer de sommeil. 38% dorment moins de sept heures par nuit alors qu’il leur en faut au moins huit. C’est problématique et cela a beaucoup de répercutions sur la santé.

Un problème qui est aussi une répercussion du stress dû aux examens et aux notes et à la pression social et académique, mais pas que. L’utilisation du numérique avant de dormir mènent beaucoup d’étudiants à expérimenter des nuits trop courtes, favorisent un trouble du sommeil régulier et une absence lors des cours.

À cela ajoutons des abus d’alcool, de drogues, de tabac, et on se retrouve dans un cercle vicieux. Quoi faire pour remédier à cela ? Du sport, moins de numérique remplacé par de la médidation, avant de dormir ou dans la journée. Aussi il serait très intéressant pour les écoles et universités de favoriser la pratique de la méditation pendant les journées d’étude et notamment lors des périodes d’examens.

Les bienfaits de la méditation sont multiples : bien-être, équilibre, meilleure santé, capacité de concentration accrue, contrôle des émotions, compréhension de soi … La méditation est un art ouvert à tous !



3. Budget

Classique. Nous avons tous connu la “galère estudiantine”. Peu de moyens, beaucoup de pression, que faire ?

La question du budget appelé aussi stress financier est “un sentiment de ne pas avoir de contrôle sur sa situation financière, accompagné de découragement, d’impuissance et de détresse,” comme le définit l’Université de Moncton. Le problème est que ce simple sentiment est un des causes de stress intense, de mauvais sommeil, de perte d’appétit et indirectement d’abandon.

Le sentiment est connu pourtant la situation est de plus en plus alarmante. Selon la SMEREP (Société Mutualiste des Etudiants de la Région Parisienne), les étudiants vivent moins bien qu’il y a cinq ans et l’hygiène en prend un coup particulièrement à cause du … stress.

Un réel appui aux organisations indépendantes de soutien aux étudiants doit être effectué afin de favoriser la prévention et le soutien aux étudiants en difficulté ; un soutien social et économique.



4. Liens sociaux

On quitte les problèmes structurels pour un problème moindre mais tout aussi impactant. Se faire des amis est simple pour certains, plutôt compliqué pour d’autres. La solitude a effectivement un impact sur les dépressions et sur la réussite académique.

D’un autre côté, certains liens sociaux peuvent être toxiques. On pense là à l’impact des fraternités et de certains abus, notamment le bizutage, dont sont victimes certains de leurs membres et nouveaux membres.

Cela ne veut pas dire que les évènements étudiants sont néfastes, bien au contraire, ils sont le poumon de la vie étudiante. Il est simplement nécessaire d’instaurer une atmosphère de découverte et de bien-être chez les étudiants.



5. Le futur

Quelle orientation ? Quel avenir professionnel ? Vers quoi se diriger ? Peut-on changer d’orientation lors de ses études ? Tout autant de questions qui taraudent fortement nos étudiants. À juste titre.

La pression immense sur le choix professionnel est démentiel, à tel point qu’il finit par toucher les genres, le sexe des étudiants. On perd carrément tout lien à l’apprentissage.

La preuve : en marketing on verra plus de femmes, en ingénierie et en finance, plus d’hommes. Autre point, les notes. Les notes sont devenues un tel problème que les apprenants préfèrent se diriger vers un parcours où les notes seront plus faciles à obtenir plutôt qu’un parcours qui les intéressent vraiment.

Tout cela pour favoriser au maximum une première embauche juste après leurs études. Il est donc extrêmement important de revoir ces modèles et de proposer de meilleurs orientations à l’université et dès le lycée ! De même, il est désormais urgent d’arrêter les liens entre études et genres.


Et vous ? Qu’en pensez-vous ? Y a t-il d’autres problèmes ? Quelles sont les solutions pour les régler ? On lance le débat !

...
Quelle responsabilité de l'Enseignement face à l'effondrement ?


Le constat

Les rapports du GIEC (Groupe d'experts Intergouvernemental sur l'Évolution du Climat) sont clairs : l’effondrement est là et il est trop tard pour le développement durable (c’est notamment ce que répète Dennis Meadows depuis des décennies), mais nous pouvons atténuer le choc.

Les données macroéconomiques ne cachent plus l’existence d’une situation critique pour l’économie mondiale (pics pétroliers, récession, fuite vers l’or, licenciements massifs, de moins en moins de terres arables etc.).

La biocapacité et la biodiversité sont en plein déboire et il est plus qu’envisageable de considérer notre époque comme une 6ème extinction massive des espèces, seulement cette fois, nous l’avons accéléré.

Pour couronner cela, l’un des ouragans les plus destructeurs de l’Histoire des États-Unis, j’ai nommé Mister Dorian, se balade autour des Caraïbes.

En plus de cela, le clown Bolsonaro s’amuse à mettre le feu tel Néron en Amazonie. Puis, le Caligula américain, j’ai nommé Donald “the smartest guy in the room” (lol) Trump, s’amuse à nier la crise.

AH ! C’est vrai ! “King” Jinping aka Néo-Mao, a décidé, lui, il y a quelques années de passer la douzième vitesse pour réaliser de son vivant le grand projet des “Nouvelles Routes de la Soie”, un uppercut de plus pour la simple existence à long terme de nos civilisations.

On pourrait continuer la liste infiniment, mais on va s’arrêter là et passer à la suite.

___

Les réactions à ces “aberrations mondiales” (il faut le dire), heureusement, ne se font pas attendre dans tous les pays.

En France, cela fait maintenant 4 ans que la collapsologie et les études d’effondrement des civilisations s’amènent petit à petit sur le devant de la scène et sur les bureaux des politiques, notamment avec la publication en 2015 de Comment tout peut s’effondrer de Pablo Servigne et Raphaël Stevens.

Le 29 Août 2019, Jean-Marc Jancovici donne une conférence alarmante mais surtout pleine d’enseignements à Sciences Po Paris.

Régulièrement, l’auteur et ingénieur Philippe Bihouix rappelle l’importance pour nos sociétés de favoriser ce qu’on appelle les low tech.

On peut croire ce que l’on veut, on peut croire à une croissance infinie dans un environnement fini, le récit pour les avertis et pour les jeunes générations a complètement changé. Maintenant nous savons et, à différentes échelles, nous agissons.

Alors comment fait-on pour limiter la chute ?

Certains misent tout sur la Silicon Valley et nos bons vieux copains des GAFA qui nous proposent de miner les astéroïdes, nous apporter la vie éternelle et nous envoyer sur Mars.

D’autres préfèrent calmer le jeu, se la jouer “hipster” (parce que nous n’aimons pas trop les géants non plus) et miser sur le projet Mars d’Elon Musk. Trop ambitieux ? Bon alors ses Tesla, ses panneaux solaires ... ?

Question : comment minent-on les nombreux métaux rares pour construire un panneau solaire ? In fine, avec du … pétrole ou du gaz.

Non les méthodes ne viennent pas de là à 100% (car n’allons pas dans les extrêmes, il y a toujours du bon partout).

Il existe moulte méthodes pour nous permettre de vivre au mieux les probables changements drastiques à venir. Des transformations structurelles, de fond, sur tous les plans et l’Éducation tient un rôle de premier plan.


Constat sur le monde de l’Éducation en cette période charnière

C’est évident, aujourd’hui, trop peu de programmes permettent aux apprenants de comprendre l’ampleur de la situation.

Dans l’Enseignement supérieur, il faut se lancer dans des niches de programmes d’ingénierie, de sciences sociales et d’études de l’environnement pour comprendre le problème et tenter d’y répondre.

Les réponses ne manquent pas, on voit de plus en plus de jeunes, de chercheurs, d’entrepreneurs adresser efficacement le problème, mais ce sont là des entreprises individuelles, quasi isolées.

Exit le reste, donc, car nous devons malgré tout créer de l’emploi et à juste titre mais ...

Les enjeux climatiques sont au programme d’Histoire Géographie du collège, c’est vrai, mais celui-ci ne permet généralement pas aux jeunes (relatif à l’ambition pédagogique d’une ou d’un professeur) de comprendre pourquoi nous en sommes arrivé là.

En entreprise, on vogue entre les promesses, les engagements, les belles tournures de phrase et les équipes RSE dans nos grands groupes, qui, il faut le dire, soit se mentent à eux-mêmes, soit produisent des efforts surhumains pour des changements souvent minimes, soit mentent ouvertement à la face du monde.

Pourtant il y a du positif !

En juillet 2019, la CGE, CPU et CDEFI et leurs membres décident de faire front commun et appellent à un soutien politique pour mettre l’emphase sur l’urgence climatique auprès de leurs étudiants jusque dans chaque programme d’étude afin de réaliser les 17 Objectifs pour le Développement Durable proposés par l’ONU pour “sauver le monde”.

Dans la même lignée, le think tank The Shift Project, présidé par Jean-Marc Jancovici, appelle massivement à former tous les étudiants et professeurs du supérieur aux enjeux climatiques et écologiques.

Il semble que la remise en question et la planification de l’action soit déjà lancées dans le monde de l’Éducation français. C’est une bonne chose.


Des actions concrètes ?


Repenser le campus

Une des premières actions serait, dans le cas de certains établissements consommateurs d’énergie, de revoir toute l’organisation du campus et de donner plus d’initiatives aux étudiants pour construire un campus circulaire, social, “vert” et impactant pour les zones alentours.

Exemple : laisser aux étudiants le soin d’organiser des permacultures, des zones à ruches, installations d’énergies renouvelables mais aussi de nouveaux modèles de salles.

Un chef de file ? Le projet d’installation de l’EMLV illustre bien cette mouvance !


Identifier les axes de transformation écologiques et les intégrer dans les programmes.

Évidemment, sans changer les programmes d’études, on réplique des générations d’entrants sur le marché du travail baignés dans une culture de reproduction des dégâts environnementaux. Changer ces programmes revient à lancer des innovateurs et des personnes formées à vivre une période de crise relativement longue.

Exemples : Introduire les low tech en ingénierie civile, en urbanisme, enseigner et favoriser une agronomie sans pétrole, des programmes d’architecture favorisant des ressources locales, renouvelables, pour des constructions “circulaires”. Des écoles de commerce moins axées sur une culture de finance, ou de logistique internationale. une science politique plus axée sur une idée de fonctionnement démocratique dans une société décroissante.

Un chef de file ? La Wageningen University (Pays-Bas) ou l’Université de Nottingham (UK).


Lancer des appels massifs aux projets étudiants.

Une fois les programmes modifiés (ou même avant), il est nécessaire de faire cogiter l’ensemble des apprenants sur des thématiques précises. Réunir les cerveaux dans un ensemble pluridisciplinaire, c’est appliquer les principes de l’intelligence collective, donc de l’innovation par le plus grand nombre. C’est aussi un moyen de décentraliser l’initiative et de créer une culture rapide d’expérimentation ainsi qu’une culture écologique et circulaire !

Exemple : On revient à la transformation du campus. On peut penser à des actions politiques. Sinon, repenser l’utilisation d’énergies renouvelables ou de captation du CO2, des projets d’urbanisme, de fonctionnement social en circuit court etc.


Faire pression sur les politiques.

Un appui politique local ou national peut permettre de redonner à la connaissance un réel impact sur nos sociétés. Sans action politique, sans un hack massif de notre “pluralisme” politique, les efforts resteront vain, et les budgets resteront centralisés autour d’initiatives pas forcément efficaces. On pense à l’Allemagne et son arrêt du nucléaire pour investir dans des panneaux solaires qui a donné lieu à la réouverture de centrales à charbon.


Être moteur dans la transformation locale des zones environnantes des universités et écoles.

Un campus est avant tout une zone directement liée à un environnement urbain. Un campus bien pensé est donc un exemple frappant pour les communautés alentours, d’autant plus que celles-ci sont aussi peuplées des étudiants des universités et écoles en leur sein. Cela revient à faciliter l’action politique et sociale locale.


Diversifier les pédagogies, favoriser les pédagogies horizontales.

Nous l’avons écrit, diversifier les pédagogies revient à engager un maximum les apprenants dans un processus d’apprentissage et ainsi à l’accélérer. Or, accélérer la compréhension d’un sujet, d’une thématique, problématique, accélérer l’apprentissage, c’est l’objectif numéro un qui nous permettra de changer les moeurs et mettre en branle un maximum d’initiatives.

Exemple : Les pédagogies horizontales comme l’apprentissage par les pairs sont de véritables moteurs d’apprentissage, des moteurs d’intelligence collective. Une pédagogie extrêmement efficace dans des cas de confection et réalisation de projets.

Le chef de file ? We Are Peers est la startup qui réintroduit l’apprentissage par les pairs dans l’Enseignement supérieur et les entreprises. on peut considérer que cette startup est parfaitement adaptée à une Éducation en situation de crise ou de transformation profonde.


Changer notre manière d’évaluer les apprenants.

Comme pour la pédagogie, l’évaluation doit être adaptable. Nous devons changer la manière de penser l’évaluation. Mettre le poids sur la vérification des connaissances, une possibilité de feedback important pour l’apprenant, et non un facteur d’élitisme, un facteur de succès futur sur le marché du travail etc.

Exemple : On en a parlé, changer le contexte de présentation d’un test, le présenter de manière bienveillante, donc changer de méthodologie, peut aider à relier apprentissage et évaluation.

Chef de file ? Chez TestWe, nous sommes profondément attaché à l’idée de changer petit à petit les regards sur les processus d’évaluation. Nous adaptons notre solution afin de centrer les évaluations sur les rapports de compétences plutôt que sur les notes. Didask est une autre startup donnant énormément de méthodes permettant de changer le contexte d’une évaluation, d’une note.

_______

Ce n’est qu’une petite liste d’actions concrètes que l’Enseignement supérieur peut mettre en place dans un horizon assez court. Pour le reste, on lance la discussion, quelles-sont vos idées ?

...
TestWe et Peergrade s'associent !

TestWe fait équipe avec Peergrade, startup Edtech fondée au Danemark!



Qu'est-ce que Peergrade?

Peergrade est une plateforme en ligne gratuite destinée à faciliter les sessions de feedback entre pairs. Concrètement, cela permet aux professeurs de créer et de gérer des travaux et examens qui seront revus, notés et commentés entre les étudiants.

Au cours de ces sessions de feedback, les professeurs peuvent suivre tous les commentaires partagés entre les étudiants, ainsi que la progression de leurs étudiants sur des sujets spécifiques.

Grâce à une conception intuitive rendant l'expérience d'apprentissage encore plus engageante, Peergrade a su attirer de nombreuses universités telles que l'UCL, l'Université de Copenhague, la Copenhagen Business School, la Texas A & M University et bien d'autres.

Bien que Peergrade soit principalement utilisé et conçu pour l'enseignement supérieur, il l'est également dans le K12.


Le Peergrading, une méthode d'évaluation alternative efficace !

Dans nos précédents livres blancs, nous avions déjà parlé de la notation par les pairs et montré à quel point cela pouvait être efficace pour l'expérience d'apprentissage.

Alors que nous essayons nous-mêmes de changer la manière dont les examens, les tests, les travaux ou les évaluations sont donnés par le corps enseignant et présentés par les apprenants, nous sommes évidemment très intéressés par les évaluations alternatives telles que le peer grading.

C'est pourquoi nous avons d'abord contacté l'équipe Peergrade pour mieux comprendre leur produit. Nous sommes rapidement devenus fans de leur travail et avons compris que nos deux produits, TestWe et Peergrade, étaient tout à fait complémentaires.

Après plusieurs présentations et discussions, nous avons décidé de faire équipe.



Un Partenariat c'est à dire ?

Ce que nous avons compris, c'est que nous pouvions proposer nos solutions sous forme de package. Vous aurez peut-être besoin d'une solution d'e-Exam telle que TestWe pour optimiser et numériser votre processus d'évaluation à l'échelle globale, mais vous aurez peut-être besoin de plus d'outils pour diversifier au maximum vos formats d'examens. Ici, vous pouvez obtenir Peergrade avec TestWe.

De la même manière, vous aurez peut-être besoin de Peergrade pour tester et développer davantage les ?valuations alternatives, mais vous aurez peut-être aussi besoin d'une solution pour vous aider à gérer au niveau global la numérisation de vos processus d'évaluation tout en utilisant des types d'évaluations plus traditionnels. Ici, vous pouvez obtenir Peergrade et TestWe sous forme de package.

Alors voilà! Si vous avez plus de questions, contactez-nous!

Découvrez Peergrade ici

Et leurs réseaux :
Facebook
Twitter
LinkedIn
Medium

...
Neuromythes et Mémoire: Comment apprenons-nous ?

Pour cette nouvelle vidéo WeTestEd, nous avons décidé de nous aventurer dans les sciences cognitives et particulièrement les neurosciences.

“J’apprends mieux en écoutant qu’en lisant perso.”

“Ah ouais ?”

“Ouais, j’ai une mémoire auditive moi. Pas visuelle.”

“Wooow, la chaaance.”

On nous l’a tous faite un jour, ou alors nous l’avons nous-même vendu aux autres. On apprendrais mieux à travers un sens en particulier. Grâce à Didask, je me suis rendu que ça…. Eh bien c’était un mytho. Un neuromytho.




Alors comment ça se passe ?

C’est assez long à expliquer, le but ici est de vulgariser x10 sur plusieurs parties. Alors allons-y. Déjà, il est important de comprendre qu’au contraire, le traitement des informations s’effectue de façon globale et en complémentarité par des nombreuses aires cérébrales.

Aussi, plus nous utilisons de supports et d’applications différentes sur un sujet, plus nous apprenons de celui-ci.

C’est ce qu’on appelle l’Active Learning. c’est à dire, pour faire simple, l’engagement d’une personne sur un sujet mobilisant ses capacités cognitives sous plusieurs formes (lecture, audition, action, prise de parole, discussion etc.).

Ainsi, pensez à varier les activités pendant les cours !

Évidemment, engager une personne dans une activité et à propos d’un sujet, c’est difficile. Il existe des recettes variées pour le favoriser, nous en parlerons très prochainement.


Mike et Sofia apprennent à jouer de la guitare. Mike tombe à l’eau …

Prenons l’exemple de ces deux personnages.

Mike veut apprendre à jouer de la guitare. Il dispose d’une heure par jour pour s’exercer. Il prend chaque jour sa guitare et répète les accords dont il semble avoir besoin pour maîtriser les bases de cet instrument.

Un instrument, d’ailleurs, on ne peut plus efficace pour attirer les foules lors de rassemblement de jeunes individus exprimant le besoin de se réunir entre partenaires.

Blague à part.

Parallèlement, Sofia aussi veut apprendre à jouer de la guitare, mais elle ne dispose que de 15 minutes par jour durant lesquelles elle pourra effecitvement jouer de son instrument.

Néanmoins, elle passera une plus grande partie de son temps, sur le chemin de l’université par exemple, à écouter de la musique, à lire entre deux cours des tutos et les structures des notes … Lecture, action, audition, réflexion …

Un mois plus tard, Mike aura bien appris à maîtriser un certain nombre d’accords et aura appris certainement une chanson.

MAIS, Sofia, elle, sera capable de jouer un morceau certes, mais aussi d’écouter la musique afin d’en retirer un apprentissage, elle sera capable d’improviser en utilisant les accords qu’elle aura apprise.


Conclusion

L’apprentissage et la mémoire sont des domaines regorgeant de neuromythes comme celui évoqué en début d’article.

Il est important, afin d’assurer un apprentissage de qualité, de ne pas tomber dans les différents panneaux et de connaître ne ce serait-ce qu’un peu les fonctionnement cérébraux relatifs à la mémoire.

Ce qu’il faut en retenir c’est aussi qu’apprendre se fait en étant actif et en analysant différentes faces d’un même sujet.

De même, on aborde différentes facettes via différents formats. L’objectif est ensuite de rendre ces formats les plus engageants possible pour conserver un état d’active learning général.

...
Aurélie Truchet : À la conquête de l’Immersive Learning

Écoutez le podcast sur cette page !

Pour le sixième épisode de WeTestEd, nous interviewons Aurélie Truchet, CMO et cofondatrice d'Uptale, cette startup française spécialisée dans la formation par l'Immersive Learning.

Il faut le dire, la société Uptale sait faire parler d'elle : prix, récompenses, de gros clients en seulement deux ans d'existence. Cette équipe bat des records. C'est dans ce contexte que nous avons souhaité en savoir plus auprès d'Aurélie.

Quel est le réel impact de l'Immersive Learning sur l'apprentissage ? Quel future pour les profs face à la tech ? Quel avenir pour l'Éducation et les sociétés en général ... Des questions importantes et des réponses claires de la part d'Aurélie.

...
Petit Déj’ Edtech #3 : Une matinée immersion à ne pas manquer !

C’est annoncé, ça y est, c’est prêt : le Jeudi 3 Octobre, nous vous donnons rendez-vous dans les locaux parisiens, du 15 Boulevard Diderot, de l’Em Lyon pour notre 3ème Petit Déj’ Edtech.

Vous retrouverez là bas les étoiles montantes de la Edtech (il faut le dire !) telles que :

  • Wooclap, l’application qui permet aux professeurs de proposer des quiz en cours via les smartphones des étudiants. Wooclap permet à ces derniers d’être plus engagés et de mieux apprendre, c’est prouvé et c’est assez incroyable.

  • Uptale, la solution de formation d’Immersive Learning qui permet de créer, partager et “tracker” les expériences de réalité virtuelle. Un réel boost pour l’apprentissage ! PS : ils ont remporté le Global Edtech Startup Award.

  • Teach on Mars : là on ne parle pas d’étoile montante mais bien du leader français de la formation continue en entreprise. Leur application cross-platform permet aux apprenants d’avoir accès à des contenus d’apprentissage au top !

  • BCDiploma, LA solution qui digitalise et sécurise les certifications/diplômes/attestations/badges sur la blockchain ! Grosse innovation qui propose une vision claire du futur de ce morceau de papier si important appelé le diplôme.

Ettttttt nous évidemment, TestWe, toujours là pour vous servir.

via GIPHY

Cette fois nous vous proposons une expérience immersive, histoire de changer avec les formats de conf’ classiques.

Tout au long de la matinée, vous emprunterez un chemin d’apprentissage qui vous mènera sur des ateliers de mise en situation pratique pour chaque startup présente.

Le plus pratique pour comprendre l’utilité d’un outil, c’est de l’expérimenter !

Le lien d’inscription sera communiqué très bientôt !

À suivre ...

...
Podcast - Growth hacking, formation, millenials : Quel modèle pour l'apprentissage de demain ?

Écoutez le Podcast sur cette page !

Pour ce 5ème podcast, on interview Thomas Lesenechal, le Directeur de Growth Tribe France. Growth tribe c’est une académie de growth hacking fondée à Amsterdam en 2015. Aujourd’hui, on peut les retrouver dans toute l’Europe du nord, à Amsterdam, à Londres et Paris.

Leur but est de former les particuliers comme les entreprises au growth hacking, mais Growth tribe c’est aussi plus que ça. C’est le symbole d’un changement de manière de penser le travail et la formation par le growth hacking, un terme aujourd’hui plus qu’à la mode et qui se retrouve sur toutes les bouches.

Lors de notre interview, nous avons pu discuter des problèmes inhérents que l’on peut retrouver dans les entreprises comme dans l’Enseignement supérieur quant à la question d’un apprentissage adapté aux individus et plus particulièrement aux millenials.

Pour le reste, on vous laisse vous régaler ! Bonne écoute !

...
Rémy Challe, Edtech, Enseignement supérieur : un réel changement ?
Écoutez l'épisode sur cette page !

Cette semaine on discute avec Rémy Challe, le Directeur Général d'Edtech France, la nouvelle association regroupant de plus en plus de startups de l'Edtech française.

Au menu, l'état de l'Edtech en France et ailleurs, ses problèmes et ses opportunités pour la suite. L'Edtech a t-elle réellement réussie à changer pour le mieux l'Enseignement supérieur ? Quels problèmes inhérents à l'Éducation font-ils obstacle à l’innovation pédagogique ?

Beaucoup de questions auxquelles Rémy a pu nous donner son analyse.

(Si vous n’avez pas le temps d’écouter le podcast en entier, vous pouvez passer de chapitre en chapitre sur le lecteur)

Voici quelques extraits de notre conversation.

TestWe : Où en est l’Edtech en France ?

Rémy Challe : On est au début de quelques chose là. Il y a 6 mois je ne savais pas vraiment ce que c’était pour diverses raisons. Mais il y a clairement une courbe de croissance qui se dessine. Maintenant, bien que cette courbe croissance soit à deux chiffres en France, quand on regarde les investissements massifs qu’il y a en Inde, en Chine et aux États-Unis, en France on reste encore loin.

La France est un pays d’éducation et il faut que nous puissions soutenir beaucoup plus nos entrepreneurs et pas simplement les envoyer au CES de Las Vegas, sinon dans quelques années, les outils que nous utiliserons seront chinois, indiens , américains etc. Ça ne veut pas dire qu’elles sont mauvaises, elles sont juste, je pense, moins adaptées à un système de valeurs de l’éducation française. L’Edtech française devient presque une question de souveraineté !



T : C’est quoi le système de valeur français ? Qu’est-ce qu’on revendique ?

R.C : Il y a une forme d’universalisme, la France c’est aussi le pays des Droits de l’Homme. De manière très pragmatique on a la protection des données, elle n’est pas connue de la même manière en France, en Chine, en Inde etc.

Et ça nous devons le revendiquer, nous devons protéger ces valeurs et les promouvoir en France. Il m’arrive parfois de rencontrer des entrepreneurs de l’Edtech français qui font 100% de leur chiffre d’affaire à l’étranger. Alors c’est bien, cela veut dire qu’ils s’exportent facilement et que la “French touch” a du succès, mais c’est triste en même temps parce que cela veut dire qu’ils n’arrivent pas à proposer leur solution dans leur propre pays, et ce n’est pas normal.



T : Quel est le sentiment des acteurs de l’Éducation par rapport aux outils Edtech ?

R.C : (rires) Eh bien, il y a des sentiments divers et variés. Déjà ici je ne parlerais pas de la formation continue, parce que l’Edtech est accepté largement et parce qu’il y a moins de dogmes. On est face à des acteurs qui sont des entreprises qui vivent des périodes de transformations numériques importantes ; et dans tout ça l’Edtech est déjà considéré comme une solution dont il faut s’armer pour former tous les membres d’une entreprise.

Quand on parle du scolaire en France (c’est à dire du K12) là c’est complexe, parce qu’il y a un marché qui est un marché public. En France ce ne sont pas les professeurs qui achètent par exemple, ce qui n’est pas le cas en Chine. Et même s’ils veulent acheter une solution innovante et pertinente pour répondre à leurs besoins pédagogiques et à ceux de leurs étudiants, ce n’est pas eux qui vont les payer.

Vous voulez vendre à une école primaire, il faut s’adresser à la commune, vous voulez vendre à un collège il faut s’adresser au département et pour un lycée il faut s’adresser à la région. Et puis celui qui décide ce n’est pas celui qui paye, celui qui paye n’est peut être pas celui qui va utiliser, et il paye peut être pour qu’au final quelqu’un d’autre utilise la solution, donc vous voyez c’est un peu cauchemardesque.

Et puis il y a plus de dogme. D’abord, il y a celui selon lequel l’éducation est gratuite alors qu’il y a toujours quelqu’un qui paye en fin de compte, puis il y a toujours une méfiance envers les acteurs du secteur privé. Il y a souvent cette vision des entrepreneurs comme des requins de la finance alors que c’est loin d’être le cas. Dans l’Edtech on retrouve quasiment exclusivement des entrepreneurs passionnés de l’Éducation ou des personnes issues du monde l’Éducation qui cherchent à résoudre de réels problèmes. Quoi qu’il arrive, on ne va sur ce secteur là par appât du gain.

Enfin il y a ce troisième silo qui est celui de l’Enseignement supérieur. Ici on retrouve des acteurs privés, des acteurs publics. Globalement, dans l’Enseignement supérieur il y a eu une prise de conscience générale que l’Edtech pouvait grandement aider. Cette prise de position s’explique par plusieurs facteurs. Il y a d’abord une appétence pour l’innovation, il y a un climat de compétition qui pousse les institutions à innover.

Et puis il y a ces jeunes de 20 ans, qui utilisent leur smartphone jusque pendant leurs cours. Alors là la question n’est pas de savoir comment interdire ces outils mais plutôt “l’apprenant que j’ai face à moi n’est pas le même qu’il y a vingt ans, il faut donc que je m’adapte.” Il y a donc un changement de posture qui est prévu mais qui est aussi inévitable.

Alors on passe d’une époque où le professeur était le seul détenteur du savoir à une époque où le savoir est partout et il faut simplement savoir comment avoir accès aux informations pertinentes, il faut donc apprendre à apprendre et le professeur joue un rôle déterminant là dessus. Le professeur doit devenir … bon je n’ai pas envie de dire un coach, on va dire un accompagnateur.



TW : Que penses-tu de l’autonomie des professeurs ?

R.C : Il y a des programmes que l’enseignant doit suivre c’est clair mais après il y a quand même une liberté pédagogique et il faut que cette liberté existe, qu’on puisse choisir ses propres méthodes, ses propres manuels etc.



TW : À la façon finlandaise ? C’est à dire qu’en Finlande les enseignants disposent d’une totale autonomie ...

R.C : Alors on en est pas là mais d’ailleurs je ne pense même pas que l’on devrait répliquer ce modèle en France. La Finlande c’est la Finlande, et puis c’est un pays plus petit, les échelles sont différentes, les traditions sont différentes. En revanche en France il existe quand même une liberté pédagogique. Le problème c’est qu’elle n’est pas du tout étendue aux solutions innovantes. Parce que souvent il n’y a pas de moyens pour en acheter. Alors peut être faudrait-il donner plus de libertés aux enseignants quant à leur pédagogie, leurs méthodes …

Sur l’Enseignement supérieur, là il y a plus de libertés ! Dans l’élaboration des programmes, le choix des méthodes … c’est pour ça que c’est un espace qui m’intéresse et qui peut peut être par capilarité, diffuser cette liberté pédagogique au K-12.

Alors oui il y a une résistance au changement, mais comme je l’ai dit tout à l’heure, la prise de conscience est déjà là.



T.W : Sortons de la classe et parlons de l’Éducation dans globalité et plus structurellement. Il y a une crise de l’Higher Ed qui se profile à l’horizon, notamment aux US, au UK. Une crise financière mais aussi une crise de la connaissance via le phénomène du skills gap. Tu en penses quoi ?

R.C : Alors déjà la situation en France est pas tout à fait comparable à la situation anglo-saxonne. D’abord parce que l’enseignement est “gratuit” à l’université par exemple.



TW : D’un autre côté il y a aussi de plus en plus d’étudiants qui vont dans le privé, comme les écoles de commerce

R.C : C’est vrai, il y a ces écoles de commerce, de communication, d’ingénieurs où les frais sont relativement élevés. Pour être clair, le coût d’un étudiant à l’université (à peut près 13 000 euros) est à peu près le même que celui d’un étudiant en école de management.

Alors pour l’université c’est la collectivité qui paye et c’est formidable, et dans les grandes écoles de management ce sont les apprenants qui payent et c’est pas bête non plus. Alors oui il y a un endettement des apprenants mais qui reste très loin des cas américains ou britanniques, donc la crise qu’on peut voir dans ces régions n’existe pas en France …



TW : Mais est-ce qu’elle peut exister ?

R.C : C’est un fait, les frais de scolarité ont augmenté de manière importante dans les écoles de management ces dix dernières années, ils ont quasiment doublés. Et oui pour débuter dans la vie ça peut être un boulet au pied. Maintenant il existe des tas de dispositifs de soutien et des dispositifs alternatifs comme l’apprentissage où ce sont les entreprises qui payent pour les étudiants qui sont en plus payés entre 1 000 et jusqu’à 2 000 euros net par mois !

Il faut aussi ne pas tomber dans le cliché des grandes écoles comme endroits pour fils à papa ! On retrouve parfois plus de diversités dans les grandes écoles que dans certains amphi à l’université. Même dans les grandes écoles, on peut avoir accès à des bourses, on peut travailler à côté, on peut emprunter aux banques si besoin.

Alors c’est vrai que les frais augmentent mais je ne pense pas qu’ils peuvent encore monter très haut, contrairement à ce que d’autres pensent, ça ne me paraîtrait pas raisonnable de propose des écoles à 20 000 euros l’année.



T.W : Et le retour sur investissement reste positif ?

R.C : Oui il reste positif, maintenant … Il n’est plus exactement le même non plus. Plus on est de diplômés, moins notre diplôme a de la valeur d’une certaine manière. Donc les salaires à l’embauche sont sans doute moins performants qu’il y a 20 ans.

Mais je ne crois pas que la crise que tu sembles annoncer à raison arrivera en France. En revanche il y a des points de vigilance, il faut faire attention, l’éducation ce n’est pas une marchandise, en tout cas pas comme une autre, il ne faut pas tomber dans un travers comme ça peut se retrouver aux États-Unis ou ailleurs.


Vous pouvez écouter cet épisode en entier ou chapitre par chapitre via le lecteur en haut de page !

N’hésitez pas à commenter et partager ce podcast !

...
Une chaîne nommée WeTestEd

Bonjour bonjour ! Alors nous nous lançons aujourd’hui dans nouveau format de contenu appelé WeTestEd

Pour faire simple, ce qui vous attends ce sont des podcasts et des vidéos pour le plaisir de vos oreilles et de vos yeux donc (on espère !)

WeTestEd Podcasts

Toutes les semaines environ, nous interrogerons des acteurs de l'Éducation pour discuter de leurs projets, d’innovation et de leur vision de l’état de l’Éducation.

L'objectif est d'offrir diverses visions profondes et expertes de l'Éducation et d'aller plus loin que la simple présentation des personnes et de leurs projets / recherches.

Le premier épisode sort très bientôt!

WeTestEd Vidéos

C'est le vrai challenge. Chez TestWe, nous sommes particulièrement fans des vidéos Vox. Nous sommes fans de la façon dont ils facilitent la compréhension de sujets complexes. Nous avons donc décidé d'essayer d’en faire de même.

Nous allons analyser différentes problématiques du milieu de l’Éducation, son système, ses nouvelles pédagogies et méthodes avec l'aide d'experts.

Le défi ici est de rendre le monde de l’apprentissage compréhensible pour les étudiants, les professeurs ou les entrepreneurs.

Nous espérons vraiment que cela vous plaira. Certains contenus seront en anglais, d'autres en français, toujours sous-titrés! Soyez prêt, ça arrive bientôt!

...
Hybrid Jobs : la crise de l'Enseignement supérieur ?

Bon la crise, on y va peut être un peu fort … quoique. On ne va pas rabâcher la même histoire sur l’impact qu’a pu avoir la tech sur nos manières de se comporter, de vivre, de consommer et d’apprendre tant il est considérable. Cette histoire on peut la lire tous les jours.

Les emplois aussi en prennent un sacré coup. “C’est la faute de l’IA tout ça !” ou “les robots nous envahissent !” sont deux exclamations qu’on a certainement tous déjà entendu plus d’une fois.

Pour ou contre, comme vous le souhaitez. Le fait est que le développement de nouvelles technologies et de nouvelles manières de travailler facilitent les actions et les tâches de tout un chacun … jusqu’à supprimer des fonctions aujourd’hui considérées comme obsolètes.

800 millions de jobs sont à risque, insiste McKinsey. Nous on dit “Calma, lisez bien. Des emplois détruits c’est aussi 3 fois plus d’emplois créés.”


Les Hybrid jobs

Ces emplois créés, ils ont un nom : on les appelle les Hybrid jobs. Et vingt dieux, on en voit de nouveaux tous les jours. D’où ils sortent ? D’un contexte technologique précis et d’un besoin de telle ou telle nouvelle position dans les nouveaux types d’organisation et process internes.

La solution d’analyse Burning Glass Technologies a concocté un petit dossier à ce sujet pour mieux comprendre ces nouveaux emplois et, surtout, à quelle vitesse leur demande croît (plus de 250 000 demandes sans réponses l’année dernière).

Le truc, parce que forcément, il y a un truc, c’est que ces positions ouvertes sont caractérisées par un contexte technologique extrêmement variable, voire volatile, suivant des tendances allant à toute allure.

Les répondants compétents ont donc des profils plus pragmatiques, à jour sur ces changements de tech et surtout surtout (!) des personnes capables de s’adapter rapidement. On parle là de l’utilisation de nouveaux outils ou de nouvelles manières de travailler (varier les équipes de travail etc.).


THE problème dans l’Enseignement supérieur

Dans l’Enseignement supérieur, on s’entend, la rapidité d’exécution et d’adaptation aux nouveaux contextes technologiques reste un point faible. Des efforts sont produits, c’est sûr et la situation s’améliore !

Mais le véritable soucis est que n’importe quelle compétence apprise par un étudiant à un moment T est obsolète sur le marché du travail.

Paradoxal mon cher Watson, alors qu’une des missions principales de l’éducation supérieure, comme le décrivent Bo Xing et Tshilidzi Marwala, est de “permettre aux étudiants d’accéder aux dernières innovations et connaissances.”

Il n’est même pas question du développement d’un esprit critique chez l’apprenant quand des études montrent que les étudiants tendent plutôt à ressortir des termes donnés par les professeurs en cours.

L’obsolescence des compétences par rapport aux demandes du marché n’est pas absolue. Toutes les entreprises n’ont pas atteint leur potentiel technologique, mais c’est le cas pour les entreprises les plus performantes et les plus ouvertes aux ambitions et perspectives d’évolution.

Mazette !

Attention ! Il n’est pas question de mettre la faute sur le diplôme ou l’institution, ceux-ci étant des véritables laissez passer pour plus de 70% des entreprises (à noter cependant qu’il ne l’est plus pour certaines boîtes à succès).

Il est néanmoins grand temps de réformer le système comme on peut afin de proposer un modèle d’école/université aptes à proposer une éducation constamment mise à jour avec les demandes du marché. Le besoin est urgent, surtout quand des spécialistes tels que Clayton Christensen affirment que d’ici 10 à 15 ans, au moins 50% des 4,000 colleges américains auront déclarées banqueroute.


Aider les apprenants à être proactifs

De nombreux modèles sont développés et utilisés aujourd’hui sur du K12 ou en formation professionnelle. Des modèles qu’il faut adapter au secteur de l’enseignement supérieur. On pense à la classe inversée, au project based learning finlandais (ou apprentissage basé sur le projet), ou encore aux innovation classrooms.

À cela s’ajoute de nombreux outils tels que les eportfolios, offrant la possibilité aux apprenants de prendre l’ascendant, d’établir un plan rationnel, une logique, de leur parcours académique et professionnel.


Des transformations des organisations internes et des processus

La mise en jour des connaissances transmises dans l’enseignement supérieur est lente. Selon David Arnoux, de l’académie néerlandaise Growth Tribe “Les curriculum prennent plusieurs années à changer.”

Accélérer tout cela est une tâche compliquée, il est vrai, mais elle est nécessaire afin d’assurer un apprentissage de compétences ayant un réel impact dès la sortie de l’école dans la vie professionnelle.

Si une veille des nouvelles technologies et compétences doit être appliquée, soit, allons-y. Il faut des équipes dédiées à ce but.

Les learning designers, professeurs et administrateurs des institutions tels que les gestionnaires d’accréditations doivent être au point et formés aux nouvelles technologies.

Une fois la transformation opérée, de nouveaux rôles, des hybrid jobs, apparaîtront au sein des universités alors que d’autres, déjà existantes, prendront plus d’ampleur.


Conclusion : le contexte est déjà là

Nous en avions parlé avec le Dr Keith Pond, Directeur d’EOCCS. Aujourd’hui encore, les administrateurs et autres acteurs pédagogiques restent moins écoutés que les professeurs/chercheurs.

Cela est dû à une longue tradition selon laquelle l’Enseignement supérieur privilégie la recherche à la pédagogie.

Le paradigme change, on le sait. Les accréditations internationales telles que l’AACSB ou encore EQUIS on enclenché le pas dès 2016, promouvant l’innovation et un focus sur l’apprentissage et la pédagogie, via l’Assurance of Learning notamment.

Alors bon la crise de l’enseignement supérieur, on y va peut être un fort … Disons plutôt qu’elle arrive à un carrefour auquel une décision claire, nette et impactante doit être prise.

Surtout si ce secteur veut être
1) en mesure d’aider ses apprenants à rattraper le retard technologique
2) leur permettre de développer une adaptabilité sans faille ainsi que des compétences qui les aideront à continuer à se développer tout au long de la suite du parcours.

Un white paper est actuellement en cours de conception sur ce sujet afin de vous apporter plus de détails, plus de concret à ce sujet !

...
Numériser les examens améliore l'apprentissage. Voici comment.

Voyez les étudiants comme un grand groupe d’athlètes, des coureurs qui se préparent pour un marathon aux Jeux Olympiques.

Des beaux et vigoureux athlètes. Cependant il y a un hic. On ne comprend pas vraiment pourquoi mais leurs entraîneurs ont décidé de leur mettre aux pieds des chaussures bien étrange. Quand on regarde de plus près, on aperçoit des chaussures de ski.

Ok.

Avec ces chaussures, les entraîneurs poussent les athlètes à courir vite, plus vite qu’Usain Bolt, et longtemps.

Sympathique et facile non?

Eh bien cette image se retrouve aujourd’hui dans l’Éducation. Bon c’est vrai beaucoup de choses ont changé, de nouvelles pédagogies très intéressantes se développent dans les classes et c’est une bonne nouvelle. Mais les chaussures de ski, elles, sont toujours aux pieds : ce sont les examens.

Au-delà d’être un casse tête pour les professeurs en termes de logistiques et de gestion des données académiques, les examens et les notes ont des impacts plus inquiétants sur les étudiants et l’apprentissage.

Selon certaines études, la pression sociale et le besoin d’avoir des bonnes notes pour assurer un succès professionnel tend à développer de l’anxiété, des troubles du sommeil voire de la dépression et tend à pousser les étudiants à se fixer uniquement sur les notes plutôt que l’apprentissage.

Pire, les étudiants tendent à choisir des voies où l’obtention de meilleurs notes leur paraissent plus simple. Autrement dit un diplôme ou plus une voie professionnelle qui leur facilitent la tâche académiquement puis financièrement.

On perd donc tout l’intérêt pour l’apprentissage et le développement de compétences et d’expertise sur des sujets qui les passionnent, pourtant la clé du succès personnel et professionnel.

Nice !

En conséquence, on se prend une claque en pleine figure : il n’existe pas de réel lien entre l’apprentissage et les évaluations et notes. Afin de répondre à ce problème de nombreuses méthodes sont apparues.

Parmis lesquelles on retrouve les évaluations engageantes, ou engaging assessments, l’apprentissage basé sur la compétence, et l’auto-évaluation.

Ces méthodes innovantes croissent de plus en plus et prouvent leur efficacité.

Cependant, les notes et examens comme nous les connaissons ne disparaîtront pas du spectrum de l’éducation supérieure. Ce n’est pas une mauvaise chose.

Simplement parce qu’ils permettent de manière objective de démontrer les compétences et maîtrises d’un étudiant entrant sur le marché du travail.

Mais le problème reste le même, l’apprentissage et les notes et évaluations restent à distance les uns des autres, alors que le but serait de les réunir.

On y arrive.

Il est nécessaire de pouvoir gérer les notes et les intégrer dans le processus d’apprentissage afin d’aider les professeurs à améliorer l’expérience.

D’où les e-Exams ! Ces solutions ne sont pas nouvelles, certes. Elles permettent de numériser les processus d’examens, d’optimiser les temps de création et de correction des examens ainsi que de les faire passer aux étudiants dans un environnement numérique sécurisé.

C’est bon ça, mais de cette manière on ne résout pas encore tout à fait notre problème.

Alors l’e-Exam a besoin d’un petit coup de frais.

Parce qu’en soit, il a tout pour réussir.

Il peut permettre aux professeurs de gérer les compétences à cibler par examen, il permet d’améliorer leurs qualités, d’optimiser les processus ...

Ajoutez-y un outil de visualisation de données personnalisable à l’échelle, et là ça devient plus alléchant, on retrouve un focus pédagogique plus grand.

Allé, on y ajoute un peu d’épices, donnez à cet e-Exam les moyens d’automatiser (par l’I.A notamment) le tout et de communiquer ou faciliter la communication avec les étudiants, leur apportant alors de meilleures pistes sur ce qu’il faut mieux apprendre ou comment aller plus loin.

Finalement, la petite touch, rendez le adaptable à tous types d’évaluations, par exemple les auto-évaluations et bilan de compétences personnels, et on y est, on ressort avec un environnement numérique permettant de réconcilier notes, évaluations et apprentissage adapté aux étudiants et à la technologie d’aujourd’hui.

Bon, en France le débat sur la question du rôle de la technologie dans l’éducation existe. Effectivement, l’éducation ne devrait pas être au service de la technologie.

Néanmoins, la tech aujourd’hui permet de donner plus de chances, de mieux apprendre et développer les compétences de nos apprenants.

C’est juste un fait. Selon notre étude réalisée sur une centaine de responsables académiques, 50% ont déclaré que la numérisation de leur établissement était inévitable, 50% urgente. 75% ont affirmé que le développement de nouvelles méthodes d’évaluation et de notation était sur leur plan stratégique, ajoutant que la gestion des données d’évaluation était un critère important.

Alors voilà, l’e-Exam évolue et démontre qu’il a l’opportunité de régler le problème de dissociation apprentissage/évaluation et notes, qu’il a l’opportunité de mettre les bonnes chaussures aux pieds de nos étudiants, pour qu’ils soient prêt à mettre le paquet tout au long de marathon olympique qu’est leur développement personnel et professionnel.

Il faut simplement y jeter un coup d’oeil et l’essayer.

Et vous qu’en pensez-vous ? Quelle serait votre solution pour régler ce problème ?

Au fait ! Jetez un oeil à notre nouveau livre blanc ! Nous avons analysé les problèmes des méthodes d’évaluation et de notation ainsi que les nouvelles méthodes mises en place pour y répondre.

...
Optimiser les corrections par la digitalisation : l'exemple lituanien

Comme vous le savez, "processer" les évaluations est difficile. Les problèmes de logistique et d'organisation pullulent tout au long du processus.

La phase de correction, elle, on s'entend, est un petit cauchemar. Selon une étude, aux États-Unis, les professeurs passent en moyenne 10 heures supplémentaires par semaine sur les corrections de tests.

10 heures.

Mais vous le savez peut être déjà.

La NEC, la Lithuanian National Examinations Centre, elle aussi le sait. C'est pourquoi cet été, l'organisation nationale lituanienne décida d'utiliser des outils de e-marking dans le but de digitaliser les corrections des examens de physique et d'IT de son "baccalauréat" des étudiants sortant du lycée.

Résultat ? L'organisation fut capable de réduire leur temps de correction de 60% . Alors que les épreuves précédentes nécessitaient plus de 5 semaines de travail, la phase de correction ne prit désormais que 2 semaines tout au plus. La correction de l'examen de physique prit d'ailleurs 4 jours tout au plus.

Efficace.

Le cas de la NEC lituanienne n'est évidemment pas isolé, de nombreuses institutions ont elles aussi choisis de digitaliser partiellement ou complètement leur processus d'?valuation via des e-markers ou des solutions d'e-Exams.

Optimiser les processus d'examens revient ? optimiser du temps. Qui dit plus de temps dit plus d'opportunités d'améliorer l'environnement d'apprentissage.

Vous l'aurez compris, le temps est pr?cieux.

Cependant, on peut toujours faire mieux. Optimiser, c'est très bien. Fournir une optimisation de qualité accompagnée d'outils d'analyses, c'est mieux. C'est exactement ce que les e-Exams sont en mesure de fournir.

Comment cela ?

Ces solutions permettent d'avoir accès à un large panel de données qualitatives et quantitatives à partir des examens.

Un sacré avantage pédagogique facilitant la gestion de l'amélioration continue et des de chaque cours et chaque programme.

De plus, ces solutions permettent de faciliter ou automatiser l'organisation et la visualisation des données académiques.

L? encore, c'est un avantage certain pour des acteurs tels que les gestionnaires d'accréditation, en charge de l'organisation des processus internes aux institutions.

Effectivement, selon notre étude, 83% des gestionnaires d'accréditations ont déclaré que la phase la plus difficile d'un processus d'accréditation était l'implémentation et l'optimisation des processus et de la communication des données académiques.

Nous avons aussi observé que 33% des gestionnaires d'accréditations étaient à la recherche d'une solution, d'outils d'Edtech, qui leur permettrait de 1) mieux gérer les données et 2) fluidifier les processus internes.

33%. Un tiers. C'est quand même quelque chose.

L'organisation et la visualisation des données sont tout aussi avantageuses pour les directeurs académiques et doyens d'institutions chargés de planifier et valider les innovations pédagogiques actuelles et futures.

Là encore, nous l'avons vérifié.

75% des doyens et directeurs académique interrogés considèrent l'innovation pédagogique comme leur priorité numéro une.

En conclusion, on observe une tendance croissante sur l'évolution des e-Exams. D'une solution d'optimisation des processus d'examens, l'e-Exam a maintenant l'opportunité de devenir une plateforme de management de l'amélioration continue d'une institution.

Chez TestWe, on est à ce stade. Objectif : adapter les exam aux problèmes d'aujourd'hui liés à l'apprentissage.

Maximum effort.

...
Les Meilleurs Blogs & Vlogs à Binger cet été

Pendant l’été, on se détend c’est vrai. C’est aussi un bon moment pour s’inspirer et revenir en pleine forme et plein d’idées pour la rentrée, être prêt à en mettre plein les yeux aux étudiants.

Notre mission ici, c’est de vous aider à vous inspirer. Pour cela, on vous a déniché quelques petites ressources. Des blogs, des vlogs, des petites bijoux pour vous aider à innover dans l’apprentissage.


Nerdwriter

Voici Evan Puschak, le Nerdwriter. Youtubeur, vidéo-essayiste, il produit des contenus vidéos magnifiques mêlant des analyses socio-économiques, politiques, culturelles et artistiques.

Ses vidéos et son style sont devenus si populaires qu’il est devenu indissociable de la montée en puissance des video essays.

Idée : Au niveau de l’apprentissage, Nerdwriter est une très bonne source d’inspiration si vous cherchez à diversifier vos méthodes d’évaluation avec vos étudiants. Proposez leur d’étayer leur propos et leur expertise sur un domaine choisi via un vlog, via une video essay.

Nous avons déjà écrit une analyse des video essays et leur efficacité dans l’apprentissage.


La StartEdUp Innovation de Don Wettrick

Alors voici maintenant Don Wettrick. Ses approches pédagogiques sont totalement innovantes et incroyables à entendre.

Wettrick propose de complètement repenser les méthodes d’évaluation et de notation de manière à maximiser le potentiel innovant des apprenants.

Son succès a été prouvé et salué par de grandes personnalités du monde de l’apprentissage innovant telles que Tim Ferris, Seth Godin or Dr. Tina Seelig.

Suivez son blog ici et son vlog.

Nous avons notamment étudié ses méthodes, dont le processus ROTH Ira, ressemblant étrangement aux processus de Growth hacking utilisés dans les tech companies.

Il est difficile de trouver meilleur exemple d’un entrepreneur de l’apprentissage ayant exploré et testé les possibilités qu’offrait son environnement dans le but de favoriser le progrès de ses étudiants.

Idée : testez vous aussi l’Innovation Classroom de Don Wettrick et intégrez le processus ROTH Ira à vos cours ou à vos Learning goals.



Cult of pedagogy

Cult of Pedagogy est une caverne d’Ali baba. Fondatrice et Rédactrice en Chef du blog, Jennifer Gonzalez (ci-dessous) et ses collaborateurs fournissent des analyses passionnées et très travaillées sur les innovations les plus intéressantes comme sur les points les plus alarmants dans le monde de l’Éducation.

Jennifer Gonzalez est une perle rare pour tout enseignant, innovateur ou étudiant qui s’intéresse à l’Éducation de demain.

Sur Cult of Pedagogy on retrouve aussi des interviews plus qu’intéressantes de professeurs ou innovateurs ayant expérimenté dans leur classe et leur pédagogie. On y suit le parcours de ceux-ci et le déroulé de leurs expériences.

Idée : Alors c’est simple inscrivez-vous à Cult of Pedagogy et écoutez les podcasts.



Tim Ferriss

Tim Ferriss est un growth hacker… de la vie. Un maître de l’apprentissage accéléré.

Au-delà de ses succès d’entrepreneurs ou d’investisseurs, Tim Ferriss est devenu en un temps record écrivain, auteur de plusieurs bestseller ou encore champion d’art martial (kickboxing chinois), le tout en utilisant essentiellement des procédés d’apprentissage accéléré.

Suivre son blog, c’est en apprendre plus sur ces procédés et leur modalités d’application. Les livres de Tim Ferris accompagnent très bien ses lecteurs dans leur mise en place d’habitudes facilitant l’apprentissage au quotidien.

C’est donc une très bonne source d’idées pour transformer vos contenus de cours et vos programmes d’apprentissage.

Idée : écoutez ses podcasts au quotidien ou de manière hebdomadaire, testez ses méthodes sur vous-mêmes puis avec vos étudiants

Nous avons aussi rédigé un article sur l’apprentissage accéléré afin de vous faciliter la tâche.



Vox et Vox - Borders

Les vidéos Vox et leur blog offrent de superbes analyses sur l’actualité politique, économique etc. les sujet abordés sont toujours présentés très précisement et vous apprendront toujours quelque chose d’impressionnant (comme : the (Mostly) true story of hobo graffiti).

Vox est un média qui mérite d’être plus lu et vu tant son travail apporte un coup de jeune à l’industrie du journalisme.

Vox - Borders est une sous-chaîne de Vox. C’est la véritable claque visuelle. Menées par le journaliste Johnny Harris nominé aux Emmy (voir ci-dessous), les aventures de Vox Borders vous emmènent aux frontières entre pays afin d’y analyser la répercussion de celle-ci sur les contextes et rapports culturels et politiques entre pays.

Idée : Vous proposez des cours de géopolitiques ? C’est une ressource d’apprentissage obligée. Vous cherchez de nouveaux formats de projets à délivrer à vos étudiants, en échange par exemple ? C’est la ressource qui peut vous inspirer. Vous souhaitez améliorer l’engagement en classe ? C’est une ressource qui peut vous aider.

Bien sûr ce ne sont pas les seules ressources d’apprentissage qui ont le pouvoir d’inspirer. Simplement, chez TestWe, ces blogs & vlogs nous ont gentiment envoyé dans les nuages tant elles sont intéressantes.

...
L'Université de York adopte TestWe !

Grande nouvelle pour l’aventure TestWe : l’Université de York, basée à Toronto au Canada, est la première université nord américaine à adopter TestWe.

C’est après avoir testé la solution sur le mois de Juillet et sur une classe d’étudiants que les responsables de l’université ont décidé de nous adopter pour de bon.

“Comment TestWe a pu vous aider ? Quels problèmes avons-nous pu régler ?”

Deux questions que nous avons pu poser à Jeff Pinto, le Manager Edtech, des Services d’Informations et des Technologies à la Schulich School of Business de York.

Il répond : “Nous avions déjà un certain nombre de professeurs qui souhaitaient laisser la liberté à leurs étudiants de présenter leurs examens sur leur propre ordinateur. Alors nous avions déjà utilisé d’autres solutions d’e-Exams mais nous avons eu du mal à trouver une solution qui était :

  • intuitive (qui ne sollicitait pas beaucoup de support des IT managers ou des professeurs);

  • secure (qui ajoutait de multiples leviers de sécurité à nos examens de type présentiels);

  • cross platform (qui supportait Mac comme PC);

  • fiable (avec très peu de chance de perte de travaux des étudiants);


Nous avons été impressionné par l’efficacité dont TestWe faisait preuve sur ces dimensions là, mais aussi sur la réactivité et l’efficacité de son équipe support. Alors nous avons hâte d’implémenter TestWe pour l’année scolaire prochaine.”

En effet, TestWe a été approuvé de manière unanime par les professeurs responsables des tests et implémentations de solutions Edtech à l’interne, mais aussi par les étudiants qui ont testé notre solution.

Comme l’a affirmé Jeff Pinto, l’université déploie TestWe sur plusieurs promotions dès la rentrée de septembre.

Affaire à suivre ...

...
L'École Nationale d'Administration choisit TestWe pour sa promotion Georges Clémenceau !

Du 22 au 25 juin,
L’École Nationale d’Administration faisait passer, à Strasbourg, ses examens blancs de Droit et Finances publiques aux apprenants, le but étant de les préparer pour leurs épreuves de classement.

L’ÉNA c’est la prestigieuse institution française, créée en 1945 et qui depuis lors forme les grandes administratrices et les administrateurs de France mais aussi de l’étranger. Bref, ça on le sait tous.

L’école a donc décidé d’utiliser TestWe, suivant ainsi l’élan de la digitalisation de l’Éducation en France. Utiliser TestWe dans ce cadre là, c’est aussi l’occasion pour l’école de moderniser ses méthodes d’évaluation !
...
Serait-ce le début de la fin pour les examens standardisés ?

De plus en plus d’universités aux États-Unis (de type Yale, Chicago ou encore Columbia) prennent la décision de revoir leur procédures d’admission et de rendre optionnels les examens standardisés tels que ACT et SAT. Cette décision fait suite à de nombreuses plaintes de la part des étudiants considérant les prix des examens, alors obligatoires, trop chers par rapport aux taux d’acceptation minimums des universités (on parle là de moins de 10% des demandes en moyenne).

Néanmoins, il y a une problématique plus profonde à cette tendance : un examen ne devrait pas les gouverner tous. Un examen standardisé et obligatoire ne peut pas être le déterminant définitif du succès académique des apprenants.



Les problèmes des examens standardisés

“L’examophobie” existe bel et bien et les tests d’aptitude tels que SAT, ACT, TAGE MAGE etc. sont des sources de stress extrême pour les candidats. Le problème c’est que ce stress peut souvent être la cause d’erreurs et d’échecs. A posteriori, cela peut revenir, pour les universités, à se priver d’étudiants brillants à cause d’un simple test.

Rendre les examens standardisés optionnels, et prioriser des méthodes d’évaluation plus adaptées et continues, illustre cette nouvelle tendance au sein de l’éducation supérieure selon laquelle les examens doivent être intégrés dans le processus d’apprentissage et doivent être mieux utilisés pour comprendre un apprenant.



Les e-Exams sont un moyen de mieux évaluer les apprenants

Les examens, standardisés ou non, doivent être plus que de simples indicateurs de performance, on le sait. Intégrer complètement les processus d’examens dans l'expérience d’apprentissage est un objectif, mais définir les éléments et les outils qui pourraient faciliter une telle intégration pose problème.

C’est là que l’e-Exam entre en scène en fournissant aux professeurs de nombreux avantages parmi lesquels :

  • Optimisation du temps de travail des professeurs en facilitant la création des examens et l’automatisation de la correction des copies

  • Optimisation des coûts logistiques des institutions

  • Compréhension de l’acquisition de compétences des apprenants via des outils de visualisation de données

  • Flexibilité de présentation des examens par les apprenants (sur leur propre ordinateur, en classe ou chez eux etc.)

  • Environnement anti-triche des examens numérisés



Alors ? La fin des examens standardisés ?

Rendre optionnels les examens standardisés pour plus de flexibilité et d’adaptabilité c’est aussi promouvoir l’égalité des chances et des intelligences dans le but d’assouvir les soifs de développement et de connaissances.

Maintenant attention ! Cela ne veut pas dire que ceux-ci devraient être oubliés, parlons plutôt d’un besoin de repenser ces évaluations. De toute manière, nul besoin de se le cacher, les tests tels que ACT, SAT ou autres sont tellement intégrés chez les apprenants qu’ils sont désormais “too big to fail”.

Aujourd’hui les examens sont un terrain en reconstruction. De nombreuses solutions s’imposent petit à petit, telles que les e-Exams. Petit à petit, on voit de plus en plus d’écoles adapter leurs évaluations aux processus d’apprentissage.

Alors est-ce la fin des examens standardisés ? Probablement pas, ce n’est même pas le début de la fin… Mais peut être la fin du commencement. Affaire à suivre !

...
Pourquoi il est important de numériser les examens.

L’industrie EdTech est en plein boom, c’est un fait. Il est prédit qu’en 2020, les investissements dans le secteur représenteront plus de 252 milliards de dollars, avec une croissance de 17% par an. Depuis 2010, de nombreuses startups (Coursera, Udemy, Courserio, Khan Academy, FutureLearn etc.) ont marqué l’industrie de l’éducation en proposant de nouvelles solutions :

  • pour les étudiants un meilleur apprentissage, plus simple, en ligne
  • pour les professeurs une meilleure solution d’adaptation à leurs étudiants et de création de contenus éducatif

Toutes ces entreprises qui ont fait de l’EdTech une révolution se positionne souvent sur un même challenge, proposer un accès quasi-illimité aux sources de connaissances et d’apprentissage sur plateformes digitales et améliorer le processus d’acquisition de connaissances.

Seulement voilà, ces connaissances doivent avoir une valeur professionnelle. Pour l’acquérir, il est toujours nécessaire d’apposer une valeur académique à chaque étudiant, soit une note. Or, la forme même de l’examen n’a que peu été abordée par les projets tech.

Aussi est-il utile de savoir comment révolutionner ce sujet?

Quelques startups telles que TestWe se sont lancées dans la course. L’évaluation digitale n’est pas qu’une sous partie de l’EdTech mais bien un moteur d’avenir, un moteur crucial de l’industrie. Et ce pour cinq raisons.



1 - L’évaluation digitale assure une légitimité aux cours en ligne et aux institutions

Une des seules raisons pour lesquelles les plateformes de cours en ligne ou MOOCs ne sont pas encore reconnus à 100% sur le marché du travail est qu’il est encore trop facile de tricher. Oui, nous avons tous pu avoir l’occasion de tricher à certains examens. Imaginez alors la tentation quand vous savez qu’en un clic la réponse à votre question est face à vous, et ce sans aucune barrière. Alors oui, la confiance et la rigueur sont les premières valeurs capables de nous empêcher de passer le cap, mais face à d’autres, l’obtention d’un diplôme en ligne ne paraît pas toujours crédible.

Et si l’on rendait ces examens anti-triche ? C’est le défi que nous nous sommes lancé à TestWe, en offrant une solution garantissant la sécurité des examens en ligne (parmi nos autres offres LIEN). Nous avons pu remarqué à quel point cette solution était utile pour les institutions et plateformes de cours en ligne, ainsi que pour les étudiants et professionnels, en quête d’officialiser leur cours et diplômes en ligne autrement que par un paiement.



2 - Les évaluations en ligne offre de la flexibilité aux étudiants…

Nous savons tous que les millennials illustrent ce besoin d’être en permanence en mouvement, d’accomplir plusieurs choses en même temps. Aussi, permettre aux étudiants de valider leurs examens sans leur imposer une contrainte de lieu peut se révéler être moins stressant pour eux (par exemple, au Royaume-Uni, 96% des étudiants ressentent un stress à l’idée d’entrer dans la salle d’examen). Cette option de flexibilité peut faire en sorte d’améliorer leur organisation et leur processus d’apprentissage sans pression.



3 - ...Et aux professeurs

Le temps et la flexibilité sont deux variables cruciales pour les professeurs, habitués à travailler sur les copies de leurs élèves en dehors de leurs heures de travail et qui plus est dans des endroits relativement insolites (comme les transports en commun). N’oublions pas non plus le risque des pertes de copies, ce qui peut arriver particulièrement dans des écoles et institutions internationales où de nombreux étudiants en échange où étudiants étrangers viennent de plus cinquantes pays différents.

Centraliser toutes ces données (évaluations, corrections, suivis etc.) en une solution accessible online et offline est un gigantesque moyen de gagner du temps (et de l’espace) pour les professeurs. À TestWe, on l’a bien compris.



4 - Les évaluations sont de formidables sources de données utiles pour les institutions académiques

Il existe peu de données aussi intéressantes que les évaluations pour une institution académique (résultats, suivis, syllabus, objectifs de cours etc.) afin de noter et valoriser son éducation. Et ça l’est encore plus par exemple pour les organismes d’accréditations qui, lors des renouvellement de statut (soit généralement tous les cinq ans), passe un temps considérable à chercher, chercher et rechercher parmi tous les documents fournis par l’école, l’université etc. afin de réaliser leur audit. Numériser ces informations est donc décisif, et ce, pour tous les acteurs de l’éducation.

Ce fut le cas de Christophe Rouillon (LIEN CASE STUDY), directeur de l’ESSCA (campus de Shanghai) et l’un de nos premiers collaborateurs et utilisateur de TestWe. L’ESSCA étant accrédité AACSB, Mr. Rouillon a pu nous affirmer à quel point “il est terrible et long de réunir tous les dossiers et de les analyser, pour les administrateurs de l’école, ainsi que pour les analystes de l’AACSB”.



5 - Ne pas sous estimer l’impact environnemental du papier

La consommation du papier a un impact significatif sur l’environnement: pollution de l’eau, de l’air, déforestations… De votre journal du matin aux examens sur table à l’école, tous ses modes de consommations ont la même finalité sur l’environnement. En Août 2017 déjà, les déchets de papiers représentent 356 millions de tonnes. Et la consommation croît toujours dans certains pays, tout en détruisant de précieux écosystèmes. La solution digitale est environnementalement parlant - inévitable !