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Utiliser le Growth Hacking Pour Améliorer l'Apprentissage ?

Résumé

  • Le Growth Hacking a prouvé son efficacité et joue désormais un rôle clé dans la croissance de nombreuses organisations
  • L’exploitation des données et l’innovation technologique sont deux objectifs très recherchés aujourd’hui dans le monde de l’Éducation
  • Appliqué à la formation, cela revient à hacker l'apprentissage en quelques sortes : c’est l’application d'un processus d’apprentissage ayant pour but d’accélérer l’intégration des connaissances et l’optimisation des formations dans le but de favoriser l'apprentissage à travers divers projets et initiatives. Tout cela, à partir d’analyses de données et de feedback constants.


Growth hacking, quel bilan ?

Cela fait maintenant des années que le Growth hacking est un terme très recherché dans le monde du Marketing, des startups et de l’entrepreneuriat. Des entreprises de toutes tailles sont maintenant désespérément à la recherche de “growth hackers” sans vraiment savoir ce que cela veut dire, ce qui me fait toujours doucement rire.

Mais attendez, avant cela, un petit retour sur ce qu’est le growth hacking :

  • Appelons cela l’exploitation de données et des processus d'expérimentation rapide ayant pour but de faire croître une entreprise de la manière la plus optimale possible. Ceci, avec le minimum d’argent investi. On parle bien d’optimisation dans un seul but, celui d'une croissance rapide.
  • Puis, il y a le “Growth hacking process”, basé sur le design thinking. On parle toujours d’optimisation mais cette fois de l’organisation d’une équipe et du travail, cette fois-ci dans un but relativement différent: l’entretien d’une idéation constante et d’une rapidité d’exécution au sein de l’équipe. C'est ce qui nous intéresse ici.


De plus en plus d’académies ou d’agences de Growth hacking ont pu déjà faire leur entrée sur la scène, comme par exemple l’académie néerlandaise de
Growth Tribe. Les choses commencent à devenir excitantes en ce que des universités commencent elles aussi à engager des partenariats avec ces académies (c’est notamment le cas de The University of Amsterdam). Proposer des cours de Growth hacking c’est bien ! Mais pourquoi ne pas tenter de l’appliquer aux processus d’apprentissage ? D’une certaine manière, c’est plus ou moins le cas aujourd’hui et certains éléments aujourd’hui en cours d’utilisation et de développement prouvent que le Growth hacking est bien compatible avec l’apprentissage.


Qu'est-ce qu'un Growth process ?

Parlons ici du modèle GROWS développé par Growth Tribe. Celui-ci est composé de cinq étapes :

- Idéation : on collecte un certain nombre d'idées à expérimenter
- Priorisation des idées : on classe ces idées et on leur donne un score le plus objectif possible afin de les prioriser
- Renseignements sur l'expérience à suivre : le but ici est de détailler comment l'expérience, la mise en application de l'idée, sera organisée. Objectifs sur l'apprentissage, seuil de succès, seuil d'échec, durée de l'expérience etc.
- Mise en application de l'expérience
- Analyse des résultats : on analyse les résultats de l'expérience grâce à des données quantitatives et qualitatives, déterminons le succès ou l'échec et l'implémentation de l'idée dans le curriculum en cas de succès
- On recommence !

Si le GROWS process est appliqué afin de favoriser la croissance d'une entreprise ; appliqué à l'apprentissage, le but ultime pourrait être de forger un mix pédagogique ou un mix de pratiques favorisant au mieux l'apprentissage chez les apprenants.


Hacker l'apprentissage ?

Hacker l'apprentissage revient à appliquer un processus d’apprentissage ayant pour but d’accélérer l’intégration de connaissances et l’optimisation des formations dans le but de développer les soft skills et hard skills des apprenants à travers divers projets et initiatives. Tout cela, à partir d’analyses de données et de feedback constants. À l'échelle d'un individu, hacker l'apprentissage semble simple à comprendre et déjà vérifié.

En effet, Tim Ferriss, growth hacker, auteur et investisseur, a développé une méthode d’apprentissage similaire à ce qu'on appelle ici hacking de l'apprentissage qui lui a permis de devenir chef cuisinier, maître en art martial, auteur à succès, tout cela en partant de rien et en des temps records. En effet, grâce à une méthodologie d'optimisation, on perd moins de temps, on décompose l'apprentissage en chunk, en parties et sous parties, on s'auto-évalue et on détermine la marche à suivre. Du côté pédagogue, la question est peut être plus complexe car on ne cherche pas à apprendre, mais à mieux former. Comment un tel processus permet-il une optimisation de l'apprentissage ?


Tester des outils pédagogiques

Grâce à l'utilisation d'un modèle type GROWS, on peut accélérer le test d'une solution et de son efficacité pédagogique sur un apprenant. Plutôt que d'essayer un outil Edtech sur un an ou six mois, utiliser ce type de modèle permet de déterminer leur efficacité en seulement 2 mois. Surtout, la communication entre formateurs devient plus clair, en ce que le rapport d'expérience développé à la fin de l'expérimentation resterait consultable par tous les autres formateurs ; un rapport d'expérimentation accompagné de données quantitatives-qualitatives.


Tester des méthodes pédagogiques

De la même manière, on peut plus rapidement tester et plus facilement mesurer l'efficacité de certaines pédagogies avec les apprenants dans des contextes particuliers. Le but ici n'est pas de déterminer si une pédagogie est bénéfique ou non mais si elle est bénéfique à un groupe d'apprenants dans un certain contexte, dans un certain type de formation. Lors des analyses de résultats, suite à une semaine ou deux de formation, on peut déjà avoir accès à des données quantitatives (résultats aux divers tests) ainsi qu'à des données qualitatives via les feeback et les poll aux apprenants qui permettront d'en savoir plus sur la qualité des formats de cours ainsi que leur efficacité ressentie par les apprenants.


Tester des formats d'évaluation

Là encore, il est important de pouvoir rapidement déterminer les formats d'évaluations qui permettront de concevoir l'évolution de l'apprentissage de l'apprenant. Le problème, c'est qu'aujourd'hui ces expérimentations ne sont que très peu effectuées, l'on préfère alors utiliser un à trois formats d'évaluation, généralement les plus connus (essais, QCM, réponses courtes) sans aller plus loin.

Aussi, si l'on cherche à obtenir un retour qualitatif et quantitatif le plus authentique possible, qui nous permettra de comprendre si oui ou non un apprenant acquiert les connaissances, il est primordial d'adapter une évaluation à un sujet de formation en particulier. Sinon, on peut passer à côté de l'essentiel et donner une observation ou une note à un apprenant qui seront mal justifiées. Autrement dit, on aura une vision biaisée de son apprentissage. Utiliser un processus de type GROWS permettrait aux instructeurs de rapidement déceler le format idéal pour un groupe d'apprenant avant même d'avoir procédé au évaluations déterminantes du programme.



Conclusion

Il existe évidemment d'autres cas selon lesquels les principes et les processus du Growth hacking s'appliquent effectivement au monde de la formation. Aussi, il est raisonnable d'opter pour un modèle similaire afin de gérer une formation au mieux. Petit rappel : si le growth hacking tend à déterminer les moyens qui permettront à une entreprise de croître, "hacker l'apprentissage" a lui pour but d'utime de déterminer la forme optimale d'une formation qui favorisera au mieux l'apprentissage. Les contextes et les échelles de temps, notamment, serontévidemment différentes, mais cela ne veut pas dire qu'appliqué aux formateurs, le processus soit inefficace, bien au contraire.

Je reconnais que cet article peut sembler hasardeux, ce n'est après tout qu'une idée, aussi n'hésitez pas à venir la discuter avec moi sur LinkedIn ou sur mon email goran.nikcevic@testwe.eu

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Svetlana Meyer : science cognitive, pédagogie où en sommes-nous ?

Écoutez l'épisode sur cette page !

4ème épisode de notre podcast WeTestEd ! Cette fois, nous avons discuté avec Svetlana Meyer, responsable scientifique chez Didask, la startup qui accompagne et aide les entreprises et écoles à améliorer leurs méthodes pédagogiques.

Svetlana, elle, est chercheuse en science cognitive, associée au Laboratoire de Psychologie et NeuroCognition. Svetlana, c’est une jeune experte d’un domaine on ne peut plus intéressant et dont tout le monde parle aujourd’hui.

Alors évidemment nous avions beaucoup de questions à lui poser pour en savoir un peu plus sur le fonctionnement de l’apprentissage.

Voici quelques extraits de notre conversation.

TestWe : Chez Didask vous alliez science cognitive et formation. Pourquoi ?

Svetlana Meyer : Parce que … Attends il faut revenir déjà à ce que sont les siences cognitives. C’est une discipline scientifique qui étudie la manière dont on analyse, perçoit et traite les informations, et aussi comment on les mémorise. Quand on connait ces éléments là, qui sont un peu comme les ingrédients d’une recette, eh bien cela nous permet de faciliter l’apprentissage et de pouvoir faire vraiment la différence avec les apprenants.

TW : Selon toi, quel serait le meilleur environnement d’apprentissage (en prenant compte des budgets et organisations actuelles dans l’Enseignement supérieur) ?

SM : Il n’y a pas de réponse universelle. Il n’y a pas un environnement parfait adapté à tous par contre il y a une démarche générale qui est la suivante : disons qu’on est une université et qu’on a un objectif, amener ses apprenants à tel endroit en terme de compétences ou que l’on veut retravailler le rapport à l’erreur, il y a différentes actions auxquelles on doit penser avec cohérence.

Donc là on peut s’inspirer de la recherche et mettre en place différentes choses. Par exemple, concernant le rapport à l’erreur on sait que c’est lié au travail sur la note, comment on la présente, l’interaction que les professeurs ont avec leurs étudiants dans le but de véhiculer de la bienveillance.

Donc si on récapitule ce serait cette démarche : avoir un objectif, penser avec cohérence un ensemble d’actions, et avoir une démarche d’évaluation (se demander “est-ce les actions que j’ai pensé me permettent d’atteindre mon objectif initial ?”).


TW : Les sciences cognitives, en France, en sont où en termes d’application et de recherche ?

SM : C’est un domaine de recherche international donc on doit parler de manière générale là. Et c’est un exercice assez difficile à faire, il y a beaucoup de sous-domaines.

Globalement on pourrait dire qu’aujourd’hui on connaît bien les ingrédients d’un apprentissage réussi.

Par contre là où il reste un chemin à parcourir c’est dans la traduction de recommandations générales à des apprenants qui ont des niveaux d’expertise différents, des contraintes temporelles différentes ; comment on alligne ces savoirs théoriques à une réalité de terrain, là dessus il reste du chemin à parcourir.

TW : Beaucoup ?

SM : Un peu oui. Justement si on revient à l’idée de la démarche, de l’évaluation, la recherche ne nous guide pas encore parce que c’est un processus qui se construit sur le long terme, c’est une discipline scientifique qui est jeune.

Donc on imagine que pour X population d’apprenants il faudrait faire de telle manière pour appliquer ce résultat scientifique donc on se lance, on teste et on regarde le niveau de performance des apprenants, après, on compare à un autre choix d’application et on voit quelle méhode est la plus efficace.

TW : Depuis quand est-ce qu’il y a un tel focus sur les sciences cognitives ?

SM : C’est vrai qu’en ce moment on en parle beaucoup dans les médias, c’est une discipline à la mode c’est vrai. Alors c’est une discipline qui est jeune c’est vrai à l’échelle des sciences. Mais elle a en fait quelques siècles !

Il y a aussi un écart entre ce qui est étudié en laboratoire et ce qu’en connaît la société. C’est quelque chose qui m’a beaucoup frappé quand j’ai fait ma thèse, ce qui fait que je me suis lancée ensuite dans l’application des sciences cognitives sur le terrain. Il y a un écart d’à peu près trente ans entre la recherche et le terrain !

Par exemple, les pédagogies actives permettant une mémorisation plus efficace de la part de l’apprenant, c’est quelque chose qui se sait depuis les années 80 voire avant !

TW : Mais pourquoi est-ce que ça n’est pas appliqué plus tôt ?

SM : Bah parce que d’un côté les chercheurs ne sont pas ceux qui passent les connaissances à la société civile, ils ne sont pas incités àfaire ce travail de transmission, ce qui ralentit la machine et d’autre part parce que même des chercheurs vulgarisateurs très connus comme Stanislas Dehanne, Franck Rammu ou Olivier Houdé ont un des discours qui parfois ne sont pas audibles. D’autres encore ont autre chose à faire, ce qui est tout à fait légitime mais ce qui explique aussi ce retard.

TW : Une utopie de l’apprentissage pour toi ce serait quoi ?

SM : Eh bien déjà il faut savoir qu’il y a un pilotage éducatif qui se fait tant au niveau institutionnel qu’individuel. On tend généralement à agir selon certaines valeurs comme l’égalité ou l’accessiblité qui, souvent, sont très nobles mais posent problème.

Par exemple, il y a quelque chose très à la mode aujourd’hui c’est ce qu’on appelle “rendre l’apprenant acteur de son apprentissage”. C’est-à-dire les faire coonstruire par la découverte les notions à apprendre. Cela semble très noble mais c’est problématique.

Notamment parce que les pratiques pédagogiques qui en découlent ne sont pas adaptées au plus grand nombre. Cela crée une contradiction entre les valeurs et les pratiques. Mon utopie de l’apprentissage ce serait donc de réconcilier ces deux éléments. ce serait d’arrêter de faire de la pédagogie qui ne convient qu’aux bons élèves, par exemple les pédagogies d’apprentissage par la découverte qui ne conviennent qu’aux bons élèves, et faire un travail de réflexion pour adapter les méthodes et pratiques à l’ensemble des apprenants.

TW : Tu dis que les pédagogies utilisées aujourd’hui ne sont pas adaptées au plus grand nombre ?

SM : Alors déjà on va dissocier pédagogie active de pédagogie par découverte. La dernière se définit par une activité poussée à l’extrême. c’est à dire qu’au lieu de te donner une notion que tu vas mettre en pratique ensuite, on va te faire décoiuvrir la notion en te mettant face à un problème.

La résolution de problème a un coût cognitif ; ça va consommer des ressourcesen termes d’attention et de traitement d’informations qui vont pas forcément aider l’apprenant à allouer ces ressources à l’acquisition de la notion.

Cela semble un peu paradoxal c’est sûr. Mais par exemple quand on veut faire découvrir à quelqu’un un résultat scientifique, on va le faire passer par toutes les étapes de l’expérimentation puis le résultat final.

Le truc c’est que parfois ces expérimentations n’ont rien à voir avec le contenu et le résultat final. Donc ça va prendre une partie des ressources cognitives de l’apprenant et une partie de la place en mémoire de celui-ci qu’il aurait mieux valu selon moi, et d’autres chercheurs, à allouer pour expliquer le résultat final, donc d’opter pour une pédagogie plus explicite.

Donc pour certains apprenants novices dans un certain champ, la situation est nouvelle et il a besoin de beauoup plus d’attention qu’un expert pour devoir se représenter la situation dans laquelle il est et prendre des décisions pour arriver à l’étape suivante. C’est pour ça que certains apprenants auront beaucoup plus de mal que d’autres à réaliser avec succès cette expérience.

TW : Nous ne sommes pas tous égaux dans l’apprentissage donc ?

SM : Bah en fait on apprend à peu près tous de la même manière. Certes on est pas avancé dans les mêmes sujets donc tu apprendras mieux que moi dans ces sujets où tu es déjà expert alors que moi moins et vice versa. Par contre on a tous les deux un cerveau qui a besoin à peu près des mêmes choses pour apprendre.

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Formations : Combien de temps faut-il consacrer à l'apprentissage ?

La question du temps accordé aux collaborateurs pour leurs formations est forcément très importante et complètement d’actualité.

Selon une étude récente de LinkedIn conduite sur plus de 4,000 entreprises, le problème n°1 cité par les employés de ces entreprises était le manque de temps pour se former et monter en compétence.

L’objectif des employeurs qui ressortait de cette étude était le suivant : aider les employés à mieux optimiser leur temps afin de favoriser leur formation.

  • Les retours des employés quant à leur formation personnelle indiquent que 68% des employés préfèrent se former et apprendre sur leur lieu de travail
  • 58% à leur propre rythme
  • 49% veulent se former uniquement quand ils en ressentent le besoin


Ce retour indique effectivement, que bien que les employés soient très attachés à l’idée de se former, ils nécessitent plus que tout de la flexibilité.

Comment, face à un tel besoin de flexibilité, dégager du temps pour les collaborateurs afin de leur permettre d’apprendre plus et mieux ?

Et tout d’abord, combien de temps allouer aux formations ?

Dans la “culture Silicon Valley” et dans de grands groupes tech, on parle de 20% du temps de travail consacré à l’apprentissage… mais additionné aux projets en cours et travail quotidien. En fin de compte, on rallonge la présence des employés sur le site de travail.

A posteriori cela revient à un modèle de type XIXème siècle où les ouvriers vivaient sur le “territoire” de l’usine … Une comparaison pas tout à fait stupide lorsqu’on voit à quel point Google tient à garder ses employés un maximum sur ses campus.

La règle des 5 heures par semaine est aussi assez réputée dans le domaine de la formation personnelle. Il faut pouvoir se réserver 5 heures par semaine pour soi, dans le but d’apprendre ou de se perfectionner sur des domaines de notre choix. De nombreux célébrités suivent ce “régime” à savoir Barack Obama, Oprah Winfrey, Warren Buffet, Bill Gates etc.

Alors, qu’on parle de 5 heures par semaine ou 20% du temps de travail (environ 8 heures sur une semaine de 40 heures), on tourne donc plus ou moins autour de la dizaine d’heures par semaine.

Cependant, la question qui préoccupe le plus les employeurs n’est pas vraiment le temps à allouer mais plutôt si ce temps doit empiéter sur le temps de travail habituel ou bien doit y être additionné. Ainsi, doit-on prioriser la formation sur site ou bien depuis le domicile du collaborateur ?

On peut s’accorder sur le fait que des réponses aux problématiques concernant la flexibilité des formations sont déjà proposées. En effet, 90% des entreprises interrogées par LinkedIn offrent des programmes de digital learning et MOOCs à leurs employés.


Néanmoins, nous l’avons vu dans notre dernier livre blanc sur le skills gap, le digital learning est loin d’être efficace pour tous. Ce dont ont besoin les entreprises pour les collaborateurs, c’est aussi et surtout de l’humain.

Alors quoi ? Réduire le temps de travail ? Additionner la formation au travail habituel ?

Selon une tribune de Didier Cozin (ingénieur de formation professionnelle), moins on travaille, moins on a l’occasion de se former. Selon lui, la réduction du temps de travail dans les années 2000 a tout sauf poussé les employés français à se former personnellement ou professionnellement.

Le problème c’est qu’entre les années 2000 et aujourd’hui, il s‘est passé 19 ans et les employés d’aujourd’hui, comme l’indique l’étude du World Economic Forum , ne sont plus les mêmes non plus et cherchent bien plus à apprendre par eux-mêmes, notamment grâce à de nombreuses sources d’apprentissage différentes sur Internet et IRL (In Real Life).

Admettons une semaine de travail de 20 heures, complétée avec 15 heures de formation, elle même composée de 5 heures de formation personnelle applicable à 10 heures de travail en projets collectifs et avec une méthode d’apprentissage par les pairs.


Là, on obtient un modèle applicable, testable et qui pourrait ne pas entraver le travail quotidien des collaborateurs. Comment cela ? En utilisant les technologies comme l’automation, I.A, ou des process de travail plus performants.

De nombreux exemples (notamment chez Growth tribe, la très croissante académie de growth hacking néerlandaise) prouvent que l’expérimentation rapide permet de raccourcir le temps de travail et de privilégier l’expérimentation.

Évidemment, en France (et même sur l’échelle mondiale), on semble encore loin d’un tel modèle… Mais après tout, pourquoi pas le tester ?

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Podcast - Diane Lenne, Les exploits du Peer Learning


Vous pouvez écouter la version complète de l’interview ici !

À l’occasion de notre premier podcast WeTestEd, nous avons eu l’occasion de discuter avec Diane Lenne, CEO de la startup We Are Peers.

We Are Peers, c’est une des startups Edtech en vogue en ce moment en France. Il faut dire qu’ils proposent une solution innovante, efficace et sacrément prometteuse.

Ce qu’ils font ? Ils développent l’apprentissage par les pairs, ou Peer Learning, au sein d’entreprises, dans les écoles de commerce et universités. Ils le font en animant des sessions live de Peer Learning et proposent aussi une plateforme pour accompagner celles-ci, une sorte de LMS.

TestWe : Selon toi, qui sont les plus innovants entre les entreprises et les institutions de l’Enseignement supérieur ?

Diane : Ça dépend ! Ce que je peux dire c’est qu’avec les entreprises ça va beaucoup plus vite, c’est généralement eux qui nous contactent pour intégrer le Peer Learning le plus rapidement. Tandis qu’avec les écoles, là c’est nous qui devons nous mettre en position de recherche proactive et on doit faire un vrai travail d’éducation. Mais c’est aussi pour ça qu’on s’est lancé sur ces deux profils très différents.

T : Tu as le même constat concernant les résultats ? C’es à dire tu obtiens des résultats positifs plus tôt dans les entreprises ?

D : Eh bien les résultats sont observables après une seule session. Donc dans ce cas là c’est la même chose pour les entreprises que pour les écoles.

T : 3 avantages et 3 inconvénients du Peer Learning ?

D : Alors concernant les avantages je dirais que :

  • c’est une pédagogie qui est très responsabilisante

  • ça favorise grandement l’engagement des apprenants
  • il y a un ancrage des connaissances qui semble être beaucoup plus efficace

Les inconvénients :

  • c’est très technique et ça demande beaucoup, beaucoup d’organisation
  • ça demande beaucoup d’énergie au niveau de l’animation des sessions, il faut toujours garder le rythme
  • il faut pouvoir lâcher prise et savoir sous-tirer des informations précieuses de la part des apprenants



T : l’apprentissage par les pairs, selon toi, devrait-il remplacer une forme de pédagogie plus classique type lecturing ?

D : Non je ne pense pas, je dirais plutôt que ça devrait être complémentaire. On peut dire ce qu’on veut, le lecturing reste une méthode qui peut être très, très efficace !


T : Parlons un peu des MOOCs. Je ne sais si tu as pu voir un peu les disccussions à ce sujet en ce moment, mais globalement on se demande si les MOOCs sont une promesse ratée, un succès … Qu’est-ce que tu en penses ?

D : Les MOOCs sont une innovation parmis d’autres. Pour moi ça apporte de l’accessibilité, mais ça ne change pas en soit la pédagogie de cours. Le taux moyen de complétion n’est pas terrible, autour de 13%. Enfin, généralement, les MOOCs sont très efficaces mais seulement pour une minorité de personnes qui sont généralement les plus “éduqués”. Donc oui, c’est une excellente innovation mais qui doit rester complémentaire d’une stratégie pédagogique plus globale.

T : Es-tu au courant d’autres utilisation du Peer Learning, de constats sur son efficacité, autre part ?

D : Oui ! Il faut savoir que cette pédagogie n’est pas nouvelle. La première, il me semble, c’est la classe mutuelle. Ce type de classe permettaint aux enfants d’apprendre à lire et à écrire en moins de 3 ans versus 5 ans pour les classes traditionnelles. Mais pour des raisons idéologiques cette méthode a été abandonnée, notamment parce qu’elle remettait en question la place et l’autorité de l’enseignant. Aujourd’hui certains pédagogues remettent la classe mutuelle au goût du jour comme Vincent Faillet.


T : Tu pourrais nous parler d’une success story qui t’as marqué avec We Are Peers ?

D : Oui ! Déjà il faut savoir que chaque succès est le résultat d’un travail collectif. Maintenant pour moi une success story ce serait celle du cours qu’on a créée à l’EM Lyon Business school, qui est toujours en cours. Il est auto-géré par les étudiants et transmis entre eux, c’est à dire que les étudiants d’une session deviennent les facilitateurs, les animateurs de la suivante. Certains étudiants sont même devenus facilitateurs de session de Peer Learning en entreprise. Ça a été leur stage voire leur premier emploi ! Je pense notamment à l’un d’entre eux qui est devenu facilitateur à mi-temps dans une entreprise dont il était actionnaire minoritaire bien qu’encore étudiant. Il a animé des sessions comptant plus de 50 personnes, ce qui lui a clairement offert la possibilité lui-même d’apprendre et d’illustrer proactivement ses compétences, c’est un exemple d’empowerment ! Au-delà de ça, il a aussi accompagné d’autres cours à l’EM Lyon ...

De plus en plus d’écoles de commerce tentent l’expérience We Are Peers, comme Rennes business school ou plus récemment Grenoble École de Management sur une thématique géopolitique.

We Are Peers est une figure de proue de l’Edtech et de la transformation pédagogique et l’on vous conseille vivement de jeter un oeil à leurs exploits !


Vous pouvez suivre WAP sur Twitter
Ou suivre Diane

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Enseignement supérieur : enjeux, transformations et objectifs

“85% des emplois en 2030 n’existent toujours pas aujourd’hui.” Vous avez certainement déjà lu
ce genre de déclaration quelque part. C’est à ce sujet que j’ai demandé à Patrice Houdayer, Directeur des programmes, de l’international et de la vie étudiante de SKEMA, de s’exprimer.

Il faut dire que ces déclarations ont, dans certains cas, données suite à de vives critiques du système d’apprentissage de l’Enseignement supérieur.Chez TestWe, nous avons nous-même étudié ce qu’on appelle le digital skills gap, qui existe bel et bien mais sans pour autant en être la faute, à 100%, de l’Enseignement sup’.

L’effet buzz de ce type d’article semble avoir poussé les individus à les partager sans jamais prêter attention à l’étude originelle. “C’est tellement gros et c’est l’exemple même de la perte d’esprit critique.”

Quelle transformation du marché du travail et de l’apprentissage ?


Selon Patrice Houdayer, une telle transformation du marché du travail n’est pas un état de fait, encore plus lorsqu’on parle d’une date aussi proche que celle de 2030. "Oui, des transformations s’effectuent. Les jeunes travailleurs et les futurs entrants sur le marché du travail voient leur carrière d’une tout autre manière, cela ne veut pas dire qu’une majorité d’emplois actifs aujourd’hui disparaîtront,” reprend-il.

Le Directeur des programmes de SKEMA pose le doigt sur des transformations bien réelles. Alors que les générations précédentes favorisaient la rémunération dans leur choix d’emplois ; aujourd’hui, de plus en plus préfèrent se diriger vers des organisations qui correspondent à leurs valeurs et qui respectent une éthique irréprochable.

“Chercher le changement pour le changement n’a rien de gratifiant et de positif. Aujourd’hui, dans nos écoles, on cherche plutôt à favoriser le lifelong learning (apprentissage tout au long de la vie) chez nos apprenants, c’est ce qui compte.” Pour le reste, adviendra ce qu’il adviendra, on ne peut pas tout prédire.

Selon M. Houdayer, cela ne veut pas non plus dire qu’il ne faut pas se poser de questions. Il existe un skills gap, à un certain degré, et il faut se demander quelles compétences, aujourd’hui absentes des programmes d’apprentissage, doivent être développées. Là on peut parler. “De la même manière, il faut interroger les tendances pour en déterminer les conséquences et les actions à prendre,” affirme t-il.

Les soft skills chez SKEMA


À SKEMA, par exemple, on retrouve deux compétences qui sortent au-dessus du lot : l’esprit critique et le sens de contribution. On met le paquet sur les soft skills ? D’une certaine manière oui selon Patrice Houdayer.

“Les apprenants apprennent plus de leurs expériences et ce sont ces expériences qui pourront les aider à forger leur cheminement professionnel, qu’ils soient entrepreneurs, freelances, employés, ou d’un statut professionnel d’une tout autre forme”.

L’école investit beaucoup dans le développement de ces compétences en multipliant des conférences et programmes centrées sur des problèmes géopolitiques, environnementaux et socioéconomiques actuels. En développant un apprentissage plus profond de la géopolitique mais aussi en multipliant les options d’apprentissage et d’expériences à l’international via des échanges ou des Learning Expeditions.

“Aujourd’hui, c’est presque 40% des jeunes qui effectuent des études ou qui travaillent à l’étranger et il ne faut pas s’étonner si ce chiffre grimpe à plus de 50% dans les prochaines années ; favoriser l’apprentissage à l’international est donc prioritaire,” affirme Patrice Houdayer, “de plus c’est enrichissant ! On apprend ni ne travaille pas de la même façon au Brésil, en Chine ou en France et ça, ça forge la flexibilité et la capacité d’adaptation.”

Digital et compétences transdisciplinaires


“L’IA … Bon parlons plutôt d’automation ou de support à la décision, l’IA étant bien loin d’atteindre les capacités qu’on lui vante d’avoir, a ses impacts.”

“Lorsque je parle à des consultants, leur réponse est claire : en plus de l’éthique et de la compliance, nous devons impérativement former des étudiants sur la compréhension et l’utilisation de l’Intelligence artificielle et ses dérivées.”

“D’ailleurs, reprend t-il, cette nécessité touche tous les secteurs de la formation, de l’université publique au privé, de la médecine au commerce. Désormais nous devons mettre l’emphase sur l’acquisition de compétences transdisciplinaires !” Selon lui, l’Enseignement supérieur est sur la bonne voie sur cet angle. De plus en plus de bi-diplômes, de coopération inter-institutions et de nouvelles formes de diplômes sont en mesure d’offrir aux apprenants l’opportunité de se sortir d’un silo d’apprentissage et d’ouvrir leur regard sur le monde. Compréhension et contribution sont les maîtres mots !



Quelle responsabilité des écoles de commerce dans l’enjeux climatique et de la biodiversité ?


Une question peu posée finalement, mais pour le Directeur des programmes de SKEMA, elle est cruciale et le rôle des écoles est de premier plan. “Tout d’abord il faut savoir que nos écoles ne polluent pas et ont toujours été fortement axées sur la prise de conscience de la responsabilité sociétale et environnementale,” débute t-il, “et parce que le temps presse, nous nous devons d’inculquer la responsabilité individuelle et collective des apprenants dans leur devoir et contribution à l’effort de transition.”

“Tout cela, reprend-il, se fait aussi par un partage de connaissance international des jeunes apprenants. C’est la raison pour laquelle SKEMA est au Brésil ou en Afrique. Ces jeunes doivent communiquer et travailler directement ensemble !”

SKEMA soutient directement et intensément les innovations sociales et environnementales, les changements d’habitudes, les prises de conscience et la cause environnementale tout simplement.

“Cette cause ne vient pas de nous, elle vient directement des apprenants. Encore plus jeunes qu’eux, les lycéens aussi qui sont à la base des récentes manifestations, montrent la voie à suivre, nous devons les soutenir, et d’ailleurs nous soutenons et comprenons leur cause. Moi j’y crois personnellement !” affirme M. Houdayer.



Le message de fin


“Conservons un élément d’interrogation, ne perdons pas notre esprit critique, cherchons l’ouverture d’esprit.”

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6 Manières d'Évaluer vos Apprenants en 2019
L’évaluation est l’un des sujets les plus importants sur lequel se pencher aujourd’hui. Avec l’augmentation et la demande de nouvelles compétences, il est nécessaire de trouver de nouveaux moyens d’évaluer les apprenants! Ce qui est sûr, c’est que les exams standardisées sont peu à peu laissés de côté. Les évaluations alternatives, au contraire, sont à la hausse. Les outils tech offrent, eux, des possibilités de créer de nouvelles méthodes d’évaluation.

Alors comment évaluer vos apprenants en 2019 ?



Auto-évaluation / Peer Grading

Why ? Parce que responsabiliser les apprenants en leur donnant la possibilité d’auto-évaluer leur travail ou celui de leurs pairs est très utile pour susciter l’engagement! C’est faire en sorte que l'évaluation devienne une partie intégrante du processus d'apprentissage.

Jetez un coup d'œil à ce que fait We Are Peers, le fournisseur français de systèmes d'évaluation collaborative et de gestion de l'apprentissage par les pairs. Ou pour plus d'inspiration, intéressez-vous à ce que Don Wettrick a fait avec ses élèves grâce à sa classe d'innovation!



La teaching method

Why ? Parce que des études montrent que les étudiants lorsqu'ils prennent la position de leur professeur pour une évaluation, délivrent mieux ce qu’ils ont appris et améliorent leur compétences analytiques.

Ce que vous pouvez évaluer ici est la précision, l’efficacité et la concision de la présentation d’un élève à ses pairs, ainsi que la mesure dans laquelle les autres ont bien compris un sujet. Cette évaluation formative encourage la communication entre les étudiants et à cela, nous ne pouvons que dire «OUI».



Quiz

Why ? Les questionnaires sont une évaluation formative parfaite qui peut être multipliée tout au long de l’année, ce qui permet d’avoir accès à des données sur l’apprentissage des élèves.

De plus, les questionnaires sont très intéressants pour les apprenants et apportent de l’interactivité et du divertissement à la classe. Wooclap est un très bon exemple de solution efficace. Cette startup belge fait des smartphones de formidables outils d'apprentissage! Un professeur crée des questionnaires qui seront envoyés aux smartphones des étudiants pendant le cours. Le truc, c’est qu'il a été prouvé que cet outil aidait les étudiants à favoriser leur mémoire à long terme.



Jeu de rôle

Why ? Ce sont les évaluations les plus engageantes à travers lesquelles les apprenants s’intègrent entièrement dans une situation donné pour mettre en pratique ce qu'ils ont appris ! Concrètement, c’est apprendre par la pratique. Ainsi, cela donne un aperçu sur le terrain du niveau de développement des compétences des apprenants. Voici une étude sur les avantages des évaluations par le jeu de rôle!



Pecha Kucha

Why ? Pecha Kucha est une méthode de présentation japonaise dans laquelle vous devez présenter 20 diapositives en ne dépensant pas plus de 20 secondes par diapositive. Pecha Kucha, c’est l’efficacité, il faut aller droit au but. Ce sont des évaluations qui peuvent mettre en lumière des compétences qui sont indispensable sur le marché du travail actuel. Voici notre étude!



eAssessment

Why ? Parce que c’est la solution la plus hybride pour les évaluations. Parce qu'il fonctionne avec des évaluations alternatives, il fonctionne avec des évaluations standardisées et fournit des données sur le processus d'apprentissage, indiquant aux professeurs ce qu'ils doivent faire pour améliorer leur pédagogie et mieux adapter leur expérience d'évaluation / d'apprentissage pour leurs apprenants. De plus, les évaluations en ligne offrent une flexibilité aux professeurs qui peuvent gérer leurs examens ainsi qu'aux apprenants qui peuvent passer l'examen sur leur propre appareil, n'importe où ou n'importe quand. TestWe… eh bien… en est un bon exemple ;)

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Gérer les accréditations : Une conversation avec Dr Keith Pond, Directeur d'EOCCS
Être accrédité devient une activité des plus importantes à entreprendre désormais, notamment pour les écoles en quête de renommée et de développement international. Évidemment, la tâche n'est pas simple pour les deans de ces écoles, bien au contraire. Le plus complexe dans l'affaire, c'est l'Assurance of Learning (AoL) et l'amélioration continue. Un objectif clé qu'il faut pouvoir prouver aux comités de revue des différentes accréditations. Le prouver c'est être accrédité.

Comment ? Tout est question d'implémenter des process efficaces. On ne se le cache pas, c'est compliqué. Pour les professeurs notamment, pour les managers d'accréditation encore plus !

On a posé la question à une soixantaine de ces managers. Résultat : 83,3% d'entre eux affirment que la la phase d'implémentation des processus et de collection de données est la plus difficile du voyage vers l'accréditation. De plus, 37% disent que la difficulté vient de la communication avec les professeurs et la transmission de données. La collection de données en tant que telle, est pour 51% le véritable enjeu de la profession.

On a tenté d'en savoir plus auprès de Keith Pond, Directeur de l'accréditation EOCCS et Senior Lecturer à l'Université Lougborough.

L'accreditation management reste un poste assez récent dans l'Éducation supérieure et avec l'entrée fulgurante de la tech dans le milieu, on peut déjà s'attendre à une évolution de celui-ci, affirme le directeur de l'accréditation.


Le brand strategist

Pour commencer, il faut savoir que les gestionnaires d'accréditations ont accès à beaucoup de données qu'ils doivent collecter, centraliser, organiser et mettre en forme pour la direction. L'objectif étant de faciliter la visualisation des données et, à posteriori, le processus d'accréditation.

"Avoir accès à la donnée, c'est très bien, mais qu'en faites vous," questionne Keith Pond, le directeur de la jeune accréditation EOCCS. éLes managers d'accréditation se démarquent de cette manière, dans l'utilisation de la donnée. Aussi, ils peuvent agir de manière proactive dans les décisions managériales."

On imagine rapidement l'ampleur de la tâche et l'importance de la fonction "d'avant garde, de stratège des écoles", ajoute Keith Pond.

"L'Éducation supérieure se comporte de plus en plus comme un marché. C'est pourquoi les managers doivent se montrer stratégiques avec leurs choix d'accréditations. Il est l'acteur qui doit savoir comment exposer l'école dans tous ses atouts," affirme t-il.

En effet, chaque accréditation a un impact sur l'identité d'une école et son développement. Élite, éthique, innovante, eco-friendly ? Aussi, mieux choisir ses accréditations en fonction de ses objectifs c'est assurer une crédibilité, une conformité entre la marque et ce qu'elle fait.

"Aujourd'hui, les données collectées par l'accreditation manager sont utilisées par les équipes marketing des écoles," explique Keith Pond, "la fonction devient ainsi de plus en plus clé pour le développement d'une institution."


Plus d'implication dans l'expérience d'apprentissage

Savoir mesurer des metrics, qu'elles soient des données qualitatives ou quantitatives, est au centre de l'Assurance of Learning (AoL).

L'AoL est un processus d'amélioration continue de l'apprentissage. C'est aussi une sorte d'indicateur de qualité d'apprentissage, ce qui ne peut pas toujours se mesurer en chiffre exact. Aussi, affirme Pond "collecter des données c'est bien, mais qu'en faites-vous ensuite ?"

"Chez EQUIS, les accreditation managers doivent se montrer capable de proposer des moyens d'améliorer l'apprentissage à partir des informations collectées."

"Alors ça devient une évidence, les gestionnaires d'accréditation prennent une place de plus en plus importante dans des dimensions très diverses de l'école," affirme Keith Pond.

Autrement dit, il devient maintenant crucial pour les directions de revoir la place de ces gestionnaires et de les mettre un peu plus au centre des décisions et stratégies.

Ce n'est pas une mince affaire, on s'entend. Cette position fait face à beaucoup de problématiques et peu de reconnaissances au sein des écoles de commerce et universités.

"Les managers d'accréditations sont beaucoup plus importants qu'ils ne l'ont jamais été, mais je ne suis pas sûr que les directions soient prêtes à mettre académiques et administrateurs sur un même pied d'égalité. Vous avez les administrateurs là et les académiques au-dessus," raconte Pond.

En effet, selon notre étude menée sur une soixantaine de gestionnaires d'accréditation, la principale raison qui rendait la collection des données difficile était la communication avec les autres acteurs du pipe, notamment les professeurs : trop long, peu d'écoute, difficulté de rassembler.


Le game changer

En conclusion, le poste de responsable de l'accréditation, en évolution constante, va gagner en importance dans les structures des écoles. Il est dans l'intérêt de ces écoles de les aider à faciliter la prise de décision, l'analyse et l'utilisation des données d'apprentissage pour les AoL.

L'innovation et la technologie peuvent y jouer un rôle. C'est l'une des visions d'EOCCS. Les initiatives plus innovantes des écoles aident à accomplir deux choses : améliorer l'apprentissage et faciliter la prise de décision.

C'est là que les outils technologiques peuvent aider, non pas en essayant de remplacer la pédagogie et de déclencher la "dark version d'une éducation basée sur la technologie", comme le dit Keith Pond, mais en aidant les universitaires et les administrateurs tels que les responsables d'accréditation à améliorer l'expérience d'apprentissage.

Dans ce dernier cas, cela signifierait lui faire gagner du temps pour faciliter la collecte de données, lui en laissant plus pour se concentrer sur le grand défi : "que faire avec les données".

Si vous êtes un responsable d'accréditation et que vous vous sentez parfois dans des moments difficiles, n'ayez crainte, votre voyage est rempli de promesses et risque de réserver bien des surprises en termes de possibilités d'action.

Keith Pond est directeur de l'accréditation EOCCS et maître de conférences à l'Université de Loughborough. Keith est un véritable puit de connaissances qui croit profondément en un changement vers une Éducation plus innovante. Ses histoires et ses aventures avec EOCCS sont une source d'inspiration pour tous les universitaires et les responsables d'accréditation à la recherche d'une amélioration de l'apprentissage de leurs étudiants.

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Optimiser les corrections par la digitalisation : l'exemple lituanien

Comme vous le savez, "processer" les évaluations est difficile. Les problèmes de logistique et d'organisation pullulent tout au long du processus.

La phase de correction, elle, on s'entend, est un petit cauchemar. Selon une étude, aux États-Unis, les professeurs passent en moyenne 10 heures supplémentaires par semaine sur les corrections de tests.

10 heures.

Mais vous le savez peut être déjà.

La NEC, la Lithuanian National Examinations Centre, elle aussi le sait. C'est pourquoi cet été, l'organisation nationale lituanienne décida d'utiliser des outils de e-marking dans le but de digitaliser les corrections des examens de physique et d'IT de son "baccalauréat" des étudiants sortant du lycée.

Résultat ? L'organisation fut capable de réduire leur temps de correction de 60% . Alors que les épreuves précédentes nécessitaient plus de 5 semaines de travail, la phase de correction ne prit désormais que 2 semaines tout au plus. La correction de l'examen de physique prit d'ailleurs 4 jours tout au plus.

Efficace.

Le cas de la NEC lituanienne n'est évidemment pas isolé, de nombreuses institutions ont elles aussi choisis de digitaliser partiellement ou complètement leur processus d'?valuation via des e-markers ou des solutions d'e-Exams.

Optimiser les processus d'examens revient ? optimiser du temps. Qui dit plus de temps dit plus d'opportunités d'améliorer l'environnement d'apprentissage.

Vous l'aurez compris, le temps est pr?cieux.

Cependant, on peut toujours faire mieux. Optimiser, c'est très bien. Fournir une optimisation de qualité accompagnée d'outils d'analyses, c'est mieux. C'est exactement ce que les e-Exams sont en mesure de fournir.

Comment cela ?

Ces solutions permettent d'avoir accès à un large panel de données qualitatives et quantitatives à partir des examens.

Un sacré avantage pédagogique facilitant la gestion de l'amélioration continue et des de chaque cours et chaque programme.

De plus, ces solutions permettent de faciliter ou automatiser l'organisation et la visualisation des données académiques.

L? encore, c'est un avantage certain pour des acteurs tels que les gestionnaires d'accréditation, en charge de l'organisation des processus internes aux institutions.

Effectivement, selon notre étude, 83% des gestionnaires d'accréditations ont déclaré que la phase la plus difficile d'un processus d'accréditation était l'implémentation et l'optimisation des processus et de la communication des données académiques.

Nous avons aussi observé que 33% des gestionnaires d'accréditations étaient à la recherche d'une solution, d'outils d'Edtech, qui leur permettrait de 1) mieux gérer les données et 2) fluidifier les processus internes.

33%. Un tiers. C'est quand même quelque chose.

L'organisation et la visualisation des données sont tout aussi avantageuses pour les directeurs académiques et doyens d'institutions chargés de planifier et valider les innovations pédagogiques actuelles et futures.

Là encore, nous l'avons vérifié.

75% des doyens et directeurs académique interrogés considèrent l'innovation pédagogique comme leur priorité numéro une.

En conclusion, on observe une tendance croissante sur l'évolution des e-Exams. D'une solution d'optimisation des processus d'examens, l'e-Exam a maintenant l'opportunité de devenir une plateforme de management de l'amélioration continue d'une institution.

Chez TestWe, on est à ce stade. Objectif : adapter les exam aux problèmes d'aujourd'hui liés à l'apprentissage.

Maximum effort.

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Le Top 5 des meilleurs outils de Learning Analytics !

Les Learning Analytics (L.A) sont toujours au top de l’actu. Nous vous avions concocté un petit rapport sur les solutions de Learning Analytics et sur les opportunités qu’elles offraient à ceux qui les utilisaient, vous vous en souvenez ? Eh bien il est venu le temps de vous présenter quelques uns des meilleurs outils que nous avons repéré sur le marché.

Si vous n’avez pas lu notre rapport, je vous invite à y jeter un oeil afin de vous familiariser avec ce terme et comprendre son fonctionnement.

Dans la famille des L.A, on trouve de nombreux membres, tous relativement différents l’un de l’autre. Mais tous entrent dans la catégorie des L.A en tant qu’outils permettant l’application de collections, d’analyses, de mesures et de rapports de données à l’Éducation avec pour objectif l’amélioration et l’optimisation de l’apprentissage et de l’environnement d’apprentissage des étudiants.

Le terme “optimiser” est extrêmement important car c’est l’objectif final de ces solutions : faciliter la tâche des professeurs et les aider à se concentrer ce qui compte réellement, les apprenants et l’amélioration de l’apprentissage.

C’est parti, jetons ensemble un oeil à 5 solutions de Learning Analytics qui pourraient grandement vous aider à optimiser vos tâches et à améliorer l’apprentissage.

1. Yet analytics

Yet Analytics est l’un des outils les plus complets en matière de Learning analytics. C’est un Learning Record Store, pour être exact, développé sur xAPi. L’entreprise américaine fournit un panel très large d’options de visualisation de données favorisant la compréhension de la progression et de l’engagement de l’apprenant.

  • Yet se spécialise aussi dans l’analyse de données facilitant le développement de talents, le tracking et le decision-making quant au développement de carrière des apprenants en entreprise

  • La solution fournit ses analytics en puisant les informations à travers de nombreux écosystèmes d’apprentissage

  • Yet se spécialise aussi dans l’analyse prédictive



2. Wooclap

Nous vous avions déjà présenté Wooclap dans un précédent article. Il se trouve que cet outil ne fait pas que booster l’engagement de vos apprenants en classe. En effet, l’application offre des retours intéressants sur l’engagement des étudiants grâce aux analyses effectuées. Un professeur peut donc savoir qui a répondu quoi, en combien de temps etc.

3. Bright Bytes

BrightBytes est une entreprise américaine fournissant une solution SaaS d’analyse de données ayant pour objectif de mesurer les effets des technologies utilisées dans les institutions éducatives.

  • Leur outil d’analyse de données permet d’évaluer l’utilisation de technologie (apps, outils etc.) dans le processus d’apprentissage. Un bon moyen de savoir quelle solution fonctionne, quelle solution est adoptée par les professeurs et étudiants.

  • BrighBytes étudie l’accès aux outils numériques et à une bonne connexion Internet au sein de l’école.

  • L’outil permet aussi de mesurer les compétences numériques des professeurs et étudiants.

  • Il évalue enfin la culture numérique d’une institution, proposant ensuite certaines méthodes à mettre en place selon le niveau numérique de celle-ci.


4. Clever

Clever c’est l’une des startups américaines qui croît le plus dans le secteur Edtech en ce moment. La solution a commencé par fournir des identifiants uniques aux apprenants, leur permettant de se connecter à de multiples solutions, outils Edtech, LMS et autres, utilisés par l’institution. Après avoir proposé de nouveaux services, Clever lance Goals.

Goals permet aux professeurs de fixer des objectifs pour chacun de leurs étudiants. Cela peut concerner un type d’activité à réaliser, un ou plusieurs outils numériques à utiliser pour tel ou tel exercice. Par la suite, le professeur peut tracker la progression de ses étudiants sur leurs objectifs.

Même si la solution Clever ne va pas aussi loin que Yet analytics, elle permet malgré tout d’avoir une vision complète de l’apprentissage des étudiants et de leur engagement avec toutes les ressources d’apprentissage. Un bon outil pour adapter vos contenus pédagogiques !

5. Knewton

Knewton est une solution américaine dont l’objectif est de faciliter le plus possible l’adaptive learning via l’analyse de données.

Notamment grâce à leur outil d’analyse des données de performance en temps réel des apprenants, Knewton permet aux professeurs d’adapter en continu leur contenu pédagogique pour chaque étudiants et de suivre régulièrement leur progression.

Finalement, la solution propose aussi des outils de Learning Analytics complets, comparables à Yet, pour les entreprises. Knewton se pose comme l’une des solutions les plus efficaces pour la mise en place d’une méthode d’adaptive learning au sein de votre établissement.

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"Close the loop" : Comment obtenir ses accréditations plus facilement

Les accréditations telles qu’AACSB et EQUIS sont pour une école la clé de l’accession au club prestigieux des top institutions mondiales. Pas besoin de le souligner, on le sait, ces accréditations sont chères et nécessitent beaucoup, beaucoup d’efforts. De plus, c’est toute l’école qui peut se transformer de manière radicale, de la pédagogie à l’organisation interne. C’est pourquoi les processus d’obtention et de renouvellement peuvent être de vrais casse tête.


Bon, déjà rappelons ce qu’attendent les labels de type AACSB :
  • Des décisions basées sur des data (quantitatives/ qualitatives)
  • Une exécution rapide et des tests
  • Une politique de feedback réguliers
  • Un focus sur l’apprentissage des étudiants
  • Une culture de l’innovation

Vous le savez certainement, le processus d’accréditation consiste en l’ouverture d’un loop, d’une boucle, le but étant de fermer cette boucle sur décision des comités d’AACSB, ceci signifiant que tous les efforts ont été menés à bien et qu’il n’y a plus qu’à entretenir l’amélioration de l’apprentissage. Autrement dit vous fermez le loop, vous êtes accrédités.

Pour éviter le stress et pour éviter de tomber dans un bourbier, on vous conseille de suivre ces quelques conseils qui vous permettront de mettre toutes les chances de votre côté. Prenons l’exemple d’AACSB.

AACSB c’est d’abord une question de lecture et de compréhension

Comprendre l’organisation, ses valeurs et ses process ce n’est pas difficile. Il suffit de lire toute la documentation d’AACSB. Le vocabulaire n’est pas facilement compréhensible mais cela reste néanmoins la meilleure chose à faire avant même de poser sa candidature.

Souvent, la complexité des processus d’accréditation pousse les responsables des écoles à s’isoler afin d’essayer de trouver une solution aux requis demandés. C’est une grosse erreur. Au contraire, tout le monde doit être mis au courant et doit être libre de proposer des initiatives pouvant favoriser l’école candidate à l’obtention de l’accréditation. Comment ?

  • En formant administrateurs et corps enseignant à l’optimisation de l’apprentissage et aux outils innovants
  • En donnant plus d’autonomie aux professeurs sur leur pédagogie
  • En appelant les étudiants à faire preuve d’initiatives afin d’innover et, avec le soutien des facultés et programmes, améliorer l’apprentissage étudiant (de l’entrepreneuriat à la vie étudiante)

Une question de management

Appeler tout le monde à participer est un bon début. Organiser et appliquer des processus d’actions, c’est le top ! Le but est donc de planifier et répartir les rôles et actions de chacun dans le but de faciliter l’amélioration continue de l’école. Vous n’êtes pas seuls ! Mentors comme comités d’inspection sont là pour vous soutenir et vous offrir des conseils pragmatiques afin de remplir cette mission.

Les organisations et méthodes diffèrent selon les écoles et leur culture. Mais construire une organisation tournée autour de l’exécution rapide et de la communication quotidienne est généralement très efficace.

Par exemple vous pouvez :

  • Effectuer une première analyse de l’état de votre école afin déterminer vos besoins et les points à améliorer. C’est l’ouverture du loop.
  • Prioriser vos objectifs et les communiquer au corps professoral, et assigner à ceux-ci leurs objectifs et tâches court - moyen - long termes.
  • Communiquer avec votre centre d’analyse de données (si vous disposez d’un tel département) à propos des données que vous souhaitez collecter et analyser, des données qui vous permettront d’effectuer rapidement les changements nécessaires dans vos cours et programmes. C’est la partie management innovant du loop.
  • Former les professeurs aux plateformes utilisées pour collecter les données et feedbacks des apprenants. Permettre aux professeurs d’adapter leurs cours aux objectifs, learning goals, objectives et outcomes. Autonomie et créativité sont les maîtres mots.

    - Les résultats de leurs expériences apparaîtront au travers des données collectées et feedback des apprenants.
    - Ensuite, effectuer régulièrement des suivis afin d’apporter des idées dans le processus d’amélioration continue de l’apprentissage. C’est la partie “innovation pédagogique” du loop.

  • Appeler à l’initiative et aux projets des apprenants. Faire en sorte qu’il soient actifs dans l’amélioration de l’école. Les laisser s’engager dans des projets visant à améliorer leur apprentissage et leur apporter plus de compétences revient indirectement à les préparer à gérer des projets importants dans leur vie post-école, professionnelle. Cela revient à donner à l’école un impact innovant sur le marché de l’Éducation mais aussi à enrichir les données qualitatives et quantitatives obtenues afin de mieux comprendre et baliser l’apprentissage au fil des années.

    - Ensuite, effectuer régulièrement des suivis afin de mettre en place ou non les différents projets proposés. C’est la partie “innovation pédagogique” du loop.

Appliquer ce processus à votre organisation interne et fermez tranquillement le loop, vous êtes prêts à être accrédité !

Appliquer un processus d’optimisation et d’accélération de l’apprentissage

Jetez un oeil à ce process. Similaire au Design thinking, au Growth hacking, nous l’avons adapté à l’apprentissage. L’objectif est d’appliquer des tests rapidement afin de valider de nouvelles méthodes pédagogiques et idées qui pourraient aider les étudiants à mieux apprendre. Grâce aux données d’apprentissage, il devient possible de valider de nouvelles idées de semestre en semestre.


Apprenez en plus sur l’optimisation de l’apprentissage
ici.

Finalement, écoutez votre mentor.

Très simple et crucial dans votre réussite. Les mentors sont là pour vous aider. Ceux-ci viennent d’institutions déjà accréditées, autrement dit ils connaissent les démarches à suivre. Fermer le loop c’est entrer dans une démarche d’amélioration continue de l’apprentissage. Que vous cherchiez à obtenir ou renouveler votre accréditation, TestWe peut vous aider à optimiser votre apprentissage.

D’abord parce que la solution d’e-Exam que nous proposons vous permet de collecter et analyser des données très importantes dans vos effort d’AoL (Assurance of Learning) : les données académiques (notes d’exams et de tests, commentaires, suivis).

En digitalisant vos processus d’examens, nous ne vous permettons pas uniquement de gagner du temps sur vos création et correction de tests. On ne permet pas uniquement aux étudiants de passer de manière sécurisée leurs tests sur leur laptop ou tablettes. Nous vous permettons d’accéder à leurs données académiques afin que vous puissier suivre leur progrès et leur acquisition de compétences.

En intégrant les learning outcomes, goals et objectives ainsi que les feedback des professeurs sur chacun des examens des apprenants, nous vous aidons à faciliter la formation de vos dossiers de candidature aux accréditations ainsi que vos processus d’amélioration continue de l’apprentissage.

Vous voulez en savoir plus ? Pas de problème, jetez un oeil à ce white paper remplie d’infos, de témoignages et d’autres conseils qui vous aideront à accélérer votre obtention ou renouvellement de label.

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Pourquoi il est important de numériser les examens.

L’industrie EdTech est en plein boom, c’est un fait. Il est prédit qu’en 2020, les investissements dans le secteur représenteront plus de 252 milliards de dollars, avec une croissance de 17% par an. Depuis 2010, de nombreuses startups (Coursera, Udemy, Courserio, Khan Academy, FutureLearn etc.) ont marqué l’industrie de l’éducation en proposant de nouvelles solutions :

  • pour les étudiants un meilleur apprentissage, plus simple, en ligne
  • pour les professeurs une meilleure solution d’adaptation à leurs étudiants et de création de contenus éducatif

Toutes ces entreprises qui ont fait de l’EdTech une révolution se positionne souvent sur un même challenge, proposer un accès quasi-illimité aux sources de connaissances et d’apprentissage sur plateformes digitales et améliorer le processus d’acquisition de connaissances.

Seulement voilà, ces connaissances doivent avoir une valeur professionnelle. Pour l’acquérir, il est toujours nécessaire d’apposer une valeur académique à chaque étudiant, soit une note. Or, la forme même de l’examen n’a que peu été abordée par les projets tech.

Aussi est-il utile de savoir comment révolutionner ce sujet?

Quelques startups telles que TestWe se sont lancées dans la course. L’évaluation digitale n’est pas qu’une sous partie de l’EdTech mais bien un moteur d’avenir, un moteur crucial de l’industrie. Et ce pour cinq raisons.



1 - L’évaluation digitale assure une légitimité aux cours en ligne et aux institutions

Une des seules raisons pour lesquelles les plateformes de cours en ligne ou MOOCs ne sont pas encore reconnus à 100% sur le marché du travail est qu’il est encore trop facile de tricher. Oui, nous avons tous pu avoir l’occasion de tricher à certains examens. Imaginez alors la tentation quand vous savez qu’en un clic la réponse à votre question est face à vous, et ce sans aucune barrière. Alors oui, la confiance et la rigueur sont les premières valeurs capables de nous empêcher de passer le cap, mais face à d’autres, l’obtention d’un diplôme en ligne ne paraît pas toujours crédible.

Et si l’on rendait ces examens anti-triche ? C’est le défi que nous nous sommes lancé à TestWe, en offrant une solution garantissant la sécurité des examens en ligne (parmi nos autres offres LIEN). Nous avons pu remarqué à quel point cette solution était utile pour les institutions et plateformes de cours en ligne, ainsi que pour les étudiants et professionnels, en quête d’officialiser leur cours et diplômes en ligne autrement que par un paiement.



2 - Les évaluations en ligne offre de la flexibilité aux étudiants…

Nous savons tous que les millennials illustrent ce besoin d’être en permanence en mouvement, d’accomplir plusieurs choses en même temps. Aussi, permettre aux étudiants de valider leurs examens sans leur imposer une contrainte de lieu peut se révéler être moins stressant pour eux (par exemple, au Royaume-Uni, 96% des étudiants ressentent un stress à l’idée d’entrer dans la salle d’examen). Cette option de flexibilité peut faire en sorte d’améliorer leur organisation et leur processus d’apprentissage sans pression.



3 - ...Et aux professeurs

Le temps et la flexibilité sont deux variables cruciales pour les professeurs, habitués à travailler sur les copies de leurs élèves en dehors de leurs heures de travail et qui plus est dans des endroits relativement insolites (comme les transports en commun). N’oublions pas non plus le risque des pertes de copies, ce qui peut arriver particulièrement dans des écoles et institutions internationales où de nombreux étudiants en échange où étudiants étrangers viennent de plus cinquantes pays différents.

Centraliser toutes ces données (évaluations, corrections, suivis etc.) en une solution accessible online et offline est un gigantesque moyen de gagner du temps (et de l’espace) pour les professeurs. À TestWe, on l’a bien compris.



4 - Les évaluations sont de formidables sources de données utiles pour les institutions académiques

Il existe peu de données aussi intéressantes que les évaluations pour une institution académique (résultats, suivis, syllabus, objectifs de cours etc.) afin de noter et valoriser son éducation. Et ça l’est encore plus par exemple pour les organismes d’accréditations qui, lors des renouvellement de statut (soit généralement tous les cinq ans), passe un temps considérable à chercher, chercher et rechercher parmi tous les documents fournis par l’école, l’université etc. afin de réaliser leur audit. Numériser ces informations est donc décisif, et ce, pour tous les acteurs de l’éducation.

Ce fut le cas de Christophe Rouillon (LIEN CASE STUDY), directeur de l’ESSCA (campus de Shanghai) et l’un de nos premiers collaborateurs et utilisateur de TestWe. L’ESSCA étant accrédité AACSB, Mr. Rouillon a pu nous affirmer à quel point “il est terrible et long de réunir tous les dossiers et de les analyser, pour les administrateurs de l’école, ainsi que pour les analystes de l’AACSB”.



5 - Ne pas sous estimer l’impact environnemental du papier

La consommation du papier a un impact significatif sur l’environnement: pollution de l’eau, de l’air, déforestations… De votre journal du matin aux examens sur table à l’école, tous ses modes de consommations ont la même finalité sur l’environnement. En Août 2017 déjà, les déchets de papiers représentent 356 millions de tonnes. Et la consommation croît toujours dans certains pays, tout en détruisant de précieux écosystèmes. La solution digitale est environnementalement parlant - inévitable !