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Edtech & Apprentissage : 2020 année de l'évaluation ?

Chaque année dans l'Edtech, on remarque une tendance plus forte que les autres. Une tendance pour laquelle la "hype" dure un peu plus longtemps que d'autres. Nous avons vu la domination des MOOCs, de l'adaptive learning, de la VR/AR, de la classe inversée ... Pourquoi 2020 ne serait-elle pas l'année de l'évaluation ? En effet, depuis plusieurs années, on peut remarquer une dissociation croissante entre l'apprentissage, la pédagogie donc, et la note, autrement dit l'évaluation. Si l'on atteint un sommet aujourd'hui, il ne serait pas étonnant que la décennie des années 20 voit un regain d'attention sur l'évaluation au coeur de l'apprentissage, dans la formation professionnelle comme dans l'Enseignement supérieur. Pourquoi ?

1. Pas de pédagogie sans évaluation

S'il est important d'assurer des formations engageantes et efficaces pour les apprenants, il est d'autant plus crucial d'analyser l'efficacité de ces pédagogies en mesurant l'apprentissage des apprenants. Dans ce cadre, données quantitatives et qualitatives sont les meilleurs outils. Or, ceux-ci se retrouvent principalement dans les évaluations formatives, diagnostiques, sommatives, ou encore dans les feedback pré et post-formations. Aussi, si l'on a pu voir un intérêt poussé pour de nombreuses méthodes pédagogiques, il est désormais clair que celles-ci sont indissociables de l'évaluation qui doit agir en tant que partie prenante de la pédagogie et non en tant qu'action indépendante.


2. Varier les évaluations, un plus pour la pédagogie

On peut utiliser tous les formats d'évaluations possibles, de l'apprentissage entre pairs au MOOC en passant par le serious game. Il reste nécessaire pour le formateur d'évaluer l'acquisition des compétences de ses apprenants. Pour cela, on ne peut utiliser seulement une poignée de formats d'évaluation. Il est avéré qu'adapter les évaluations aux contenus de formation permet aussi un meilleur apprentissage, aussi, on peut s'attendre à une revalorisation de la pratique de l'évaluation et le développement de nouvelles méthodes.


3. S'auto-évaluer c'est la clé

L'auto-évaluation est l'exemple type du retour de l'évaluation au coeur de la pédagogie. En effet, selon l'Education Endowment Foundation, l'évaluation entre pairs ou peer review est une méthode pédagogique des plus efficaces pour qu'un apprenant comprenne clairement ce qu'il comprend et ce qu'il ne comprend pas encore. Cette méthode permet aussi une meilleure argumentation, grâce aux analyses qu'un apprenant doit donner sur la prestation d'un autre apprenant. Selon David Kofoed Wind, CEO, cofondateur de Peergrade et docteur en machine learning, le peer review est une excellente méthode pour inculquer l'esprit critique ainsi que dans le but d'apprendre à apprendre. Tout est dit.


4. Le cas de la réforme sur la Formation

2020 sera marquée par a mise en place de la Loi sur la Liberté de Choisir son Avenir Professionnel. Grande réforme entreprise sur le domaine de la formation, elle évoque notamment le besoin d'assurer l'acquisition des compétences des apprenants, d'assurer un suivi d'apprentissage pour les formateurs, les employeurs comme les apprenants. En plus de cela, on peut compter sur une valorisation des tests de positionnement, auto-évaluation et autres types d'évaluations plus formatives. Il y a donc un besoin de centraliser ces données d'apprentissage et d'y greffer des outils de visualisation de données dans le but de faciliter un suivi de formation.

Tous les signes semblent être rassemblés pour affirmer qu'un focus sur l'évaluation dans toutes ses formes et tous ses formats est à prévoir cette année. Aussi, il peut être judicieux d'explorer le panel d'outils dédiés à l'évaluation. Mais avant toute chose, il est tout aussi important de savoir choisir son panel d'outils. Pour cela, il faut prendre en considération les différents biais cognitifs qui peuvent altérer nos décisions. Nous avons préparé un article à ce sujet !

Lire

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Utiliser le Growth Hacking Pour Améliorer l'Apprentissage ?

Résumé

  • Le Growth Hacking a prouvé son efficacité et joue désormais un rôle clé dans la croissance de nombreuses organisations
  • L’exploitation des données et l’innovation technologique sont deux objectifs très recherchés aujourd’hui dans le monde de l’Éducation
  • Appliqué à la formation, cela revient à hacker l'apprentissage en quelques sortes : c’est l’application d'un processus d’apprentissage ayant pour but d’accélérer l’intégration des connaissances et l’optimisation des formations dans le but de favoriser l'apprentissage à travers divers projets et initiatives. Tout cela, à partir d’analyses de données et de feedback constants.


Growth hacking, quel bilan ?

Cela fait maintenant des années que le Growth hacking est un terme très recherché dans le monde du Marketing, des startups et de l’entrepreneuriat. Des entreprises de toutes tailles sont maintenant désespérément à la recherche de “growth hackers” sans vraiment savoir ce que cela veut dire, ce qui me fait toujours doucement rire.

Mais attendez, avant cela, un petit retour sur ce qu’est le growth hacking :

  • Appelons cela l’exploitation de données et des processus d'expérimentation rapide ayant pour but de faire croître une entreprise de la manière la plus optimale possible. Ceci, avec le minimum d’argent investi. On parle bien d’optimisation dans un seul but, celui d'une croissance rapide.
  • Puis, il y a le “Growth hacking process”, basé sur le design thinking. On parle toujours d’optimisation mais cette fois de l’organisation d’une équipe et du travail, cette fois-ci dans un but relativement différent: l’entretien d’une idéation constante et d’une rapidité d’exécution au sein de l’équipe. C'est ce qui nous intéresse ici.


De plus en plus d’académies ou d’agences de Growth hacking ont pu déjà faire leur entrée sur la scène, comme par exemple l’académie néerlandaise de
Growth Tribe. Les choses commencent à devenir excitantes en ce que des universités commencent elles aussi à engager des partenariats avec ces académies (c’est notamment le cas de The University of Amsterdam). Proposer des cours de Growth hacking c’est bien ! Mais pourquoi ne pas tenter de l’appliquer aux processus d’apprentissage ? D’une certaine manière, c’est plus ou moins le cas aujourd’hui et certains éléments aujourd’hui en cours d’utilisation et de développement prouvent que le Growth hacking est bien compatible avec l’apprentissage.


Qu'est-ce qu'un Growth process ?

Parlons ici du modèle GROWS développé par Growth Tribe. Celui-ci est composé de cinq étapes :

- Idéation : on collecte un certain nombre d'idées à expérimenter
- Priorisation des idées : on classe ces idées et on leur donne un score le plus objectif possible afin de les prioriser
- Renseignements sur l'expérience à suivre : le but ici est de détailler comment l'expérience, la mise en application de l'idée, sera organisée. Objectifs sur l'apprentissage, seuil de succès, seuil d'échec, durée de l'expérience etc.
- Mise en application de l'expérience
- Analyse des résultats : on analyse les résultats de l'expérience grâce à des données quantitatives et qualitatives, déterminons le succès ou l'échec et l'implémentation de l'idée dans le curriculum en cas de succès
- On recommence !

Si le GROWS process est appliqué afin de favoriser la croissance d'une entreprise ; appliqué à l'apprentissage, le but ultime pourrait être de forger un mix pédagogique ou un mix de pratiques favorisant au mieux l'apprentissage chez les apprenants.


Hacker l'apprentissage ?

Hacker l'apprentissage revient à appliquer un processus d’apprentissage ayant pour but d’accélérer l’intégration de connaissances et l’optimisation des formations dans le but de développer les soft skills et hard skills des apprenants à travers divers projets et initiatives. Tout cela, à partir d’analyses de données et de feedback constants. À l'échelle d'un individu, hacker l'apprentissage semble simple à comprendre et déjà vérifié.

En effet, Tim Ferriss, growth hacker, auteur et investisseur, a développé une méthode d’apprentissage similaire à ce qu'on appelle ici hacking de l'apprentissage qui lui a permis de devenir chef cuisinier, maître en art martial, auteur à succès, tout cela en partant de rien et en des temps records. En effet, grâce à une méthodologie d'optimisation, on perd moins de temps, on décompose l'apprentissage en chunk, en parties et sous parties, on s'auto-évalue et on détermine la marche à suivre. Du côté pédagogue, la question est peut être plus complexe car on ne cherche pas à apprendre, mais à mieux former. Comment un tel processus permet-il une optimisation de l'apprentissage ?


Tester des outils pédagogiques

Grâce à l'utilisation d'un modèle type GROWS, on peut accélérer le test d'une solution et de son efficacité pédagogique sur un apprenant. Plutôt que d'essayer un outil Edtech sur un an ou six mois, utiliser ce type de modèle permet de déterminer leur efficacité en seulement 2 mois. Surtout, la communication entre formateurs devient plus clair, en ce que le rapport d'expérience développé à la fin de l'expérimentation resterait consultable par tous les autres formateurs ; un rapport d'expérimentation accompagné de données quantitatives-qualitatives.


Tester des méthodes pédagogiques

De la même manière, on peut plus rapidement tester et plus facilement mesurer l'efficacité de certaines pédagogies avec les apprenants dans des contextes particuliers. Le but ici n'est pas de déterminer si une pédagogie est bénéfique ou non mais si elle est bénéfique à un groupe d'apprenants dans un certain contexte, dans un certain type de formation. Lors des analyses de résultats, suite à une semaine ou deux de formation, on peut déjà avoir accès à des données quantitatives (résultats aux divers tests) ainsi qu'à des données qualitatives via les feeback et les poll aux apprenants qui permettront d'en savoir plus sur la qualité des formats de cours ainsi que leur efficacité ressentie par les apprenants.


Tester des formats d'évaluation

Là encore, il est important de pouvoir rapidement déterminer les formats d'évaluations qui permettront de concevoir l'évolution de l'apprentissage de l'apprenant. Le problème, c'est qu'aujourd'hui ces expérimentations ne sont que très peu effectuées, l'on préfère alors utiliser un à trois formats d'évaluation, généralement les plus connus (essais, QCM, réponses courtes) sans aller plus loin.

Aussi, si l'on cherche à obtenir un retour qualitatif et quantitatif le plus authentique possible, qui nous permettra de comprendre si oui ou non un apprenant acquiert les connaissances, il est primordial d'adapter une évaluation à un sujet de formation en particulier. Sinon, on peut passer à côté de l'essentiel et donner une observation ou une note à un apprenant qui seront mal justifiées. Autrement dit, on aura une vision biaisée de son apprentissage. Utiliser un processus de type GROWS permettrait aux instructeurs de rapidement déceler le format idéal pour un groupe d'apprenant avant même d'avoir procédé au évaluations déterminantes du programme.



Conclusion

Il existe évidemment d'autres cas selon lesquels les principes et les processus du Growth hacking s'appliquent effectivement au monde de la formation. Aussi, il est raisonnable d'opter pour un modèle similaire afin de gérer une formation au mieux. Petit rappel : si le growth hacking tend à déterminer les moyens qui permettront à une entreprise de croître, "hacker l'apprentissage" a lui pour but d'utime de déterminer la forme optimale d'une formation qui favorisera au mieux l'apprentissage. Les contextes et les échelles de temps, notamment, serontévidemment différentes, mais cela ne veut pas dire qu'appliqué aux formateurs, le processus soit inefficace, bien au contraire.

Je reconnais que cet article peut sembler hasardeux, ce n'est après tout qu'une idée, aussi n'hésitez pas à venir la discuter avec moi sur LinkedIn ou sur mon email goran.nikcevic@testwe.eu

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Biais cognitifs : Ce qu'il faut savoir avant de tester des outils pédagogiques

On a souvent tendance à faire preuve d'un enthousiasme sans pareil lorsque les chiffres semblent révéler qu'une expérimentation est positivement concluante. "J'avais raison, se dit-on, l'outil marche alors on l'adopte c'est parti !" On aura tendance à n'écouter que les personnes ayant eu le même type de résultat, tandis que les arguments de ceux ayant observé des problèmes ... passeront plus ou moins à la trappe.

Le problème est que parfois l'outil, validé dans un premier temps, se révèlera être décevant ensuite. Comment cela est-il possible ? Tout s'explique ! C'est avant tout une affaire de biais cognitifs. Aussi, avant de prendre une décision (d'achat, notamment) trop rapide, il peut être intéressant d'en savoir un peu plus à ce sujet.



Oui à l'expérimentation mais non aux décisions hâtives !

Vous êtes un formateur féru de tech et souhaitez introduire un grand nombre d'outils numériques au sein de votre institution. "De l'innovation de rupture ! Que dis-je, une péninsule !" Vous avez votre liste devant vous et vous vous sentez vivement supporté par vos collègues dans cette vaste entreprise. Vous souhaitez passer à l'action mais ne comprenez pourquoi il existe des obstacles. Pourquoi faire barrage à la technologie et au progrès ? "Il y a deux victimes dans cette affaire, mon cher Watson," vous dis-je.

La première, ce sont les formateurs/ enseignants souhaitant calmer le jeu et garder leurs habitudes, parce que pourquoi changer ? On appelle cela une
dissonance cognitive ! C'est à dire que vos collègues sont probablement irrités par votre enthousiasme pro-tech. Vous avez beau leur démontrer l'efficacité des outils Edtech par des chiffres et des études de cas, ils ont du mal à accepter une réalité qui ne correspond pas à celle qu'ils se sont construite.

Plutôt que de forcer l'initiative, faites preuve de pédagogie, mesurez votre entreprise, proposez des expériences claires, ciblées, allez-y pas à pas, afin de pouvoir entretenir un débat constructif sur la réelle efficacité de certains outils pédagogiques sur les apprenants et les formateurs/ enseignants.

La seconde victime c'est vous-même ! Vous ne semblez pas faire face à des refus directs quotidiennement alors que des freins administratifs vous empêchent de libérer un budget ou d'acheter un outil. Vous êtes l'heureuse victime d'un biais de conformité, c'est à dire un biais vous poussant à accepter presque exclusivement les idées émanant d'un groupe auquel vous vous identifiez. Vous êtes un pro-innovation, pro-tech, vous ne prenez certainement en compte que les avis de collègues ayant le même avis que vous et pas assez ceux des autres !

Pour éviter cela, privilégiez des réunions avec tous les intéressés et É-COU-TEZ vous ! Faites preuve d'empathie et essayez de comprendre pourquoi l'un est pour et l'autre contre. Cela vous permettra de modérer vos propres pensées et décisions.



Des résultats (trop) positifs ? Pensez à l'effet Hawthorne !

Les résultats de vos apprenants à leurs évaluations ont augmentés de 25% ? La plupart sont satisfaits à l'idée d'utiliser le nouvel outil pédagogique ? Vous sautez au plafond tant cette expérience paraît concluante et tant votre enthousiasme est vérifié ? Vous avez peut être raison ! Cependant, vous êtes aussi peut être victime de l'effet Hawthorne !

Effet Hawthorne : Lorsqu'un nouvel outil est testé, les apprenants ont tendance à recevoir un surplus d'attention de la part du formateur relatif à l'expérience. Cette attention provoque un redoublement d'efforts chez ces apprenants, ce qui provoquera une nette augmentation de leur performance en apprentissage. L'effet Hawthorne est passager, c'est pourquoi il est important de tester un outil de nombreuses fois avant de passer à une étape analytique et décisionnelle.

Il peut être intéressant de tester un outil sur un trimestre et d'analyser les retours d'expérience des apprenants par des demande de feedback. Combien de fois en un trimestre ? Tout dépend de l'outil. Une par mois, une par utilisation tout dépend de la facilité à délivrer ce feedback et tout dépend de la motivation des apprenants. À partir de là, il suffit d'observer la tendance. Si la satisfaction des apprenants est continuellement positive, l'outil peut être considéré comme confortable pour les apprenants sélectionnés. Même principe pour d'autres données d'apprentissage telles que les notes ou les commentaires des formateurs et enseignants. Si les notes augmentent significativement et sur le long terme, un trimestre et plus, alors l'outil utilisé peut être considéré comme un outil efficace.

Prendre en compte l'effet Hawthorne ne revient pas à bloquer tout enthousiasme ! En effet, rien de mieux que de l'enthousiasme pour s'engager dans une expérience d'apprentissage différente. Cela revient plutôt à constamment se remémorer les étapes nécessaires à la validation d'un outil pédagogique.


Savoir se rendre compte qu'on est dans le faux

On a beau observer des signes avant coureurs, des coquilles, des problèmes, on a souvent tendance à maintenir le cap. Exemple : vous êtes dans le métro. Une panne persiste depuis 5 minutes. Plutôt que d'emprunter un chemin qui d'ordinaire est plus long, vous préférez rester dans le wagon, de peur que celui-ci ne démarre juste après en être sorti. Les minutes passent et ce raisonnement faiblit, mais vous persistez jusqu'au dernier moment. Résultat : vous aurez perdu quatre fois plus de temps que si vous aviez réagi rapidement. Dommage.

On appelle cela l'aversion à la perte ! C'est un réflexe qui, lorsque nous investissons du temps, de l'énergie ou de l'argent dans un projet nous empêche de changer. Eh bien comme pour le wagon de métro, on peut observer le même type de comportement avec des outils pédagogiques. Si vous voyez qu'un outil pédagogique dépasse un seuil de non retour, il n'aura pas d'impact positif sur l'expérience d'apprentissage, passez donc au plan B ou analysez la situation et passez à autre chose. Pourtant, vous observez, vous semble t-il, régulièrement des signes de bonne augure sur votre expérimentation ? D'ailleurs il vous semble que vous en observez de plus en plus ? Votre enthousiasme vous joue des tours, c'est l'effet Pygmalion.

Comment faire, alors, pour éviter de prendre de mauvaises décisions ? Une fois que vous savez ce qu'il peut vous arriver, il reste trois choses à faire avant de tester un outil pédagogique : se réunir en groupe de décideurs afin de définir la limite non dépassable de problèmes issus d'un outil pédagogique, définir qui pourra juger de manière indépendante de la qualité dudit outil et enfin, et surtout, collecter des observations (feedback des apprenants et des formateurs) et des données (notes aux évaluations, observations sur compétences, engagement des apprenants etc.) qui vous permettront d'avoir un regard un peu plus objectif sur l'utilité ou non d'un outil.

Pour conclure


Oui, appliquer ces multiples étapes à la décision peut ralentir un processus de quelques semaines parfois. Cependant, on parle là d'apprentissage. Réussir sa transition numérique dans les meilleures conditions, c'est une question cruciale impliquant le futur de certaines et certains ainsi qu'une questions de temps et d'argent ! Ne négligez donc pas ces biais. Mieux, savoir qu'ils existent et comment les gérer peut mener à une meilleure collaboration entre les acteurs (enseignants/ formateurs, apprenants, fournisseurs d'outils pédagogiques), ainsi qu'à un meilleur management du changement.


Pour aller plus loin je vous conseille la lecture de :
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Évaluez efficacement : les bases pour une bonne stratégie d’évaluation

Que l’on parle de formation professionnelle ou d’Enseignement supérieur, évaluer c’est la clé. C’est ce qui nous permet de déterminer l’acquisition de compétences par un apprenant, de déterminer le bon déroulement d’un cours ou d’une pédagogie. C’est le facteur déterminant d’une formation accomplie et efficace.

Si dans la formation professionnelle on observe un réel accent posé sur l’évaluation et l’étude de l’évaluation, dans l’Enseignement supérieur, aujourd’hui et pour un certain nombre de facteurs, évaluer et noter a un effet de déconnexion avec l’apprentissage. L’apprenant ne cherche qu’une chose, la meilleure note possible sans penser à une courbe d’amélioration et à se concentrer sur ce qui l'intéresse dans certaines formations. Cela revient à évaluer pour le futur employeur et non pour l'apprenant.

Mais là encore, avec des taux d’engagements très faibles dans les formations professionnelles à l’interne comme en centres de formation, il semble qu’il y ait un problème de la pédagogie à l’évaluation.

Il est donc nécessaire de revoir les bases d’une bonne stratégie d’évaluation, celle-ci étant l’accélérateur et la balise d’apprentissage.

Cependant, concevoir une bonne stratégie d’évaluation, c’est un sacré casse-tête. Il faut se poser les bonnes questions, accepter certains biais, discerner l’utile du “trendy” dans les types d’évaluations et savoir ce qu’on en fait.

La docimologie : poser les bases d’une évaluation

Pour bien évaluer, il faut savoir de quoi on parle et pour cela il y a la docimologie, ou science de l’épreuve, développée depuis les années 1920.

L’objectif de la docimologie est tout d’abord de comprendre l’importance d’un certain nombre de facteurs ayant un impact sur une évaluation. Il y a les facteurs environnementaux comme l’état de fatigue d’un apprenant ou la pression exercée sur celui-ci. Il y aussi des facteurs psychologiques comme l’effet de contraste : un apprenant ne réussissant pas une série de questions alors que le précédent si, peut provoquer une mauvaise notation du premier par l’évaluateur.

Il est donc important de prendre en compte ces facteurs avant de se poser les questions suivantes :

  • Quelle compétence évaluer ?
  • Pourquoi ?
  • Pour qui ?
  • Comment (quel format d’évaluation) ?


La question des compétences à évaluer

Dans l’Enseignement supérieur, nombre de compétences à valider sont formulées par les accréditations internationales et les standards nationaux. Oui, leur expertise à ce sujet est claire, néanmoins, il reste important pour des formateurs/ enseignants de s’approprier la question des compétences, ceux-ci étant les accompagnateurs des apprenants.

Se poser la question des compétences à évaluer est essentielle afin d’établir une stratégie d’évaluation, pour savoir si la formation est efficace, pour baliser la progression de l’apprenant et adapter la suite de l’apprentissage par rapport à cela.

Ensuite vient la question suivante : “comment évaluer une compétence précise lors d’un examen ?”

À ce sujet, il faut différencier deux méthodes : le questionnement libre et le questionnement indicé. Le premier correspond à poser une question ouverte qui permettra à l’apprenant de faire fonctionner sa mémoire et structurer sa réponse de la manière la plus libre possible, selon son propre raisonnement. Le second consiste à proposer des indices, des chemins possibles à l’apprenant afin de participer à la mise en route de la mémoire et du raisonnement. Évidemment, il semble plus intéressant, et aussi plus long, d’opter pour la première méthode si l’on veut plus précisément :

  • savoir ce que connaît l’apprenant
  • savoir ce qu’il croît connaître

Dans tous les cas, s’assurer de clarifier au maximum les questions est essentiel si l’on veut que l’apprenant délivre son savoir. Une pression, une mise en compétition, un piège, et les résultats seront faussés ou inutilement minés. Bizarrement c’est plutôt cela qu’il se passe en formation et dans l’Enseignement supérieur.

Pour quel format d’évaluation faut-il opter ?

Et c’est à ce moment que ça devient un sacré foutoir. QCM, dissertation, QCU, exposé, simulation … bref on ne sait plus que choisir pour quelles compétences et dans quelle formation.

Alors remettons de l’ordre dans tout cela. Tout d’abord, il faut discerner cinq types d’évaluations différentes.

  • La sommative ou certificative permet d’observer l’acquisition des compétences. On va droit au but on pose des questions auxquelles on attend des réponses précises

  • La formative est un diagnostique des connaissances d’un apprenant. C’est une évaluation à but pédagogique qui permet à un apprenant de mieux comprendre sa progression et à un formateur de mieux l’aider

  • Dans le même sens que la formative, il y a l’évaluation continue, tout au long de l’année, qui a le même objectif que la précédente

  • L’évaluation authentique permet d’observer l’acquisition des compétences d’un apprenant dans le cadre le plus réel possible. Simulation, réplicât de situation, plus c’est réel mieux c’est et c’est très efficace bien que pas toujours adaptable à toutes sortes de formation

Maintenant qu’on a tout cela, que choisir ? Aujourd’hui, les évaluations alternatives (simulation, jeux de rôles, qcm, présentations etc.) ont le vent en poupe et à raison. Leur efficacité a été prouvé. Cela ne veut pas dire que des formats plus traditionnels doivent être laissés pour compte. Il faut pouvoir adapter un format d’évaluation aux compétences dont on veut observer l’acquisition, ou non, de la part de l’apprenant.

De plus, si l’on veut rester un maximum pédagogique et au service de l’apprenant, il est nécessaire de l’exercer, en effet, la mémoire long terme est stimulée et facilitée par l’exercice, mais surtout dans une pluralité de formats. Varier les formats c’est permettre à un apprenant d’aborder une problématique ou une connaissance dans toutes ses facettes.

Vous êtes prêts pour établir votre stratégie d’évaluation !

Pour vous donner plus de pistes, consultez le blog de Didask !

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Le Peer Feedback, une méthode très efficace !

Les pédagogies actives ont le vent en poupe ! Classe inversée, Blended learning, apprentissage entre pairs, serious games, jeux de rôle, on voit de plus en plus méthodes testées à tous les niveaux d'apprentissage. Cependant, les évaluations sont majoritairement mises à l'écart du champs pédagogique. En effet, selon notre étude portée sur une centaine de formateurs et d'enseignants, environ 40% affirmaient donner plus d'importance au cours qu'à l'évaluation qu'ils considéraient comme secondaire. Prioriser la pédagogie c'est bien, seulement l'évaluation fait partie intégrante de celle-ci, elle est même l'un des outils principaux permettant de faire évoluer au mieux une stratégie pédagogique.

Ceci étant dit, il est important de constamment questionner l'efficacité des méthodes d'évaluation en testant plusieurs formats différents. L'un de ces formats fonctionne particulièrement bien et peut, dans un grand nombre de cas, avoir un apport à l'apprentissage bien supérieur aux autres méthodes : c'est l'évaluation par les pairs, ou le Peer Feedback (aussi appelé peer review). Alors tout d'abord, comment définir cette méthode ?


Définir le Peer feedback



Le Peer feedback est une méthode d'évaluation qui consiste à donner le rôle de correcteur et d'évaluateur aux apprenants. Ceux-ci s'évaluent les uns les autres, commentent et proposent des suggestions afin d'améliorer leur travaux. S'ils jouent un rôle d'enseignant, ce dernier ne disparaît pas du système. En effet, le professeur devra jouer un rôle d'accompagnateur et de vérificateur afin d'assurer le bon déroulement d'un tel exercice. Le but de cet exercice est d'apporter aux apprenants la capacité de raisonner et de juger la valeur d'arguments d'une multitude d'individus. C'est donc une excellente méthode
pour le renforcement de l'esprit critique et des capacités analytiques de l'apprenant selon David Kofoed Wind, CEO de l'entreprise Peergrade proposant une solution numérique permettant de mettre en place et de gérer aisément l'évaluation entre pairs. C'est aussi l'occasion pour celui-ci de favoriser la confiance et le travail en groupe.


Que dire de la précision des jugements ?



On peut douter de la précision de la notation des apprenants entre eux. En effet, ceux-ci ne semblent pas qualifiés pour effectuer une telle activité. Cependant, si la méthode est expliquée par l'enseignant en premier lieu, on arrive très vite à une quasi-corrélation entre les notes des professeurs et celles données par les apprenants. Selon l'étude How Accurate is Peer Grading? par Scott Freeman and John W. Parks, les apprenants tendent à donner de meilleures notes à leurs pairs dans 25% des cas. De plus, ils donnent en moyenne 1,22 points de plus sur une échelle de 10. Manifestement, il n'y a pas de quoi s'inquiéter.



Quand utiliser le Peer feedback ?

  • Il est nécessaire de s'assurer que le groupe d'apprenant soit d'un niveau plutôt homogène. Plus le groupe le sera, plus il y aura de transparence et plus cela se reflétera sur les notes et les commentaires.
  • S'assurer de préserver l'anonymat des apprenants. Une étude récente a prouvé que lorsque les apprenants savaient que leurs commentaires et notes resteraient anonymes, plus ceux-ci étaient de qualité
  • S'assurer de prendre le temps de former les apprenants à ce type d'évaluation avant de la mettre en place, sinon cela revient à maximiser les mauvais cas d'usage et le désengagements des participants.
  • Si cette méthode est applicable pour un large panel de questions d'évaluation, elle reste plus efficace sur des questions de types dissertation, essai ou réponse courte argumentée. En effet, c'est dans ce genre de questions, nécessitant la formulation d'arguments, que les apprenants voient leur capacité analytique exploitée au maximum autant pendant la composition que pendant l'évaluation des pairs.
  • Le Peer feedback est extrêmement efficace sur les formations ou évaluations continues. En effet, il pousse les apprenants à faire toujours plus preuve de rigueur, de discernement et d'esprit critique, c'est cela son but. Il est donc important que les évaluations ciblées ne soient pas d'un enjeu trop important. À proscrire pour les examens standardisés, concours ou tous types d'examens importants académiquement.


Le Peer feedback, meilleure méthode d'évaluation ?



Une bonne nutrition est une nutrition saine et variée. De la même manière, la meilleure manière d'apprendre à propos d'un sujet et de se remémorer ces connaissances est d'aborder ledit sujet à partir d'angles différents. C'est la même chose pour les évaluations. Le Peer feedback a beau être intéressant et efficace, il ne peut être le seul modèle utilisé. Néanmoins, il est clair que son apport à la pédagogie est important dans un contexte où :

À vous de jouer !

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TestWe est maintenant partenaire et intégré à Canvas by Instructure

Depuis octobre 2019, TestWe est officiellement partenaire d'Instructure, le leader des technologies de logiciel en tant que service (SaaS), qui conçoivent des logiciels qui rendent les gens plus smart. Pourquoi? Pour intégrer TestWe au LMS Canvas.

La solution d'e-Exam s'intégrera désormais directement au système de gestion de l'apprentissage pour un processus d'évaluation plus rapide et un déploiement complet dans les établissements d'enseignement supérieur.

"En intégrant notre plateforme LMS à TestWe, les établissements d'enseignement supérieur auront désormais accès à un processus sécurisé d'évaluation en ligne et à des rapports détaillés pour les apprenants et les professeurs" Kurt W. Showalter - Directeur, Partenariats internationaux @Instructure

Avec l'interconnexion créée, les professeurs seront désormais en mesure de créer, gérer et noter des examens via TestWe. Pour les étudiants, c’est un accès facile et rapide à leurs résultats et un bon moyen d’observer leur évolution : analyse des notes, des compétences et des compétences générales.

"Nos clients avaient demandé l'API Canvas pendant longtemps. Ils vont maintenant se connecter aux deux solutions avec des informations d'identification uniques. Tous les rapports concernant les résultats des étudiants seront directement rapportés au LMS” Clément Régnier - Directeur général et co-fondateur @TestWe


À propos de TestWe

Pour les organisations qui développent l’excellence en matière d’apprentissage et d’évaluation, TestWe vous apporte la tranquillité d’esprit car elle est sécurisée!

Nous proposons aux étudiants un logiciel sécurisé, hors ligne et confortable pour les étudiants, afin qu'ils puissent se concentrer sur leur argumentation sans la pression du temps. Plus important encore, les étudiants peuvent passer leurs examens sur leur propre appareil.

TestWe est une solution complète d’e-Exam: une plateforme pour l’administration et des logiciels hors ligne pour les apprenants. Avec des rapports et des analyses approfondies sur les compétences des élèves (LO, LG, soft skills…), TestWe joue bien sa carte!

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Évaluez efficacement #3 : Évaluer avec les Serious Games, pourquoi ça marche.

Depuis deux ou trois ans les serious games sont devenus l’apanage de la formation professionnelle. L’un ne va plus sans l’autre. Les startups de l’Edtech s’attaquent de plus en plus aux problématiques et aux opportunités des serious games en proposant des modèles et solutions clés en main aux entreprises, aux centres de formation et même aux institutions de l’enseignement supérieur.

Mais pourquoi ? POURQUOI ? POURQUOI EST-CE DEVENU SI MAINSTREAM ?

Si l’on observe uniquement le sommet de l’iceberg, on ne peut qu’être lassé de lire serious game par ci, learning par là, soft skill là bas. En réalité, cette méthode pédagogique se trouve être bien plus intéressante que cela.

De plus, je peux vous le dire, les serious games sont une méthode d’évaluation extrêmement efficace ! Alors commençons par le commencement, voulez-vous ?

Petite définition des serious games parce que je suis sûr que vous ne savez pas vraiment ce que c’est (ahah..)

Rien qu’à ce stade, on peut très vite mais alors très vite se tromper et partir sur de mauvaises bases sur les serious games. Au niveau national, sur éduscol, la plupart des définitions données des serious games précisent leur caractère informatique, numérique, tiré des jeux vidéos.

Pour ce faire, l’article cite de nombreux auteurs ainsi que des définitions venant de plusieurs ressources …

On retrouve le même type de définition au travers de nombreux sites web. Mais j’ai envie de dire : “Numérique ? Jeu vidéo ? Seulement ? À quel moment en fait ?”

Il faut savoir, et là la plupart des ressources ont raison, que le serious game est avant tout un jeu à caractère pédagogique, ludique et informatif. L’apprentissage est censé être accéléré grâce au jeu.

Alors oui, le terme de serious game serait apparu il y a une quinzaine d’années dans le milieu militaire à partir d’outils numériques, mais en tant que tel, en tant que méthode, le serious game n’est pas nécessairement digital ou une app.

Des jeux de rôles, des simulations, des jeux vidéos ou jeux de société, tous sont des serious games. Passons à la suite.


Un outil de feedback immédiat

Que recherchons-nous lors d’une évaluation ? On cherche à observer la progression d’un apprenant dans son acquisition de compétences. On attend un feedback de la part de l’apprenant en quelques sortes. Quoi de mieux que d’avoir ce feedback sans attendre la correction ? De l’avoir en direct live ! EN LIVE !

Les serious games offrent cette possibilité, qu’ils soient offline ou online. Pourquoi ? En mettant en situation le ou les apprenants, ceux-ci mettent en application les compétences et connaissances que les différents jeux leur demandent de démontrer afin de les terminer.

Offline, il sera nécessaire d’observer les apprenants tout au long du jeu. On optera donc pour des évaluations continues (ou ponctuelles) en petits groupes (moins de trente personnes)

Online, on fixe les conditions de notation (nombre de pièces obtenues, nombre de niveaux passés, nombre de quêtes résolues, équipe avec la meilleure moyenne etc.) au préalable et on peut très bien laisser faire les apprenants sur le jeu. Un intervenant ou un accompagnateur peut être utile afin de faire le bilan sur les différentes expériences. Mais globalement on ne trouve pas de limite au nombre de participants (dans la mesure du réel).


Des apprenants qui s’engagent dans le game

Les jeux sérieuxne permettent pas en soit d’améliorer l’apprentissage. Cependant, il a été observé qu’ils amélioraient grandement l’engagement et la motivation des apprenants. Ça c’est grâce à l’aspect ludique du game. En effet, encadrer les apprenants en une situation de jeu permet de faire baisser la pression, voire de faire disparaître le stress grâce à un environnement confortable et clair.

La majorité du temps, les jeux sérieux (serious games ça claque quand même un peu plus) sont joués en équipe, ce qui permet de favoriser l’esprit d’équipe et les liens sociaux à l’université ou en formation. Bah oui une évaluation ça se travaille, même quand on parle de jeu ! Bien qu’une intégration sociale ne soit pas garantie le jeu permet ici de créer un environnement sain, bienveillant et collaboratif.

Je saute sur l’occasion pour vous rappeler à quel point la contextualisation des évaluations est importante afin de s’assurer de permettre à l’apprenant d’illustrer ses capacités et ses compétences. Alors voilà une deuxième raison d’utiliser les serious games dans vos évaluations de compétences et de connaissances.


Hard skills, Soft skills, vous êtes servis

Avec ce genre de jeux, il est on ne peut plus facile d’évaluer les compétences techniques ou créatives d’un apprenant. Il est aussi facile de mesurer l’habileté d’un individu seul comme dans un groupe. Il est aussi possible la coordination d’une équipe, la répartition des rôles.

En effet, il suffit d’un peu de créativité pour adapter les règles, jouer avec des symboles, ou créer tout simplement un jeu de toute pièce (là ça devient quand même compliqué lorsqu’on parle de jeu vidéo) et ça ne devrait pas poser trop de problème.

Il vous suffit d’entrer ces données d’apprentissage, ou bien des notes, perçues à la fin d’un jeu test dans un outil de suivi d’apprentissage et c’est parti ! Vous venez d’observer pour la première nettement le processus d’apprentissage d’un individu sur son lieu de travail ou à l’université … ou à l’école comme vous voulez.


Une auto-évaluation plus efficace

Ma main à couper qu’il y a des joueurs compétitifs ou bien curieux parmi les lecteurs de cet article ! Qu’on perde ou qu’on gagne un jeu on se pose toujours les questions suivantes : “Comment faire mieux ?” ou “Comment faire pour m’améliorer voire gagner à la prochaine partie ?”


Ce n’est pas nécessairement de l’obsession mais plutôt le résultat d’une immersion évidente pendant un laps de temps défini. Là-dessus je demande de l’aide aux spécialistes de la mémoire, du cerveau ou plus largement aux spécialistes des sciences cognitives. Serait-il possible que l’aspect intense du jeu facilite le fonctionnement de notre mémoire ?

Serait-il possible qu’ils favorisent ainsi notre mémoire sémantique (si je ne me trompe pas, tout ce qui est relatif au savoir et à la mémoire long terme) et ainsi notre développement personnel ?

Si c’est le cas, chapeau bas !

Ce qui est sûr, c’est que le jeu nous pousse à faire le bilan avec nous-mêmes, à revenir sur différents moments que l’on a pu vivre, en conclure de nos compétences et nos aptitudes et à dresser un plan d’action pour s’améliorer.

La conclusion

Ne catégorisez pas les serious games uniquement comme des jeux vidéos ou numériques. Si vous le faites, vous vous fermerez des portes. Les serious games font des évaluations de véritables boost pour l’apprentissage. Avec un peu de créativité de votre part, vous pouvez instaurer un véritable cercle vertueux chez les apprenants en équipe ou individuellement.


Évidemment, il ne faut pas abuser des bonnes choses, aussi, multiplier l’usage des serious games sur la majorité des formats d’évaluation aura une répercussion négative sur 1) leur apport à l’apprentissage ou 2) sur votre observation des progrès des apprenants.

...
Comment évaluer les soft skills ?

Soft skills, soft skills, soft skills ! On nous bassine presque avec ces fameuses compétences douces qui doivent maintenant être une nouvelle priorité de l’enseignement.

Les apprenants doivent avoir l’esprit critique, doivent être empathique, coopératif … Évidemment pas tout à la fois. Dans le milieu professionnel, une entreprise sera à la recherche d’un certain profil doté de certaines compétences pour accéder à certain poste.

Si les soft skills sont devenu une priorité d’abord dans le secteur de la formation, aujourd’hui on les retrouve prioritaires dans tous les secteurs de l’éducation. Dans le supérieur notamment où l’un des objectifs de ces établissements est de former les jeunes à leur carrière professionnelle. En effet, Laure Bertrand, enseignante-chercheure et directrice du département soft skills et transversalité, l’affirmait dans cette interview : “Aujourd’hui, la maîtrise des "soft skill" est un enjeu pour l’employabilité des jeunes.”

Au-delà du supérieur, c’est jusqu’à la tendre enfance que se joue l’apprentissage de ces compétences et pas seulement à l’école !

Jusque là, tout va bien. On voit apparaître nombre de formations et méthodes pédagogiques adaptées aux soft skills afin de les enseigner efficacement. Mais qu’en est-il de l’évaluation ? Comment juger de l’acquisition de compétences aussi vagues et difficiles à observer à un moment T chez l’apprenant ? Aujourd’hui, même dans le milieu de la formation professionnelle, la tâche reste ardue.

Alors lançons-nous dans le sujet.

Avant toute chose ...

Avant de décider quel format utiliser il faudra prendre en compte deux éléments. Le premier est d’établir le ou les objectifs d’une session d’apprentissage. En effet, sans les avoir formulés, sans s’être mis d’accord à ce sujet, vous ne pourrez avancer dans vos méthodes.

Par exemple, vous vous attendez à faire de vos apprenants, à travers cette formation, des personnes capables de réaliser des vidéo essays. D’accord mais à quel niveau ? Au niveau de la réalisation, du montage, du script ou de la communication ? Ou bien tous ces critères réunis ? Décomposez vos objectifs pour vous assurer d’établir une cohérence dans le parcours que vous leur proposerez.

Ensuite, vient le second élément à prendre en compte : le test de positionnement. En effet, il vous faudra un outil qui vous permettra de baliser correctement l’efficacité de la formation dans son ensemble. Le test de postionnement, proposé à l’apprenant avant et après la formation offre justement cela. Cool !

Quelle compétence tester et pourquoi ?

Désormais, parlons évaluation. Avant d’opter pour une évaluation et un format particulier, posez vous la question : “quelle compétence dois-je tester et pourquoi ?” Clarifier cela vous facilitera le travail pour la suite.

Exemple tout bête. Vous enseignez les “Relations Internationales”, disons les fonctionnements stratégiques et politiques de la Maison Blanche. Vous avez pour objectif d’enseigner aux apprenants un certain nombre de connaissances historiques et politiques à ce sujet.

Mais vous devez aussi y intégrer des soft skills. Plus particulièrement, des compétences d’éloquence, d’esprit critique et de travail d’équipe. vous optez pour une formation continue et décidez de diviser l’évaluation de ces trois compétences douces en trois périodes tout au long de la formation afin de faciliter vos observations.

Quelle compétence tester lors de l’évaluation X ? Pourquoi celle-ci ?

Vous partez sur l’éloquence et donnez vos raisons sur votre dossier de stratégie d’évaluation. Mais plus encore, comment tester l’éloquence ?

AH ! Bingo !

Lâchez votre créativité et proposez un format d’évaluation qui pourra faciliter votre travail d’observation et qui vous permettra de juger si oui ou non, avec l’aide de notes ou non, un apprenant a acquis ces compétences.

Quelques formats d’évaluation efficaces pour des soft skills

Commençons par choisir les soft skills. Prenons les soft skills les plus demandées cette année selon digital recruiter : motivation, adaptation au changement et organisation.

La motivation est une compétence qui peut être perçue généralement en groupe, lorsqu’un obstacle, une difficulté est perçue par le groupe, la motivation peut être insufflée par une ou plusieurs personnes agissant en leader. C’est du moins une manière efficace de l’observer et l’évaluer.

Au niveau de l’apprenant individuel, on peut observer sa capacité motivatrice lorsqu’il fait face à des challenges. Il suffit donc d’en proposer.

Pour cette soft skill, on optera pour une évaluation continue afin d’entretenir une observation précise des apprenants. Plus précisément, on peut proposer à un ou plusieurs apprenant un rapport, un exposé, un suivi, une résolution de problèmes, tous ces formats devant porter sur des sujets complexes.

Concernant la collecte de données à ce sujet, un formateur ou enseignant peut analyser les discussions d’une équipe sur un forum ou le LMS, peut demander des retours d’expériences et des feedback entre pairs, ou proposer des rendez-vous avec les différents groupes.

Concernant l’adaptation, celle-ci s’observe lorsqu’on sort un apprenant de sa zone de confort et qu’on l’invite à atteindre des objectifs dans un environnement physique, social ou intellectuel différent de ses habitudes. Là, on observe la capacité de l’apprenant à comprendre et à se montrer pro-actif face à ses objectifs.

Comment évaluer l’adaptation ? On peut opter à nouveau pour une évaluation alternative comme le jeu de rôle. En effet, le jeu de rôle peut s’effectuer sur une ou plusieurs séances et peut englober toute une classe d’apprenants. À vous de déterminer le niveau de complexité afin de pousser les apprenants à vraiment s’adapter (pourquoi pas proposer l’utilisation d’une langue étrangère précise pendant les sessions). Il vous suffit de prêter attention au test de positionnement effectué en début de cours pour vous décider.

Les simulations des Nations Unies, par exemple, sont des exemples parfait d’évaluation des apprenants qui doivent s’adapter au pays qu’ils devront représenter lors d’une séance de l’Assemblée générale de l’ONU, en plus de s’adapter aux protocoles de cette institution.

Effectuez ici vos analyses par l’observation et notez les afin de juger de l’acquisition des compétences.

Enfin, qu’en est-il de l’organisation ? Bon l’organisation paraît plus simple à définir et à observer. C’est la capacité d’un apprenant à mener à bien un projet de qualité sans retard. À ce niveau là, il suffit par exemple de proposer plusieurs travaux individuels à faire à la maison selon le choix de l’apprenant par exemple. La qualité du travail et l’assiduité de l’apprenant prouvera sa maîtrise de la compétence.

Alors évidemment, il existe de nombreux formats d’évaluation pour ces compétences, ce ne sont là que des exemples.

En conclusion, le but de cet article est de vous illustrer à quel point intégrer l’évaluation dans la réflexion pédagogique est important, tout particulièrement avec les soft skills. En effet, nous sommes maintenant dans un paradigme, l’enseignement supérieur multiplient leurs engagements envers les compétences douces.

Côté formation pro, les réformes de lois accompagnent les changements d’habitudes. Chaque entreprise PME et plus grandes se devront de constituer une stratégie de formation afin d’assurer la prise en compétences et l’employabilité des employés.

Par conséquent, il vaudra mieux pour nous tous de savoir comment évaluer toute une population d’apprenants !

...
Ens. supérieur & écologie Part 2 : Une mobilité étudiante plus écologique ?

Nous parlions dans un précédent article de la responsabilité et du rôle de l'enseignement supérieur face au défi écologique. Nous lancions alors une série dédiée à l'analyse d'actions concrètes que pourraient prendre les établissements du supérieur afin de respecter leurs engagements en terme de préparation aux questions environnementales.

Aujourd'hui j'hésite entre deux sortes d'actions concrètes. La première serait tout simplement parler de ce qui a été annoncé, c'est à dire les contenus de cours. Des créations de programmes d'études dédiés aux questions environnementales ou bien une réforme de fond des programmes d'études déjà existants. La seconde sorte serait de discuter la mobilité étudiante et agir pour la rendre plus écologique et plus bénéfique pour les apprenants.

Je parlerais ici de la seconde. Pourquoi ? Je ne sais pas trop. Disons qu'avant d'être en cours, les étudiants doivent s'y rendre. D'où le sujet de mobilité. D'où le sujet du jour. C'est parti !


Constat de la mobilité étudiante aujourd'hui

Pour ce constat, basons-nous sur l'étude d'octobre 2016 de l’Institut d’aménagement et d’urbanisme d’Île-de-France (Territoires de la Vie Étudiante en Île de France). Tout d'abord, selon cette étude, c'est Paris et le Sud Ouest de l'Île de France qui regroupent le plus grand nombre d'étudiants (respectivement 30% et 33% des étudiants) avec plus de 645 000 étudiants de moins de 30 ans. En comparaison, Lyon est la deuxième ville étudiante de France avec plus de 155 000 étudiants de moins de 30 ans. Dans cet article, nous nous baserons uniquement sur le modèle francilien pour une question de population. Les questions géographiques et urbaines, par exemple, ne seront donc pas adaptables aux autres régions françaises. Sorry :( .

Tout d'abord, il faut savoir qu'environ 60% des étudiants franciliens vivent chez leurs parents. Si à Paris le chiffre tombe à 35%, c'est aussi dû aux étudiants franciliens venant d'autres régions, qui vivent, eux, en majorité en logement individuel. Si on compte en plus les logements universitaires, le CROUS et autres résidences étudiantes privées, on atteint 75,000 logements étudiants dans la région parisienne. C'est bien, le nombre grossit, mais cela reste insuffisant par rapport aux 645 000 étudiants en Île de France. Ces chiffres offrent une première observation : habiter et étudier de manière libre et indépendante en région parisienne, plus grande agglomération française, est très compliqué.

Vient la question du temps de déplacement quotidien domicile-lieu d'étude. Selon l'étude, 1 étudiant sur 5 passe environ une heure dans les transports pour se rendre à l'université ou à l'école. Cela fait en moyenne deux heures et plus passées dans les transports par jour. En contrepartie, les étudiants d'autres régions françaises y passent en moyenne moins de trente minutes.



Les répercutions

Les répercutions directes au respect de l'environnement existent : environ 26% des étudiants se rendent à l'université ou à l'école en véhicule et seuls. Néanmoins, une très grande majorité des étudiants franciliens sont utilisateurs quotidiens des transports en commun. Super ! Donc pourquoi poser la question de l'impact ? En fait, la mobilité étudiante influe énormément sur la capacité des établissements du supérieur à réussir leurs engagements, à prendre en main leur responsabilité face au défi énergétique, climatique et environnemental. Comment cela ? Je m'explique.

En premier lieu, le temps du transport, avoisinant les 2 heures par jour est long et peut avoir de sérieux effets très néfastes sur la réussite académique des apprenants, c'est ce qu'explique Olivier Klein, chercheur spécialiste des transports à l’université de Lyon. La cause ? Le désengagement puis l'abandon. Considérez ceci, l'engagement à une formation dans tous les domaines aux questions environnementales, est un virage à 180 pour les directions du supérieur. Sans engagement et motivation de la part des étudiants, les résultats ne suivront pas. Pour aborder des questions aussi cruciales et qui ne font peut être pas encore sens pour une partie la population étudiante, il vaut mieux les avoir en bonne santé intellectuelle et physique. Passer plus d'une heure et demie par jour dans des transports ça n'aide pas.

L'engagement étudiant est à la base de la réussite du supérieur dans l'accomplissement de ses objectifs. Seuls 10% des étudiants sont relativement engagés dans la vie associative de leur université. Un tiers de ceux qui n'en font pas partie aimeraient s'engager au moins un peu mais n'a simplement pas le temps, les transports étant difficiles d'accès, souvent problématiques. Une vie associative active c'est optimiser et multiplier les idées et les possibilités pour atteindre des objectifs acceptables en terme de responsabilité environnementale.

Des étudiants désengagés de leur université rend même difficile un simple projet comme celui proposé par The Shift Project, le think tank spécialisé dans les questions environnementales, énergétiques et écologiques, qui est celui du bilan carbone pour chaque étudiant et pour l'établissement en général.

En conclusion, des impacts écologiques directs il y en a ! Et nous allons voir comment remédier à ce problème. Cependant, le plus inquiétant sont les effets indirects liés à la mobilité. Les deux exemples que nous avons donné ne sont pas les seuls effets d'un mobilité rendue difficile. Dans tous les cas, c'est la capacité d'un établissement tout entier à accomplir ses objectifs de responsabilité écologique qui est mise en jeu par une mauvaise organisation de la mobilité étudiante.


Quelles solutions ? Quelles alternatives ?

Dans cette partie, nous ne prendrons pas en compte les possibilités ce qui ne relève pas de l'enseignement supérieur. Voilà, c'était simplement pour vous avertir car autrement la liste de solutions serait bien trop exhaustive. Entrons dans les détails. Vous verrez que les solutions relevant du supérieur sont parfois bien plus complexes qu'il ne semble.

  1. S'affranchir des classements internationaux
    Les classements internationaux sont à la base d'une normalisation internationale du modèle d'université. Basés sur des standards invariables, ils rendent difficiles la condition des enseignants-chercheurs et influencent indirectement la priorisation des actions d'une école ou d'une université. "Les classements sont le vrai problème," explique Clémence Vorreux, gestionnaire de projet et des affaires publiques chez The Shift Project. "J'ai déjà essayé de contacter ces classements tels que Challenge afin de savoir pourquoi ils ne prenaient pas en compte les facteurs écologiques et d'adaptation des programmes d'étude aux questions environnementales et énergétiques. Leur réponse : ça n'est pas nos affaires, nous ne sommes pas qualifiés pour cela."

    S'affranchir de ces classements, c'est mettre en place une boucle de rétroaction. C'est prendre le contrôle de son agenda décisionnaire, c'est se reposer sur des certifications nationales ou internationales plus claires. C'est aussi éviter un effet "magnet" où une université ou école attire le plus d'étudiants en raison de son classement, ce qui mène à l'abandon progressif d'universités en dehors de la capitale ou des grandes villes, des universités et écoles spécialisées. C'est donc aussi freiner l'exode étudiant vers des zones citadines difficiles à vivre en raison du prix de l'immobilier, comme Paris. C'est beaucoup, beaucoup de changements positifs.

  2. Éviter les centralisations et création de "super campus"
    Paris Saclay est clairement l'exemple le plus parlant dans ce cas là. On a la création d'un super campus regroupant plusieurs grands pôles universitaires dans le Nord de Paris, jouant alors le rôle de symbole du Grand Paris alors que ce projet n'est même pas garantit de fonctionner dans les temps. Il y a un bon côté derrière Paris Saclay, ce n'est pas cher et on a l'occasion de construire un écosystème favorisant la création d'un nouveau quartier, d'une nouvelle ville lumière et intellectuelle. Effectivement, Paris-Saclay ferait déjà partie des complexes technologiques les plus reconnus dans le monde et serait aussi appelée la Silicon Valley parisienne.

    C'est surtout un point fort pour l'immobilier, le complexe accélérant des constructions de logements rapide. Le problème c'est qu'au moindre soucis d'aménagement, qui font bon train aujourd'hui dans ce genre de "nouveaux quartier", c'est un abandon massif de la zone qui s'effectue, la création d'une ville fantôme. À voir, dans tout les cas, éviter la création de super campus permet une meilleure répartition des écoles et universités spécialisées comme générales à travers les régions. Niveau transport, centraliser les lieux d'étude, massivement fréquentés, c'est foutre en l'air l'idée d'un flux régulier des voyageurs dans les transports et créer des "bottlenecks" massifs ! Un retour des écoles dans les coeurs de ville semble plus efficace.

  3. Rendre flexible les études
    La flexibilité est une question très importante dans ce débat. Éviter des cours trop tôt le matin ou trop tard l'après-midi, arrêter de développer une atmosphère de compétition autour des examens qui amplifie le stress des étudiants en plus des transports. Opter pour des pédagogies telles que la classe inversée ou les MOOCs peut aussi être très utile. Privilégier les travaux de groupe peut aussi beaucoup aider dans le sens où collectiviser la recherche et les actions engage sensiblement un individu dans un collectif ... et peut faciliter la motivation à se lever le matin pour une heure de transports.



    En conclusion, il existe beaucoup de solutions pouvant aider à remédier au problème de mobilité. En plus de ce que nous avons proposé, on peut parler de promotion du covoiturage entre étudiants, de mise en place de navettes régulières ou de grandement faciliter le déplacement à vélo en investissant dans des espaces de garage sécurisés ...
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5 Problèmes Récurrents chez les Étudiants

De plus en plus de solutions apparaissent tous les jours dans le monde de l’Éducation, dans l’Enseignement supérieur. Néanmoins, les acteurs principaux de cet univers, les étudiants, sont toujours victimes d’un certain nombre de problèmes. Certains sont sociaux, d’autres ont à voir avec la pédagogie, d’autres sont budgétaires. Voici 5 problèmes récurrents dans la vie des étudiants et il est urgent d'y répondre.



1. Stress

Ce n’est pas nouveau, le stress chez les étudiants de l’Enseignement supérieur est ressenti par tous et de manière significative. À titre d’exemple, c’est 58% des étudiants français qui affirment vivre régulièrement des pics de stress et des troubles du sommeil, on atteint 80% au Royaume-Uni.

Le problème c’est que ces chiffres ne changent pas, voire vont de mal en pis. La source de ce trouble est structurelle, inhérente au système de l’Enseignement supérieur. En effet, selon une étude, 94% des étudiants en situation de stress affirment que les examens en sont la cause suivi des études puis de leur orientation professionnelle.

Il y a donc un problème à ce niveau. Une pression sociale énorme mise sur les épaules des étudiants par rapport à la carrière, à l’emploi, à la réussite dans une grande compétition contre les autres. La note est au centre, l’apprentissage bien vu, mais facultatif ? Cela change et ce qui est sûr c’est que ce sont les universités et écoles qui devront apporter des changements profonds.



2. Manque de sommeil

Selon une étude effectuée en mars 2018 et relayée par Le Monde par l’Institut National du Sommeil et de la Vigilance, c’est presque 88% des 15-24 ans qui déclarent manquer de sommeil. 38% dorment moins de sept heures par nuit alors qu’il leur en faut au moins huit. C’est problématique et cela a beaucoup de répercutions sur la santé.

Un problème qui est aussi une répercussion du stress dû aux examens et aux notes et à la pression social et académique, mais pas que. L’utilisation du numérique avant de dormir mènent beaucoup d’étudiants à expérimenter des nuits trop courtes, favorisent un trouble du sommeil régulier et une absence lors des cours.

À cela ajoutons des abus d’alcool, de drogues, de tabac, et on se retrouve dans un cercle vicieux. Quoi faire pour remédier à cela ? Du sport, moins de numérique remplacé par de la médidation, avant de dormir ou dans la journée. Aussi il serait très intéressant pour les écoles et universités de favoriser la pratique de la méditation pendant les journées d’étude et notamment lors des périodes d’examens.

Les bienfaits de la méditation sont multiples : bien-être, équilibre, meilleure santé, capacité de concentration accrue, contrôle des émotions, compréhension de soi … La méditation est un art ouvert à tous !



3. Budget

Classique. Nous avons tous connu la “galère estudiantine”. Peu de moyens, beaucoup de pression, que faire ?

La question du budget appelé aussi stress financier est “un sentiment de ne pas avoir de contrôle sur sa situation financière, accompagné de découragement, d’impuissance et de détresse,” comme le définit l’Université de Moncton. Le problème est que ce simple sentiment est un des causes de stress intense, de mauvais sommeil, de perte d’appétit et indirectement d’abandon.

Le sentiment est connu pourtant la situation est de plus en plus alarmante. Selon la SMEREP (Société Mutualiste des Etudiants de la Région Parisienne), les étudiants vivent moins bien qu’il y a cinq ans et l’hygiène en prend un coup particulièrement à cause du … stress.

Un réel appui aux organisations indépendantes de soutien aux étudiants doit être effectué afin de favoriser la prévention et le soutien aux étudiants en difficulté ; un soutien social et économique.



4. Liens sociaux

On quitte les problèmes structurels pour un problème moindre mais tout aussi impactant. Se faire des amis est simple pour certains, plutôt compliqué pour d’autres. La solitude a effectivement un impact sur les dépressions et sur la réussite académique.

D’un autre côté, certains liens sociaux peuvent être toxiques. On pense là à l’impact des fraternités et de certains abus, notamment le bizutage, dont sont victimes certains de leurs membres et nouveaux membres.

Cela ne veut pas dire que les évènements étudiants sont néfastes, bien au contraire, ils sont le poumon de la vie étudiante. Il est simplement nécessaire d’instaurer une atmosphère de découverte et de bien-être chez les étudiants.



5. Le futur

Quelle orientation ? Quel avenir professionnel ? Vers quoi se diriger ? Peut-on changer d’orientation lors de ses études ? Tout autant de questions qui taraudent fortement nos étudiants. À juste titre.

La pression immense sur le choix professionnel est démentiel, à tel point qu’il finit par toucher les genres, le sexe des étudiants. On perd carrément tout lien à l’apprentissage.

La preuve : en marketing on verra plus de femmes, en ingénierie et en finance, plus d’hommes. Autre point, les notes. Les notes sont devenues un tel problème que les apprenants préfèrent se diriger vers un parcours où les notes seront plus faciles à obtenir plutôt qu’un parcours qui les intéressent vraiment.

Tout cela pour favoriser au maximum une première embauche juste après leurs études. Il est donc extrêmement important de revoir ces modèles et de proposer de meilleurs orientations à l’université et dès le lycée ! De même, il est désormais urgent d’arrêter les liens entre études et genres.


Et vous ? Qu’en pensez-vous ? Y a t-il d’autres problèmes ? Quelles sont les solutions pour les régler ? On lance le débat !

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Quelle responsabilité de l'Enseignement face à l'effondrement ?


Le constat

Les rapports du GIEC (Groupe d'experts Intergouvernemental sur l'Évolution du Climat) sont clairs : l’effondrement est là et il est trop tard pour le développement durable (c’est notamment ce que répète Dennis Meadows depuis des décennies), mais nous pouvons atténuer le choc.

Les données macroéconomiques ne cachent plus l’existence d’une situation critique pour l’économie mondiale (pics pétroliers, récession, fuite vers l’or, licenciements massifs, de moins en moins de terres arables etc.).

La biocapacité et la biodiversité sont en plein déboire et il est plus qu’envisageable de considérer notre époque comme une 6ème extinction massive des espèces, seulement cette fois, nous l’avons accéléré.

Pour couronner cela, l’un des ouragans les plus destructeurs de l’Histoire des États-Unis, j’ai nommé Mister Dorian, se balade autour des Caraïbes.

En plus de cela, le clown Bolsonaro s’amuse à mettre le feu tel Néron en Amazonie. Puis, le Caligula américain, j’ai nommé Donald “the smartest guy in the room” (lol) Trump, s’amuse à nier la crise.

AH ! C’est vrai ! “King” Jinping aka Néo-Mao, a décidé, lui, il y a quelques années de passer la douzième vitesse pour réaliser de son vivant le grand projet des “Nouvelles Routes de la Soie”, un uppercut de plus pour la simple existence à long terme de nos civilisations.

On pourrait continuer la liste infiniment, mais on va s’arrêter là et passer à la suite.

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Les réactions à ces “aberrations mondiales” (il faut le dire), heureusement, ne se font pas attendre dans tous les pays.

En France, cela fait maintenant 4 ans que la collapsologie et les études d’effondrement des civilisations s’amènent petit à petit sur le devant de la scène et sur les bureaux des politiques, notamment avec la publication en 2015 de Comment tout peut s’effondrer de Pablo Servigne et Raphaël Stevens.

Le 29 Août 2019, Jean-Marc Jancovici donne une conférence alarmante mais surtout pleine d’enseignements à Sciences Po Paris.

Régulièrement, l’auteur et ingénieur Philippe Bihouix rappelle l’importance pour nos sociétés de favoriser ce qu’on appelle les low tech.

On peut croire ce que l’on veut, on peut croire à une croissance infinie dans un environnement fini, le récit pour les avertis et pour les jeunes générations a complètement changé. Maintenant nous savons et, à différentes échelles, nous agissons.

Alors comment fait-on pour limiter la chute ?

Certains misent tout sur la Silicon Valley et nos bons vieux copains des GAFA qui nous proposent de miner les astéroïdes, nous apporter la vie éternelle et nous envoyer sur Mars.

D’autres préfèrent calmer le jeu, se la jouer “hipster” (parce que nous n’aimons pas trop les géants non plus) et miser sur le projet Mars d’Elon Musk. Trop ambitieux ? Bon alors ses Tesla, ses panneaux solaires ... ?

Question : comment minent-on les nombreux métaux rares pour construire un panneau solaire ? In fine, avec du … pétrole ou du gaz.

Non les méthodes ne viennent pas de là à 100% (car n’allons pas dans les extrêmes, il y a toujours du bon partout).

Il existe moulte méthodes pour nous permettre de vivre au mieux les probables changements drastiques à venir. Des transformations structurelles, de fond, sur tous les plans et l’Éducation tient un rôle de premier plan.


Constat sur le monde de l’Éducation en cette période charnière

C’est évident, aujourd’hui, trop peu de programmes permettent aux apprenants de comprendre l’ampleur de la situation.

Dans l’Enseignement supérieur, il faut se lancer dans des niches de programmes d’ingénierie, de sciences sociales et d’études de l’environnement pour comprendre le problème et tenter d’y répondre.

Les réponses ne manquent pas, on voit de plus en plus de jeunes, de chercheurs, d’entrepreneurs adresser efficacement le problème, mais ce sont là des entreprises individuelles, quasi isolées.

Exit le reste, donc, car nous devons malgré tout créer de l’emploi et à juste titre mais ...

Les enjeux climatiques sont au programme d’Histoire Géographie du collège, c’est vrai, mais celui-ci ne permet généralement pas aux jeunes (relatif à l’ambition pédagogique d’une ou d’un professeur) de comprendre pourquoi nous en sommes arrivé là.

En entreprise, on vogue entre les promesses, les engagements, les belles tournures de phrase et les équipes RSE dans nos grands groupes, qui, il faut le dire, soit se mentent à eux-mêmes, soit produisent des efforts surhumains pour des changements souvent minimes, soit mentent ouvertement à la face du monde.

Pourtant il y a du positif !

En juillet 2019, la CGE, CPU et CDEFI et leurs membres décident de faire front commun et appellent à un soutien politique pour mettre l’emphase sur l’urgence climatique auprès de leurs étudiants jusque dans chaque programme d’étude afin de réaliser les 17 Objectifs pour le Développement Durable proposés par l’ONU pour “sauver le monde”.

Dans la même lignée, le think tank The Shift Project, présidé par Jean-Marc Jancovici, appelle massivement à former tous les étudiants et professeurs du supérieur aux enjeux climatiques et écologiques.

Il semble que la remise en question et la planification de l’action soit déjà lancées dans le monde de l’Éducation français. C’est une bonne chose.


Des actions concrètes ?


Repenser le campus

Une des premières actions serait, dans le cas de certains établissements consommateurs d’énergie, de revoir toute l’organisation du campus et de donner plus d’initiatives aux étudiants pour construire un campus circulaire, social, “vert” et impactant pour les zones alentours.

Exemple : laisser aux étudiants le soin d’organiser des permacultures, des zones à ruches, installations d’énergies renouvelables mais aussi de nouveaux modèles de salles.

Un chef de file ? Le projet d’installation de l’EMLV illustre bien cette mouvance !


Identifier les axes de transformation écologiques et les intégrer dans les programmes.

Évidemment, sans changer les programmes d’études, on réplique des générations d’entrants sur le marché du travail baignés dans une culture de reproduction des dégâts environnementaux. Changer ces programmes revient à lancer des innovateurs et des personnes formées à vivre une période de crise relativement longue.

Exemples : Introduire les low tech en ingénierie civile, en urbanisme, enseigner et favoriser une agronomie sans pétrole, des programmes d’architecture favorisant des ressources locales, renouvelables, pour des constructions “circulaires”. Des écoles de commerce moins axées sur une culture de finance, ou de logistique internationale. une science politique plus axée sur une idée de fonctionnement démocratique dans une société décroissante.

Un chef de file ? La Wageningen University (Pays-Bas) ou l’Université de Nottingham (UK).


Lancer des appels massifs aux projets étudiants.

Une fois les programmes modifiés (ou même avant), il est nécessaire de faire cogiter l’ensemble des apprenants sur des thématiques précises. Réunir les cerveaux dans un ensemble pluridisciplinaire, c’est appliquer les principes de l’intelligence collective, donc de l’innovation par le plus grand nombre. C’est aussi un moyen de décentraliser l’initiative et de créer une culture rapide d’expérimentation ainsi qu’une culture écologique et circulaire !

Exemple : On revient à la transformation du campus. On peut penser à des actions politiques. Sinon, repenser l’utilisation d’énergies renouvelables ou de captation du CO2, des projets d’urbanisme, de fonctionnement social en circuit court etc.


Faire pression sur les politiques.

Un appui politique local ou national peut permettre de redonner à la connaissance un réel impact sur nos sociétés. Sans action politique, sans un hack massif de notre “pluralisme” politique, les efforts resteront vain, et les budgets resteront centralisés autour d’initiatives pas forcément efficaces. On pense à l’Allemagne et son arrêt du nucléaire pour investir dans des panneaux solaires qui a donné lieu à la réouverture de centrales à charbon.


Être moteur dans la transformation locale des zones environnantes des universités et écoles.

Un campus est avant tout une zone directement liée à un environnement urbain. Un campus bien pensé est donc un exemple frappant pour les communautés alentours, d’autant plus que celles-ci sont aussi peuplées des étudiants des universités et écoles en leur sein. Cela revient à faciliter l’action politique et sociale locale.


Diversifier les pédagogies, favoriser les pédagogies horizontales.

Nous l’avons écrit, diversifier les pédagogies revient à engager un maximum les apprenants dans un processus d’apprentissage et ainsi à l’accélérer. Or, accélérer la compréhension d’un sujet, d’une thématique, problématique, accélérer l’apprentissage, c’est l’objectif numéro un qui nous permettra de changer les moeurs et mettre en branle un maximum d’initiatives.

Exemple : Les pédagogies horizontales comme l’apprentissage par les pairs sont de véritables moteurs d’apprentissage, des moteurs d’intelligence collective. Une pédagogie extrêmement efficace dans des cas de confection et réalisation de projets.

Le chef de file ? We Are Peers est la startup qui réintroduit l’apprentissage par les pairs dans l’Enseignement supérieur et les entreprises. on peut considérer que cette startup est parfaitement adaptée à une Éducation en situation de crise ou de transformation profonde.


Changer notre manière d’évaluer les apprenants.

Comme pour la pédagogie, l’évaluation doit être adaptable. Nous devons changer la manière de penser l’évaluation. Mettre le poids sur la vérification des connaissances, une possibilité de feedback important pour l’apprenant, et non un facteur d’élitisme, un facteur de succès futur sur le marché du travail etc.

Exemple : On en a parlé, changer le contexte de présentation d’un test, le présenter de manière bienveillante, donc changer de méthodologie, peut aider à relier apprentissage et évaluation.

Chef de file ? Chez TestWe, nous sommes profondément attaché à l’idée de changer petit à petit les regards sur les processus d’évaluation. Nous adaptons notre solution afin de centrer les évaluations sur les rapports de compétences plutôt que sur les notes. Didask est une autre startup donnant énormément de méthodes permettant de changer le contexte d’une évaluation, d’une note.

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Ce n’est qu’une petite liste d’actions concrètes que l’Enseignement supérieur peut mettre en place dans un horizon assez court. Pour le reste, on lance la discussion, quelles-sont vos idées ?

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TestWe et Peergrade s'associent !

TestWe fait équipe avec Peergrade, startup Edtech fondée au Danemark!



Qu'est-ce que Peergrade?

Peergrade est une plateforme en ligne gratuite destinée à faciliter les sessions de feedback entre pairs. Concrètement, cela permet aux professeurs de créer et de gérer des travaux et examens qui seront revus, notés et commentés entre les étudiants.

Au cours de ces sessions de feedback, les professeurs peuvent suivre tous les commentaires partagés entre les étudiants, ainsi que la progression de leurs étudiants sur des sujets spécifiques.

Grâce à une conception intuitive rendant l'expérience d'apprentissage encore plus engageante, Peergrade a su attirer de nombreuses universités telles que l'UCL, l'Université de Copenhague, la Copenhagen Business School, la Texas A & M University et bien d'autres.

Bien que Peergrade soit principalement utilisé et conçu pour l'enseignement supérieur, il l'est également dans le K12.


Le Peergrading, une méthode d'évaluation alternative efficace !

Dans nos précédents livres blancs, nous avions déjà parlé de la notation par les pairs et montré à quel point cela pouvait être efficace pour l'expérience d'apprentissage.

Alors que nous essayons nous-mêmes de changer la manière dont les examens, les tests, les travaux ou les évaluations sont donnés par le corps enseignant et présentés par les apprenants, nous sommes évidemment très intéressés par les évaluations alternatives telles que le peer grading.

C'est pourquoi nous avons d'abord contacté l'équipe Peergrade pour mieux comprendre leur produit. Nous sommes rapidement devenus fans de leur travail et avons compris que nos deux produits, TestWe et Peergrade, étaient tout à fait complémentaires.

Après plusieurs présentations et discussions, nous avons décidé de faire équipe.



Un Partenariat c'est à dire ?

Ce que nous avons compris, c'est que nous pouvions proposer nos solutions sous forme de package. Vous aurez peut-être besoin d'une solution d'e-Exam telle que TestWe pour optimiser et numériser votre processus d'évaluation à l'échelle globale, mais vous aurez peut-être besoin de plus d'outils pour diversifier au maximum vos formats d'examens. Ici, vous pouvez obtenir Peergrade avec TestWe.

De la même manière, vous aurez peut-être besoin de Peergrade pour tester et développer davantage les ?valuations alternatives, mais vous aurez peut-être aussi besoin d'une solution pour vous aider à gérer au niveau global la numérisation de vos processus d'évaluation tout en utilisant des types d'évaluations plus traditionnels. Ici, vous pouvez obtenir Peergrade et TestWe sous forme de package.

Alors voilà! Si vous avez plus de questions, contactez-nous!

Découvrez Peergrade ici

Et leurs réseaux :
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Comment mieux évaluer les apprenants ?

Nous l’avions démontré dans ce livre blanc, évaluer les apprenants peut mener à de nombreuses problématiques : stress, régression de l’apprentissage, il est nécessaire de comprendre pourquoi la note et l’évaluation sont problématiques.

Doit-on arrêter de noter ? Doit-on évaluer autrement ?


Les problèmes


Évaluer est devenu problématique. Entre 30 et 40% des étudiants américains sont victimes d’anxiété dû aux examens. Dans l’Enseignement supérieur français, on passe à 51%.

On observe aussi un schisme entre apprentissage et notation. Dès le secondaire et jusque la fin de l’université, un apprenant a plus de chance de se fixer uniquement sur sa note, considérée comme la récompense finale, plutôt que sur les commentaires qui lui sont adressés.

À l’approche des examens, on bachote plutôt que de suivre un processus continu d’intégration du savoir et des compétences. En France, pourtant, il est demandé aux professeurs et administrations de placer les compétences au-dessus des notes. Depuis les réformes des lycées, on voit même les contrôles continu prendre une place prépondérante dans l’obtention du baccalauréat.

Néanmoins, “les enseignants français venant d’intégrer le système ne sont pas formés ou ne cherche pas assez à se former à ces nouvelles méthodes typiquement scandinaves,” explique Aurore Tondelier, professeure de collège.

On fait face à un changement brutal d’époque dans l’Éducation, ou passé et futur coexistent et apportent leur lot de contradiction.


Arrêter les notes ?

Les notes sont de plus en plus remises en question. Certains mouvements tels que Teachers Throwing Out Grades proposent la disparition des notes ou bien une réforme de celles-ci. Il est vrai, les notes existent bel et bien tout au long de l’apprentissage, scolaire, universitaire, professionnel, il serait donc difficile de tout arrêter, néanmoins revoir leur poids ou même le nombre d’évaluations notées peut paraître intéressant !

En Finlande, aucun apprenant ne reçoit de notes avant l’équivalent du baccalauréat, c’est pour dire.

Évaluer est un exercice pédagogique qui nécessite le même effort que la production d’un cours. Aussi, s’il a clairement été prouvé que varier les formats de cours était propice à l’engagement et l’active learning, varier les formats d’évaluations peut l’être aussi.

Évaluation entre pairs, évaluation et notation classique, auto-notation, évaluation de projet, test de positionnement, rapport d’apprentissage etc. Ce sont autant de formats à utiliser à travers un même cycle d’apprentissage.

Le hic, évidemment, est que cela nécessite plus d’engagement de la part de l’équipe pédagogique, des enseignants, professeurs ou formateurs. C’est là qu’une formation continue pour ceux-ci se révèle être essentielle.

(Mieux) Contextualiser l’évaluation et la note

Un des facteurs les plus importants est celui du contexte de la présentation d’une note ou d’une évaluation. En effet, selon Svetlana Meyer, responsable scientifique chez Didask et chercheuse en science cognitive, le comportement des formateurs et le contexte de l’évaluation déterminent la performance de l’apprenant dans un premier temps, mais surtout son rapport à l’évaluation de manière plus globale.

C’est donc au formateur de détendre l’atmosphère ou de la clarifier afin qu’il n’y ait pas de piège ni de menace perçus pour l’apprenant. “Si l’on est dans un contexte bienveillant, avec des formateurs et formatrices qui valorisent le progrès, qui ne sont pas dans le jugement de valeur, et qu’on propose à des apprenants un test présenté comme un diagnostique dont les données sont seulement à disposition de l’apprenant, là l’évaluation ne suscitera pas de perception de menace” affirme Svetlana Meyer ; on peut dire que l’apprenant sera donc plus à l’aise, plus honnête avec son savoir, son expérience et retranscrira ceux-ci sur un test donné.

Quand on prend en compte l’importance du contexte et de la perception, on réalise très vite qu’aujourd’hui, on est encore loin d’un climat idéal pour les apprenants. Une pression notable est mise sur ce dernier, qui doit à tout prix atteindre un score pour s’élever dans une hiérarchie sociale a posteriori.

C’est une affaire de système. Réintroduire les loups à Yellowstone a finit par refaire vivre une biodiversité dans le parc ainsi qu’à changer le cours des rivières. Dans le cas des évaluations, une petite habitude, un contexte, une phrase, une posture peut changer tout le système, le rapport de l’apprenant face à son apprentissage !

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Neuromythes et Mémoire: Comment apprenons-nous ?

Pour cette nouvelle vidéo WeTestEd, nous avons décidé de nous aventurer dans les sciences cognitives et particulièrement les neurosciences.

“J’apprends mieux en écoutant qu’en lisant perso.”

“Ah ouais ?”

“Ouais, j’ai une mémoire auditive moi. Pas visuelle.”

“Wooow, la chaaance.”

On nous l’a tous faite un jour, ou alors nous l’avons nous-même vendu aux autres. On apprendrais mieux à travers un sens en particulier. Grâce à Didask, je me suis rendu que ça…. Eh bien c’était un mytho. Un neuromytho.




Alors comment ça se passe ?

C’est assez long à expliquer, le but ici est de vulgariser x10 sur plusieurs parties. Alors allons-y. Déjà, il est important de comprendre qu’au contraire, le traitement des informations s’effectue de façon globale et en complémentarité par des nombreuses aires cérébrales.

Aussi, plus nous utilisons de supports et d’applications différentes sur un sujet, plus nous apprenons de celui-ci.

C’est ce qu’on appelle l’Active Learning. c’est à dire, pour faire simple, l’engagement d’une personne sur un sujet mobilisant ses capacités cognitives sous plusieurs formes (lecture, audition, action, prise de parole, discussion etc.).

Ainsi, pensez à varier les activités pendant les cours !

Évidemment, engager une personne dans une activité et à propos d’un sujet, c’est difficile. Il existe des recettes variées pour le favoriser, nous en parlerons très prochainement.


Mike et Sofia apprennent à jouer de la guitare. Mike tombe à l’eau …

Prenons l’exemple de ces deux personnages.

Mike veut apprendre à jouer de la guitare. Il dispose d’une heure par jour pour s’exercer. Il prend chaque jour sa guitare et répète les accords dont il semble avoir besoin pour maîtriser les bases de cet instrument.

Un instrument, d’ailleurs, on ne peut plus efficace pour attirer les foules lors de rassemblement de jeunes individus exprimant le besoin de se réunir entre partenaires.

Blague à part.

Parallèlement, Sofia aussi veut apprendre à jouer de la guitare, mais elle ne dispose que de 15 minutes par jour durant lesquelles elle pourra effecitvement jouer de son instrument.

Néanmoins, elle passera une plus grande partie de son temps, sur le chemin de l’université par exemple, à écouter de la musique, à lire entre deux cours des tutos et les structures des notes … Lecture, action, audition, réflexion …

Un mois plus tard, Mike aura bien appris à maîtriser un certain nombre d’accords et aura appris certainement une chanson.

MAIS, Sofia, elle, sera capable de jouer un morceau certes, mais aussi d’écouter la musique afin d’en retirer un apprentissage, elle sera capable d’improviser en utilisant les accords qu’elle aura apprise.


Conclusion

L’apprentissage et la mémoire sont des domaines regorgeant de neuromythes comme celui évoqué en début d’article.

Il est important, afin d’assurer un apprentissage de qualité, de ne pas tomber dans les différents panneaux et de connaître ne ce serait-ce qu’un peu les fonctionnement cérébraux relatifs à la mémoire.

Ce qu’il faut en retenir c’est aussi qu’apprendre se fait en étant actif et en analysant différentes faces d’un même sujet.

De même, on aborde différentes facettes via différents formats. L’objectif est ensuite de rendre ces formats les plus engageants possible pour conserver un état d’active learning général.

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SKILLS : Les étudiants d’aujourd’hui sont-ils vraiment des digital natives ?

On a l’habitude de lire que l’Éducation connaît une transformation significative, notamment grâce à l’utilisation des nouvelles technologies. Réalité Virtuelle, Réalité Augmentée, gamification, Big data etc. Loin de moi l’idée de contredire cette affirmation. En effet, cette transformation est factuelle ! Les disruptors dans l’Edtech courent les rues aujourd’hui.

Il faut néanmoins nuancer. Notamment lorsqu’on affirme que la tech doit s’adapter à une génération d’étudiants millenials/generation Z, appelés aussi les digital natives.

Oui, digital natives. Une génération qui serait baignée dans la tech, une génération qui dès l’adolescence, ou même l’enfance, manipulait la technologie comme pas deux.

Chez TestWe, nous nous sommes souvent ralliés à cette idée. Erreur fatale : preuve à l’appui.

Vous le savez (ou peut être pas encore), notre solution tend à numériser le processus d’évaluation d’une institution à 100%, de la création d’un examen jusque la remise de la certification. Plus de papier donc.

Le but est aussi de permettre aux étudiants de présenter leurs examens sur leur propre ordinateur et dans un environnement simili-professionnel.


Ok, donc voici nos trouvailles :

  • 50% d’entre eux ne savent pas bien gérer leurs emails

  • 35% ne savent pas naviguer sur leur ordinateur

  • 30% ne savent pas comment installer un logiciel

  • c’est rare, mais certains ne savent pas différencier les différents OS


Certains diront que cela explique simplement que les générations millenials et generation Z n’utilisent plus leur ordinateur mais plutôt leur smartphone. Regardez ! 95% d’entre eux commandent de la nourriture, une chambre Airbnb ou un taxi via leur smartphone !

Pourquoi pas, mais travaille t-on désormais sur des écrans, qui bien que de plus en plus larges, restent de la taille d’une main ? Non, l’ordinateur reste l’outil numéro 1 de toute tâche “importante”. D’atant plus que ces outils sont de plus en flexibles et portables en tout lieux.


Alors tenez vous bien ! Tenez vous mieux !

Attention ! Il est vrai, l’enjeu n’est pas vital mais il souligne l’importance de l’idée suivante :

Les étudiants sont des digital natives en ce qu’ils sont nés majoritairement dans un environnement saturé par la tech et les médias. Oui.

Mais si l’on considère le terme digital natives en tant que génération naturellement dotée de capacités à comprendre et maîtriser le numérique alors nous en sommes loin comme l‘explique cette étude de Kate Moran pour le Nielsen Norman Group.

On parle plutôt de digital consumers, des consommateurs de ce que les entreprises tech leurs fournit tel que du contenu, des biens matériels, des informations, des liens sociaux etc.


Cela implique deux choses pour l’Éducation supérieure aujourd’hui.

Tout d’abord, il n’est pas nécessaire de faire 100 pas en avant et de proposer des solutions technologiques poussées ayant pour but de changer du tout au tout la manière dont on apprend.

Surtout quand on en a besoin de 10 tout au plus pour pouvoir faire en sorte de régler un problème central en ce moment, le skills gap, ou le déficit de compétences qui touche les nouveaux diplômés.

Ces derniers arrivent sur un marché du travail en besoin de talents technologiques, certes, mais surtout de personnes pouvant apprendre vite, bien et pouvant mettre en application ces compétences rapidement. Aussi, si plus de 70% des deans considèrent les nouveaux diplômés comme qualifiés pour leur premier emploi, moins de 40% des employeurs partagent cet avis.

Ce qu’il faut, c’est donc déterminer quels besoins du marché du travail et de l’innovation peuvent être répondu pendant le parcours universitaire. Allons sur la VR en école de commerce, par exemple, si dans 10 ans, il est perçu que plus de 50% des étudiants aujourd’hui l’utiliseront régulièrement.

Ensuite, dans la même mouvance, il faut pouvoir être capable d’appliquer un changement d’habitude auprès des apprenants. Par la pédagogie, promouvoir un travail non multi-tâche, symbole de la génération millennial et pourtant si destructeur en termes d’apprentissage et de “productivité”.

Ainsi, en conclusion, il n’y aura pas de révolution de l’apprentissage tant qu’on continuera notre fixette sur les nouvelles technologies, aussi bénéfiques soient-elles. Couplés à celles-ci, ce sont des mesures claires et des changements d’habitudes qui doivent être opérés.

Affaire à suivre.

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Aurélie Truchet : À la conquête de l’Immersive Learning

Écoutez le podcast sur cette page !

Pour le sixième épisode de WeTestEd, nous interviewons Aurélie Truchet, CMO et cofondatrice d'Uptale, cette startup française spécialisée dans la formation par l'Immersive Learning.

Il faut le dire, la société Uptale sait faire parler d'elle : prix, récompenses, de gros clients en seulement deux ans d'existence. Cette équipe bat des records. C'est dans ce contexte que nous avons souhaité en savoir plus auprès d'Aurélie.

Quel est le réel impact de l'Immersive Learning sur l'apprentissage ? Quel future pour les profs face à la tech ? Quel avenir pour l'Éducation et les sociétés en général ... Des questions importantes et des réponses claires de la part d'Aurélie.

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Petit Déj’ Edtech #3 : Une matinée immersion à ne pas manquer !

C’est annoncé, ça y est, c’est prêt : le Jeudi 3 Octobre, nous vous donnons rendez-vous dans les locaux parisiens, du 15 Boulevard Diderot, de l’Em Lyon pour notre 3ème Petit Déj’ Edtech.

Vous retrouverez là bas les étoiles montantes de la Edtech (il faut le dire !) telles que :

  • Wooclap, l’application qui permet aux professeurs de proposer des quiz en cours via les smartphones des étudiants. Wooclap permet à ces derniers d’être plus engagés et de mieux apprendre, c’est prouvé et c’est assez incroyable.

  • Uptale, la solution de formation d’Immersive Learning qui permet de créer, partager et “tracker” les expériences de réalité virtuelle. Un réel boost pour l’apprentissage ! PS : ils ont remporté le Global Edtech Startup Award.

  • Teach on Mars : là on ne parle pas d’étoile montante mais bien du leader français de la formation continue en entreprise. Leur application cross-platform permet aux apprenants d’avoir accès à des contenus d’apprentissage au top !

  • BCDiploma, LA solution qui digitalise et sécurise les certifications/diplômes/attestations/badges sur la blockchain ! Grosse innovation qui propose une vision claire du futur de ce morceau de papier si important appelé le diplôme.

Ettttttt nous évidemment, TestWe, toujours là pour vous servir.

via GIPHY

Cette fois nous vous proposons une expérience immersive, histoire de changer avec les formats de conf’ classiques.

Tout au long de la matinée, vous emprunterez un chemin d’apprentissage qui vous mènera sur des ateliers de mise en situation pratique pour chaque startup présente.

Le plus pratique pour comprendre l’utilité d’un outil, c’est de l’expérimenter !

Le lien d’inscription sera communiqué très bientôt !

À suivre ...

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Donnons-nous trop d'importance au diplôme ?

En cette fin d’année scolaire/universitaire il est intéressant de poser une question qui agite tous les acteurs de l’Éducation : donnons-nous trop d’importance au diplôme ? Quel est le rôle des employeurs dans ce phénomène ?

Dans notre précédent livre blanc nous en avions parlé, les entreprises ont leur responsabilité dans les phénomènes de skills gap. Pourquoi ?

Tout d’abord parce que comme l’illustre cette étude de la Commission européenne, il a été observé qu’une majorité d’employeurs demandaient de l’expérience aux nouveaux diplômés, trop d’expérience compte tenu de leur parcours d’apprenant.

Le problème est que parallèlement, en plus de cette demand d’expérience, nombre d’entreprises sélectionnent leurs candidats en fonction de leur diplôme. Ce n’est pas un secret mais cette pratique peut s’avérer destructrice, pour les jeunes diplômés comme pour les entreprises.


Pourquoi ?

  • Pour les entreprises, cela veut simplement dire passer à côté de talents et manquer de diversité intellectuelle et technique dans ses équipes. Cela illustre aussi qu’elles privilégient l’étiquette sur les skills.

  • Pour les jeunes diplômés, c’est bien plus grave. Chômage, perte de confiance, stress, perte de sens, sentiment d’injustice par rapport aux sortants d’”institutions d’élites” préférées par les entreprises.


Mais ce n’est pas tout. Juger sur le diplôme revient à juger sur … les notes des apprenants. Autrement dit, cela revient à créer encore plus de pression sur les épaules des étudiants lorsqu’ils passent leurs examens.

Cela revient à pousser les institutions à multiplier les examens, qui plus est des examens standardisés, qui n’auront aucun impact sur l’apprentissage, plutôt uniquement sur la moyenne, sur la qualité du dossier des apprenants qui auront un poids important pour leurs premières expériences professionnelles.

Ces examens standardisés sont un problème, nous l’avions expliqué. Eux, ont un réel impact, particulièrement négatif, sur les apprenants comme expliqué dans cette vidéo.




Comme l’explique Noam Chomsky, ces examens sont “une balle dans le pied pour les professeurs qui perdent toute opportunité de réellement comprendre le cycle d’apprentissage des étudiants, ce qui est l’objectif premier des évaluations”. Pire, Chomsky explique que la multiplication de ces examens sont un obstacle à la créativité des professeurs autant dans la pédagogie que dans la conception des examens. On arrive, selon lui, à “une perte de connexion entre professeurs, administration et étudiants”.

Attention, la tendance est clairement et rapidement en train de changer. Selon une étude de l’OFEM (Observatoire de la formation de l’emploi et des métiers de la chambre de commerce et d’industrie de Paris), si plus de 60% des grandes entreprises demandent l’obtention d’un bac +5 au minimum, plus de 70% des TPE et PME (parmis lesquelles les startups tech) demandent un bac +3 ou moins.

Du diplôme, on observe un pivot vers l’expérience et les skills (soft skills par exemple). Selon la même étude, 80% des entreprises interrogées considèrent l’alternance comme indispensable et 56% des entreprises l’ont déjà mise en place.

Selon Thomas Lesenechal, Directeur de Growth Tribe France, les entreprises ont leur part de responsabilité dans le digital skills gap, notamment en raison de problématiques de mauvais recrutement.

L’objectif de ces entreprises devrait être “d’embaucher des gens qui cherchent à monter en compétences. Et plutôt de n’avoir que des premiers de la classe, chercher des profils différents, n’étant pas tous d’écoles de commerce et ayant des profils plus atypiques et autonomes. C’est ainsi qu’on crée une cohésion et un apprentissage mutuel entre les collaborateurs.”

Découvrez notre podcast avec Thomas Lesenechal ci-dessous !

La gestion des compétences et des formations des apprenants n’est pas une mince affaire et nous sommes tous confrontés à ce challenge. Et vous ? Comment voyez-vous l’évolution du diplôme ? Comment gérez-vous vos formations ?

N’hésitez pas à relayer cet article et lancer le débat !

Pour plus d’infos sur le sujet, nous vous proposons de jeter un oeil à notre livre blanc sur le skills gap !

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5 Pédagogies pour 2019

La technologie ne remplacera jamais le professeur mais l’aidera plutôt à s’élever et enrichir ses méthodes de travail, sa pédagogie.

Ainsi, dans cet article, nous ne nous arrêterons pas sur les outils Edtech à ne pas manquer, mais plutôt sur les pédagogies que peuvent enrichir ces outils.

En plus de cela, la pédagogie c’est la vie, voilà.



1. L’apprentissage par les pairs (Peer Learning)

L’apprentissage par les pairs consiste en la prise en charge de l’apprentissage par les apprenants, réunis en différents groupes et travaillant sur différentes thématiques.

Pas de professeurs, plutôt des accompagnateurs, ou facilitateurs, qui naviguent entre les groupes et attise les flammes de l’engagement et de la discussion entre les participants.

Le Peer Learning c’est une pédagogie relativement anarchiste qui a, depuis longtemps, prouvé son efficacité sur les modèles plus classiques.

Pour plus d’informations à ce sujet, nous vous invitons à vous précipiter (rien que ça) sur notre interview de Diane Lenne, fondatrice de We Are Peers, la startup qui réintroduit le Peer Learning dans les entreprises et écoles.



2. Le Speed Learning

A t-on vraiment besoin d’une multitude d’années d’étude pour maîtriser les compétences qui forgeront notre carrière ? En fait … pas vraiment. C’est ce qu’affirme en tout cas Growth tribe, l’académie de growth hacking leader en Europe.

Lorsque vous passez les portes de l’académie Growth tribe, vous entrez en phase d’apprentissage accélérée et appliquée directement en situation de travail (notamment en travaillant avec des entreprises partenaires de l’académie … comme Google. On dit ça, on ne dit rien). “On appelle cela la méthode formation-action,” affirme Thomas Lesenechal, directeur de Growth tribe France.

Au coeur de cette méthode : le speed learning. Le principe est simple : “se concentrer sur l’apprentissage et la maîtrise de 20% des concepts qui seront utilisés pendant 80% du temps des collaborateurs, c’est la loi de Pareto des 80-20,” explique Thomas, pour le reste, on se complète avec l’apprentissage personnel, l’expérience, la curiosité.

Le but est de maitriser un sujet pour pouvoir passer à l’action et continuer d’apprendre le plus rapidement possible. Et ça marche. Pour en savoir plus, on vous propose d’écouter notre interview de Thomas juste ici et de vous abonner à leur chaîne Youtube.



3. Immersive Learning

Vous avez déjà joué à un jeu de rôle ou une simulation et vous avez adoré ? La tech ne représente pas un obstacle à l’apprentissage pour vous ? Dans ce cas, l’Immersive Learning vous fera rêver.

Un peu de Réalité Virtuelle, ce n’est pas simplement pour faire joujou. Le but est de transporter vos apprenants, comme vous-mêmes dans un environnement simulé et dans lequel vous pourrez mettre en pratique les connaissances tout en retirant des données précieuses d’apprentissage.

Bien sûr, on ne peut pas se fier à n’importe quelle solution pour appliquer cette pédagogie. Uptale est LA solution qui a effectivement prouvé que la tech pouvait suivre et transformer l’apprentissage via la Réalité Virtuelle avec un minimum de friction pour les apprenants.



4. Simulation et jeux de rôle

Vous avez déjà joué à un jeu de rôle ou une simulation et vous avez adoré ? Eh bien continuez comme ça, mais dans la classe. Non les simulations de situations ne sont pas nouvelles dans les pédagogies, elles sont simplement encore trop peu utilisées dans divers domaines.

On vous a fait un rapport précis sur les impacts des simulations sur l’apprentissage ici !



5. Le Design Thinking

Développé par Rolf Faste dans les années 1980, le design thinking est une méthode de résolution de problème par le brainstorming et l’idéation.

Rien de mieux pour développer la créativité, les compétences analytiques, l’organisation et le jeu d’équipe des apprenants. Mais ce n’est pas tout, le design thinking a des répercutions sur l’ensemble de l’environnement d’apprentissage, des contenus à la configuration des salles ; des processus administratifs aux examens.

Jetez un oeil à ce livre blanc ! Vous trouverez idées et informations pour appliquer au mieux le design thinking dans vos établissements.

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Podcast - Growth hacking, formation, millenials : Quel modèle pour l'apprentissage de demain ?

Écoutez le Podcast sur cette page !

Pour ce 5ème podcast, on interview Thomas Lesenechal, le Directeur de Growth Tribe France. Growth tribe c’est une académie de growth hacking fondée à Amsterdam en 2015. Aujourd’hui, on peut les retrouver dans toute l’Europe du nord, à Amsterdam, à Londres et Paris.

Leur but est de former les particuliers comme les entreprises au growth hacking, mais Growth tribe c’est aussi plus que ça. C’est le symbole d’un changement de manière de penser le travail et la formation par le growth hacking, un terme aujourd’hui plus qu’à la mode et qui se retrouve sur toutes les bouches.

Lors de notre interview, nous avons pu discuter des problèmes inhérents que l’on peut retrouver dans les entreprises comme dans l’Enseignement supérieur quant à la question d’un apprentissage adapté aux individus et plus particulièrement aux millenials.

Pour le reste, on vous laisse vous régaler ! Bonne écoute !

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Svetlana Meyer : science cognitive, pédagogie où en sommes-nous ?

Écoutez l'épisode sur cette page !

4ème épisode de notre podcast WeTestEd ! Cette fois, nous avons discuté avec Svetlana Meyer, responsable scientifique chez Didask, la startup qui accompagne et aide les entreprises et écoles à améliorer leurs méthodes pédagogiques.

Svetlana, elle, est chercheuse en science cognitive, associée au Laboratoire de Psychologie et NeuroCognition. Svetlana, c’est une jeune experte d’un domaine on ne peut plus intéressant et dont tout le monde parle aujourd’hui.

Alors évidemment nous avions beaucoup de questions à lui poser pour en savoir un peu plus sur le fonctionnement de l’apprentissage.

Voici quelques extraits de notre conversation.

TestWe : Chez Didask vous alliez science cognitive et formation. Pourquoi ?

Svetlana Meyer : Parce que … Attends il faut revenir déjà à ce que sont les siences cognitives. C’est une discipline scientifique qui étudie la manière dont on analyse, perçoit et traite les informations, et aussi comment on les mémorise. Quand on connait ces éléments là, qui sont un peu comme les ingrédients d’une recette, eh bien cela nous permet de faciliter l’apprentissage et de pouvoir faire vraiment la différence avec les apprenants.

TW : Selon toi, quel serait le meilleur environnement d’apprentissage (en prenant compte des budgets et organisations actuelles dans l’Enseignement supérieur) ?

SM : Il n’y a pas de réponse universelle. Il n’y a pas un environnement parfait adapté à tous par contre il y a une démarche générale qui est la suivante : disons qu’on est une université et qu’on a un objectif, amener ses apprenants à tel endroit en terme de compétences ou que l’on veut retravailler le rapport à l’erreur, il y a différentes actions auxquelles on doit penser avec cohérence.

Donc là on peut s’inspirer de la recherche et mettre en place différentes choses. Par exemple, concernant le rapport à l’erreur on sait que c’est lié au travail sur la note, comment on la présente, l’interaction que les professeurs ont avec leurs étudiants dans le but de véhiculer de la bienveillance.

Donc si on récapitule ce serait cette démarche : avoir un objectif, penser avec cohérence un ensemble d’actions, et avoir une démarche d’évaluation (se demander “est-ce les actions que j’ai pensé me permettent d’atteindre mon objectif initial ?”).


TW : Les sciences cognitives, en France, en sont où en termes d’application et de recherche ?

SM : C’est un domaine de recherche international donc on doit parler de manière générale là. Et c’est un exercice assez difficile à faire, il y a beaucoup de sous-domaines.

Globalement on pourrait dire qu’aujourd’hui on connaît bien les ingrédients d’un apprentissage réussi.

Par contre là où il reste un chemin à parcourir c’est dans la traduction de recommandations générales à des apprenants qui ont des niveaux d’expertise différents, des contraintes temporelles différentes ; comment on alligne ces savoirs théoriques à une réalité de terrain, là dessus il reste du chemin à parcourir.

TW : Beaucoup ?

SM : Un peu oui. Justement si on revient à l’idée de la démarche, de l’évaluation, la recherche ne nous guide pas encore parce que c’est un processus qui se construit sur le long terme, c’est une discipline scientifique qui est jeune.

Donc on imagine que pour X population d’apprenants il faudrait faire de telle manière pour appliquer ce résultat scientifique donc on se lance, on teste et on regarde le niveau de performance des apprenants, après, on compare à un autre choix d’application et on voit quelle méhode est la plus efficace.

TW : Depuis quand est-ce qu’il y a un tel focus sur les sciences cognitives ?

SM : C’est vrai qu’en ce moment on en parle beaucoup dans les médias, c’est une discipline à la mode c’est vrai. Alors c’est une discipline qui est jeune c’est vrai à l’échelle des sciences. Mais elle a en fait quelques siècles !

Il y a aussi un écart entre ce qui est étudié en laboratoire et ce qu’en connaît la société. C’est quelque chose qui m’a beaucoup frappé quand j’ai fait ma thèse, ce qui fait que je me suis lancée ensuite dans l’application des sciences cognitives sur le terrain. Il y a un écart d’à peu près trente ans entre la recherche et le terrain !

Par exemple, les pédagogies actives permettant une mémorisation plus efficace de la part de l’apprenant, c’est quelque chose qui se sait depuis les années 80 voire avant !

TW : Mais pourquoi est-ce que ça n’est pas appliqué plus tôt ?

SM : Bah parce que d’un côté les chercheurs ne sont pas ceux qui passent les connaissances à la société civile, ils ne sont pas incités àfaire ce travail de transmission, ce qui ralentit la machine et d’autre part parce que même des chercheurs vulgarisateurs très connus comme Stanislas Dehanne, Franck Rammu ou Olivier Houdé ont un des discours qui parfois ne sont pas audibles. D’autres encore ont autre chose à faire, ce qui est tout à fait légitime mais ce qui explique aussi ce retard.

TW : Une utopie de l’apprentissage pour toi ce serait quoi ?

SM : Eh bien déjà il faut savoir qu’il y a un pilotage éducatif qui se fait tant au niveau institutionnel qu’individuel. On tend généralement à agir selon certaines valeurs comme l’égalité ou l’accessiblité qui, souvent, sont très nobles mais posent problème.

Par exemple, il y a quelque chose très à la mode aujourd’hui c’est ce qu’on appelle “rendre l’apprenant acteur de son apprentissage”. C’est-à-dire les faire coonstruire par la découverte les notions à apprendre. Cela semble très noble mais c’est problématique.

Notamment parce que les pratiques pédagogiques qui en découlent ne sont pas adaptées au plus grand nombre. Cela crée une contradiction entre les valeurs et les pratiques. Mon utopie de l’apprentissage ce serait donc de réconcilier ces deux éléments. ce serait d’arrêter de faire de la pédagogie qui ne convient qu’aux bons élèves, par exemple les pédagogies d’apprentissage par la découverte qui ne conviennent qu’aux bons élèves, et faire un travail de réflexion pour adapter les méthodes et pratiques à l’ensemble des apprenants.

TW : Tu dis que les pédagogies utilisées aujourd’hui ne sont pas adaptées au plus grand nombre ?

SM : Alors déjà on va dissocier pédagogie active de pédagogie par découverte. La dernière se définit par une activité poussée à l’extrême. c’est à dire qu’au lieu de te donner une notion que tu vas mettre en pratique ensuite, on va te faire décoiuvrir la notion en te mettant face à un problème.

La résolution de problème a un coût cognitif ; ça va consommer des ressourcesen termes d’attention et de traitement d’informations qui vont pas forcément aider l’apprenant à allouer ces ressources à l’acquisition de la notion.

Cela semble un peu paradoxal c’est sûr. Mais par exemple quand on veut faire découvrir à quelqu’un un résultat scientifique, on va le faire passer par toutes les étapes de l’expérimentation puis le résultat final.

Le truc c’est que parfois ces expérimentations n’ont rien à voir avec le contenu et le résultat final. Donc ça va prendre une partie des ressources cognitives de l’apprenant et une partie de la place en mémoire de celui-ci qu’il aurait mieux valu selon moi, et d’autres chercheurs, à allouer pour expliquer le résultat final, donc d’opter pour une pédagogie plus explicite.

Donc pour certains apprenants novices dans un certain champ, la situation est nouvelle et il a besoin de beauoup plus d’attention qu’un expert pour devoir se représenter la situation dans laquelle il est et prendre des décisions pour arriver à l’étape suivante. C’est pour ça que certains apprenants auront beaucoup plus de mal que d’autres à réaliser avec succès cette expérience.

TW : Nous ne sommes pas tous égaux dans l’apprentissage donc ?

SM : Bah en fait on apprend à peu près tous de la même manière. Certes on est pas avancé dans les mêmes sujets donc tu apprendras mieux que moi dans ces sujets où tu es déjà expert alors que moi moins et vice versa. Par contre on a tous les deux un cerveau qui a besoin à peu près des mêmes choses pour apprendre.

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Formations : Combien de temps faut-il consacrer à l'apprentissage ?

La question du temps accordé aux collaborateurs pour leurs formations est forcément très importante et complètement d’actualité.

Selon une étude récente de LinkedIn conduite sur plus de 4,000 entreprises, le problème n°1 cité par les employés de ces entreprises était le manque de temps pour se former et monter en compétence.

L’objectif des employeurs qui ressortait de cette étude était le suivant : aider les employés à mieux optimiser leur temps afin de favoriser leur formation.

  • Les retours des employés quant à leur formation personnelle indiquent que 68% des employés préfèrent se former et apprendre sur leur lieu de travail
  • 58% à leur propre rythme
  • 49% veulent se former uniquement quand ils en ressentent le besoin


Ce retour indique effectivement, que bien que les employés soient très attachés à l’idée de se former, ils nécessitent plus que tout de la flexibilité.

Comment, face à un tel besoin de flexibilité, dégager du temps pour les collaborateurs afin de leur permettre d’apprendre plus et mieux ?

Et tout d’abord, combien de temps allouer aux formations ?

Dans la “culture Silicon Valley” et dans de grands groupes tech, on parle de 20% du temps de travail consacré à l’apprentissage… mais additionné aux projets en cours et travail quotidien. En fin de compte, on rallonge la présence des employés sur le site de travail.

A posteriori cela revient à un modèle de type XIXème siècle où les ouvriers vivaient sur le “territoire” de l’usine … Une comparaison pas tout à fait stupide lorsqu’on voit à quel point Google tient à garder ses employés un maximum sur ses campus.

La règle des 5 heures par semaine est aussi assez réputée dans le domaine de la formation personnelle. Il faut pouvoir se réserver 5 heures par semaine pour soi, dans le but d’apprendre ou de se perfectionner sur des domaines de notre choix. De nombreux célébrités suivent ce “régime” à savoir Barack Obama, Oprah Winfrey, Warren Buffet, Bill Gates etc.

Alors, qu’on parle de 5 heures par semaine ou 20% du temps de travail (environ 8 heures sur une semaine de 40 heures), on tourne donc plus ou moins autour de la dizaine d’heures par semaine.

Cependant, la question qui préoccupe le plus les employeurs n’est pas vraiment le temps à allouer mais plutôt si ce temps doit empiéter sur le temps de travail habituel ou bien doit y être additionné. Ainsi, doit-on prioriser la formation sur site ou bien depuis le domicile du collaborateur ?

On peut s’accorder sur le fait que des réponses aux problématiques concernant la flexibilité des formations sont déjà proposées. En effet, 90% des entreprises interrogées par LinkedIn offrent des programmes de digital learning et MOOCs à leurs employés.


Néanmoins, nous l’avons vu dans notre dernier livre blanc sur le skills gap, le digital learning est loin d’être efficace pour tous. Ce dont ont besoin les entreprises pour les collaborateurs, c’est aussi et surtout de l’humain.

Alors quoi ? Réduire le temps de travail ? Additionner la formation au travail habituel ?

Selon une tribune de Didier Cozin (ingénieur de formation professionnelle), moins on travaille, moins on a l’occasion de se former. Selon lui, la réduction du temps de travail dans les années 2000 a tout sauf poussé les employés français à se former personnellement ou professionnellement.

Le problème c’est qu’entre les années 2000 et aujourd’hui, il s‘est passé 19 ans et les employés d’aujourd’hui, comme l’indique l’étude du World Economic Forum , ne sont plus les mêmes non plus et cherchent bien plus à apprendre par eux-mêmes, notamment grâce à de nombreuses sources d’apprentissage différentes sur Internet et IRL (In Real Life).

Admettons une semaine de travail de 20 heures, complétée avec 15 heures de formation, elle même composée de 5 heures de formation personnelle applicable à 10 heures de travail en projets collectifs et avec une méthode d’apprentissage par les pairs.


Là, on obtient un modèle applicable, testable et qui pourrait ne pas entraver le travail quotidien des collaborateurs. Comment cela ? En utilisant les technologies comme l’automation, I.A, ou des process de travail plus performants.

De nombreux exemples (notamment chez Growth tribe, la très croissante académie de growth hacking néerlandaise) prouvent que l’expérimentation rapide permet de raccourcir le temps de travail et de privilégier l’expérimentation.

Évidemment, en France (et même sur l’échelle mondiale), on semble encore loin d’un tel modèle… Mais après tout, pourquoi pas le tester ?

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Évaluez autrement : Que vaut le test de positionnement ?

Le 13 mars 2019, Svetlana Meyer, la responsable scientifique de Didask publiait Efficacité pédagogique #2 : Gare aux mauvaises interprétations. D’abord, nous vous recommandons sa lecture et même la lecture de leur blog DisDonc Didask.

Mais un terme a particulièrement attiré notre attention. Le test de positionnement. Ni une ni deux, nous les avons accueillis dans le cadre de notre podcast session WeTestEd, notamment pour en savoir plus à ce sujet.

Alors déjà qu’est-ce qu’un test de positionnement ? Simplement, c’est un test diagnostique que l’on fournit à l’apprenant avant et après un cycle d’apprentissage. Le but est donc de savoir quel est le point départ de chaque apprenant avant d’entrer dans la phase d’apprentissage et son point d’arrivée post phase.

Jusque là tout va bien, ce genre de test semble être extrêmement utile et adapté à une pédagogie que l’on pourrait qualifier “d’agile”, ou comparable à l’Innovation Classroom de Don Wettrick.

Cependant, il semble que ce test soit généralement, et étrangement, délaissé par la communauté des formateurs. Pourquoi ?

“Dans ce genre d’entité, les formateurs ont deux grands objectifs : d’une part il y a l’efficacité pédagogique et d’autre part l’engagement. Leur crainte est que le test de positionnement soit perçu par les apprenants comme un contexte d’évaluation des performances.” explique Svetlana Meyer.

“Or selon nous ce n’est pas le test de positionnement qui va déclencher ce sentiment de se sentir évalué, c’est plutôt le contexte dans lequel il est donné ; les formateurs face à l’apprenant et le langage utilisé qui peut être le déclencheur. Si ce test est considéré comme un simple diagnostic, l’apprenant ne se sentira jamais menacé,” ajoute Svetlana Meyer.

C’est dommage ! Surtout que ce type de test a de gros avantages. D’abord, il permet de baliser précisément l’apprentissage de chacun et ce pour deux raisons :

  • tout d’abord ce test demande un effort cognitif à l’apprenant qui va devoir mobiliser des connaissances qui sont potentiellement existantes chez eux et qui va donc renforcer la trace en mémoire associée à ces connaissances là
  • ensuite c’est ce qu’on appelle l’illusion de maîtrise. Tant que l’on a pas testé ses connaissances, on peut avoir l’impression d’être “super fort” sur un sujet alors que ce n’est que quand on sera confronté à une situation où l’on va devoir mobiliser ses connaissances que l’on comprendra que ce n’est pas tellement le cas. Là le test de positionnement peut permettre de clarifier les acquis pour les formateurs mais aussi, et surtout, pour l’apprenant

Le test de positionnement est donc un modèle d’évaluation avec lequel les formateurs et enseignants devraient se réconcilier car ses apports à l’apprentissage semblent être plus que bénéfiques !

La leçon à retenir, pour ce test comme pour tout autre type d’évaluation d’un apprenant (qu’il soit professionnel ou étudiant), c’est qu’il est primordial de travailler le contexte plus que le format de l’évaluation.

Un détail peut faire la différence. “Quand on regarde la note par exemple. On voit beaucoup de débats sur les notes, sur les formes qu’elles devraient avoir : est-ce qu’il faut mettre un chiffre, une couleur, une appréciation etc. Alors que ce qui compte c’est son contexte. Si le contexte dans laquelle arrive une note est compétitif, alors l’étudiant le ressentira et s’y adaptera” explique Svetlana.

“L’étudiant adoptera lui-même une posture compétitive par rapport aux autres. Il sentira sa valeur jugée et ressentira le besoin de se protéger des mauvais jugements. Donc toute son attention sera captée par ce besoin de protection contre les jugements plutôt que sur son apprentissage,” ajoute Svetlana Meyer.

Il y a là matière à réflexion quand on sait que le stress des notes et des examens est très développé chez les étudiants, notamment dans l’Enseignement supérieur, et qu’il est une des sources de déficit de compétences.

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Rémy Challe, Edtech, Enseignement supérieur : un réel changement ?
Écoutez l'épisode sur cette page !

Cette semaine on discute avec Rémy Challe, le Directeur Général d'Edtech France, la nouvelle association regroupant de plus en plus de startups de l'Edtech française.

Au menu, l'état de l'Edtech en France et ailleurs, ses problèmes et ses opportunités pour la suite. L'Edtech a t-elle réellement réussie à changer pour le mieux l'Enseignement supérieur ? Quels problèmes inhérents à l'Éducation font-ils obstacle à l’innovation pédagogique ?

Beaucoup de questions auxquelles Rémy a pu nous donner son analyse.

(Si vous n’avez pas le temps d’écouter le podcast en entier, vous pouvez passer de chapitre en chapitre sur le lecteur)

Voici quelques extraits de notre conversation.

TestWe : Où en est l’Edtech en France ?

Rémy Challe : On est au début de quelques chose là. Il y a 6 mois je ne savais pas vraiment ce que c’était pour diverses raisons. Mais il y a clairement une courbe de croissance qui se dessine. Maintenant, bien que cette courbe croissance soit à deux chiffres en France, quand on regarde les investissements massifs qu’il y a en Inde, en Chine et aux États-Unis, en France on reste encore loin.

La France est un pays d’éducation et il faut que nous puissions soutenir beaucoup plus nos entrepreneurs et pas simplement les envoyer au CES de Las Vegas, sinon dans quelques années, les outils que nous utiliserons seront chinois, indiens , américains etc. Ça ne veut pas dire qu’elles sont mauvaises, elles sont juste, je pense, moins adaptées à un système de valeurs de l’éducation française. L’Edtech française devient presque une question de souveraineté !



T : C’est quoi le système de valeur français ? Qu’est-ce qu’on revendique ?

R.C : Il y a une forme d’universalisme, la France c’est aussi le pays des Droits de l’Homme. De manière très pragmatique on a la protection des données, elle n’est pas connue de la même manière en France, en Chine, en Inde etc.

Et ça nous devons le revendiquer, nous devons protéger ces valeurs et les promouvoir en France. Il m’arrive parfois de rencontrer des entrepreneurs de l’Edtech français qui font 100% de leur chiffre d’affaire à l’étranger. Alors c’est bien, cela veut dire qu’ils s’exportent facilement et que la “French touch” a du succès, mais c’est triste en même temps parce que cela veut dire qu’ils n’arrivent pas à proposer leur solution dans leur propre pays, et ce n’est pas normal.



T : Quel est le sentiment des acteurs de l’Éducation par rapport aux outils Edtech ?

R.C : (rires) Eh bien, il y a des sentiments divers et variés. Déjà ici je ne parlerais pas de la formation continue, parce que l’Edtech est accepté largement et parce qu’il y a moins de dogmes. On est face à des acteurs qui sont des entreprises qui vivent des périodes de transformations numériques importantes ; et dans tout ça l’Edtech est déjà considéré comme une solution dont il faut s’armer pour former tous les membres d’une entreprise.

Quand on parle du scolaire en France (c’est à dire du K12) là c’est complexe, parce qu’il y a un marché qui est un marché public. En France ce ne sont pas les professeurs qui achètent par exemple, ce qui n’est pas le cas en Chine. Et même s’ils veulent acheter une solution innovante et pertinente pour répondre à leurs besoins pédagogiques et à ceux de leurs étudiants, ce n’est pas eux qui vont les payer.

Vous voulez vendre à une école primaire, il faut s’adresser à la commune, vous voulez vendre à un collège il faut s’adresser au département et pour un lycée il faut s’adresser à la région. Et puis celui qui décide ce n’est pas celui qui paye, celui qui paye n’est peut être pas celui qui va utiliser, et il paye peut être pour qu’au final quelqu’un d’autre utilise la solution, donc vous voyez c’est un peu cauchemardesque.

Et puis il y a plus de dogme. D’abord, il y a celui selon lequel l’éducation est gratuite alors qu’il y a toujours quelqu’un qui paye en fin de compte, puis il y a toujours une méfiance envers les acteurs du secteur privé. Il y a souvent cette vision des entrepreneurs comme des requins de la finance alors que c’est loin d’être le cas. Dans l’Edtech on retrouve quasiment exclusivement des entrepreneurs passionnés de l’Éducation ou des personnes issues du monde l’Éducation qui cherchent à résoudre de réels problèmes. Quoi qu’il arrive, on ne va sur ce secteur là par appât du gain.

Enfin il y a ce troisième silo qui est celui de l’Enseignement supérieur. Ici on retrouve des acteurs privés, des acteurs publics. Globalement, dans l’Enseignement supérieur il y a eu une prise de conscience générale que l’Edtech pouvait grandement aider. Cette prise de position s’explique par plusieurs facteurs. Il y a d’abord une appétence pour l’innovation, il y a un climat de compétition qui pousse les institutions à innover.

Et puis il y a ces jeunes de 20 ans, qui utilisent leur smartphone jusque pendant leurs cours. Alors là la question n’est pas de savoir comment interdire ces outils mais plutôt “l’apprenant que j’ai face à moi n’est pas le même qu’il y a vingt ans, il faut donc que je m’adapte.” Il y a donc un changement de posture qui est prévu mais qui est aussi inévitable.

Alors on passe d’une époque où le professeur était le seul détenteur du savoir à une époque où le savoir est partout et il faut simplement savoir comment avoir accès aux informations pertinentes, il faut donc apprendre à apprendre et le professeur joue un rôle déterminant là dessus. Le professeur doit devenir … bon je n’ai pas envie de dire un coach, on va dire un accompagnateur.



TW : Que penses-tu de l’autonomie des professeurs ?

R.C : Il y a des programmes que l’enseignant doit suivre c’est clair mais après il y a quand même une liberté pédagogique et il faut que cette liberté existe, qu’on puisse choisir ses propres méthodes, ses propres manuels etc.



TW : À la façon finlandaise ? C’est à dire qu’en Finlande les enseignants disposent d’une totale autonomie ...

R.C : Alors on en est pas là mais d’ailleurs je ne pense même pas que l’on devrait répliquer ce modèle en France. La Finlande c’est la Finlande, et puis c’est un pays plus petit, les échelles sont différentes, les traditions sont différentes. En revanche en France il existe quand même une liberté pédagogique. Le problème c’est qu’elle n’est pas du tout étendue aux solutions innovantes. Parce que souvent il n’y a pas de moyens pour en acheter. Alors peut être faudrait-il donner plus de libertés aux enseignants quant à leur pédagogie, leurs méthodes …

Sur l’Enseignement supérieur, là il y a plus de libertés ! Dans l’élaboration des programmes, le choix des méthodes … c’est pour ça que c’est un espace qui m’intéresse et qui peut peut être par capilarité, diffuser cette liberté pédagogique au K-12.

Alors oui il y a une résistance au changement, mais comme je l’ai dit tout à l’heure, la prise de conscience est déjà là.



T.W : Sortons de la classe et parlons de l’Éducation dans globalité et plus structurellement. Il y a une crise de l’Higher Ed qui se profile à l’horizon, notamment aux US, au UK. Une crise financière mais aussi une crise de la connaissance via le phénomène du skills gap. Tu en penses quoi ?

R.C : Alors déjà la situation en France est pas tout à fait comparable à la situation anglo-saxonne. D’abord parce que l’enseignement est “gratuit” à l’université par exemple.



TW : D’un autre côté il y a aussi de plus en plus d’étudiants qui vont dans le privé, comme les écoles de commerce

R.C : C’est vrai, il y a ces écoles de commerce, de communication, d’ingénieurs où les frais sont relativement élevés. Pour être clair, le coût d’un étudiant à l’université (à peut près 13 000 euros) est à peu près le même que celui d’un étudiant en école de management.

Alors pour l’université c’est la collectivité qui paye et c’est formidable, et dans les grandes écoles de management ce sont les apprenants qui payent et c’est pas bête non plus. Alors oui il y a un endettement des apprenants mais qui reste très loin des cas américains ou britanniques, donc la crise qu’on peut voir dans ces régions n’existe pas en France …



TW : Mais est-ce qu’elle peut exister ?

R.C : C’est un fait, les frais de scolarité ont augmenté de manière importante dans les écoles de management ces dix dernières années, ils ont quasiment doublés. Et oui pour débuter dans la vie ça peut être un boulet au pied. Maintenant il existe des tas de dispositifs de soutien et des dispositifs alternatifs comme l’apprentissage où ce sont les entreprises qui payent pour les étudiants qui sont en plus payés entre 1 000 et jusqu’à 2 000 euros net par mois !

Il faut aussi ne pas tomber dans le cliché des grandes écoles comme endroits pour fils à papa ! On retrouve parfois plus de diversités dans les grandes écoles que dans certains amphi à l’université. Même dans les grandes écoles, on peut avoir accès à des bourses, on peut travailler à côté, on peut emprunter aux banques si besoin.

Alors c’est vrai que les frais augmentent mais je ne pense pas qu’ils peuvent encore monter très haut, contrairement à ce que d’autres pensent, ça ne me paraîtrait pas raisonnable de propose des écoles à 20 000 euros l’année.



T.W : Et le retour sur investissement reste positif ?

R.C : Oui il reste positif, maintenant … Il n’est plus exactement le même non plus. Plus on est de diplômés, moins notre diplôme a de la valeur d’une certaine manière. Donc les salaires à l’embauche sont sans doute moins performants qu’il y a 20 ans.

Mais je ne crois pas que la crise que tu sembles annoncer à raison arrivera en France. En revanche il y a des points de vigilance, il faut faire attention, l’éducation ce n’est pas une marchandise, en tout cas pas comme une autre, il ne faut pas tomber dans un travers comme ça peut se retrouver aux États-Unis ou ailleurs.


Vous pouvez écouter cet épisode en entier ou chapitre par chapitre via le lecteur en haut de page !

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Faut-il choisir son université en fonction de son classement ?
Aujourd'hui, si vous ne faites pas partie du secteur de l'Enseignement supérieur, comment savoir si une université ou une école de commerce est intéressante ou correspond aux attentes ?

Généralement, on regarde les classements. Ok, vous pouvez aussi poser des questions autour de vous : qui est allé où et quelle expérience en retire t-on. Mais les classements restent un réflexe. Cependant, ceux-ci posent un certain nombre de problèmes.

L'enseignement et la pédagogie ne sont pas suffisamment représentés dans les calculs

Selon les classements et sachant que seuls trois classements sont considérés comme présentant un intérêt international (THE, QS et Shanghai), la qualité de l’enseignement et de l’innovation pédagogique compte pour plus ou moins 30% de la note globale d’une université.

C'est problématique parce que:

  • Aujourd'hui, l'innovation pédagogique dans l'enseignement supérieur est devenue le facteur le plus important du succès des étudiants, et non de la recherche. Or, prouver que vous avez une bonne qualité d’enseignement signifie que les étudiants qui deviendront des chercheurs auront de meilleurs antécédents pour leurs projets.
  • Les classements poussent les universités à investir massivement dans le recrutement de professeurs poursuivant des recherches “à la mode” sans nécessairement faire preuve de pédagogie efficace. Pire encore, ils poussent les professeurs titulaires et non titulaires à produire et publier un nombre toujours croissant d'articles, de recherches, etc. En exerçant une telle pression sur les professeurs, c’est du temps perdu pour le contact avec les étudiants et le développement de nouvelles pédagogies. Finalement, cela revient à des étudiants moins qualifiés et un skills gap grandissant.

Trop d'étudiants, trop peu d'universités

Selon l’UNESCO, en 2030, plus de 400 millions d’étudiants entreront dans les universités, contre moins de 99 millions en 2000, ce qui représente une augmentation de plus de 400%.

Le problème est que cela signifie que nous avons de plus en plus d’universités à ouvrir ou de nouvelles façons de gérer autant d’étudiants. Les classements universitaires sont un symbole de l'élitisme. En règle générale, personne na va chercher plus loin que les 150 premières universités classées dans la liste et la plupart du temps, elles proviennent toutes de pays développés (principalement les États-Unis, la Chine et le Royaume-Uni).

Sachant que la plupart des jeunes générations viennent d’Afrique, du Moyen-Orient, d’Amérique du Sud ou d’Asie, ces classements n’aident pas les institutions existantes sur ces continents, même si nombre d’entre elles sont incroyablement innovantes ou offrent des programmes d’apprentissage efficaces. Cela pousse ces universités de “seconde zone” à adopter des mesures élitistes pour tenter de ressembler aux universités “d’élite”.

Cela ne donne pas une réelle opportunité aux étudiants d’envisager un avenir qu’ils aimeraient atteindre dans le cas où, par exemple, ils n’ont pas les moyens de se rendre dans des institutions américaines coûteuses ou s’ils ne veulent tout simplement pas voyager avec des milliers de kilomètres pour étudier à l'étranger.

Les classements, tels qu’ils sont, proposent un avenir sombre. Avec la croissance de la population dans les universités, cela signifie-t-il que certains vont devoir étudier en ligne, via des MOOC peu engageants, tandis que les plus riches et les plus chanceux auront la chance d'accéder physiquement aux «meilleurs» campus ? Ce ne devrait pas être comme ça.

Ces classements ne sont pas attrayants pour les étudiants

« Je serais curieux de savoir si un étudiant trouve que son université est bonne selon son classement », a déclaré Victor Wacrenier, CEO et cofondateur de Appscho, l’application de campus management. Il est vrai que les étudiants considèrent ces classements comme essentiels dans le processus de prise de décision, selon un sondage de QS, 70% l'ont dit. Mais la raison principale est que les classements semblent être des indicateurs de l'employabilité. Ça reste élitiste.

Selon cette enquête, les étudiants ont besoin de plus de metrics pour mieux comprendre quelle université peut être la meilleure réponse à leurs attentes. Aujourd’hui, on observe une révision des valeurs des universités. « On voit qu’il y a un virage, pris par les écoles, vers les soft skills et l’apprentissage tout au long de la vie », explique Patrice Houdayer, vice-doyen et Directeur des programmes, de l’internationale et de la vie étudiante à Skema Business School.

Les classements doivent donc s'adapter à ces nouvelles valeurs et proposer des méthodes de classification appropriées à une nouvelle génération d'apprenants ayant des attentes complètement différentes de leur expérience dans les universités et après.

En conclusion, plutôt que de dépenser des sommes phénoménales afin d’améliorer leur position dans les classement, les universités devraient adopter une stratégie plus « inbound » et investir plus dans la pédagogie et l'expérience de campus. Naturellement, leurs étudiants s’occuperont eux-même de la réputation de l’école. Oui, ces classements sont nécessaires et peuvent beaucoup aider les futurs étudiants, mais ils doivent davantage prendre en compte des variables telles que des normes écologiques, des normes pédagogiques, des normes d'innovation ou des normes d'expérience sur le campus. Les accréditations internationales le font déjà, il n’y a qu’à suivre le mouvement !

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Podcast - Diane Lenne, Les exploits du Peer Learning


Vous pouvez écouter la version complète de l’interview ici !

À l’occasion de notre premier podcast WeTestEd, nous avons eu l’occasion de discuter avec Diane Lenne, CEO de la startup We Are Peers.

We Are Peers, c’est une des startups Edtech en vogue en ce moment en France. Il faut dire qu’ils proposent une solution innovante, efficace et sacrément prometteuse.

Ce qu’ils font ? Ils développent l’apprentissage par les pairs, ou Peer Learning, au sein d’entreprises, dans les écoles de commerce et universités. Ils le font en animant des sessions live de Peer Learning et proposent aussi une plateforme pour accompagner celles-ci, une sorte de LMS.

TestWe : Selon toi, qui sont les plus innovants entre les entreprises et les institutions de l’Enseignement supérieur ?

Diane : Ça dépend ! Ce que je peux dire c’est qu’avec les entreprises ça va beaucoup plus vite, c’est généralement eux qui nous contactent pour intégrer le Peer Learning le plus rapidement. Tandis qu’avec les écoles, là c’est nous qui devons nous mettre en position de recherche proactive et on doit faire un vrai travail d’éducation. Mais c’est aussi pour ça qu’on s’est lancé sur ces deux profils très différents.

T : Tu as le même constat concernant les résultats ? C’es à dire tu obtiens des résultats positifs plus tôt dans les entreprises ?

D : Eh bien les résultats sont observables après une seule session. Donc dans ce cas là c’est la même chose pour les entreprises que pour les écoles.

T : 3 avantages et 3 inconvénients du Peer Learning ?

D : Alors concernant les avantages je dirais que :

  • c’est une pédagogie qui est très responsabilisante

  • ça favorise grandement l’engagement des apprenants
  • il y a un ancrage des connaissances qui semble être beaucoup plus efficace

Les inconvénients :

  • c’est très technique et ça demande beaucoup, beaucoup d’organisation
  • ça demande beaucoup d’énergie au niveau de l’animation des sessions, il faut toujours garder le rythme
  • il faut pouvoir lâcher prise et savoir sous-tirer des informations précieuses de la part des apprenants



T : l’apprentissage par les pairs, selon toi, devrait-il remplacer une forme de pédagogie plus classique type lecturing ?

D : Non je ne pense pas, je dirais plutôt que ça devrait être complémentaire. On peut dire ce qu’on veut, le lecturing reste une méthode qui peut être très, très efficace !


T : Parlons un peu des MOOCs. Je ne sais si tu as pu voir un peu les disccussions à ce sujet en ce moment, mais globalement on se demande si les MOOCs sont une promesse ratée, un succès … Qu’est-ce que tu en penses ?

D : Les MOOCs sont une innovation parmis d’autres. Pour moi ça apporte de l’accessibilité, mais ça ne change pas en soit la pédagogie de cours. Le taux moyen de complétion n’est pas terrible, autour de 13%. Enfin, généralement, les MOOCs sont très efficaces mais seulement pour une minorité de personnes qui sont généralement les plus “éduqués”. Donc oui, c’est une excellente innovation mais qui doit rester complémentaire d’une stratégie pédagogique plus globale.

T : Es-tu au courant d’autres utilisation du Peer Learning, de constats sur son efficacité, autre part ?

D : Oui ! Il faut savoir que cette pédagogie n’est pas nouvelle. La première, il me semble, c’est la classe mutuelle. Ce type de classe permettaint aux enfants d’apprendre à lire et à écrire en moins de 3 ans versus 5 ans pour les classes traditionnelles. Mais pour des raisons idéologiques cette méthode a été abandonnée, notamment parce qu’elle remettait en question la place et l’autorité de l’enseignant. Aujourd’hui certains pédagogues remettent la classe mutuelle au goût du jour comme Vincent Faillet.


T : Tu pourrais nous parler d’une success story qui t’as marqué avec We Are Peers ?

D : Oui ! Déjà il faut savoir que chaque succès est le résultat d’un travail collectif. Maintenant pour moi une success story ce serait celle du cours qu’on a créée à l’EM Lyon Business school, qui est toujours en cours. Il est auto-géré par les étudiants et transmis entre eux, c’est à dire que les étudiants d’une session deviennent les facilitateurs, les animateurs de la suivante. Certains étudiants sont même devenus facilitateurs de session de Peer Learning en entreprise. Ça a été leur stage voire leur premier emploi ! Je pense notamment à l’un d’entre eux qui est devenu facilitateur à mi-temps dans une entreprise dont il était actionnaire minoritaire bien qu’encore étudiant. Il a animé des sessions comptant plus de 50 personnes, ce qui lui a clairement offert la possibilité lui-même d’apprendre et d’illustrer proactivement ses compétences, c’est un exemple d’empowerment ! Au-delà de ça, il a aussi accompagné d’autres cours à l’EM Lyon ...

De plus en plus d’écoles de commerce tentent l’expérience We Are Peers, comme Rennes business school ou plus récemment Grenoble École de Management sur une thématique géopolitique.

We Are Peers est une figure de proue de l’Edtech et de la transformation pédagogique et l’on vous conseille vivement de jeter un oeil à leurs exploits !


Vous pouvez suivre WAP sur Twitter
Ou suivre Diane

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Enseignement supérieur : enjeux, transformations et objectifs

“85% des emplois en 2030 n’existent toujours pas aujourd’hui.” Vous avez certainement déjà lu
ce genre de déclaration quelque part. C’est à ce sujet que j’ai demandé à Patrice Houdayer, Directeur des programmes, de l’international et de la vie étudiante de SKEMA, de s’exprimer.

Il faut dire que ces déclarations ont, dans certains cas, données suite à de vives critiques du système d’apprentissage de l’Enseignement supérieur.Chez TestWe, nous avons nous-même étudié ce qu’on appelle le digital skills gap, qui existe bel et bien mais sans pour autant en être la faute, à 100%, de l’Enseignement sup’.

L’effet buzz de ce type d’article semble avoir poussé les individus à les partager sans jamais prêter attention à l’étude originelle. “C’est tellement gros et c’est l’exemple même de la perte d’esprit critique.”

Quelle transformation du marché du travail et de l’apprentissage ?


Selon Patrice Houdayer, une telle transformation du marché du travail n’est pas un état de fait, encore plus lorsqu’on parle d’une date aussi proche que celle de 2030. "Oui, des transformations s’effectuent. Les jeunes travailleurs et les futurs entrants sur le marché du travail voient leur carrière d’une tout autre manière, cela ne veut pas dire qu’une majorité d’emplois actifs aujourd’hui disparaîtront,” reprend-il.

Le Directeur des programmes de SKEMA pose le doigt sur des transformations bien réelles. Alors que les générations précédentes favorisaient la rémunération dans leur choix d’emplois ; aujourd’hui, de plus en plus préfèrent se diriger vers des organisations qui correspondent à leurs valeurs et qui respectent une éthique irréprochable.

“Chercher le changement pour le changement n’a rien de gratifiant et de positif. Aujourd’hui, dans nos écoles, on cherche plutôt à favoriser le lifelong learning (apprentissage tout au long de la vie) chez nos apprenants, c’est ce qui compte.” Pour le reste, adviendra ce qu’il adviendra, on ne peut pas tout prédire.

Selon M. Houdayer, cela ne veut pas non plus dire qu’il ne faut pas se poser de questions. Il existe un skills gap, à un certain degré, et il faut se demander quelles compétences, aujourd’hui absentes des programmes d’apprentissage, doivent être développées. Là on peut parler. “De la même manière, il faut interroger les tendances pour en déterminer les conséquences et les actions à prendre,” affirme t-il.

Les soft skills chez SKEMA


À SKEMA, par exemple, on retrouve deux compétences qui sortent au-dessus du lot : l’esprit critique et le sens de contribution. On met le paquet sur les soft skills ? D’une certaine manière oui selon Patrice Houdayer.

“Les apprenants apprennent plus de leurs expériences et ce sont ces expériences qui pourront les aider à forger leur cheminement professionnel, qu’ils soient entrepreneurs, freelances, employés, ou d’un statut professionnel d’une tout autre forme”.

L’école investit beaucoup dans le développement de ces compétences en multipliant des conférences et programmes centrées sur des problèmes géopolitiques, environnementaux et socioéconomiques actuels. En développant un apprentissage plus profond de la géopolitique mais aussi en multipliant les options d’apprentissage et d’expériences à l’international via des échanges ou des Learning Expeditions.

“Aujourd’hui, c’est presque 40% des jeunes qui effectuent des études ou qui travaillent à l’étranger et il ne faut pas s’étonner si ce chiffre grimpe à plus de 50% dans les prochaines années ; favoriser l’apprentissage à l’international est donc prioritaire,” affirme Patrice Houdayer, “de plus c’est enrichissant ! On apprend ni ne travaille pas de la même façon au Brésil, en Chine ou en France et ça, ça forge la flexibilité et la capacité d’adaptation.”

Digital et compétences transdisciplinaires


“L’IA … Bon parlons plutôt d’automation ou de support à la décision, l’IA étant bien loin d’atteindre les capacités qu’on lui vante d’avoir, a ses impacts.”

“Lorsque je parle à des consultants, leur réponse est claire : en plus de l’éthique et de la compliance, nous devons impérativement former des étudiants sur la compréhension et l’utilisation de l’Intelligence artificielle et ses dérivées.”

“D’ailleurs, reprend t-il, cette nécessité touche tous les secteurs de la formation, de l’université publique au privé, de la médecine au commerce. Désormais nous devons mettre l’emphase sur l’acquisition de compétences transdisciplinaires !” Selon lui, l’Enseignement supérieur est sur la bonne voie sur cet angle. De plus en plus de bi-diplômes, de coopération inter-institutions et de nouvelles formes de diplômes sont en mesure d’offrir aux apprenants l’opportunité de se sortir d’un silo d’apprentissage et d’ouvrir leur regard sur le monde. Compréhension et contribution sont les maîtres mots !



Quelle responsabilité des écoles de commerce dans l’enjeux climatique et de la biodiversité ?


Une question peu posée finalement, mais pour le Directeur des programmes de SKEMA, elle est cruciale et le rôle des écoles est de premier plan. “Tout d’abord il faut savoir que nos écoles ne polluent pas et ont toujours été fortement axées sur la prise de conscience de la responsabilité sociétale et environnementale,” débute t-il, “et parce que le temps presse, nous nous devons d’inculquer la responsabilité individuelle et collective des apprenants dans leur devoir et contribution à l’effort de transition.”

“Tout cela, reprend-il, se fait aussi par un partage de connaissance international des jeunes apprenants. C’est la raison pour laquelle SKEMA est au Brésil ou en Afrique. Ces jeunes doivent communiquer et travailler directement ensemble !”

SKEMA soutient directement et intensément les innovations sociales et environnementales, les changements d’habitudes, les prises de conscience et la cause environnementale tout simplement.

“Cette cause ne vient pas de nous, elle vient directement des apprenants. Encore plus jeunes qu’eux, les lycéens aussi qui sont à la base des récentes manifestations, montrent la voie à suivre, nous devons les soutenir, et d’ailleurs nous soutenons et comprenons leur cause. Moi j’y crois personnellement !” affirme M. Houdayer.



Le message de fin


“Conservons un élément d’interrogation, ne perdons pas notre esprit critique, cherchons l’ouverture d’esprit.”

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Une chaîne nommée WeTestEd

Bonjour bonjour ! Alors nous nous lançons aujourd’hui dans nouveau format de contenu appelé WeTestEd

Pour faire simple, ce qui vous attends ce sont des podcasts et des vidéos pour le plaisir de vos oreilles et de vos yeux donc (on espère !)

WeTestEd Podcasts

Toutes les semaines environ, nous interrogerons des acteurs de l'Éducation pour discuter de leurs projets, d’innovation et de leur vision de l’état de l’Éducation.

L'objectif est d'offrir diverses visions profondes et expertes de l'Éducation et d'aller plus loin que la simple présentation des personnes et de leurs projets / recherches.

Le premier épisode sort très bientôt!

WeTestEd Vidéos

C'est le vrai challenge. Chez TestWe, nous sommes particulièrement fans des vidéos Vox. Nous sommes fans de la façon dont ils facilitent la compréhension de sujets complexes. Nous avons donc décidé d'essayer d’en faire de même.

Nous allons analyser différentes problématiques du milieu de l’Éducation, son système, ses nouvelles pédagogies et méthodes avec l'aide d'experts.

Le défi ici est de rendre le monde de l’apprentissage compréhensible pour les étudiants, les professeurs ou les entrepreneurs.

Nous espérons vraiment que cela vous plaira. Certains contenus seront en anglais, d'autres en français, toujours sous-titrés! Soyez prêt, ça arrive bientôt!

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6 Manières d'Évaluer vos Apprenants en 2019
L’évaluation est l’un des sujets les plus importants sur lequel se pencher aujourd’hui. Avec l’augmentation et la demande de nouvelles compétences, il est nécessaire de trouver de nouveaux moyens d’évaluer les apprenants! Ce qui est sûr, c’est que les exams standardisées sont peu à peu laissés de côté. Les évaluations alternatives, au contraire, sont à la hausse. Les outils tech offrent, eux, des possibilités de créer de nouvelles méthodes d’évaluation.

Alors comment évaluer vos apprenants en 2019 ?



Auto-évaluation / Peer Grading

Why ? Parce que responsabiliser les apprenants en leur donnant la possibilité d’auto-évaluer leur travail ou celui de leurs pairs est très utile pour susciter l’engagement! C’est faire en sorte que l'évaluation devienne une partie intégrante du processus d'apprentissage.

Jetez un coup d'œil à ce que fait We Are Peers, le fournisseur français de systèmes d'évaluation collaborative et de gestion de l'apprentissage par les pairs. Ou pour plus d'inspiration, intéressez-vous à ce que Don Wettrick a fait avec ses élèves grâce à sa classe d'innovation!



La teaching method

Why ? Parce que des études montrent que les étudiants lorsqu'ils prennent la position de leur professeur pour une évaluation, délivrent mieux ce qu’ils ont appris et améliorent leur compétences analytiques.

Ce que vous pouvez évaluer ici est la précision, l’efficacité et la concision de la présentation d’un élève à ses pairs, ainsi que la mesure dans laquelle les autres ont bien compris un sujet. Cette évaluation formative encourage la communication entre les étudiants et à cela, nous ne pouvons que dire «OUI».



Quiz

Why ? Les questionnaires sont une évaluation formative parfaite qui peut être multipliée tout au long de l’année, ce qui permet d’avoir accès à des données sur l’apprentissage des élèves.

De plus, les questionnaires sont très intéressants pour les apprenants et apportent de l’interactivité et du divertissement à la classe. Wooclap est un très bon exemple de solution efficace. Cette startup belge fait des smartphones de formidables outils d'apprentissage! Un professeur crée des questionnaires qui seront envoyés aux smartphones des étudiants pendant le cours. Le truc, c’est qu'il a été prouvé que cet outil aidait les étudiants à favoriser leur mémoire à long terme.



Jeu de rôle

Why ? Ce sont les évaluations les plus engageantes à travers lesquelles les apprenants s’intègrent entièrement dans une situation donné pour mettre en pratique ce qu'ils ont appris ! Concrètement, c’est apprendre par la pratique. Ainsi, cela donne un aperçu sur le terrain du niveau de développement des compétences des apprenants. Voici une étude sur les avantages des évaluations par le jeu de rôle!



Pecha Kucha

Why ? Pecha Kucha est une méthode de présentation japonaise dans laquelle vous devez présenter 20 diapositives en ne dépensant pas plus de 20 secondes par diapositive. Pecha Kucha, c’est l’efficacité, il faut aller droit au but. Ce sont des évaluations qui peuvent mettre en lumière des compétences qui sont indispensable sur le marché du travail actuel. Voici notre étude!



eAssessment

Why ? Parce que c’est la solution la plus hybride pour les évaluations. Parce qu'il fonctionne avec des évaluations alternatives, il fonctionne avec des évaluations standardisées et fournit des données sur le processus d'apprentissage, indiquant aux professeurs ce qu'ils doivent faire pour améliorer leur pédagogie et mieux adapter leur expérience d'évaluation / d'apprentissage pour leurs apprenants. De plus, les évaluations en ligne offrent une flexibilité aux professeurs qui peuvent gérer leurs examens ainsi qu'aux apprenants qui peuvent passer l'examen sur leur propre appareil, n'importe où ou n'importe quand. TestWe… eh bien… en est un bon exemple ;)

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Comment évaluer la créativité ?

LinkedIn a récemment posté ses “top compétences de 2019” et c’est très intéressant: la créativité est (enfin) la n ° 1 des compétences que les entreprises recherchent parmis leurs futures recrues. On dirait que le “paradigme des soft skills” commence à prendre forme. Mais petit problème. Nous parlons de la créativité en tant que compétence, en tant qu'esprit, en tant que talent… Mais avant tout la créativité qu’est ce que c’est exactement ?



Qu'est-ce que la créativité?

Selon Christine-France Peiffer, doctoresse en psychologie clinique et projective à l'Université Paris Descartes, la créativité est «la capacité de réaliser une production nouvelle et adaptée».

Donc une compétence? Lorsque Tony Wan, rédacteur en chef chez EdSurge, a posé des questions à ce sujet à de nombreux acteurs influents du monde de l’Éducation, les réponses sont plutôt mitigées. Certains disent compétence, d’autres un mindset, certains les deux (what ?).

Ce qui est sûr, c’est que ce n’est pas un talent inné, en effet la créativité se travaille et s’exerce via différentes méthodes. Nous y reviendrons une autre fois. Autre problème maintenant. Comment s’évalue t-elle ?

Dans l’Enseignement supérieur, on a tendance à voir des méthodes d’évaluation assez standardisées pour évaluer les compétences ou les connaissances des étudiants. Cela rend bien difficile la notation d’une compétence aussi intangible que celle de la créativité. Alors comment ?



Évaluer l'autocritique

Pour les projets d'écriture créative, évaluez l'auto-évaluation. C’est à dire laissez les étudiants donner une autocritique à leur travail et n’évaluer que cela.

Cette méthode permet d’avoir un regard plus objectif sur la performance. En demandant aux étudiants le processus qu'il a adopté, le «pourquoi», le cadre et la stratégie, vous avez accès à la logique créative de l’individu. CE qui permet d’apposer une note à un travail à la base très subjectif.



Laissez les élèves décider de leur rubric

Le réel avantage ici est évidemment l’engagement des étudiants dans le processus d’évaluation.

Il s’agit de leur permettre de parler du sujet, de leur mission, de leur évaluation et leur barème de notation. Il est encore plus intéressant d’effectuer ce processus sous la forme d’un dialogue, de questionnement, “Selon quels critères peut-on considérer un tel travail comme excellent ?”

Engagement pur, réflexion pure, empathie. On est dans de l’active learning et on déclenche un processus créatif chez les étudiants.



Adapter l'évaluation

Nous avons parlé des méthodes de notation, des process d’évaluation, Qu’en est-il des formats d’évaluation ?

Opter pour des évaluations plus adaptées aux compétences attendues semble faire du sens, pourtant, ce modèle reste encore minoritaire.

Quoi de mieux qu’un bon vieux jeu de rôle pour apprécier les compétences créatives des étudiants ? Pour ce qui est des jeux de rôles on vous propose de jeter un oeil ici ! Sinon, notre dernier livre blanc est consacré aux nouvelles méthodes d’évaluation.


Et vous quelles sont vos méthodes ?

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Pourquoi la méthode Pecha Kucha vaut le détour

En commençant cette nouvelle série sur de nouvelles façons d’évaluer les compétences des étudiants, j’ai eu l’occasion de parler avec le Dr Keith Pond, directeur d’EOCCS, la nouvelle accréditation du groupe EFMD.

"Les étudiants sont évalués sur des compétences qui ne correspondent pas à ce dont la plupart des employeurs ont besoin", explique Keith Pond, "et il existe des moyens de changer cela, notamment en modifiant notre façon d'évaluer les étudiants."

"J'essaie la méthode de présentation Pecha Kucha, en avez-vous entendu parler?"

Pecha Kucha est une méthode de présentation japonaise dans laquelle vous devez présenter 20 diapositives en ne dépensant pas plus de 20 secondes par diapositive. En fait, cette méthode est pleine d’occasions d’apprentissage pour les étudiants. Voici comment.

1. Pecha Kucha engage les étudiants dans leur présentation

«Il est évident que les étudiants doivent être concis dans leurs arguments et apprendre par eux-mêmes à communiquer les gens dans un temps limité», explique Keith Pond. La précision et l'efficacité sont d'une grande valeur. Pecha Kucha, plus que toute autre méthode de présentation traditionnelle, engage l’élève dans son projet.

Tout au long de son travail, les étudiants devront comprendre les concepts et les informations qu’ils devront communiquer et répéter plusieurs fois afin d’assurer un flux d’informations clair et éloquent. Ce travail et cette répétition nécessitent un engagement, et l’engagement est le meilleur moyen d’assurer la mémorisation à long terme, autrement dit, l’apprentissage.

2. Facile à noter, facile à communiquer

Donner une note sur des présentations comme celles-ci n'est pas difficile. Les variables sont évidentes. Mieux, inviter les étudiants à évaluer leurs pairs peut être une excellente occasion d’apprendre. En effet, il a été démontré que le peer grading pouvait faciliter l’apprentissage actif.

De plus, il est également très facile pour les étudiants et les professeurs de communiquer entre eux sur les présentations et ce qu’ils en ont compris. C’est donc une excellente occasion d’engager tout le monde à communiquer, à obtenir des commentaires sur des points pratiques.

3. Des compétences pratiques qui les aideront à se développer professionnellement

Enfin, Pecha Kucha est un excellent modèle d’évaluation permettant de tester les compétences les plus nécessaires sur le marché du travail. Savoir communiquer clairement et efficacement est l’une des compétences non techniques les plus demandées aujourd’hui. Aussi, selon le Dr Poonam Madar de l’Université de West London, Pecha Kucha est une méthode d’évaluation, d’apprentissage et de préparation au monde du travail. Un trois en un qui vaut le détour.

Selon Keith Pond, «vous pouvez aborder différents éléments des compétences avec différentes sortes d’évaluations, au lieu de vous attendre à ce que les étudiants de premier cycle sachent exactement comment rédiger un essai. Vous devez les former à travers ces éléments », et c’est ainsi qu’ils acquerront des compétences qui les aideront grandement sur le marché du travail.

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5 Façons de Préparer les Étudiants aux Hybrid Jobs

La semaine dernière, nous avons publié un article traitant de l’augmentation du nombre d’emplois hybrides sur le marché et ses conséquences pour l’enseignement supérieur. Jetez un coup d’œil à ce tableau de Burning Glass technologies et vous comprendrez.

Cadeau.

De toute évidence, les impacts des emplois hybrides sur l’enseignement supérieur sont nombreux et des changements sont nécessaires en termes d’apprentissage / pédagogie, en termes d’organisations internes. Comme l’a écrit Joseph E. Aoun, «Face aux nouveaux emplois se faisant de plus en plus hybrides, les programmes d’études devront peut-être également s’hybrider.»

Voyons un peu plus en détail comment une université ou une école pourrait préparer ses étudiants à ces nouveaux types d’emplois occupant une place de plus en plus conséquente sur le marché du travail.



1. Proposer des projets et des parcours d’apprentissage non cloisonnés

Bien que cela soit déjà en train de changer aujourd'hui, les programmes d'apprentissage sont encore très cloisonnés. Si vous êtes étudiant en histoire, marketing, finance, biologie, vous ne pourrez ni apprendre ni utiliser (ou alors difficilement) les connaissances d’autres domaines pour découvrir et proposer des solutions à la problématique.

En fait, comme l'explique Joseph E. Aoun dans son article, il est beaucoup plus enrichissant de fonder l'apprentissage sur une problématique plutôt que sur un domaine défini, car c'est ainsi que les étudiants vont être confrontés à différents types de situations dans le monde réel.

Avoir accès à un type particulier de connaissances n’est plus un problème, les connaissances sont disponibles presque gratuitement, à tout moment, n’importe où. Il s’agit donc d’utiliser différentes sortes de connaissances pour résoudre des problèmes. C’est l’une des compétences qui définissent les emplois hybrides.

La Finlande est un bon exemple de transformation structurelle et pédagogique, d’une éducation cloisonnée à une éducation hybride. Dès leur plus jeune âge, les étudiants n’apprennent pas de matière, ne suivent pas de cours, mais participent à des projets autour de thématiques et problématiques différentes.



2. Insuffler une culture de growth mindset

Comme l'écrit Jennifer Gonzalez, «la plupart des enseignants savent que l'une des meilleures choses que nous puissions faire pour nos étudiants consiste à les aider à développer un état de growth mindset, à savoir qu'ils peuvent devenir plus intelligents grâce aux efforts produits. Mais beaucoup d’enseignants ne savent pas exactement ce qu’ils devraient faire pour promouvoir cet état d’esprit. »

Le growth mindset est l'idée que le cerveau a la capacité de changer tout au long de votre vie, écrit Katie Brohawn. Déjà très populaire dans la communauté des entrepreneurs par le biais d'expressions mille fois entendues comme “chaque erreur est une opportunité d'apprendre”, elle est encore peu appliquée à l'enseignement supérieur où la performance est perçue par les étudiants comme l'objectif final de l'apprentissage.

Enseigner aux élèves une mentalité de croissance peut avoir des effets positifs sur eux en termes de méthodologie, d’engagement et de rétention. Gauthier Lebbe, Inbound Marketing Manager chez Wooclap, une start-up belge qui fait des smartphones des outils engageant et adaptés à l’apprentissage, propose 5 façons d'aider les étudiants à développer un growth mindset.



3. Proposer plus de modèles de classes d'innovation

Nous avions précédemment parlé de la classe d’innovation de Don Wettrick et des possibilités qu’elle offrait pour l’enseignement supérieur.

  • Les cours d'innovation aident les étudiants à s'engager davantage dans le processus d'apprentissage.
  • Ils les aident à développer une grande curiosité pour les problématiques qu’ils veulent résoudre.
  • Ils les aident également à développer une expertise de haut niveau en un temps assez remarquable. Ils les aident à utiliser des outils technologiques et de nouvelles pratiques pour atteindre leurs objectifs.
  • Enfin, ils aident les étudiants à travailler ensemble sur des projets et à gérer les objectifs qu’ils se sont fixés.

Les classes d'innovation correspondent à 100% aux besoins actuels sur le marché du travail et aux nouvelles fonctions les plus demandées telles que les emplois hybrides.



4. Le modèle de Growth Tribe

Growth Tribe est la première académie européenne de growth hacking basée à Amsterdam. Plus que le growth hacking, l'académie forme des personnes de tous âges à la maîtrise de compétences qui leur permettront de s'adapter rapidement à de nombreux types de situations réelles en organisation, en entreprise etc.

Vu la croissance rapide de cette académie en si peu de temps (2 ans), il est intéressant d'analyser son cas et d'extraire des idées et des structures pouvant être appliquées aux établissements d'enseignement supérieur.Ce qui fonctionne à fond chez Growth tribe, c’est leur pédagogie d'apprentissage basée sur des projets ou project based learning.

L'académie est contactée par des entreprises (généralement de grandes entreprises) qui ont besoin d'optimiser leurs processus, de résoudre des problèmes ou d'atteindre certains objectifs. Ainsi, les apprenants forment des petites équipes et appliquent immédiatement ce qu’ils apprennent lors de conférences et de discussions sur ces situations réelles en ayant accès à un budget et aux responsables des entreprises.

Ce qui est plus intéressant dans le modèle de Growth Tribe, c’est la culture des données, du retour d’information et de l’optimisation que les apprenants doivent intégrer pour pouvoir évaluer leurs apprentissages tout au long du parcours ou encore pour s’adapter aux nombreuses situations réelles de problem solving auxquelles ils prennent part avec les entreprises.

Une académie comme Growth Tribe, en plus d’accélérer l’apprentissage de ses apprenants sur un pannel de compétences large, assure aux entreprises la maîtrise dont ses “étudiants” font preuve sur des situations complexes. Job assuré (ou promotion, beaucoup d’entreprises commencent à y envoyer leurs employés afin de se former) à la sortie !



5. “Hybrider” l'administration de l'institution

Enfin, pour revenir à l’argument de Joseph E. Adoun sur la nécessité pour les institutions d’hybrider leurs programmes d’apprentissage, nous pouvons aller encore plus loin. Les établissements peuvent modifier leurs propres processus et organisation internes pour améliorer constamment leurs programmes d’apprentissage et faire correspondre parfaitement les connaissances acquises par leurs étudiants aux besoins actuels et futurs du marché.

Cela signifie la mise en place d'équipes d'administrateurs, telles qu’une growth team, capable d’évaluer le marché et les innovations et d'adapter les programmes d’apprentissage en conséquence. Cela implique également de former ses professeurs et ses administrateurs pour qu'ils acquièrent les compétences nécessaires afin d’aider les étudiants à évoluer et à apprendre rapidement. Adaptabilité et apprentissage rapide sont des basiques des hybrid jobs.

Mais ceci est une autre affaire, pour un prochain article ;)

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Hybrid Jobs : la crise de l'Enseignement supérieur ?

Bon la crise, on y va peut être un peu fort … quoique. On ne va pas rabâcher la même histoire sur l’impact qu’a pu avoir la tech sur nos manières de se comporter, de vivre, de consommer et d’apprendre tant il est considérable. Cette histoire on peut la lire tous les jours.

Les emplois aussi en prennent un sacré coup. “C’est la faute de l’IA tout ça !” ou “les robots nous envahissent !” sont deux exclamations qu’on a certainement tous déjà entendu plus d’une fois.

Pour ou contre, comme vous le souhaitez. Le fait est que le développement de nouvelles technologies et de nouvelles manières de travailler facilitent les actions et les tâches de tout un chacun … jusqu’à supprimer des fonctions aujourd’hui considérées comme obsolètes.

800 millions de jobs sont à risque, insiste McKinsey. Nous on dit “Calma, lisez bien. Des emplois détruits c’est aussi 3 fois plus d’emplois créés.”


Les Hybrid jobs

Ces emplois créés, ils ont un nom : on les appelle les Hybrid jobs. Et vingt dieux, on en voit de nouveaux tous les jours. D’où ils sortent ? D’un contexte technologique précis et d’un besoin de telle ou telle nouvelle position dans les nouveaux types d’organisation et process internes.

La solution d’analyse Burning Glass Technologies a concocté un petit dossier à ce sujet pour mieux comprendre ces nouveaux emplois et, surtout, à quelle vitesse leur demande croît (plus de 250 000 demandes sans réponses l’année dernière).

Le truc, parce que forcément, il y a un truc, c’est que ces positions ouvertes sont caractérisées par un contexte technologique extrêmement variable, voire volatile, suivant des tendances allant à toute allure.

Les répondants compétents ont donc des profils plus pragmatiques, à jour sur ces changements de tech et surtout surtout (!) des personnes capables de s’adapter rapidement. On parle là de l’utilisation de nouveaux outils ou de nouvelles manières de travailler (varier les équipes de travail etc.).


THE problème dans l’Enseignement supérieur

Dans l’Enseignement supérieur, on s’entend, la rapidité d’exécution et d’adaptation aux nouveaux contextes technologiques reste un point faible. Des efforts sont produits, c’est sûr et la situation s’améliore !

Mais le véritable soucis est que n’importe quelle compétence apprise par un étudiant à un moment T est obsolète sur le marché du travail.

Paradoxal mon cher Watson, alors qu’une des missions principales de l’éducation supérieure, comme le décrivent Bo Xing et Tshilidzi Marwala, est de “permettre aux étudiants d’accéder aux dernières innovations et connaissances.”

Il n’est même pas question du développement d’un esprit critique chez l’apprenant quand des études montrent que les étudiants tendent plutôt à ressortir des termes donnés par les professeurs en cours.

L’obsolescence des compétences par rapport aux demandes du marché n’est pas absolue. Toutes les entreprises n’ont pas atteint leur potentiel technologique, mais c’est le cas pour les entreprises les plus performantes et les plus ouvertes aux ambitions et perspectives d’évolution.

Mazette !

Attention ! Il n’est pas question de mettre la faute sur le diplôme ou l’institution, ceux-ci étant des véritables laissez passer pour plus de 70% des entreprises (à noter cependant qu’il ne l’est plus pour certaines boîtes à succès).

Il est néanmoins grand temps de réformer le système comme on peut afin de proposer un modèle d’école/université aptes à proposer une éducation constamment mise à jour avec les demandes du marché. Le besoin est urgent, surtout quand des spécialistes tels que Clayton Christensen affirment que d’ici 10 à 15 ans, au moins 50% des 4,000 colleges américains auront déclarées banqueroute.


Aider les apprenants à être proactifs

De nombreux modèles sont développés et utilisés aujourd’hui sur du K12 ou en formation professionnelle. Des modèles qu’il faut adapter au secteur de l’enseignement supérieur. On pense à la classe inversée, au project based learning finlandais (ou apprentissage basé sur le projet), ou encore aux innovation classrooms.

À cela s’ajoute de nombreux outils tels que les eportfolios, offrant la possibilité aux apprenants de prendre l’ascendant, d’établir un plan rationnel, une logique, de leur parcours académique et professionnel.


Des transformations des organisations internes et des processus

La mise en jour des connaissances transmises dans l’enseignement supérieur est lente. Selon David Arnoux, de l’académie néerlandaise Growth Tribe “Les curriculum prennent plusieurs années à changer.”

Accélérer tout cela est une tâche compliquée, il est vrai, mais elle est nécessaire afin d’assurer un apprentissage de compétences ayant un réel impact dès la sortie de l’école dans la vie professionnelle.

Si une veille des nouvelles technologies et compétences doit être appliquée, soit, allons-y. Il faut des équipes dédiées à ce but.

Les learning designers, professeurs et administrateurs des institutions tels que les gestionnaires d’accréditations doivent être au point et formés aux nouvelles technologies.

Une fois la transformation opérée, de nouveaux rôles, des hybrid jobs, apparaîtront au sein des universités alors que d’autres, déjà existantes, prendront plus d’ampleur.


Conclusion : le contexte est déjà là

Nous en avions parlé avec le Dr Keith Pond, Directeur d’EOCCS. Aujourd’hui encore, les administrateurs et autres acteurs pédagogiques restent moins écoutés que les professeurs/chercheurs.

Cela est dû à une longue tradition selon laquelle l’Enseignement supérieur privilégie la recherche à la pédagogie.

Le paradigme change, on le sait. Les accréditations internationales telles que l’AACSB ou encore EQUIS on enclenché le pas dès 2016, promouvant l’innovation et un focus sur l’apprentissage et la pédagogie, via l’Assurance of Learning notamment.

Alors bon la crise de l’enseignement supérieur, on y va peut être un fort … Disons plutôt qu’elle arrive à un carrefour auquel une décision claire, nette et impactante doit être prise.

Surtout si ce secteur veut être
1) en mesure d’aider ses apprenants à rattraper le retard technologique
2) leur permettre de développer une adaptabilité sans faille ainsi que des compétences qui les aideront à continuer à se développer tout au long de la suite du parcours.

Un white paper est actuellement en cours de conception sur ce sujet afin de vous apporter plus de détails, plus de concret à ce sujet !

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3 Outils Pour Plus De Pédagogie

Enseigner prend un temps fou. C’est pourquoi il est nécessaire de se demander s’il est possible d’optimiser tout ça. La réponse est oui. Alors comment ? Il faut tout d’abord accepter l’idée que dans l’enseignement, comme dans de nombreuses autres fonctions, il existe des tâches à haute valeur ajoutée et des tâches à faible valeur ajoutée et ce pour le même temps passé dessus.

Ces tâches sont généralement très administratives ou répétitives : emailing, rapports, correction, création d’examens, réponses à des questions ne faisant pas forcément avancer le cours ...

Bon alors cette gestion du temps en fonction des tâches est un problème pour une grande majorité de professeurs.

Pour répondre à cela, il existe deux actions : automatiser et optimiser, le but étant de dégager un maximum de temps pour les tâches les plus constructives pour l’apprentissage des apprenants.

Pour vous aider, on vous a évidemment déniché 3 outils qui pourraient faire ce travail pour vous.



1. Slack: Communiquez mieux, gagnez du temps

La communication entre professeurs, avec l’administration et avec les étudiants est un sujet toujours sensible. Généralement tout a lieu sur une seule et même plateforme (super me direz-vous) : la boîte mail de l’université (moins super me direz-vous et je dis “OUI tout à fait”). L’objectif est d’apporter de la clarté dans tout cela. C’est pour ça qu’il y a Slack, vous pouvez automatiser vos réponses à certaines questions, assurer des conversations privées, recevoir des notifications etc. dans un environnement cool et facile d’utilisation.

2. Sense: Optimiser le feedback

Sense est une startup très intéressante qui fait preuve d’une technologie qui vaut le détour. Pour faire simple, la solution permet d’analyser l’ensemble des évaluations des apprenants et de détecter des patterns. À partir de ceux-ci, Sense crée des profils d’évaluations représentant fidèlement l’ensemble de la population apprenante qui ont envoyé leur examen. Disons que vous avez 7 profiles, il ne manque plus qu’à y ajouter vos feedbacks sur ceux-ci plutôt que sur des milliers de copies.


3. Domoscio: Automatisez vos rapports et visualisations de données

La BigData et l’adaptive learning semblent en être encore à leurs débuts dans l’Éducation supérieure. Néanmoins, leur importance n’est plus à prouver. Le problème c’est le temps d’organiser un focus sur les données et de les collecter. C’est là que Domoscio devient intéressant. Leur solution permet d’automatiser les collections de données et d’en faire automatiquement des rapports sous forme de visualisation de données. Leur offre ne s’arrête pas là ! Allez y jeter un oeil !



TestWe en petit quatrième ?

TestWe peut vous aider à automatiser les corrections de vos examens (dans le cas de QCM, QCU et textes à trous) et à simplifier la création de vos examens. Bon d’accord ce sera pour une autre fois.

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Gérer les accréditations : Une conversation avec Dr Keith Pond, Directeur d'EOCCS
Être accrédité devient une activité des plus importantes à entreprendre désormais, notamment pour les écoles en quête de renommée et de développement international. Évidemment, la tâche n'est pas simple pour les deans de ces écoles, bien au contraire. Le plus complexe dans l'affaire, c'est l'Assurance of Learning (AoL) et l'amélioration continue. Un objectif clé qu'il faut pouvoir prouver aux comités de revue des différentes accréditations. Le prouver c'est être accrédité.

Comment ? Tout est question d'implémenter des process efficaces. On ne se le cache pas, c'est compliqué. Pour les professeurs notamment, pour les managers d'accréditation encore plus !

On a posé la question à une soixantaine de ces managers. Résultat : 83,3% d'entre eux affirment que la la phase d'implémentation des processus et de collection de données est la plus difficile du voyage vers l'accréditation. De plus, 37% disent que la difficulté vient de la communication avec les professeurs et la transmission de données. La collection de données en tant que telle, est pour 51% le véritable enjeu de la profession.

On a tenté d'en savoir plus auprès de Keith Pond, Directeur de l'accréditation EOCCS et Senior Lecturer à l'Université Lougborough.

L'accreditation management reste un poste assez récent dans l'Éducation supérieure et avec l'entrée fulgurante de la tech dans le milieu, on peut déjà s'attendre à une évolution de celui-ci, affirme le directeur de l'accréditation.


Le brand strategist

Pour commencer, il faut savoir que les gestionnaires d'accréditations ont accès à beaucoup de données qu'ils doivent collecter, centraliser, organiser et mettre en forme pour la direction. L'objectif étant de faciliter la visualisation des données et, à posteriori, le processus d'accréditation.

"Avoir accès à la donnée, c'est très bien, mais qu'en faites vous," questionne Keith Pond, le directeur de la jeune accréditation EOCCS. éLes managers d'accréditation se démarquent de cette manière, dans l'utilisation de la donnée. Aussi, ils peuvent agir de manière proactive dans les décisions managériales."

On imagine rapidement l'ampleur de la tâche et l'importance de la fonction "d'avant garde, de stratège des écoles", ajoute Keith Pond.

"L'Éducation supérieure se comporte de plus en plus comme un marché. C'est pourquoi les managers doivent se montrer stratégiques avec leurs choix d'accréditations. Il est l'acteur qui doit savoir comment exposer l'école dans tous ses atouts," affirme t-il.

En effet, chaque accréditation a un impact sur l'identité d'une école et son développement. Élite, éthique, innovante, eco-friendly ? Aussi, mieux choisir ses accréditations en fonction de ses objectifs c'est assurer une crédibilité, une conformité entre la marque et ce qu'elle fait.

"Aujourd'hui, les données collectées par l'accreditation manager sont utilisées par les équipes marketing des écoles," explique Keith Pond, "la fonction devient ainsi de plus en plus clé pour le développement d'une institution."


Plus d'implication dans l'expérience d'apprentissage

Savoir mesurer des metrics, qu'elles soient des données qualitatives ou quantitatives, est au centre de l'Assurance of Learning (AoL).

L'AoL est un processus d'amélioration continue de l'apprentissage. C'est aussi une sorte d'indicateur de qualité d'apprentissage, ce qui ne peut pas toujours se mesurer en chiffre exact. Aussi, affirme Pond "collecter des données c'est bien, mais qu'en faites-vous ensuite ?"

"Chez EQUIS, les accreditation managers doivent se montrer capable de proposer des moyens d'améliorer l'apprentissage à partir des informations collectées."

"Alors ça devient une évidence, les gestionnaires d'accréditation prennent une place de plus en plus importante dans des dimensions très diverses de l'école," affirme Keith Pond.

Autrement dit, il devient maintenant crucial pour les directions de revoir la place de ces gestionnaires et de les mettre un peu plus au centre des décisions et stratégies.

Ce n'est pas une mince affaire, on s'entend. Cette position fait face à beaucoup de problématiques et peu de reconnaissances au sein des écoles de commerce et universités.

"Les managers d'accréditations sont beaucoup plus importants qu'ils ne l'ont jamais été, mais je ne suis pas sûr que les directions soient prêtes à mettre académiques et administrateurs sur un même pied d'égalité. Vous avez les administrateurs là et les académiques au-dessus," raconte Pond.

En effet, selon notre étude menée sur une soixantaine de gestionnaires d'accréditation, la principale raison qui rendait la collection des données difficile était la communication avec les autres acteurs du pipe, notamment les professeurs : trop long, peu d'écoute, difficulté de rassembler.


Le game changer

En conclusion, le poste de responsable de l'accréditation, en évolution constante, va gagner en importance dans les structures des écoles. Il est dans l'intérêt de ces écoles de les aider à faciliter la prise de décision, l'analyse et l'utilisation des données d'apprentissage pour les AoL.

L'innovation et la technologie peuvent y jouer un rôle. C'est l'une des visions d'EOCCS. Les initiatives plus innovantes des écoles aident à accomplir deux choses : améliorer l'apprentissage et faciliter la prise de décision.

C'est là que les outils technologiques peuvent aider, non pas en essayant de remplacer la pédagogie et de déclencher la "dark version d'une éducation basée sur la technologie", comme le dit Keith Pond, mais en aidant les universitaires et les administrateurs tels que les responsables d'accréditation à améliorer l'expérience d'apprentissage.

Dans ce dernier cas, cela signifierait lui faire gagner du temps pour faciliter la collecte de données, lui en laissant plus pour se concentrer sur le grand défi : "que faire avec les données".

Si vous êtes un responsable d'accréditation et que vous vous sentez parfois dans des moments difficiles, n'ayez crainte, votre voyage est rempli de promesses et risque de réserver bien des surprises en termes de possibilités d'action.

Keith Pond est directeur de l'accréditation EOCCS et maître de conférences à l'Université de Loughborough. Keith est un véritable puit de connaissances qui croit profondément en un changement vers une Éducation plus innovante. Ses histoires et ses aventures avec EOCCS sont une source d'inspiration pour tous les universitaires et les responsables d'accréditation à la recherche d'une amélioration de l'apprentissage de leurs étudiants.

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Numériser les examens améliore l'apprentissage. Voici comment.

Voyez les étudiants comme un grand groupe d’athlètes, des coureurs qui se préparent pour un marathon aux Jeux Olympiques.

Des beaux et vigoureux athlètes. Cependant il y a un hic. On ne comprend pas vraiment pourquoi mais leurs entraîneurs ont décidé de leur mettre aux pieds des chaussures bien étrange. Quand on regarde de plus près, on aperçoit des chaussures de ski.

Ok.

Avec ces chaussures, les entraîneurs poussent les athlètes à courir vite, plus vite qu’Usain Bolt, et longtemps.

Sympathique et facile non?

Eh bien cette image se retrouve aujourd’hui dans l’Éducation. Bon c’est vrai beaucoup de choses ont changé, de nouvelles pédagogies très intéressantes se développent dans les classes et c’est une bonne nouvelle. Mais les chaussures de ski, elles, sont toujours aux pieds : ce sont les examens.

Au-delà d’être un casse tête pour les professeurs en termes de logistiques et de gestion des données académiques, les examens et les notes ont des impacts plus inquiétants sur les étudiants et l’apprentissage.

Selon certaines études, la pression sociale et le besoin d’avoir des bonnes notes pour assurer un succès professionnel tend à développer de l’anxiété, des troubles du sommeil voire de la dépression et tend à pousser les étudiants à se fixer uniquement sur les notes plutôt que l’apprentissage.

Pire, les étudiants tendent à choisir des voies où l’obtention de meilleurs notes leur paraissent plus simple. Autrement dit un diplôme ou plus une voie professionnelle qui leur facilitent la tâche académiquement puis financièrement.

On perd donc tout l’intérêt pour l’apprentissage et le développement de compétences et d’expertise sur des sujets qui les passionnent, pourtant la clé du succès personnel et professionnel.

Nice !

En conséquence, on se prend une claque en pleine figure : il n’existe pas de réel lien entre l’apprentissage et les évaluations et notes. Afin de répondre à ce problème de nombreuses méthodes sont apparues.

Parmis lesquelles on retrouve les évaluations engageantes, ou engaging assessments, l’apprentissage basé sur la compétence, et l’auto-évaluation.

Ces méthodes innovantes croissent de plus en plus et prouvent leur efficacité.

Cependant, les notes et examens comme nous les connaissons ne disparaîtront pas du spectrum de l’éducation supérieure. Ce n’est pas une mauvaise chose.

Simplement parce qu’ils permettent de manière objective de démontrer les compétences et maîtrises d’un étudiant entrant sur le marché du travail.

Mais le problème reste le même, l’apprentissage et les notes et évaluations restent à distance les uns des autres, alors que le but serait de les réunir.

On y arrive.

Il est nécessaire de pouvoir gérer les notes et les intégrer dans le processus d’apprentissage afin d’aider les professeurs à améliorer l’expérience.

D’où les e-Exams ! Ces solutions ne sont pas nouvelles, certes. Elles permettent de numériser les processus d’examens, d’optimiser les temps de création et de correction des examens ainsi que de les faire passer aux étudiants dans un environnement numérique sécurisé.

C’est bon ça, mais de cette manière on ne résout pas encore tout à fait notre problème.

Alors l’e-Exam a besoin d’un petit coup de frais.

Parce qu’en soit, il a tout pour réussir.

Il peut permettre aux professeurs de gérer les compétences à cibler par examen, il permet d’améliorer leurs qualités, d’optimiser les processus ...

Ajoutez-y un outil de visualisation de données personnalisable à l’échelle, et là ça devient plus alléchant, on retrouve un focus pédagogique plus grand.

Allé, on y ajoute un peu d’épices, donnez à cet e-Exam les moyens d’automatiser (par l’I.A notamment) le tout et de communiquer ou faciliter la communication avec les étudiants, leur apportant alors de meilleures pistes sur ce qu’il faut mieux apprendre ou comment aller plus loin.

Finalement, la petite touch, rendez le adaptable à tous types d’évaluations, par exemple les auto-évaluations et bilan de compétences personnels, et on y est, on ressort avec un environnement numérique permettant de réconcilier notes, évaluations et apprentissage adapté aux étudiants et à la technologie d’aujourd’hui.

Bon, en France le débat sur la question du rôle de la technologie dans l’éducation existe. Effectivement, l’éducation ne devrait pas être au service de la technologie.

Néanmoins, la tech aujourd’hui permet de donner plus de chances, de mieux apprendre et développer les compétences de nos apprenants.

C’est juste un fait. Selon notre étude réalisée sur une centaine de responsables académiques, 50% ont déclaré que la numérisation de leur établissement était inévitable, 50% urgente. 75% ont affirmé que le développement de nouvelles méthodes d’évaluation et de notation était sur leur plan stratégique, ajoutant que la gestion des données d’évaluation était un critère important.

Alors voilà, l’e-Exam évolue et démontre qu’il a l’opportunité de régler le problème de dissociation apprentissage/évaluation et notes, qu’il a l’opportunité de mettre les bonnes chaussures aux pieds de nos étudiants, pour qu’ils soient prêt à mettre le paquet tout au long de marathon olympique qu’est leur développement personnel et professionnel.

Il faut simplement y jeter un coup d’oeil et l’essayer.

Et vous qu’en pensez-vous ? Quelle serait votre solution pour régler ce problème ?

Au fait ! Jetez un oeil à notre nouveau livre blanc ! Nous avons analysé les problèmes des méthodes d’évaluation et de notation ainsi que les nouvelles méthodes mises en place pour y répondre.

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Optimiser les corrections par la digitalisation : l'exemple lituanien

Comme vous le savez, "processer" les évaluations est difficile. Les problèmes de logistique et d'organisation pullulent tout au long du processus.

La phase de correction, elle, on s'entend, est un petit cauchemar. Selon une étude, aux États-Unis, les professeurs passent en moyenne 10 heures supplémentaires par semaine sur les corrections de tests.

10 heures.

Mais vous le savez peut être déjà.

La NEC, la Lithuanian National Examinations Centre, elle aussi le sait. C'est pourquoi cet été, l'organisation nationale lituanienne décida d'utiliser des outils de e-marking dans le but de digitaliser les corrections des examens de physique et d'IT de son "baccalauréat" des étudiants sortant du lycée.

Résultat ? L'organisation fut capable de réduire leur temps de correction de 60% . Alors que les épreuves précédentes nécessitaient plus de 5 semaines de travail, la phase de correction ne prit désormais que 2 semaines tout au plus. La correction de l'examen de physique prit d'ailleurs 4 jours tout au plus.

Efficace.

Le cas de la NEC lituanienne n'est évidemment pas isolé, de nombreuses institutions ont elles aussi choisis de digitaliser partiellement ou complètement leur processus d'?valuation via des e-markers ou des solutions d'e-Exams.

Optimiser les processus d'examens revient ? optimiser du temps. Qui dit plus de temps dit plus d'opportunités d'améliorer l'environnement d'apprentissage.

Vous l'aurez compris, le temps est pr?cieux.

Cependant, on peut toujours faire mieux. Optimiser, c'est très bien. Fournir une optimisation de qualité accompagnée d'outils d'analyses, c'est mieux. C'est exactement ce que les e-Exams sont en mesure de fournir.

Comment cela ?

Ces solutions permettent d'avoir accès à un large panel de données qualitatives et quantitatives à partir des examens.

Un sacré avantage pédagogique facilitant la gestion de l'amélioration continue et des de chaque cours et chaque programme.

De plus, ces solutions permettent de faciliter ou automatiser l'organisation et la visualisation des données académiques.

L? encore, c'est un avantage certain pour des acteurs tels que les gestionnaires d'accréditation, en charge de l'organisation des processus internes aux institutions.

Effectivement, selon notre étude, 83% des gestionnaires d'accréditations ont déclaré que la phase la plus difficile d'un processus d'accréditation était l'implémentation et l'optimisation des processus et de la communication des données académiques.

Nous avons aussi observé que 33% des gestionnaires d'accréditations étaient à la recherche d'une solution, d'outils d'Edtech, qui leur permettrait de 1) mieux gérer les données et 2) fluidifier les processus internes.

33%. Un tiers. C'est quand même quelque chose.

L'organisation et la visualisation des données sont tout aussi avantageuses pour les directeurs académiques et doyens d'institutions chargés de planifier et valider les innovations pédagogiques actuelles et futures.

Là encore, nous l'avons vérifié.

75% des doyens et directeurs académique interrogés considèrent l'innovation pédagogique comme leur priorité numéro une.

En conclusion, on observe une tendance croissante sur l'évolution des e-Exams. D'une solution d'optimisation des processus d'examens, l'e-Exam a maintenant l'opportunité de devenir une plateforme de management de l'amélioration continue d'une institution.

Chez TestWe, on est à ce stade. Objectif : adapter les exam aux problèmes d'aujourd'hui liés à l'apprentissage.

Maximum effort.

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Les Meilleurs Blogs & Vlogs à Binger cet été

Pendant l’été, on se détend c’est vrai. C’est aussi un bon moment pour s’inspirer et revenir en pleine forme et plein d’idées pour la rentrée, être prêt à en mettre plein les yeux aux étudiants.

Notre mission ici, c’est de vous aider à vous inspirer. Pour cela, on vous a déniché quelques petites ressources. Des blogs, des vlogs, des petites bijoux pour vous aider à innover dans l’apprentissage.


Nerdwriter

Voici Evan Puschak, le Nerdwriter. Youtubeur, vidéo-essayiste, il produit des contenus vidéos magnifiques mêlant des analyses socio-économiques, politiques, culturelles et artistiques.

Ses vidéos et son style sont devenus si populaires qu’il est devenu indissociable de la montée en puissance des video essays.

Idée : Au niveau de l’apprentissage, Nerdwriter est une très bonne source d’inspiration si vous cherchez à diversifier vos méthodes d’évaluation avec vos étudiants. Proposez leur d’étayer leur propos et leur expertise sur un domaine choisi via un vlog, via une video essay.

Nous avons déjà écrit une analyse des video essays et leur efficacité dans l’apprentissage.


La StartEdUp Innovation de Don Wettrick

Alors voici maintenant Don Wettrick. Ses approches pédagogiques sont totalement innovantes et incroyables à entendre.

Wettrick propose de complètement repenser les méthodes d’évaluation et de notation de manière à maximiser le potentiel innovant des apprenants.

Son succès a été prouvé et salué par de grandes personnalités du monde de l’apprentissage innovant telles que Tim Ferris, Seth Godin or Dr. Tina Seelig.

Suivez son blog ici et son vlog.

Nous avons notamment étudié ses méthodes, dont le processus ROTH Ira, ressemblant étrangement aux processus de Growth hacking utilisés dans les tech companies.

Il est difficile de trouver meilleur exemple d’un entrepreneur de l’apprentissage ayant exploré et testé les possibilités qu’offrait son environnement dans le but de favoriser le progrès de ses étudiants.

Idée : testez vous aussi l’Innovation Classroom de Don Wettrick et intégrez le processus ROTH Ira à vos cours ou à vos Learning goals.



Cult of pedagogy

Cult of Pedagogy est une caverne d’Ali baba. Fondatrice et Rédactrice en Chef du blog, Jennifer Gonzalez (ci-dessous) et ses collaborateurs fournissent des analyses passionnées et très travaillées sur les innovations les plus intéressantes comme sur les points les plus alarmants dans le monde de l’Éducation.

Jennifer Gonzalez est une perle rare pour tout enseignant, innovateur ou étudiant qui s’intéresse à l’Éducation de demain.

Sur Cult of Pedagogy on retrouve aussi des interviews plus qu’intéressantes de professeurs ou innovateurs ayant expérimenté dans leur classe et leur pédagogie. On y suit le parcours de ceux-ci et le déroulé de leurs expériences.

Idée : Alors c’est simple inscrivez-vous à Cult of Pedagogy et écoutez les podcasts.



Tim Ferriss

Tim Ferriss est un growth hacker… de la vie. Un maître de l’apprentissage accéléré.

Au-delà de ses succès d’entrepreneurs ou d’investisseurs, Tim Ferriss est devenu en un temps record écrivain, auteur de plusieurs bestseller ou encore champion d’art martial (kickboxing chinois), le tout en utilisant essentiellement des procédés d’apprentissage accéléré.

Suivre son blog, c’est en apprendre plus sur ces procédés et leur modalités d’application. Les livres de Tim Ferris accompagnent très bien ses lecteurs dans leur mise en place d’habitudes facilitant l’apprentissage au quotidien.

C’est donc une très bonne source d’idées pour transformer vos contenus de cours et vos programmes d’apprentissage.

Idée : écoutez ses podcasts au quotidien ou de manière hebdomadaire, testez ses méthodes sur vous-mêmes puis avec vos étudiants

Nous avons aussi rédigé un article sur l’apprentissage accéléré afin de vous faciliter la tâche.



Vox et Vox - Borders

Les vidéos Vox et leur blog offrent de superbes analyses sur l’actualité politique, économique etc. les sujet abordés sont toujours présentés très précisement et vous apprendront toujours quelque chose d’impressionnant (comme : the (Mostly) true story of hobo graffiti).

Vox est un média qui mérite d’être plus lu et vu tant son travail apporte un coup de jeune à l’industrie du journalisme.

Vox - Borders est une sous-chaîne de Vox. C’est la véritable claque visuelle. Menées par le journaliste Johnny Harris nominé aux Emmy (voir ci-dessous), les aventures de Vox Borders vous emmènent aux frontières entre pays afin d’y analyser la répercussion de celle-ci sur les contextes et rapports culturels et politiques entre pays.

Idée : Vous proposez des cours de géopolitiques ? C’est une ressource d’apprentissage obligée. Vous cherchez de nouveaux formats de projets à délivrer à vos étudiants, en échange par exemple ? C’est la ressource qui peut vous inspirer. Vous souhaitez améliorer l’engagement en classe ? C’est une ressource qui peut vous aider.

Bien sûr ce ne sont pas les seules ressources d’apprentissage qui ont le pouvoir d’inspirer. Simplement, chez TestWe, ces blogs & vlogs nous ont gentiment envoyé dans les nuages tant elles sont intéressantes.

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L'Université de York adopte TestWe !

Grande nouvelle pour l’aventure TestWe : l’Université de York, basée à Toronto au Canada, est la première université nord américaine à adopter TestWe.

C’est après avoir testé la solution sur le mois de Juillet et sur une classe d’étudiants que les responsables de l’université ont décidé de nous adopter pour de bon.

“Comment TestWe a pu vous aider ? Quels problèmes avons-nous pu régler ?”

Deux questions que nous avons pu poser à Jeff Pinto, le Manager Edtech, des Services d’Informations et des Technologies à la Schulich School of Business de York.

Il répond : “Nous avions déjà un certain nombre de professeurs qui souhaitaient laisser la liberté à leurs étudiants de présenter leurs examens sur leur propre ordinateur. Alors nous avions déjà utilisé d’autres solutions d’e-Exams mais nous avons eu du mal à trouver une solution qui était :

  • intuitive (qui ne sollicitait pas beaucoup de support des IT managers ou des professeurs);

  • secure (qui ajoutait de multiples leviers de sécurité à nos examens de type présentiels);

  • cross platform (qui supportait Mac comme PC);

  • fiable (avec très peu de chance de perte de travaux des étudiants);


Nous avons été impressionné par l’efficacité dont TestWe faisait preuve sur ces dimensions là, mais aussi sur la réactivité et l’efficacité de son équipe support. Alors nous avons hâte d’implémenter TestWe pour l’année scolaire prochaine.”

En effet, TestWe a été approuvé de manière unanime par les professeurs responsables des tests et implémentations de solutions Edtech à l’interne, mais aussi par les étudiants qui ont testé notre solution.

Comme l’a affirmé Jeff Pinto, l’université déploie TestWe sur plusieurs promotions dès la rentrée de septembre.

Affaire à suivre ...

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Le Top 5 des meilleurs outils de Learning Analytics !

Les Learning Analytics (L.A) sont toujours au top de l’actu. Nous vous avions concocté un petit rapport sur les solutions de Learning Analytics et sur les opportunités qu’elles offraient à ceux qui les utilisaient, vous vous en souvenez ? Eh bien il est venu le temps de vous présenter quelques uns des meilleurs outils que nous avons repéré sur le marché.

Si vous n’avez pas lu notre rapport, je vous invite à y jeter un oeil afin de vous familiariser avec ce terme et comprendre son fonctionnement.

Dans la famille des L.A, on trouve de nombreux membres, tous relativement différents l’un de l’autre. Mais tous entrent dans la catégorie des L.A en tant qu’outils permettant l’application de collections, d’analyses, de mesures et de rapports de données à l’Éducation avec pour objectif l’amélioration et l’optimisation de l’apprentissage et de l’environnement d’apprentissage des étudiants.

Le terme “optimiser” est extrêmement important car c’est l’objectif final de ces solutions : faciliter la tâche des professeurs et les aider à se concentrer ce qui compte réellement, les apprenants et l’amélioration de l’apprentissage.

C’est parti, jetons ensemble un oeil à 5 solutions de Learning Analytics qui pourraient grandement vous aider à optimiser vos tâches et à améliorer l’apprentissage.

1. Yet analytics

Yet Analytics est l’un des outils les plus complets en matière de Learning analytics. C’est un Learning Record Store, pour être exact, développé sur xAPi. L’entreprise américaine fournit un panel très large d’options de visualisation de données favorisant la compréhension de la progression et de l’engagement de l’apprenant.

  • Yet se spécialise aussi dans l’analyse de données facilitant le développement de talents, le tracking et le decision-making quant au développement de carrière des apprenants en entreprise

  • La solution fournit ses analytics en puisant les informations à travers de nombreux écosystèmes d’apprentissage

  • Yet se spécialise aussi dans l’analyse prédictive



2. Wooclap

Nous vous avions déjà présenté Wooclap dans un précédent article. Il se trouve que cet outil ne fait pas que booster l’engagement de vos apprenants en classe. En effet, l’application offre des retours intéressants sur l’engagement des étudiants grâce aux analyses effectuées. Un professeur peut donc savoir qui a répondu quoi, en combien de temps etc.

3. Bright Bytes

BrightBytes est une entreprise américaine fournissant une solution SaaS d’analyse de données ayant pour objectif de mesurer les effets des technologies utilisées dans les institutions éducatives.

  • Leur outil d’analyse de données permet d’évaluer l’utilisation de technologie (apps, outils etc.) dans le processus d’apprentissage. Un bon moyen de savoir quelle solution fonctionne, quelle solution est adoptée par les professeurs et étudiants.

  • BrighBytes étudie l’accès aux outils numériques et à une bonne connexion Internet au sein de l’école.

  • L’outil permet aussi de mesurer les compétences numériques des professeurs et étudiants.

  • Il évalue enfin la culture numérique d’une institution, proposant ensuite certaines méthodes à mettre en place selon le niveau numérique de celle-ci.


4. Clever

Clever c’est l’une des startups américaines qui croît le plus dans le secteur Edtech en ce moment. La solution a commencé par fournir des identifiants uniques aux apprenants, leur permettant de se connecter à de multiples solutions, outils Edtech, LMS et autres, utilisés par l’institution. Après avoir proposé de nouveaux services, Clever lance Goals.

Goals permet aux professeurs de fixer des objectifs pour chacun de leurs étudiants. Cela peut concerner un type d’activité à réaliser, un ou plusieurs outils numériques à utiliser pour tel ou tel exercice. Par la suite, le professeur peut tracker la progression de ses étudiants sur leurs objectifs.

Même si la solution Clever ne va pas aussi loin que Yet analytics, elle permet malgré tout d’avoir une vision complète de l’apprentissage des étudiants et de leur engagement avec toutes les ressources d’apprentissage. Un bon outil pour adapter vos contenus pédagogiques !

5. Knewton

Knewton est une solution américaine dont l’objectif est de faciliter le plus possible l’adaptive learning via l’analyse de données.

Notamment grâce à leur outil d’analyse des données de performance en temps réel des apprenants, Knewton permet aux professeurs d’adapter en continu leur contenu pédagogique pour chaque étudiants et de suivre régulièrement leur progression.

Finalement, la solution propose aussi des outils de Learning Analytics complets, comparables à Yet, pour les entreprises. Knewton se pose comme l’une des solutions les plus efficaces pour la mise en place d’une méthode d’adaptive learning au sein de votre établissement.

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Quel futur pour les professeurs face à l'Intelligence Artificielle ?

Anthony Seldon est un expert britannique dans le domaine de l’éducation. En 2017, il a provoqué le buzz en déclarant que d’ici 2027, l’Intelligence Artificielle remplacera les professeurs en se fondant sur une analyse riche en études de cas.

Cette déclaration peut être évidemment perçue comme agressive de prime abord car les propos de l’auteur peuvent être déformés si l’article n’est pas lu dans son intégralité. Parce qu’une chose est sûre, l’I.A ne remplacera jamais les professeurs.



Les professeurs continueront de jouer un rôle crucial pour encore de nombreuses années

Certes, l ’I.A menace de nombreux emplois : 800 millions selon une récente étude de l’entreprise de conseil McKinsey. Ces emplois en voie de disparition ne sont pas perdus dans l’absolu, car l’I.A, la numérisation et la robotisation de l’économie en créeront bien plus. C’est notamment l’avis de Gartner, entreprise de conseil et de recherche américaine.

L’étude de McKinsey prouve que les emplois sont menacés. Les domaines concernés sont très différents, passant de l’analyse financière à la médecine.

La pédagogie, elle, est un secteur qui ne fait absolument pas parti de cette “wanted list”. L’argument principal étant qu’elle consiste en la pratique des relations humaines et l’application de compétences douces, plus communément appelées soft skills.

Comme l’explique bien l’oeuvre de Yuval Noah Harari, Sapiens, ce qui fait de nous des Hommes c’est notre capacité à se raconter des histoires, à projeter des réalités conçues et à développer l’intersubjectivité. Cette dernière est le fondement de l’éducation, de la formation, du langage, de la créativité et de l’innovation. Or, l’intersubjectivité est une compétence inconcevable pour l’I.A.

Une chose est sûre, les professeurs joueront un rôle crucial dans l’Éducation et la pédagogie n’en deviendra que plus passionnante.

Cependant, cela ne signifie pas que la technologie devrait rester en retrait, bien au contraire ...



L’I.A aidera les professeurs à se concentrer sur ce qui compte vraiment

Si vous allez plus loin dans l’étude de Seldon, vous vous rendrez compte qu’il soulève des points intéressants. Tout d’abord, le développement de l’I.A comme assistant au professeur. C’est là que 1. l’I.A devient un outil moteur de l’amélioration continue de l’apprentissage et 2. l’I.A révolutionne le métier de pédagogue.

En quoi ?

Aujourd’hui ceux-ci perdent beaucoup de temps à effectuer des tâches à faible valeur ajoutée. On parle ici de la création et la correction des examens, du management des logistiques, de l’emailing et des tâches administratives basiques.

Cependant, ces activités ne sont absolument pas liées à l’apprentissage.

C’est à ce niveau que les assistants I.A résolvent ce problème. Comment ? En fournissant plusieurs services :

  • l’automatisation de la collection, du traitement, et de la visualisation des données académiques. Ceci facilite la compréhension de l’apprentissage des élèves par les professeurs, favorisant ainsi le travail pédagogique. Ces solutions sont communément appelées Learning Analytics et Multimodal Learning Analytics (pour en savoir plus c’est ici).
  • l’automatisation des corrections et la facilité de créer des examens.
  • l’automatisation des tâches administratives telles que les emailing, les envois de copies etc.

C’est le point développé par Rose Luckin, professeur à University College London Knowledge Lab, dans une étude de 2017 : aider les professeurs à optimiser leur travail afin de se concentrer sur l’innovation pédagogique ; c’est LA mission de l’I.A dans l’Éducation de demain.

En dernier lieu, l’I.A comme assistante est une solution oblige face au manque croissant de professeurs, que ce soit au Royaume-Uni, en Europe ou aux États-Unis, ainsi qu’un outil de promotion d’une profession de plus en plus “entrepreneurs du savoir” et excitante.



L’I.A ne remplacera jamais les professeurs

Dans tous les cas, le numérique n’est pas en mesure d’entrer en compétition avec le cerveau humain et sa maîtrise des relations humaines.

Interviewée par le média Futurism, Rose Luckin déclare : “Je ne crois pas que les robots puissent être en position d’appliquer le large panel de tâches qu’un professeur humain peut accomplir quotidiennement. Et je ne crois pas non plus qu’un robot développera le même vaste répertoire de compétences qu’un professeur possède”. Luckin n’est pas la seule à affirmer cela. De plus en plus d’analyses neuroscientifiques arrivent aux mêmes conclusions révolutionnaires.

  • Paul Reber, professeur de psychologie à la Northwestern University déclare que “La capacité de stockage d’informations du cerveau humain est virtuellement illimitée et ne s’épuise jamais”.

  • George Dvorsky, reporter senior chez Gizmodo: un média spécialisé dans les nouvelles technologies, affirme que la capacité de mémoire du cerveau humain équivaut à un quadrillion de bytes : ce qui finalement équivaut au stockage d’Internet dans sa totalité.

  • Terrence Sejnowski, professeur au Salk Institute déclare : “Nous avons découvert que la clé permettant d’accéder à la structure de fonctionnement des neurones, dans l'hippocampe, qui avec si peu d’énergie font preuve d’une puissance de calcul impressionnante. Nos nouvelles analyses de la capacité mémorielle du cerveau humain estiment la capacité mémorielle du cerveau humain à une fourchette supérieure à celle d’Internet”.




C’est une révolution dans le domaine de la neuroscience qui ne fait que commencer.

Enfin, le rapport de McKinsey le démontre : . lLes emplois les plus recherchés et les moins remplacés par les robots et intelligences artificielles seront ceux qui impliquent une expertise des relations humaines et la maîtrise de compétences douces. Des compétences telles que la créativité, l’empathie, la pensée critique ou le travail d’équipe et la communication. Ça tombe bien, les professeurs entrent exactement dans cette catégorie !

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L'École Nationale d'Administration choisit TestWe pour sa promotion Georges Clémenceau !

Du 22 au 25 juin,
L’École Nationale d’Administration faisait passer, à Strasbourg, ses examens blancs de Droit et Finances publiques aux apprenants, le but étant de les préparer pour leurs épreuves de classement.

L’ÉNA c’est la prestigieuse institution française, créée en 1945 et qui depuis lors forme les grandes administratrices et les administrateurs de France mais aussi de l’étranger. Bref, ça on le sait tous.

L’école a donc décidé d’utiliser TestWe, suivant ainsi l’élan de la digitalisation de l’Éducation en France. Utiliser TestWe dans ce cadre là, c’est aussi l’occasion pour l’école de moderniser ses méthodes d’évaluation !
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Serait-ce le début de la fin pour les examens standardisés ?

De plus en plus d’universités aux États-Unis (de type Yale, Chicago ou encore Columbia) prennent la décision de revoir leur procédures d’admission et de rendre optionnels les examens standardisés tels que ACT et SAT. Cette décision fait suite à de nombreuses plaintes de la part des étudiants considérant les prix des examens, alors obligatoires, trop chers par rapport aux taux d’acceptation minimums des universités (on parle là de moins de 10% des demandes en moyenne).

Néanmoins, il y a une problématique plus profonde à cette tendance : un examen ne devrait pas les gouverner tous. Un examen standardisé et obligatoire ne peut pas être le déterminant définitif du succès académique des apprenants.



Les problèmes des examens standardisés

“L’examophobie” existe bel et bien et les tests d’aptitude tels que SAT, ACT, TAGE MAGE etc. sont des sources de stress extrême pour les candidats. Le problème c’est que ce stress peut souvent être la cause d’erreurs et d’échecs. A posteriori, cela peut revenir, pour les universités, à se priver d’étudiants brillants à cause d’un simple test.

Rendre les examens standardisés optionnels, et prioriser des méthodes d’évaluation plus adaptées et continues, illustre cette nouvelle tendance au sein de l’éducation supérieure selon laquelle les examens doivent être intégrés dans le processus d’apprentissage et doivent être mieux utilisés pour comprendre un apprenant.



Les e-Exams sont un moyen de mieux évaluer les apprenants

Les examens, standardisés ou non, doivent être plus que de simples indicateurs de performance, on le sait. Intégrer complètement les processus d’examens dans l'expérience d’apprentissage est un objectif, mais définir les éléments et les outils qui pourraient faciliter une telle intégration pose problème.

C’est là que l’e-Exam entre en scène en fournissant aux professeurs de nombreux avantages parmi lesquels :

  • Optimisation du temps de travail des professeurs en facilitant la création des examens et l’automatisation de la correction des copies

  • Optimisation des coûts logistiques des institutions

  • Compréhension de l’acquisition de compétences des apprenants via des outils de visualisation de données

  • Flexibilité de présentation des examens par les apprenants (sur leur propre ordinateur, en classe ou chez eux etc.)

  • Environnement anti-triche des examens numérisés



Alors ? La fin des examens standardisés ?

Rendre optionnels les examens standardisés pour plus de flexibilité et d’adaptabilité c’est aussi promouvoir l’égalité des chances et des intelligences dans le but d’assouvir les soifs de développement et de connaissances.

Maintenant attention ! Cela ne veut pas dire que ceux-ci devraient être oubliés, parlons plutôt d’un besoin de repenser ces évaluations. De toute manière, nul besoin de se le cacher, les tests tels que ACT, SAT ou autres sont tellement intégrés chez les apprenants qu’ils sont désormais “too big to fail”.

Aujourd’hui les examens sont un terrain en reconstruction. De nombreuses solutions s’imposent petit à petit, telles que les e-Exams. Petit à petit, on voit de plus en plus d’écoles adapter leurs évaluations aux processus d’apprentissage.

Alors est-ce la fin des examens standardisés ? Probablement pas, ce n’est même pas le début de la fin… Mais peut être la fin du commencement. Affaire à suivre !

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"Close the loop" : Comment obtenir ses accréditations plus facilement

Les accréditations telles qu’AACSB et EQUIS sont pour une école la clé de l’accession au club prestigieux des top institutions mondiales. Pas besoin de le souligner, on le sait, ces accréditations sont chères et nécessitent beaucoup, beaucoup d’efforts. De plus, c’est toute l’école qui peut se transformer de manière radicale, de la pédagogie à l’organisation interne. C’est pourquoi les processus d’obtention et de renouvellement peuvent être de vrais casse tête.


Bon, déjà rappelons ce qu’attendent les labels de type AACSB :
  • Des décisions basées sur des data (quantitatives/ qualitatives)
  • Une exécution rapide et des tests
  • Une politique de feedback réguliers
  • Un focus sur l’apprentissage des étudiants
  • Une culture de l’innovation

Vous le savez certainement, le processus d’accréditation consiste en l’ouverture d’un loop, d’une boucle, le but étant de fermer cette boucle sur décision des comités d’AACSB, ceci signifiant que tous les efforts ont été menés à bien et qu’il n’y a plus qu’à entretenir l’amélioration de l’apprentissage. Autrement dit vous fermez le loop, vous êtes accrédités.

Pour éviter le stress et pour éviter de tomber dans un bourbier, on vous conseille de suivre ces quelques conseils qui vous permettront de mettre toutes les chances de votre côté. Prenons l’exemple d’AACSB.

AACSB c’est d’abord une question de lecture et de compréhension

Comprendre l’organisation, ses valeurs et ses process ce n’est pas difficile. Il suffit de lire toute la documentation d’AACSB. Le vocabulaire n’est pas facilement compréhensible mais cela reste néanmoins la meilleure chose à faire avant même de poser sa candidature.

Souvent, la complexité des processus d’accréditation pousse les responsables des écoles à s’isoler afin d’essayer de trouver une solution aux requis demandés. C’est une grosse erreur. Au contraire, tout le monde doit être mis au courant et doit être libre de proposer des initiatives pouvant favoriser l’école candidate à l’obtention de l’accréditation. Comment ?

  • En formant administrateurs et corps enseignant à l’optimisation de l’apprentissage et aux outils innovants
  • En donnant plus d’autonomie aux professeurs sur leur pédagogie
  • En appelant les étudiants à faire preuve d’initiatives afin d’innover et, avec le soutien des facultés et programmes, améliorer l’apprentissage étudiant (de l’entrepreneuriat à la vie étudiante)

Une question de management

Appeler tout le monde à participer est un bon début. Organiser et appliquer des processus d’actions, c’est le top ! Le but est donc de planifier et répartir les rôles et actions de chacun dans le but de faciliter l’amélioration continue de l’école. Vous n’êtes pas seuls ! Mentors comme comités d’inspection sont là pour vous soutenir et vous offrir des conseils pragmatiques afin de remplir cette mission.

Les organisations et méthodes diffèrent selon les écoles et leur culture. Mais construire une organisation tournée autour de l’exécution rapide et de la communication quotidienne est généralement très efficace.

Par exemple vous pouvez :

  • Effectuer une première analyse de l’état de votre école afin déterminer vos besoins et les points à améliorer. C’est l’ouverture du loop.
  • Prioriser vos objectifs et les communiquer au corps professoral, et assigner à ceux-ci leurs objectifs et tâches court - moyen - long termes.
  • Communiquer avec votre centre d’analyse de données (si vous disposez d’un tel département) à propos des données que vous souhaitez collecter et analyser, des données qui vous permettront d’effectuer rapidement les changements nécessaires dans vos cours et programmes. C’est la partie management innovant du loop.
  • Former les professeurs aux plateformes utilisées pour collecter les données et feedbacks des apprenants. Permettre aux professeurs d’adapter leurs cours aux objectifs, learning goals, objectives et outcomes. Autonomie et créativité sont les maîtres mots.

    - Les résultats de leurs expériences apparaîtront au travers des données collectées et feedback des apprenants.
    - Ensuite, effectuer régulièrement des suivis afin d’apporter des idées dans le processus d’amélioration continue de l’apprentissage. C’est la partie “innovation pédagogique” du loop.

  • Appeler à l’initiative et aux projets des apprenants. Faire en sorte qu’il soient actifs dans l’amélioration de l’école. Les laisser s’engager dans des projets visant à améliorer leur apprentissage et leur apporter plus de compétences revient indirectement à les préparer à gérer des projets importants dans leur vie post-école, professionnelle. Cela revient à donner à l’école un impact innovant sur le marché de l’Éducation mais aussi à enrichir les données qualitatives et quantitatives obtenues afin de mieux comprendre et baliser l’apprentissage au fil des années.

    - Ensuite, effectuer régulièrement des suivis afin de mettre en place ou non les différents projets proposés. C’est la partie “innovation pédagogique” du loop.

Appliquer ce processus à votre organisation interne et fermez tranquillement le loop, vous êtes prêts à être accrédité !

Appliquer un processus d’optimisation et d’accélération de l’apprentissage

Jetez un oeil à ce process. Similaire au Design thinking, au Growth hacking, nous l’avons adapté à l’apprentissage. L’objectif est d’appliquer des tests rapidement afin de valider de nouvelles méthodes pédagogiques et idées qui pourraient aider les étudiants à mieux apprendre. Grâce aux données d’apprentissage, il devient possible de valider de nouvelles idées de semestre en semestre.


Apprenez en plus sur l’optimisation de l’apprentissage
ici.

Finalement, écoutez votre mentor.

Très simple et crucial dans votre réussite. Les mentors sont là pour vous aider. Ceux-ci viennent d’institutions déjà accréditées, autrement dit ils connaissent les démarches à suivre. Fermer le loop c’est entrer dans une démarche d’amélioration continue de l’apprentissage. Que vous cherchiez à obtenir ou renouveler votre accréditation, TestWe peut vous aider à optimiser votre apprentissage.

D’abord parce que la solution d’e-Exam que nous proposons vous permet de collecter et analyser des données très importantes dans vos effort d’AoL (Assurance of Learning) : les données académiques (notes d’exams et de tests, commentaires, suivis).

En digitalisant vos processus d’examens, nous ne vous permettons pas uniquement de gagner du temps sur vos création et correction de tests. On ne permet pas uniquement aux étudiants de passer de manière sécurisée leurs tests sur leur laptop ou tablettes. Nous vous permettons d’accéder à leurs données académiques afin que vous puissier suivre leur progrès et leur acquisition de compétences.

En intégrant les learning outcomes, goals et objectives ainsi que les feedback des professeurs sur chacun des examens des apprenants, nous vous aidons à faciliter la formation de vos dossiers de candidature aux accréditations ainsi que vos processus d’amélioration continue de l’apprentissage.

Vous voulez en savoir plus ? Pas de problème, jetez un oeil à ce white paper remplie d’infos, de témoignages et d’autres conseils qui vous aideront à accélérer votre obtention ou renouvellement de label.

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À quoi ressemblera l'Éducation demain ?

OK ! Vous avez certainement dû comprendre que notre société était en plein changement n’est-ce pas ?

La croissance économique en tant que but national est remise en question. Le marché de l’emploi est perturbé par l’apparition fulgurante et continue des robots et intelligences artificielles. Aussi nous demandons nous quelle sera notre place dans l’économie de demain.

On voit apparaître des questions comme :

Finirons-nous par arrêter de travailler ? Devons-nous assurer un revenu universel, notamment pour aider les non-innovants ?

Pas un mouvement de panique mais presque ; on finit par se poser les mauvaises questions. Plutôt que de parler de revenus universels, de l’évolution du marché du travail ou de compétition entre l’IA et nous, nous devrions toujours tenter d’assurer une mobilité sociale, un capital de connaissance en constante croissance et une innovation continue dans laquelle l’humain, le robot et l’intelligence artificielle fonctionne ensemble.

La réponse à ces questions retombe finalement sur le même sujet : l’Éducation.

Dans ce cadre, l’objectif est d’adapter l’Éducation au contexte technologique actuel et à venir. Pour cela, nous devons nous assurer de compléter certaines étapes.



Les éducateurs doivent devenir des innovateurs

Il est évident que les professeurs devront avoir une connaissance voir une expertise des outils et supports digitaux afin d’avoir un maximum d’outils leur permettant d’innover tout au long de leur parcours pédagogique. Une certaine liberté d’action leur sera aussi requise, c’est notamment le cas en Finlande où les professeurs peuvent développer leur propre techniques d’apprentissage.



Changer la manière dont on passe les examens

C’est l’une des priorités au sien de l’Éducation. Il sera nécessaire de numériser les processus d’examens afin de :
  • Permettre aux étudiants de présenter leurs tests sur leur propre ordinateur ou tablettes, depuis chez eux ou en cours, et ce, de manière sécurisée
  • Faire en sorte que les professeurs passent moins de temps sur la création et la correction des travaux de leurs étudiants (en la rendant automatique par exemple) et puissent assigner ce temps dégagé à l’amélioration continue de leur contenu pédagogique
  • Faire en sorte que les examens puissent être une source de données académiques précieuse pour les établissements afin de mieux suivre la progression de leurs apprenants et afin d’adapter l’apprentissage à chacun
Et c’est ce nous faisons chez
TestWe via notre solution d’e-Exam !

Enfin, numériser les processus d’examen c’est aussi éviter de gâcher des tonnes de papiers et des dépenses qui pourraient être évitées.
“Bon, maintenant vous me dites que l’Éducation participe à la destruction de l’environnement”
Tout à fait ! Selon une étude réalisée aux États-Unis, une école de 10 000 étudiants représente une consommation annuelle de 2,500 arbres et 55,000 gallons de pétrole. Évidemment, cela a un coût : 200 000 dollars par an uniquement pour le papier. Alors ? Pas très “vert” hein ?



Enseigner les soft skills

Devrions-nous enseigner plus de connaissances de manière plus efficace aux apprenants aujourd’hui ? Beaucoup de questions de ce type sont d’actualité. Ce qu’il faut savoir c’est que la connaissance est maintenant accessible très facilement, gratuitement et en quantité quasi-infinie.

L’objectif, face à ce “bouhaha” de connaissances, vraies ou fausses, c’est de savoir les utiliser, les filtrer et les appliquer dans ses projets et ambitions.

C’est pour cela qu’il est crucial pour l’Éducation de commencer à se concentrer sur l’apprentissage des soft skills.

Soft skills ?

On les appelle aussi compétences comportementales, c’est l’enseignement de valeurs et compétences telles que l’empathie, le travail d’équipe, la pensée critique, le savoir-apprendre, la créativité. On parle alors d’apprentissage et d’entraînement de ces compétences appliqués à des domaines du savoir.

Ces soft skills sont en fait l’avantage compétitif des humains sur les machines et les IA. Privilégier leur apprentissage c’est préparer assurer un avenir au marché de la création d’emplois, un avenir dans lequel les apprenants pourront développer leurs projets de manière proactive, en sachant utiliser robots et IA.


Enseigner le code (à l’infini et au-delà)

Selon une étude faite aux États-Unis, bien que 90% des parents souhaitent que leurs enfants apprennent le code, moins de 40% des écoles offrent un apprentissage de la programmation. Une situation bien étrange, d’autant plus que les emplois nécessitant une éducation en programmation croissent deux fois plus vite que le reste.

Sans parler du facteur emploi, l’apprentissage du code c’est aussi apprendre le fonctionnement des structures des supports digitaux qui nous entoure, c’est donc plus qu’intéressant à tout point de vue, de la culture générale à l’exécution.

De plus, on parle aussi d’apprentissage de compétences qui vont au-delà du “savoir coder”.

Utiliser les données académiques afin d’améliorer l’apprentissage

Learning analytics, c’est le buzzword de ce début d’année 2018. Bien que ce soit encore l’aube de l’application des data analytics à l’Éducation, on peut affirmer qu’on a face à nous une véritable caverne d’Ali Baba.

  • D’abord parce que son utilisation permet d’aider les professeurs à innover et améliorer leurs contenus pédagogiques.
  • Ensuite parce que cela leur permet de mieux comprendre leurs étudiants, leurs besoins, leurs compétences, leurs progrès et difficultés etc. Et ce qu’ils soient en classe ou à 400 km de là.
  • Enfin parce que l’application des Learning analytics permet de forger un apprentissage adaptatif efficace, que l’on parle d’école primaire, collège, lycée, universités, cours en ligne, université d’entreprise ou centre de formation.

Changer la manière dont on donne les cours

Le format des cours traditionnels ne match plus avec les étudiants aujourd’hui. Leurs habitudes, leurs attentes, leur comportement n’est plus en adéquation avec un format de cours classique d’écoute et de prises de notes et ce à tous les niveaux de l’Éducation.

Intégrer des activités de simulations, de jeux de rôles, de travaux d’équipe, de compétition, de brainstorm créatif sur différentes plateformes et à l’aide de différents types de contenus se révèle être inévitable dans la construction de l’Éducation de demain ... et d’aujourd’hui.

La Finlande est encore une fois un exemple à suivre. Récemment, le pays a pris la décision de tester la suppression des matières de l’école primaire au lycée afin de les remplacer par des projets didactiques, ludiques et appliqués à des faits et contextes bien précis.
Par exemple : on retrouve des activités de type “La pollution maritime ou comment nettoyer les océans” (c’est un exemple évidemment).
Des types d’activités dans lesquelles les apprenants prennent une place d’acteurs importants en ce qu’ils mettent directement en application ce qu’ils apprennent au cours de projets.

Les résultats sont là, les étudiants apprennent mieux, s’amusent, travaillent mieux ensemble et sont plus engagés en classe ... Indirectement, c’est ce genre d’Éducation qui est la clé de la formation des futures générations d’entrepreneurs sociaux comme l’explique Jeremy Rifkin dans son oeuvre The Third Industrial Revolution


Conclusion ? Peu importe la suite des évènements, gardez bien un oeil rivé sur l’évolution de l’Éducation et ses innovations !

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Les jeux de rôles, une pédagogie surpuissante ?

Durant la conférence de 2018 de l’OMC, le CEO d’Alibaba Jack Ma lance un appel à une nouvelle forme d’éducation : “afin de maintenir le dessus sur les machines on ne peut plus seulement enseigner des connaissances”, en effet celles-ci se trouvent partout aujourd’hui. En affirmant que “nous devons enseigner des compétences uniques”, Jack Ma parle des “soft skills”, ou compétences douces, et des “valeurs” telles que la créativité, l’empathie, l’art, la pensée critique etc.

Jack Ma lors de sa séance d’interview à l’OMC en 2018

Alors que nous sautions de joie face à une déclaration si excitante pour le futur de l’éducation, après réflexion, une idée nous est venue : les jeux de rôles font partie de ces nouvelles méthodes qui permettront l’apprentissage des soft skills.


Les… jeux de rôle ?

Quand on parle de jeux de rôle (JDR), on pense souvent aux bons vieux “Donjons et Dragons” auxquels nous jouions plus jeunes. Des jeux fantastiques et prenants au cours desquels nous devions généralement s’armer de guides monstrueusement épais afin de se familiariser avec le vocabulaire du jeu, ses monstres et ses armes légendaires.

Il est vrai, ce jeu au succès mondial a changé des générations entières. Mais les jeux de rôle peuvent aussi bien être autre chose que des mondes fantastiques limités par les règles établies par les guides de jeu.

En effet, les jeux de rôle sont tout d’abord des histoires.

Alors oubliez tout sur les jeux de plateaux et les jeux ne serait-ce que partiellement limités. Pensez plutôt aux jeux de rôle comme le jeu d’une histoire sortie de votre imagination et de votre travail.

Comment ça marche ?

Tout d’abord, comme l’avez deviné, un zeste d’imagination est nécessaire pour bâtir une histoire. Sans oublier la maîtrise de la lecture, le goût de l’écriture et, en garniture, une pensée et une organisation relativement structurée.

Ensuite, il faut établir quelques règles à votre jeu et son environnement, une musique d’ambiance pour vos séances de jeu ainsi que des illustrations des personnages et décors afin d’aider à projeter son imagination.

Enfin, et le point le plus important : il faut des gens pour jouer ! Que se passe t-il si personne ne veut jouer ? Vous pourrez remédier à ce problème en créant votre jeu en ligne sur des forums. Un choix qui peut aussi trouver son succès.

Par exemple, la récente, très prometteuse série TV The Expanse a commencé comme tel, un jeu de rôle online !

Plus largement, on peut souligner de nombreux bienfaits à ce type de jeu de rôle. On le retrouve autant dans la vie personnelle que professionnelle, mais aussi dans l’éducation et la pédagogie dans lesquels il pourrait se révéler très efficace !

Voici trois bienfaits que nous trouvons à ce jeu de rôle.

1. Écrire une histoire anime votre créativité

Au-delà de l’acte de jouer, écrire est incroyablement bon pour entretenir l’inspiration dans tous les domaines, en effet, dans le cas du jeu de rôle créatif, on s’entraîne à se projeter dans un monde que l’on essaye de visualiser aussi clairement que possible.

L’écriture de l’environnement, de la complexité des personnages et des structures socioéconomiques sont des challenges inspirants qui nécessitent beaucoup de recherches, donc d’apprentissages.

L’élaboration de son monde nous propulse dans une phase de problem solving constante durant laquelle on travaille sa créativité et sa capacité de projection de manière organisée.

Comment faire voyager les personnages à travers ce monde ? Que pourront-ils apprendre dans telle ville ou tel environnement ? Via tel personnage ou telle sous-aventure ? Comment construire un twist digne d’un David Fincher ? Ce type de questions seront autant d’aventures à accomplir pour un créateur de jeu. Aventures au cours desquelles des compétences se développeront.

Comme nous le disions plus haut, créer son histoire a des répercussions bénéfiques sur son quotidien. On devient plus curieux, plus ouvert aux nouvelles idées, plus organisé dans ses projets personnels.


2. Construire son monde et le raconter exerce notre storytelling

Le cercle des poètes disparus

Le but des jeux de rôle n’est pas seulement d’écrire une histoire pour qu’elle soit lue mais bien jouée n’est-ce pas ?

En tant que créateur d’histoire, vous avez donc la responsabilité de faire preuve d’un storytelling engageant et inspirant… rien que ça.

Les joueurs doivent adopter leur personnage et être inspirés par ceux-ci. Rien qu’en écoutant votre voix ils doivent pouvoir s’y voir ! Mais le storytelling passe aussi par l’organisation des conditions de jeu. Une musique, un décor peut absolument tout changer !

Le challenge est le suivant : inviter des personnes à un voyage collectif. Un peu comme un voyage dans rêve que l’on retrouve dans le chef d’oeuvre - d’accord les avis sont partagés là-dessus - de Christopher Nolan, Inception.

Maîtriser le storytelling est un sacré coup de pouce dans la réussite de chacun, dans une carrière, dans la vie d’une entreprise, dans tous projets.

On pourrait citer tant d’auteurs, de David Ogilvy aux tribus amérindiennes, faisant l’apologie du rôle du récit et de l’histoire dans la société d’aujourd’hui.

C’est une notion qui se doit d’être inculquée aux plus jeunes comme aux plus vieux. Ainsi, le jeu de rôle est bien un moyen plus qu’efficace de l’apprendre et de l’entraîner.


3. Le jeu collectif développe l’empathie et la collaboration

Cela peut paraître naïf mais non. Chez TestWe, nous nous sommes nous-mêmes prêtés aux jeux de rôle et les résultats étaient au rendez-vous.

Bien qu’au début de l’aventure les équipes du jeu semblaient mal coordonnées, on a pu observer par la suite un net développement de la coopération et de l’écoute entre joueurs de l’équipe. Au-delà d’un bon moment passé ensemble, ce fut surtout une occasion d’améliorer notre propre communication et finalement notre jeu d’équipe.

L’écoute est une qualité plus que recherchée et évidemment cruciale dans tous les aspects de la vie, on ne le sait que trop bien ! C’est la première étape menant à l’empathie et à la coopération, elles-mêmes se trouvant être des solutions à bien des problèmes … personnels comme professionnels.


Finalement, les jeux de rôle sont une opportunité en or qui devrait être envisagée dans l’apprentissage pour des étudiants de tout âge

Que vous soyez l’auteur du jeu ou l’un de ses joueurs, les JDR sont une véritable source d’apprentissage et tout particulièrement de soft skills pour revenir à l’appel de Jack Ma pour une nouvelle forme d’éducation. Pourquoi insérer ces jeux dans l’apprentissage se révèle être efficace ?

Tout d’abord parce qu’ils sont fun. Le fun crée de l’engagement, de la curiosité et à posteriori favorise l’apprentissage.

Ensuite, parce qu’ils sont pragmatiques. En créant des environnements socioculturels, économiques, historiques, politiques, ou même en parlant de la physique du jeu, on enseigne des éléments de réalité, des éléments de connaissance qui par le biais du jeu provoque une curiosité sans pareils chez les apprenants.

Enfin, parce qu’on parle là de jeu social, on peut considérer que le JDR est une activité qui apprend le respect, la compréhension des autres, l’esprit collectif mais aussi la pensée critique dans le sens où l’on apprend à argumenter ses choix, à ne pas forcément foncer tête baissée à la première proposition venue. Des éléments clés dans le développement des futures générations et futures innovateurs de notre société.


Et vous vous en pensez quoi ? Avez-vous déjà testé le jeu de rôle ?

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Pourquoi les video-essays nous apprennent tant ?

Nous vous avions parlé de 10 applications et sites que nous utilisions plus ou moins fréquemment afin d'apprendre un tas de choses. Parmi ceux-ci, Youtube. Ce dernier n'est pas simplement une plateforme permettant de partager et regarder des vid?os sur tout, partout. Youtube c'est aussi une plateforme qui a su rendre l'apprentissage complètement et totalement excitant.

Notamment grâce aux chaînes consacrées à l'apprentissage et l'analyse, dont celles regorgeant d'une chose : les video essays. Des essais, mais adaptés en vidéo, vous l'aurez compris. Selon le Dictionnaire Collins, un essai est un texte court traitant d'un sujet en particulier et écrit par un étudiant, un auteur ou un journaliste.

Meghan Daum, essayiste et journaliste américaine, l'explique comme suit :

"Le but de l'essai est de pouvoir écrire sur tout. Ce n'est pas de dire aux gens ce qu'ils pensent déjà ou leur parler de ce qu'ils croient déjà ; mais plutôt de défier les lecteurs en leur suggérant des manières alternatives de penser les choses."

Adaptez l'essai à la sauce Youtube et vous aurez vos video essays. Le truc, c'est qu'ils ne manquent pas de succès. loin de là.

Christy Wampole le suggérait déjà en 2013 dans le New York Times.

"Il semble que, malgré la prolifération des nouvelles formes d'écriture et de communication, l'essai est devenu le talisman de notre temps."

C'est simplement vrai. Regarder ces video essays provoque en nous le besoin de méditer sur certaines questions que nous aimerions éclaircir. On se lance alors dans un processus d'apprentissage relativement continu.

Mais alors pourquoi ? Pourquoi apprenons-nous tant de ces nouvelles formes d'essais ? Tout d'abord, pas besoin de s'émerveiller devant la puissance de la vidéo : vidéo comme écris ont les mêmes bienfaits.

Il faut comprendre qu'ils ne cherchent pas à apporter de réponses absolues à une question ou un problème mais plutôt de proposer des analyses et démarches à creuser. On s'éloigne alors du monde manichéen dans lequel nous sommes généralement plongé dans le quotidien ou même à l'école, à travers les dogmes imposés.

Ils façonnent notre esprit critique en nous propulsant sur une quête du savoir. Curieux, on se lance alors dans l'étude de multiples sources, apprenant alors à filtrer l'information et à construire notre pensée.

Finalement, les essais sont comme ils l'indiquent, des essais. Les auteurs proposent des angles de vues et des voies à emprunter, ils n'imposent pas. Se créent alors des discussions entre auteurs et lecteurs. Et on sait combien on aime se sentir intégré au sein d'un projet, d'une quête, d'un exercice de pensée collective.

En quoi les vidéos ajoutent un plus à l'essai écrit ? La vidéo est un format très adapté à l'apprentissage et à notre utilisation d'Internet. Les stats sont là, il est prédit qu'en 2019 plus de 80% des contenus et traffics sur le web seront captés par la vidéo.

Ensuite, la vidéo reste plus efficace que l'écrit. Comme l'affirme l'expert du marketing digital James McQuivey, une minute de vidéo est l'équivalent d'1,8 millions de mots. Effectivement, maîtriser le visuel, le son, permet de créer un environnement autour des arguments délivrés et aide à mieux intégrer et comprendre le contenu de la vidéo. Et c'est plaisant !

Le youtuber Nerdwriter1, à travers ses enquêtes portées sur certains thêmes retrouvés dans les films, oeuvres littéraires, musiques ou encore les évènements politiques et médiatiques contemporains, propose des argumentations profondes ponctuées de magnifiques visuels et sons rythmant le dialogue introduit avec le spectateur.

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L'essai devient alors une performance artistique qui nous donne envie d'une chose : s'y lancer aussi.

L'éloquence avec laquelle les arguments sont mis en place est très importante afin de capter l'attention des lecteurs/ spectateurs. Ici on peut citer Steven Fry qui affirme qu'une vérité exprimée pauvrement est finalement un mensonge?.

L'attention aux détails soulignée dans les video essays en fait un moyen très intéressant de diversifier l'apprentissage et de provoquer l'intérêt des étudiants comme des professeurs sur un sujet spécifique.

Christy Wampole l'a dit en 2013, il y a aujourd'hui une "essayification" de tout. Maîtriser l'essai et le storytelling semblent être un véritable facteur d'influence, notamment sur le web, et de plus en plus d'outils en ligne permettent de mieux produire et mieux communiquer ce qu'on appellerait ce "personal branding", comme Medium, la plateforme, permettant de partager et lire les histoires et essais de tout utilisateur.

Chez TestWe, on est très curieux de voire comment les video essays vont se développer et à quel point intégreront-ils l'e-Learning et le monde de l'éducation...

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L'eSport fait son entrée dans l'Enseignement supérieur

1.1 milliards de dollars, c’est ce que représentera l’industrie de l’eSport en 2019. Et pour cause, l’industrie crée des fans autour de ses jeux passionnants et engageants. De l’aventure épique de World of Warcraft (Blizzard), aux face à face d’équipes on ne peut plus stratégiques de League of Legends (Riot Games), il n’aura pas été très difficile pour de simples jeux de divertissement de devenir de véritables sports en arènes où les “wow” résonnent face aux habiletés intellectuelles et techniques phénoménales illustrées par les meilleurs joueurs du monde.

Sans parler des “gamers”, l’eSport c’est maintenant 300 millions de spectateurs, soit la population des Etats-Unis, pas mal pour un peu moins d’une décennie de développement. Le jeu est maintenant devenue une industrie incluant marketing, management, innovation, médias, paris sportifs… Et déroule désormais son tapis rouge dans le monde de l’éducation.

En effet, aux Etats-Unis par exemple, des universités ont fondées leurs propres équipes et programme d’eSport, pas seulement la pratique du jeu mais aussi la gestion d’équipe, le marketing, le développement de jeux etc. C’est notamment le cas de l’Université de Californie - Irvine, première université publique et une des premières à avoir fait le premier pas, grâce notamment à des investissements et dons de Riot Games (l’entreprise derrière League of Legends) et d’autres organisations. Le résultat est évident : les universités proposant ces programmes en complément des études ou bien en temps plein voient leurs demandes d’inscription s’envoler. On retrouve cette même tendance à l’Hunan Sports Vocational College en Chine ou la Staffordshire University au Royaume-Uni.

Mais l’introduction du eSport dans l'Éducation supérieure fait désormais partie prenante de l’introduction du jeu et de la technologie dans l’éducation. Et les répercussions sont nombreuses.

  • Les jeux stratégiques comme DOTA ou League of Legends ont des impacts bénéfiques sur les capacités analytiques et d’organisation.
  • L’adoption de la technologie dans l’éducation favorise l’apprentissage des étudiants et ouvre de nouvelles portes.

L’eSport fait donc aussi partie de la famille EdTech et offre un horizon au beau fixe à ses admirateurs mais aussi aux étudiants, professeurs et administrateurs d’écoles sans oublier les entrepreneurs. Il sera intéressant d’observer les impacts des jeux et du eSport dans l’éducation et l’éducation supérieure au moyen et long termes. Comment cela va t-il changer notre approche à l’éducation et à l’apprentissage ? Quelle influence auront ces changements de supports d’apprentissage sur l’évaluation et l’accompagnement des étudiants ? On a notre petite idée mais… Affaire à suivre.

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Pourquoi il est important de numériser les examens.

L’industrie EdTech est en plein boom, c’est un fait. Il est prédit qu’en 2020, les investissements dans le secteur représenteront plus de 252 milliards de dollars, avec une croissance de 17% par an. Depuis 2010, de nombreuses startups (Coursera, Udemy, Courserio, Khan Academy, FutureLearn etc.) ont marqué l’industrie de l’éducation en proposant de nouvelles solutions :

  • pour les étudiants un meilleur apprentissage, plus simple, en ligne
  • pour les professeurs une meilleure solution d’adaptation à leurs étudiants et de création de contenus éducatif

Toutes ces entreprises qui ont fait de l’EdTech une révolution se positionne souvent sur un même challenge, proposer un accès quasi-illimité aux sources de connaissances et d’apprentissage sur plateformes digitales et améliorer le processus d’acquisition de connaissances.

Seulement voilà, ces connaissances doivent avoir une valeur professionnelle. Pour l’acquérir, il est toujours nécessaire d’apposer une valeur académique à chaque étudiant, soit une note. Or, la forme même de l’examen n’a que peu été abordée par les projets tech.

Aussi est-il utile de savoir comment révolutionner ce sujet?

Quelques startups telles que TestWe se sont lancées dans la course. L’évaluation digitale n’est pas qu’une sous partie de l’EdTech mais bien un moteur d’avenir, un moteur crucial de l’industrie. Et ce pour cinq raisons.



1 - L’évaluation digitale assure une légitimité aux cours en ligne et aux institutions

Une des seules raisons pour lesquelles les plateformes de cours en ligne ou MOOCs ne sont pas encore reconnus à 100% sur le marché du travail est qu’il est encore trop facile de tricher. Oui, nous avons tous pu avoir l’occasion de tricher à certains examens. Imaginez alors la tentation quand vous savez qu’en un clic la réponse à votre question est face à vous, et ce sans aucune barrière. Alors oui, la confiance et la rigueur sont les premières valeurs capables de nous empêcher de passer le cap, mais face à d’autres, l’obtention d’un diplôme en ligne ne paraît pas toujours crédible.

Et si l’on rendait ces examens anti-triche ? C’est le défi que nous nous sommes lancé à TestWe, en offrant une solution garantissant la sécurité des examens en ligne (parmi nos autres offres LIEN). Nous avons pu remarqué à quel point cette solution était utile pour les institutions et plateformes de cours en ligne, ainsi que pour les étudiants et professionnels, en quête d’officialiser leur cours et diplômes en ligne autrement que par un paiement.



2 - Les évaluations en ligne offre de la flexibilité aux étudiants…

Nous savons tous que les millennials illustrent ce besoin d’être en permanence en mouvement, d’accomplir plusieurs choses en même temps. Aussi, permettre aux étudiants de valider leurs examens sans leur imposer une contrainte de lieu peut se révéler être moins stressant pour eux (par exemple, au Royaume-Uni, 96% des étudiants ressentent un stress à l’idée d’entrer dans la salle d’examen). Cette option de flexibilité peut faire en sorte d’améliorer leur organisation et leur processus d’apprentissage sans pression.



3 - ...Et aux professeurs

Le temps et la flexibilité sont deux variables cruciales pour les professeurs, habitués à travailler sur les copies de leurs élèves en dehors de leurs heures de travail et qui plus est dans des endroits relativement insolites (comme les transports en commun). N’oublions pas non plus le risque des pertes de copies, ce qui peut arriver particulièrement dans des écoles et institutions internationales où de nombreux étudiants en échange où étudiants étrangers viennent de plus cinquantes pays différents.

Centraliser toutes ces données (évaluations, corrections, suivis etc.) en une solution accessible online et offline est un gigantesque moyen de gagner du temps (et de l’espace) pour les professeurs. À TestWe, on l’a bien compris.



4 - Les évaluations sont de formidables sources de données utiles pour les institutions académiques

Il existe peu de données aussi intéressantes que les évaluations pour une institution académique (résultats, suivis, syllabus, objectifs de cours etc.) afin de noter et valoriser son éducation. Et ça l’est encore plus par exemple pour les organismes d’accréditations qui, lors des renouvellement de statut (soit généralement tous les cinq ans), passe un temps considérable à chercher, chercher et rechercher parmi tous les documents fournis par l’école, l’université etc. afin de réaliser leur audit. Numériser ces informations est donc décisif, et ce, pour tous les acteurs de l’éducation.

Ce fut le cas de Christophe Rouillon (LIEN CASE STUDY), directeur de l’ESSCA (campus de Shanghai) et l’un de nos premiers collaborateurs et utilisateur de TestWe. L’ESSCA étant accrédité AACSB, Mr. Rouillon a pu nous affirmer à quel point “il est terrible et long de réunir tous les dossiers et de les analyser, pour les administrateurs de l’école, ainsi que pour les analystes de l’AACSB”.



5 - Ne pas sous estimer l’impact environnemental du papier

La consommation du papier a un impact significatif sur l’environnement: pollution de l’eau, de l’air, déforestations… De votre journal du matin aux examens sur table à l’école, tous ses modes de consommations ont la même finalité sur l’environnement. En Août 2017 déjà, les déchets de papiers représentent 356 millions de tonnes. Et la consommation croît toujours dans certains pays, tout en détruisant de précieux écosystèmes. La solution digitale est environnementalement parlant - inévitable !